I’INCONTOURNABLE GUERRE

Toutes et tous s’accordent qu’il conviendrait d’appeler « un chat … « un chat », soit voir et dire les réalités d’ici et maintenant telles qu’elles sont.
Hormis les « médias à la botte », que quasiment toutes et tous ont depuis longtemps identifiées, il est début 2021 couramment reçu que nous sommes (toute cette planète) depuis la fin du XXè siècle engagés dans un processus complexe de mutation de civilisations.

Certes la Chine va achever d’ici peu le dépassement de ses humiliations par l’Occident au XIXè (siècle), et ne peut qu’être reconnue première puissance mondiale ( ce qu’elle est en fondements déjà). Mais, à moyen terme, son « système » de contrôle de la société ne pourra durer tel, … ne serait-ce que parce que les jeunes générations se sentent moins concernées que leurs ainées par l’histoire passée toute la durée du XXè siècle..

Certes l’islamisme radical va continuer quelques temps de séduire des populations que l’on aura pris soin d’éloigner d’une culture générale correcte des histoires de cette planète, et l’un ou l’autre « Consul » vont encore tenter de jouer le rôle du Sauveur, mais l’évolution des technologies est si rapide que plus aucun contrôle dictatorial ne demeure durablement possible. Nasser a échoué (ce n’était pourtant pas un mauvais bougre), Erdogan échouera (celui-la n’arrive pas à la semelle de Nasser).

Un Biden qui a eu l’intelligence stratégique de replacer en deuxième cercle les mouvements progressistes de son Parti et ainsi obtenu la confiance des électeurs des States afin d’engager ensuite un New Deal version 2021, joue très gros en escomptant repositionner les rapports de force planétaires. Il peut obtenir des résultats temporaires en sortant de l’absurde « pensée unique » TINA » (le there is no alternative de Thatcher et Reagan)), … mais il est trop tard, les manettes ne reviendront plus aux seuls USA (même si le dollar US perdure un peu).

Quand à l’Europe, tristes nous sommes toutes celles et ceux qui, conscients des acquis terribles de l’histoire, y ont crus. Les structures dominantes, au fond avec du recul sur le temps, ont en fait toujours été « hors sol » soit décalées de leurs peuples et ont sabotées l’élan magnifique d’après-guerre. Les mentors d’éthique ont été, avec toutes leurs énergies, mais rien n’y a fait. Le couple tracteur franco-allemand, qui avait entraîné toutes les autres cultures, est en train de se délier ; … les lobbyes des multinationales l’ont emporté, … ce qui disqualifie Bruxelles aux yeux « des peuples ». De partout, on ne peut que sourire avec condescendance des gestes bisounours et minimalistes de ce semblant d’Europe, encore trop « couchée » sous les States, … paralysée par des règles absurdes telle l’unanimité des voix des États pour les engagements importants.

Il va lui falloir encore plusieurs crises violentes (car les rapaces cupides s’accrochent), avant qu’Europe ne prenne sa place, de l’Atlantique à l’Oural, … Alors la menace des intégrismes du Sud passera dans l’histoire, … mais que de sang et de larmes d’ici là !

Les deux continents du Sud, Afrique et Amérique latine, montent droit vers leurs identités spécifiques. Mais au travers de quelles séries de violences, de dictatures alternatives plus ou moins masquées, des effets de résidus d’exploitations ! Les ex-dominants du Nord seront surpris quand ces identités s’exprimeront ouvertement. La nouvelle DG de l’OMC est une femme nigériane (d’une pierre deux coups), elle est loin d’être seule aux manettes.

À court voire moyen terme, presque toutes les « démocraties » traversent des crises de fracturations internes profondes, dépourvues de logiques de critères suffisamment partagées, qui laissent présager des états de guerre civile. Appels à la désobéissance civile « non-violente » contre réactions de « zéro tolérance », toutes deux contre les outrances de populations de fait hors état de droit.

Tout cela imprégnera-t-il dans nos sociétés un peu de sagesse à temps avant que la destruction « non-stoppée où à la marge » des écosystèmes de notre Terre ne soit devenue inéluctable ? Ceux qui critiquent avec condescendance la jeune autiste (en l’occurrence surdouée) Greta nous font tristement sourire. La densité en CO2 enregistrée en altitude à Hawaï continue de grimper et nous ramène 15 millions d’années en arrière. Une partie importante de cette planète ne sera plus vivable avant la fin de ce siècle.

En l’état des « paliers » de conscience moyens des populations ( tristes résultats en partie des « efforts » d’éducation insuffisants de nos « gouvernements »), la confrontation aux enjeux apparents par trop de médias à la botte (qui ne méritent plus la qualification de « journalistes »), les appels au conflit guerrier sont omniprésents.
En effet, de nouveau, Est – Russie / Ouest – « Occidentaux » au plan européen (Pologne et Baltes et Ukrainiens et Biélorusses s’y activent) ; au Moyen-Orient (poudrière encore brulante) Iran et Israël et Arabie Saoudite et Turquie … et les autres; plus à l’Est, Chine face à Taïwan et au Japon et quelques autres Nations.
Pardon de ne pas toutes les évoquer. Les déclencheurs partiront de n’importe où . Le vrai seul problème premier « reçu » de celles et ceux « qui en sont » est la surpopulation mondiale. Les pandémies ne vont pas « suffire » à « faire le job ». Et là, « ceux qui en sont » sont prêts à tout, … sous-prétexte de bonne compréhension des vrais enjeux entre initiés. Juste ensuite, la projection de voir se rapprocher le délitement des privilèges.

À certains qui pourraient réagir en mode « pensée unique de gouvernance » en pointant dans ces propos une attitude complotiste, … recommandons la lecture dans Le Monde diplomatique N° 735 de Juin 2015 de l’excellent dossier sous la direction de Fréderic Lordon « Vous avez dit complot ? ». Ce dossier démonte ce procès d’intention trop facile.

Certes, les initiatives « autrement » depuis ces dernière décennies se multiplient, et présentent déjà des résultats encourageants, dont en terme socio-économique. MAIS les castes qui se considèrent, où que ce soit sur cette planète, « au-dessus des masses » ne peuvent les considérer, ni avec humilité en tirer enseignements, expérimenter et généraliser.

Aussi, terriblement, OUI, une guerre de dimension mondiale ou plusieurs guerres terriblement dévastatrices simultanément, semblent incontournables. La guerre a toujours été une « solution » dure mais mentalement facile depuis des millénaires pour l’engeance des humains, toujours sous prétexte de « meilleur ».
En théories des conflits, on parle d’abord « tensions », antagonistes et synergiques, selon des dynamiques complémentaires. En l’état cela fait longtemps un peu partout que les simples tensions sont dépassées, et les négociations engagées pour la plupart inopérantes voire irrecevables.
Là, en mai 2021, la guerre est et peut se déployer partout sur cette planète, n’importe où !

Michel André Vallée 5 mai 2021

LES PEURS

Pâques 2021, c’est entendu, pour les commentateurs publics divers (médias et revues de « presque » tous bords culturels) de la pandémie en cours, les gouvernements actuellement en place bénéficient au delà de toute espérance de la PEUR de la mort. Pendant ce temps, depuis plus d’un an, … tous autres objets et sujets de contestation passent loin derrière, … la quasiment unique aspiration de beaucoup est devenue de pouvoir « sortir » avec d’autres à l’air « libre », parfois même et de plus en plus souvent « quoiqu’il en coûte ». Quelle aubaine pour les soi-disant politiques en place, au moins en « Occident ».

Quelle aubaine aussi pour la caste d’une partie encore majoritaire du corps médical qui s’est laissée mettre en dépendance des grands laboratoires et lobbys pharmaceutiques, qui tolère sans vergogne que le traitement d’autres maladies plus mortelles (mais auxquelles nous sommes habitués) soit mis « en attente ». Quand une autre partie encore minoritaire s’évertue à démontrer dans plusieurs « réseaux sociaux » que le taux de morts n’a rien d’exceptionnel, que plusieurs médications sont depuis des lustres et s’avèrent toujours efficaces pour contrer cette pandémie-là, … mais rien n’y fait tant que ces acteurs de bon sens demeurent minoritaires et ne sont surtout pas portés par les médias « de masse » inféodés.

Cette pandémie présente un « avantage », elle contribue à réduire la surpopulation, premier problème de l’ONU, de l’OMS, de notre système de civilisation. Et ce tant que la dégradation assurément bien plus létale à plus d’un titre, devenue évidente et inéluctable (« trop tard ») de nos conditions de vie, du fait des effets de notre modèle pensée unique néo-libéral mondialisé de croissance à l’infini, … ne doit surtout pas être sérieusement mis en cause et contré. L’argent valeur première, et le contrôle par les puissances en place, avant l’humain.

L’AUBAINE POLITIQUE DE LA PEUR DE LA MORT.

Et pourtant, depuis bien avant que la conscience des humains se développe et au fil de l’histoire d’abord en parle puis en écrive sur cette planète, la mort de tout ce qui est vivant est bien la première des évidences. Ce disant, il n’est pas juste de se limiter aux humains, … nous pouvons voir dans le regard d’animaux la conscience d’une mort imminente. Il s’agit bien d’une réalité simple pour tout vivant. Plus loin même, pour la pensée animiste de ce que « l’on » appelle pudiquement aujourd’hui « peuples premiers », il en est de même de tout existant. Même les paysages bougent sans cesse, insensiblement ou brutalement. Toutes les religions « révélées » se sont emparées et ont récupérées, simplifiées, ces « connaissances » qui les ont précédées.

Pourquoi avoir peur de la mort, nous interpellent tant de philosophes, puisque telle est l’évidence des réalités, de la réalité ? Cette peur n’y change rien. Tout regret à un instant de tous les instants d’avant ne change rien à ce qui est là ici et maintenant. Autant vivre intensément ce privilège d’être vivant consciemment, là ici et maintenant. Encore aujourd’hui, nous raconter-rassurer par de beaux discours que la mort donne sens à la vie n’est qu’une incommensurable manipulation dialectique, … car la conscience vécue d’être vivant EST bien un inqualifiable privilège, … tous les jours et toutes les nuits d’une vie donnée. Pas besoin d’être grand clerc pour « sentir » cela. Que de poètes, de chanteurs …, tel d’un Georges Brassens « … mais de mort lente » !

Cette peur de la mort, c’est aussi celle de la maladie, des souffrances, du vieillissement (si difficile à accepter pour tant de gens), de la réduction progressive des capacités. Le Grand Huxley l’a si nettement explicité dans « Le meilleur des mondes » (il en a donné ensuite une compréhension complémentaire dans «Retour au meilleur des mondes »).

C’est aussi la peur de tout ce que, dans notre orgueil individuel et collectif, nous ne connaissons ou ne comprenons pas, peur des monstres des autres mondes, peur des fantômes de nos inconscients, peurs de ce que nous ne voyons pas (ou au contraire imaginons) la nuit, … en bref peur de tout ce que nous ne contrôlons pas. Quelle outrecuidance, à partir du moment où nous nous sommes illusionnés devenir grands du fait de maîtriser nos sphincters ! Illusion de contrôler quand nos capacités de perception restent si limitées (vrai pour nos cinq sens et aussi les autres, proprioceptifs etc …).

Nous sommes aussi prisonniers dans la peur des erreurs, de la honte de nos capacités limitées en pensant et agissant ces erreurs, … puis de l’image que nous imaginons laisser de ce fait autour de nous.
Nous ne serons pas exhaustifs ici, mais voyons aussi la peur des confrontations (on peut s’y faire mal au corps et/ou à l’âme), … la peur de la pauvreté, de la misère, de l’indigence.

Ah, j’ai failli l’oublier et pourtant, … la peur du changement, de perdre tout ou partie de ce qui a laborieusement été obtenu, construit, constitué, appris, rassurant, qui protège … d’un système de société apparemment si confortable (dans les Pays nantis dont on sait dorénavant qu’avant le milieu de l’année ils vivent sur les privations des autres).

Mais qui n’a jamais eu peur, n’a jamais eu le trac ? Qui n’a jamais été amené à faire preuve de prudence dans l’appréhension de quelque chose d’inconnu (sauf à présenter une personnalité maladive d’inconscience) ?

La regrettée merveilleuse actrice et cantatrice Jeanne Moreau, « femme de connaissance », l’a tranquillement posé … « la peur est la peur de la peur ».

ALORS, QUOI VOIR ET QUOI FAIRE ?

Les réalités de ce monde sont nos réalités. Notre état de maturité d’humain (individuel) et d’humainS (collectif) conscient en est là où il est, en ce moment des évolutions sur cette planète. Nous n’avons pas d’autre choix que de rester en lien avec cette réalité, nos réalités. C’est le principe de réalité.

Nos connaissances sont telles, au-delà de nos capacités d’appréhension. Plus, nos systèmes actuellement dominants de civilisations ont mis de côté des mondes entiers de connaissances. Un Antonio R. Damasio en donne une toute petite idée dans « L’erreur de Descartes » (vision validée par une Marie-Louise von Frantz dans «Rêves d’hier et d’aujourd’hui »). Face à cette banale pandémie (comparée aux pestes passées) cet Occident se refuse toujours aux savoirs venant de Pays tels la Russie ou la Chine (autrement efficaces pourtant que de prétendus vaccins vendus par l’avidité de clans d’actionnaires « de  haut niveau »). Et ne parlons pas des trésors de connaissances des civilisations oubliées, ou prétendument non-scientifiques …

Rester en contact de nos connaissances des réalités, toutes nos réalités, c’est aussi sain, au mental comme au cœur, que de savoir avoir le doute. Garder le sens de douter aide à s’ouvrir à ce que l’on ne connaît pas, s’y aventurer avec juste le recul et sens critique utiles à « voir ». Faute de quoi, les lanceurs d’alerte sont bien les héros de notre temps. Et nous sommes handicapés de manque d’éthique,

Un seul remède avec la peur : apprendre à vivre avec. Elle fait partie de notre nature, et il est utopique de penser l’éradiquer. C’est exactement le même processus que pour apprendre à un enfant la frustration, … et l’accompagner ainsi, surtout en évitant de le surprotéger, à devenir autonome et adulte. De ce point de vue pédagogique, à l’autre extrême les spartiates avaient du bon. Il est formateur de se confronter, palier par palier, au dur, car la matière est résistante.

Au plan individuel, un grand tel Carl Gustav Jung a reformalisé courant du XXème siècle un processus millénaire naturel de progrès, l’individuation. Travailler sur soi avec une détermination telle que notre inconscient s’ouvre et intègre progressivement notre conscience, … Ainsi passer des paliers et nous donner la capacité de mieux connaître notre essence individuelle, parmi des trillions d’autres différentes autour de nous, … partant ce que nous pouvons tant vivre qu’apporter aux autres et à la Nature. Bien évidemment, c’est là un processus incompatible avec tout dogme religieux quel qu’il soit, … ce processus est en soi authentiquement révolutionnaire.

Au plan des collectifs, les peuples, les clans, les nations, ne cessent d’évoluer, au travers de temps de soumissions, de souveraineté, de lumières, d’ombres. Leurs différences d’être et d’intérêts les amènent à se confronter. Comme le chante un Bachelet, ce monde est loin d’être fini. Seulement en mathématiques il est possible de concevoir l’infini. Aussi, il est des temps de coopération, et il est des temps de conflit. En fait, au fil de l’histoire ces temps alternent.
Mais à l’évidence conflit implique morts, nombreux, dans les confrontations de rapports de force.

IL N’Y A PAS DE SENS À LA MORT, IL EST INUTILE D’EN AVOIR PEUR.

Facile à dire, à écrire ? Une parente m’a dit : « comprends qu’il ne veulent pas y aller ». Juste, sauf que je l’ai déjà vécu, comme tant d’autres, par conviction gratuitement avec la conscience d’être une goutte d’eau dans ce qui aurait pu être un tsunami, … et nous savions que plusieurs pourraient ne pas revenir. Aujourd’hui, avec l’âge je n’ai plus la force de courir ni de lancer un projectile. Honneur à nos mères et pères qui y sont allés pour gagner ce qui nous semble banal aujourd’hui, auquel nous ne pensons même plus, partant que nous risquerions de perdre. Même « s’il est trop tard », luttons (vivons) pour rester dignes, debout ; dans plusieurs Régions, actuellement, les plus jeunes donnent l’exemple.

Choisir le juste, le vrai, le beau.

Michel André Vallée, lundi de Pâques 5 avril 2021

Excusez un dérapage d’écriture dans le billet de ce matin

Oui, une des phrases du billet de ce matin 22 mars était rédigée de travers, donc difficilement compréhensible. Bien entendu, tous mes lecteurs abonnés de ce blog auront compris, … mais quand même lecture zarbie (= bizarre). Évidemment il fallait lire, dans le paragraphe dédié aux grandes multinationales :  » La façon dont le PDG de Danone (premier du CAC 40 à avoir engagé le Groupe dans une politique de RSE (Responsabilité Sociale et environnementale des Entreprises) vient d’être ce dernier mois débarqué, est parlante. »

Aussi milles excuses, d’autant que je me surprends à être coutumier ici et là de fautes d’orthographe bénignes. Pourtant, je relis systématiquement 3 fois chaque billet ou article avant de publier !

Mais comme me le rappellent mon ami Didier, qui a monté ce blog, et mon ami Bernard, correcteur de mes essais, je reste trop centré sur les contenus même quand je m’évertue à rendre la forme que je souhaite. D’ailleurs c’est toujours volontairement que la forme n’est pas toujours « orthodoxe »; du sens ou une nuance de sens en est induit.

Rassurez-vous, tous les billets (puisqu’un ami m’a pointé qu’il s’agit plus de billets que d’articles) de ce blog sont corrigés, ainsi que sur mes autres canaux de publication.

Aussi je compte sur votre générosité pour que mon image ne chute pas autant que la magnifique cascade de Karukera qui accompagne cette note, … au moins là dessus (sur le fond c’est autre chose).

Merci

LE GRAND RESET-EFFONDREMENT DE 2020-2 (SOIT 2021) A COMMENCÉ

Les failles et crevasses s’élargissent de partout, en tous domaines.

Climat. La mise en œuvre des Accords de Paris sur le climat est notoirement insuffisante, sauf l’exception de petits États qui ne peuvent faire le poids ; mais au moins leur exemplarité existe. Le pire : constats multiples et validés, ces toutes récentes années, que les dégradations se sont accélérées plus vite que les plus pessimistes pronostics des scientifiques, et qu’il n’est dorénavant plus question de revenir en arrière, simplement freiner pour s’adapter vaille que vaille.
Cela, dorénavant, presque tout le monde le sait, sauf quelques vieilles barbes réactionnaires climato-sceptiques. Ce qui va entrainer de façon imminente le grand reset-effondrement, c’est la combinaison actuelle avec d’autres crevasses.

Monnaies. Les crypto-monnaies s’institutionnalisent, les Banques Centrales les intégrant dans leurs suivis et les grandes banques acquérant des réserves. Elles ne sont pas et seront difficilement fiscalisées. Avec les paradis fiscaux, disséminés sur la planète, elles permettent aux fortunes financières d’échapper aux contraintes des solidarités publiques. Avec l’inflation qui re-émerge, elles permettent d’échapper aux remboursements de la dette, donc vont plonger le plus grand nombre dans la misère.

Grandes multinationales. Avec les grands Funds, tant par la puissance d’investissement que par le lobbying, elles-ils pèsent dorénavant plus que les États, au moins dans la sphère Occident et dépendances. La façon dont le PDG de Danone (premier du CAC 40 dans ce cas à avoir engagé le Groupe dans une politique de RSE (Responsabilité Sociale et environnementale des Entreprises), vient d’être ce dernier mois débarqué, est parlante. Apparemment les actionnaires, en fait les grands Funds, maintiennent l’attitude d’avidité, si bien décrite par l’économiste Joseph E. Stiglitz : le seul profit d’abord. Pas de changement radical d’orientation, mais un redéploiement-récupération capitalistique en trompe-l’œil de la mode du Vert. Les tenants des principes de la mondialisation imposent et défendent bec et ongles le droit international des ISDS (mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États) qui permet à une entreprise d’attaquer un État devant un simulacre de tribunal international, en fait acquis à la mondialisation, d’où des pénalités faramineuses qui freinent la mise en place par les États de leurs politiques.

États dominants. Avec l’arrivée de l’administration Biden aux USA, tous reprennent leurs marques géopolitiques. Le jeu de ping-pong violent entre Biden et Poutine et celui sur Hong-Kong avec la Chine en semaine 11 marque clairement la réactivation de la guerre bipolaire de fait. Bipolaire puisque la Chine et la Russie sont alliés. C’est toujours America first ayant l’outrecuidance de dominer le monde, envers et contre toute évidence du renouvellement multipolaire des contextes. Versus Chine, que son dirigeant reste Xi Jinping ou qu’un autre (pour « une » il faut attendre encore un peu) prenne les manettes selon une nouvelle orientation, elle ira au bout de son affirmation de fait comme première puissance Empire du Milieu. La Chine a su jouer avec ses talents millénaires de la mondialisation des occidentaux.

Europe ? Toujours le premier marché mondial, mais quasiment aucune influence, du fait de se refuser à être une Fédération de Régions, État unique se posant (soit s’imposant) d’une seule voix selon ses intérêts propres. Versus culturel, l’Europe n’est plus dominante phare de civilisation. Ce continent, qui devrait aller de l’Atlantique à l’Oural, est notoirement dispersé. Il le sera d’autant plus qu’entre 2021 et 2022 les deux « dirigeants » du tandem France-Allemagne, Merkel et Macron, devraient selon toute vraisemblance changer.
Dans cet ensemble la France, à son petit niveau passé du 5ème au 15ème à 40ème rang mondial selon les critères, n’a plus guère pour se distinguer que ses sous-marins nucléaires d’attaque, … puisqu’elle est en train de perdre le tourisme (pandémie), l’agro-alimentaire (replis généraux de la mondialisation et éparpillement local des paysans), et l’aéronautique (plusieurs causes dont la conjugaison de la pandémie avec les avancées en technologies de communication). Si l’armée « retournait les crosses » (ce qui est loin d’être impossible), quel côté choisirait-elle dans ce monde de fait multipolaire ?

Plusieurs terrains propices à un nouveau conflit mondial. Les guerres, pendant que l’Europe dormait (même lors de la guerre de la Yougoslavie en son sein) n’ont cessées et continuent. Une déflagration mondiale pourrait partir de la Syrie et de la Libye, de la Turquie, de Taïwan, du Brésil (ingérence en réaction aux déforestations), d’Afrique noire (contrastes violents entre exploitations des ressources et conditions de vie) …

Ce sont trop de crevasses qui s’ouvrent simultanément, là actuellement, ces années-ci. Elles ne peuvent qu’entrer en combinaisons dynamiques selon des effets dominos sur plusieurs dimensions. Une majorité de faiseurs d’opinion s’accordent sur la pluralité et l’importance des incertitudes. La nature ne laisse jamais longtemps de vide.

La pandémie Covid-19 Sars, qui perdure et se développe par les variants, constitue là, en 2021, la « goutte » de trop. « Goutte » car les statistiques correctes témoignent d’un phénomène autrement plus bénin que les anciennes pestes et la grippe espagnole, « 2021 » car les sociétés touchées ont estimées pouvoir s’en sortir en 2020 mais il n’en est rien, « de trop » car les choix stratégiques de plusieurs gouvernements (dont celui de la France), qui jouent sur la peur de populations qui n’ont pas expérimentées directement la guerre ou des catastrophes équivalentes, … mènent à une réelle pandémie pour le coup effectivement vaste et dure.
Aveuglés par le lobbying des grands groupes pharmaceutiques et par une partie réactionnaire du corps médical (pour de multiples raisons selon les individus), la plupart des gouvernements entérinent le déni des mécanismes de défense des virus aux réactions biologiques immunitaires ; d’une part les vaccinations massives sans prendre le temps des immunisations collectives ne peut qu’entrainer la multiplication de variantes de virus plus dangereux, d’autre part la méthode par ARNm sans mise en évidence validée des effets secondaires ne peut que généraliser des mutations génétiques irréversibles. Il est vrai que ces gouvernements ne sont pas aidés par un manque de maturité navrant d’une partie des populations, … mais n’est-ce pas le résultat de cette société où l’individualisation systématique (une des plus « efficace » victoire du néo-libéralisme) a été conjuguée à la consommation futile de masse et au délitement des systèmes éducatifs orphelins de repères ?

Partant risque élevé de réduction massive et brutale de population (n’oublions pas que la surpopulation est le premier problème de l’ONU), qui justifiera la mise de côté de toutes institutions et pratiques démocratiques. Toutes manifestations de masse sur d’autres objets se trouvent occultées du fait même. Cependant plusieurs États ont pris la « précaution » de s’équiper pour casser d’éventuels mouvements populaires (ils ont été prévenus à Davos)..

L’organisation de systèmes centralisés et concentrationnaires soi-disant de protection mais en fait de contrôle absolu induit quasi-logiquement Le Successeur de pierre (lire ce roman visionnaire de Jean-Michel Truong, cité plus bas).
Et, si ce n’est Le Successeur de pierre, ce sera Mad Max (re-écouter Edgar Morin).
Nous pouvons observer déjà des ébauches de l’un comme de l’autre.

Il ne faut pas compter sur les social-démocraties, qui ont fait leur temps, et se trouvent toutes dévorées de l’intérieur pour tourner vers des régimes autoritaires. Elles sont déchirées par la multiplication des « pensées uniques » en rejet de la complexité des connaissances, et la résurgence de théocraties (même cause) qui elles ne sont pas nouvelles, … tant l’islamisme radical que les évangélismes. Le système politique optimal (et en aucun cas « idéal ») reste à élaborer.

Une certitude, les visions et projet bisounours de type New Age n’y pourront mais. Même si des milliers de belles initiatives sont courageusement mise en œuvre sur tous les continents, elles ne feront pas le poids et seront balayées, … sauf quelques-unes qui joueront le rôle refuge de la vallée perdue pendant la guerre de 30 ans. Souhaitons à ces dernières qu’elles aboutissent au renouveau de l’humanité en sortie du Grand Ragnarok qui se prépare. J’ai choisi l’image des traditions du Nord (Nor pour les cinq Pays scandinaves) car je les connais un peu, mais plusieurs traditions sont similaires venant de plusieurs continents, … et n’oublions pas qu’Apocalypse veut dire « Révélation ».

Au point où nous en sommes, seule la démarche de négociation ultime (et très risquée) du « saut de l’ange » (réussie entre Israël et l’Égypte en son temps) pourrait atténuer le jeu, … mais entre qui et qui ?

Quelques pistes bibliographiques

BRANCO Jean – Crépuscule – Au diable vauvert Massot – 2019
DIAMOND Jared – Effondrement – Gallimard – 2006
FLEURY Cynthia – Ci-gît l’amer – Gallimard – 2020
KEMPF – Fin de l’Occident, naissance du monde – Seuil – 2013 – Tout est prêt pour que tout empire – Seuil – 2017
MORIN Edgar – La Voie Pour l’avenir de l’humanité – Fayard – 2011
STIEGLER Barbara – « Il faut s’adapter » – Gallimard – 2019
STIGLITZ Joseph E. – Peuple, Pouvoir & Profits – L.L.L. – 2019
TRUONG Jean-Michel – Le Successeur de pierre – Denoël – 1999
VALLÉE Michel – Passages vers l’Ère à Venir – blog « arcencielxcristal.com « – 2019
VARGAS Fred – L’humanité en péril – Flammarion – 2019

Revue YGGDRASIL effondrement et renouveau, qui, volontairement, ne publiera que 12 numéros ! (yggdrasil-mag.com)

Michel André Vallée 22 mars 2021

DÉTRICOTONS LES AMALGAMES, … CONTRE LES ESCLAVAGISMES, … POUR L’ACT !

ACT veut dire « Amélioration des Conditions de Travail » ! Point d’exclamation car, après un demi-siècle de progrès, elle est en chute libre par les esclavagismes « modernes » (« modernes » pour actuels). Dossier hier soir 9 mars sur ARTE sur les abominations de la « fast fashion » et les pratiques d’exploitations à outrance des livraisons rapides liées.

Les européens se gorgent de morale en dénonçant les traites des noirs (d’abord des arabes au travers du Sahara de l’Afrique) puis les leurs au travers de l’océan Atlantique . Ils auraient changé depuis ? … et pointent la tête haute la perduration des esclavagismes arabes aux États du Golfe !

Mais, après avoir encouragé le dumping social lié à la mondialisation, extra et intra-européen (l’UE a intégré trop vite la Roumanie par exemple), elle ferme pudiquement les yeux sur une autre forme de zone de non-droit des cités où les dealers font la loi, … les zones des ateliers de confection du fast fashion telle à Leicester en Angleterre. Leurs patrons capitalistes ont poussé la réduction des coûts systématique avec « réalisme »  de deux façons : 1) en stoppant les surcoûts des transports géants absurdes liée à cette damnée mondialisation type OMC, donc en rapatriant ici les ateliers ; 2) en y « implantant » des conditions de travail esclavagistes annihilant les efforts sociaux puis d’ACT durement gagnés pendant 1,5 siècles … puisque cela est possible dans des zones de « non-droit » ! ET, cette réduction abominable des coûts va avec la récente forme d’esclavagisme des livraisons rapides par « auto-entrepreneurs » (sur le mode ubérisation à outrance).

Il n’y a de travail que s’il y a demande directe qui vient d’une consommation de mode (évidemment de non-qualité) pouvant aller jusqu’à l’usage unique d’un produit, payé au black (un des aspects de la défiscalisation systématique) et au lance-pierre le plus possible, sans aucune garantie ni protection des plus faibles devenus esclaves totalement dépendants.

Mais qui plus est, l’écosystème (l’air et l’eau et la terre dont nous vivons) en est simultanément gravement atteint, quand on apprend par exemple que 10 % de la pollution atmosphérique vient dorénavant de ce système de livraisons !

Donc premier acte : ne plus rien acheter sur ces modes, boycott.

Il y en a marre ! Nous voulons des gouvernants certes d’abord effectivement éclairés mais aussi forts et sans peur, sans juridismes de passoire ni administrations trop lourdes et complexes qui diluent les responsabilités, … afin d’éradiquer toute cette fange et nettoyer les écuries d’Augias. L’Europe que nous voulons ne se couche pas en laminant par le bas, mais en s’affirmant par la mise en œuvre des conséquences de toutes les connaissances dans des politiques volontaires.  Tout autant réarmer les contrôles des prix et l’inspection du travail qu’appliquer systématiquement les lois déjà existantes avec des peines de travail éducatif solides … Pas d’ACT sans politique volontaire partagée.

L’ACT en est une face hurlante ; nous n’avons pas été nombreux à lui consacrer une vie entière pour jouer aujourd’hui les autruches comme des poules mouillées.

Attention, une telle attitude assainie irait avec détricoter certains amalgames. En effet haro est trop souvent porté sur l’immigration, et le lien trop vite fait avec ces fameuses zones de non-droit et leur islamisation, devenue effectivement à plus d’un titre intolérable. Mais, les européens n’ont-il pas fait de même au XIXème siècle notamment en partant massivement pour les Amériques ? Et n’avons-nous pas provoqué les immigrations (quoique actuellement le mirage européen soit effectivement en train de se dissiper au sud) ?

L’abbé Pierre, longtemps une des figues préférée des français, a bien annoncé que nous ne résisterions pas au tsunami, quelques barricades militaires que nous mettions en place.

Là le problème est dans l’assimilation, car des populations entières de polonais, espagnols, italiens … ont adoptés les codes et repères des pays qui les accueillaient, partant les ont enrichis. Pour « assimiler », là encore, des politiques volontaires par le haut pour tous, … soit ni indulgence communautariste de faiblesse politicienne, ni élitismes égoïstes hors sol.

Alors seulement, cette Europe espérée pourrait de nouveau faire, non pas de la morale, mais de l’éthique … parmi les autres pôles de civilisation.

Intégration des complexités dans la pensée politique, mais avec transparence (pas d’amalgames) ; générosités ET authenticités ;  dépassement des peurs et forces des vertus.

Michel André Vallée                        10 mars 2021

LA VIOLENCE AUTHENTIQUE CRUE

Mise en scène dans « les frères SISTERS », par Audiard, donné hier soir 7 mars sur ARTE. Pas de romantisme ni patriotique du drapeau US ni spaghetti à la Leone (ce n’est là en rien une critique des chouettes westerns spaghettis surtout tournés en Europe). Rien de bisounours non plus. Du cru direct réaliste.

Les deux frères Sisters sont devenus tueurs à gage, employés par un riche dirigeant capitaliste d’alors, avec sa milice privée, avide qui tient à empêcher ou s’approprier une nouvelle technologie dans la recherche de l’or en Californie. Ils se sont trouvés « obligés » de devenir cela, amenés à la violence par un père fou dégénéré puis de fil en aiguille le frère ainé a été bien obligé d’aider son frère cadet et ils ont appris à être d’excellents guerriers tireurs (comme il se doit à l’ouest du Pecos), employés comme tels. Un rêve de phalanstère, tué dans l’œuf comme quasi toutes les tentatives tant en Europe qu’aux Amériques (Nord et Sud) aux XIXème, début et mi du XXème siècles ; j’en ai bien connu directement plusieurs avec les échecs de l’autogestion (Tito n’a pas vécu assez longtemps).

Pas une seule parole inutile, et tous sauf les deux frères vont y passer ; ces deux ne masquent pas le conflit de leurs différences, mais une fois fait « le job » rentrent se reposer à la maison, même si le cadet y a perdu la main droite (qui lui permettait de « travailler »).

La misère humaine dans le fantasme de l’amour avec la prostituée.

La confrontation à la nature sauvage violente à sa manière quand on y est baigné (cf. un autre film « In the wild »), ce que toutes et tous n’ont pas eu la chance de connaître car alors on apprend.

Un bon documentaire de psychosociologie, qui a le parfum de l’authentique, appuyé par une musique parfaitement adaptée, pour expliquer la violence.

Du juste, du vrai, du beau ? Comme l’a dit un jour à mon épouse un vrai indien du Québec employé par le beau jardin botanique de Montréal : « nous n’avons pas du faire ce qu’il fallait pour « survivre », mais juste pour « vivre ».

De magnifiques paysages, bien entendu  …  

Michel André Vallée            8 mars 2021

« IMAGINE … » UNE EUROPE ?

Sur cette planète, les frontières changent événement après événement au fil de l’histoire des humains. Dans un de ses derniers éditoriaux, Vicent Partal (de VilaWeb) explique que lorsqu’enfant à l’école, la carte de l’Espagne présentait le double de territoires en surfaces incluant ceux  alors en Afrique, et que la culture « castillane » centralisée d’alors affirmait cela comme intangible. Mais, en fait, une entité intangible de l’Espagne n’a jamais existée, depuis l’alliance-mariage de Isabelle de Castille avec Ferdinand d’Aragon pour achever de bouter les sarrasins hors de la péninsule ibérique (ces deux ensembles de territoires ont continué d’être gérés séparément encore longtemps après).

Le royaume de France, après tous les aléas ayant suivi le départ de Charlemagne, ne s’est très progressivement construit qu’à partir de l’équivalent de quatre départements actuels. D’ailleurs la puissance des vikings plusieurs siècles dans le sud-ouest face à cette entité a été radicalement masquée par les historiens, encore aujourd’hui (Joël Supéry- La saga des vikings- Autrement- 2018), jusqu’à ce que l’Angleterre prenne la relève en Angoulême d’où la guerre de cent ans ! ce n’est pas par hasard que l’un des plus importants fond documentaires sur ces grands commerçants sachant si besoin très bien se battre et naviguer est à Paris !

Cette France a d’ailleurs perdu le Québec dés Louis XV puis la Louisiane dés Napoléon Ier, … puis l’Indochine, Madagascar, l’Algérie… etc. L’ex Empire français ne relève plus guère que des eaux territoriales (Pacifique, Atlantique, Océan Indien) … et cette France est passée du 5ème  aux 15ème à 40ème rang mondial (selon les thèmes d’évaluation).… enfin ne parlons pas de la dette. D’ici peu, l’Espagne va perdre avec la Catalogne une de ses dernières colonies. Cette Catalogne indépendante proche (que sont quelques années depuis neuf siècles ?) va constituer, avec l’Écosse indépendante et l’Irlande réunifiée, …, un des ferments de la prochaine Europe. Un de ces jours, il conviendra de valoriser l’énergie des peuples en réunifiant la Catalogne, le Pays Basque, les Flandres. La Tchéquie et la Slovaquie qui se sont séparées avec douceur se portent très bien côte à côte chacune dans leurs cultures au sein de l’UE actuelle.

En fait quelle Europe ? Ainsi que Charles de Gaulle (le seul chef d’État que la majorité des français aient vraiment aimés quoiqu’ils en disent) l’avait posé dans son style unique, l’Europe va de l’Atlantique à l’Oural. Nous sommes un certain nombre qui depuis l’adolescence nous sommes sentis d’abord européen (mais pas de l’UE actuelle), et partageons cette représentation car elle fait sens, tant géographiquement que culturellement.

L’OTAN ne devrait plus exister puisque le Traité de Varsovie a été dissout, aussi nous ne devrions pas être couchés sous les States, ni accepter leur juridiction internationale insensée. Un newyorkais ressemble t-il à un californien, hormis la langue ? La Californie, ex-mexicaine, est a elle seule la 15ème puissance mondiale. Un russe des confins de l’Oural ressemble t’il a un portugais ? Les States se sont enrichis et hissés à leur statut qui n’en fini pas de se déliter avec les deux guerres mondiales du XXème siècle ; mais là cela suffit, ils se sont bien trop rémunérés sur le dos des autres nations. Ils ne se sont maintenus après guerre que grâce a un ennemi commun soigneusement entretenu. Mais ils ont commis l’erreur de se laisser prendre par l’hubris de la puissance en croyant récupérer la Russie dans leur système après avoir coulé l’URSS. Comment côté « Occident » ne toujours pas avoir compris la réalité profondément ancrée de l’âme russe, … et se fantasmer pouvoir tout acheter avec des dollars ? Les américains ont confondu Russie et communisme, ce qui témoigne de leur courte vue puisqu’à part Cuba, le communisme n’a encore jamais été vraiment expérimenté sur cette planète (rien à voir avec le stalinisme).

L’Europe de fond réelle a, dramatiquement, actualisé son ennemi « nécessaire » avec l’islamisme intégriste radical, … que l’on ose enfin nommer et pointer. Mais c’est un Michel de Nostredame (alias Nostradamus 1503-1566) qui l’a annoncé il y a des siècles : le grand Satan du sud ne sera éradiqué que par l’alliance du Nord de toute l’Europe. N’oublions pas que ce sage a d’abord été le grand médecin qui a libéré Montpellier de la peste, soit une variante de HnNn, … et ce avec de simples mesures d’hygiène basiques et d’alimentation saine (autant que possible), … sans modifier artificiellement le génome humain ; ce dernier le fait de lui-même, à son rythme, par le processus d’épigénétisme.

L’empire du Milieu Chine a bien compris la réalité géopolitique, en investissant dans les nouvelles routes de la soie. L’Europe, en s’accrochant au néolibéralisme atlantique et en laissant la Russie s’éloigner, … se tire pour encore quelques temps un skud dans le pied.

Le grand poète Georges Brassens, dont on célèbre cette année les 100 ans théoriques (aurait-il apprécié ?) chante avec a propos « ceux qui ne sont pas de quelque part » … . « Imagine » la paix, pour reprendre un autre grand chanteur, John Lennon, inspiré par sa newyorkaise de Yoko Ono  (elle l’était bien plus que d’être japonaise) !

Michel André Vallée            6 mars 2021

POURQUOI ET COMMENT LA SCIENCE DES NOMBRES, … CELA MARCHE ?

Lorsqu’il y a plusieurs décennies, quand une relation m’a dite « tu devrais essayer la numérologie, cela t’irait bien », j’ai été étonné et l’ai regardée avec méfiance. En effet, décliner le dessin de toute une vie à partir d’une série de lettres (de notre alphabet) et de nombres (réduits de 1 à 9 qui plus est), d’une culture donnée parmi des milliers d’autres à une époque donnée, avait semblé carrément irréaliste à mon « âme » de physicien.

Mais j’ai toujours été curieux, attaché à fonder mes connaissances sur des constats et non des croyances (par contre d’une attitude ouverte quand aux constats), … partant attaché à m’informer, expérimenter. En conséquence, aux moments perdus pour les hobbies et se reposer les méninges, je suis allé écouter une conférence d’un certain Georges Guilpin (présenté comme maître en la matière) puis essayé. Et cela a marché tout de suite, avec la validation de mes retours par mes premières « victimes », immédiatement et pour certaines après quelques années ! Ce résultat après une centaine d’analyses ne s’est jamais démenti sauf une fois envers une personne avec laquelle j’étais très impliqué (normal).

Comment ce miracle est-il possible, le constat étant là, répété ? J’ai bien mis plus de trente ans à comprendre, soit jusqu’à l’écriture de mon premier essai (Multivert). Je vais tenter en quelques mots d’expliquer cela.

Les premières traces remonteraient au VIème siècle avant l’Ère Commune, où les cultures chaldéennes et hébraïques fusionnent plus ou moins.  Au-delà l’origine de ce savoir est attribuée par certains anciens historiens et philosophes des Traditions à Hermès Trismégiste, personnage mythique dans lequel seraient rassemblées plusieurs sources de sagesses très anciennes, dont une filière en Haute-Égypte.

L’hypothèse développée ici fait appel au concept d’égrégore, de nature sociologique et culturelle. Le courant de psychologie des profondeurs d’orientation jungienne (Carl Gustav Jung n’aimait pas que l’on qualifie quelque chose de « jungien ») met en évidence le fait de l’inconscient collectif.

Les individus rassemblés dans une même communauté, vivant ensemble, exprimant leur énergie sur une longue durée dans des problématiques partagées sinon communes, constituent au-delà de leur inconscient individuel un inconscient collectif. Il en est ainsi de petits groupes durables tout comme de civilisations entières le temps qu’elles durent. Au plan des énergies subtiles, se structure ainsi une entité appelée par certains courant ésotériques « égrégore », … une sorte de « cloud » correspondant à un paradigme identitaire donné portant solidement ses propres caractéristiques. Sans même s’en rendre compte, tous les individus composant ce groupe humain ou s’y reconnaissant pensent et réagissent selon ce système de représentation. Elles-ils sont de la même « grande famille ».Ce système de représentation a souvent donné les bases de la constitution d’une langue, à laquelle sont attachés toute la diaspora de ce groupe, où que les gens vivent.

En hypothèse complémentaire, des milliards de constats depuis des millénaires mettent en évidence les liens complexes mais déterminants et étroitement structurés des vibrations des astres avec les tranches successives des vies de chacun. C’est ce qui a été dans plusieures civilisations développé avec les approches astrologiques ancêtres de l’astronomie. Ce constat est violemment contredit par les courants scientifiques positivistes certes, … cependant cette fois il ne s’agit plus au premier chef de physique quantique subtile (Jung avait travaille cela avec le prix Nobel de physique Pauli), mais de probabilités en mathématiques, avec une « chance » d’erreur aux confins d’epsilon. Les dernières confirmations physiques de prévisions mathématiques, par exemple après le boson de Higgs avec les ondes gravitationnelles et les évolutions des hypothèses quand aux matières interstellaires, pourraient bien aller dans ce sens.

L’autre hypothèse complémentaire relèverait plutôt du complexe anthropologie-ethnologie avec les travaux sur les variétés de structurations des « mondes du double ». De répétitifs points communs ressortent, dont le fait que les entités des mondes de physique subtile échangent avec les humains en empruntant des formes et des signaux intelligibles par ces derniers. Là encore, statistiquement, cohérence à epsilon de chance d’erreur de millions de constats, … d’où d’ailleurs la possibilité pour chercheurs et pratiquants de communiquer entre eux. Or, venus des lointaines cultures indiennes puis arabes puis occidentales, quoi de plus partagé et significatif que les nombres (devenus vulgairement chiffres). Une nouvelle universalité n’est-elle pas d’ailleurs en train de s’imposer avec le sang (binaire) des intelligences artificielles ?

Proposons de comprendre ainsi pourquoi et comment la science des nombres, plus vulgairement appelée aujourd’hui en Occident numérologie, est efficace avec une infime « chance » d’erreur. Les influences disons galactiques, de qualité simultanément physique et mathématique, impactent sur le mode vibratoire les caractéristiques de chaque individu, selon sa place ici et maintenant dans les espaces-temps. En l’occurrence c’est le potentiel à la naissance, la vie de l’intéressé se déroulant de fait rarement ainsi du fait des modifications commandées par ses environnements et ses libre-arbitres. Mais le cumul des expériences démontre quand même que l’orientation liée aux potentiels reste déterminante (cela c’est de l’histoire). Les structures ou entités des « mondes du double » utilisent pour les membres de chaque groupe humain ce qui est compréhensible et disponible au sein de chaque égrégore constitué avec le temps par les énergies des vécus des inconscients collectifs. Il se trouve que lors des Ères qui se déroulent (et évoluent) actuellement, ce sont les Nombres, les chiffres. Les chercheurs qui ont été attentifs aux constats au fil des années en ont déduits la science des Nombres.

Comme nous autres humains sommes sensibles à tout ce qui relève des communications avec ce qui dépasse les capacités réduites de nos systèmes perceptifs (nos cinq sens), nous attribuons un caractère sacré à tout ce que nous ne comprenons pas du fait des limites de nos connaissances « officielles » , d’où la majuscule à « Nombre ».

Aujourd’hui le 3 mars 2021, ayant atteins 76 ans, j’entame une « année personnelle » 2021 + 3 + 3 = 2027 = 11 = 2. Soit (pour faire court) qui sera très réceptive et émotionnelle où développer ce qui a été lancé l’année précédente (où j’ai en effet initialisé bien des choses). Année de dualité entre harmonie ou conflit, d’associations et de ruptures … Possibilité de relations nouvelles. Cette vibration sera selon une intensité ascendante puis descendante jusqu’au 2 mars 2022.

La science des Nombres est un processus opérant comparable avec celui qui fonctionne avec les alphabets dits « sacrés » : sanskrit, hébraïque, runique, maya … Les calligraphes chinois et soufis qui s’investissent avec art en conscience dans le dessin de leurs signes opèrent dans une attitude de respect proche.

Depuis peu des travaux étudient les liens entre écriture maya et physique quantique.

Aujourd’hui, où la mutation de notre (en fait nos) civilisation est déjà engagée depuis les prémices de l’Ère du Verseau (autour des années 90), la révolution des connaissances ne vient pas des « illuminés » d’un soi-disant New Age, mais bien des porteurs des traditions des peuples anciens pour certains appelés aussi « premiers » (des Mircea Eliade, Georges Dumézil, Jacobo Grinberg-Zylberbaum, Régis Boyer, Michael J. Harner, Carlos Castaneda, Kenneth Meadows, …) et simultanément des physiciens quantiques et astrophysiciens. Ces derniers, autour d’un Stephen Hawking, explorateur de la théorie des cordes et des trous noirs, ne considèrent plus rechercher dans l’univers mais au milieu de nombreux multivers. À suivre.

Cette évidence de la mutation de civilisation en cours est d’ailleurs une de celles qui paniquent nos lamentables et criminels « puissants » du Deep Power, dont une partie sont au courant. Leur réflexe est d’accélérer l’accumulation aux dépends de tous les humains et de la Nature par avidité, … comme l’a si bien décrit en économie un Joseph E. Stiglitz ; comme quoi tout est lié. Ces assassins, dans leurs pensées uniques radicales et leur avidité, ne se rendent même pas compte qu’avec nous ils précipitent leur propre perte, … tout comme sous Louis XV la caste qui se vautrait dans le luxe plaisantait : « après nous le déluge » !

Michel André Vallée              3 mars 2021

Courte bibliographie

Von FRANTZ Marie-Louise, Nombre et temps Psychologie des profondeurs et physique moderne, La Fontaine de Pierre, 1998

GÉRARDIN Lucien, Les carrés magiques, Éditions Dangles, 1986

GUILPIN Georges, La vie au fil des chiffres, « Éditions du Dauphin, 1988

LASSALLE Pierre, La numérologie holistique, Éditions de Vecchi, 1990

NIMOSUS Christiama, Étude sur des Nombres occultes, Guy Trédaniel, 1985

QUINN AVERY Kevin, La vie secrète des chiffres, L’Étincelle, 1974

INÉLUCTABILITÉ DES DICTATURES ?

Nos sociétés, ces dernières décennies, prennent conscience de la complexité des réalités de ce monde, avec les avancées de connaissances en physiques et astrophysiques, en biologies, des diverses sciences dévoilant toujours plus finement les écosystèmes, en psychosociologies, en prospectives … Cette prise de conscience d’abord assurée par les minorités de « sachants », est en train de se « démocratiser » comme en témoignent revues de vulgarisation, panels de radios et  de télévisions …

Brutalement, la pandémie des COVIDs par la multiplication (phénomène naturel) des «variants », donc leurs conséquences des syndromes SARS, avec la mise en évidence au bout d’un an de nos faibles capacités à réguler et les doutes croissants sur l’espoir « d’en sortir », et en tout cas pas « comme avant », … cette pandémie impose à tous les Pays de cette planète l’évidence inéluctable de la complexité. Dans le même temps, devant le désordre de gouvernements s’engageant à vue et sans recul sur des stratégies si différentes alors qu’ils disposent des mêmes informations, le « système » de mondialisation néo-libéral, qui déploie tout jusqu’à l’abject pour survivre, perd de plus en plus sa crédibilité TINA (There Is No Alternative) aux yeux des masses. Gouvernements, groupes pharmaceutique, et leurs réseaux et médias à la botte, tiennent une partie des masses par la peur. Dans l’histoire la peur de populations a souvent ouvert la voie aux dictatures.

Depuis les années 80, il y a eu la chute du bloc soviétique, il y a eu et a le lent délitement de l’empire américain, il y a la régulière montée en puissance de la Chine et de l’Inde, il y a de plus en plus clairement l’échec de la tentative de fédération de la vieille Europe (qui n’est plus pour un temps que le plus grand « marché » du monde), il y a l’Afrique mal décolonisée qui n’arrive toujours pas à se poser, il y a le Moyen-Orient à feu et à sang… . Et il y a surtout, d’une part la multiplication et l’intensification des catastrophes liées au réchauffement climatique telles qu’il est trop tard pour revenir en arrière, … d’autre part la guerre religieuse et culturelle entre les islamismes de type wahhabite et tous « les autres » (y compris les autres courants musulmans).

Partant les systèmes de valeurs précédents de mode humaniste ne sont plus crédibles ni partagés par suffisamment de gens, de familles, de clans. Pour les « jeunes » générations, la disponibilité à moindre effort des données sur internet, en partie illusoire, n’encourage plus à travailler la pensée de sens critique ; et l’échec criant des anciennes générations à avoir amené un monde porteur de sens les mène « ailleurs ».

La « nouvelle » complexité est hors de portée du niveau d’éducation partant de compréhension de la majorité des populations. D’abord l’orgueil de caste (plus que de classe) depuis des lustres, … puis la pensée devenue géopolitiquement unique du néo-libéralisme mondialisé (même en Chine qui jouant au Go a su en jouer), … ont tout fait pour limiter et faire régresser le niveau d’éducation générale des masses. L’éducation, en conséquence la culture, c’est trop potentiellement révolutionnaire.

L’absence de « sens » issu des connaissances, l’incapacité pour la plupart à appréhender le complexe, le martelage d’une pensée unique consommatrice des médias de masse, … génère « naturellement » l’appétence, la recherche, la reconnaissance, de la simplexité (Alain Berthoz – La simplexité – Odile Jacob – 2009), de ce qui non pas est mais paraît simple.

Les révoltes de groupes face à ces phénomènes de masse n’y peuvent mais, … elles sont matées par les systèmes de plus en plus autoritaires en place. Quand des expériences locales en vrai grandeur sur un mode participatif voire autogéré se développent, des incidents semblent bien montés de toute pièce pour les réduire ou épuiser, voire organiser un coup d’État.

La liste de Pays actuellement en dictatures formelles ou masquée, ou qui y tendent nettement et sur un mode de plus en plus « décomplexé », est bien plus longue que celle des Pays qui se débattent avec des signes de faiblesse dans « le moins mauvais des systèmes » : Chine communiste, Inde populiste, Brésil évangéliste qui tue l’Amazonie, les USA de Trump (qui laisse un Pays profondément divisé par moitié), Russie néo-tsariste, Iran théocratique chiite, Turquie de l’AKP tendant au théocratisme islamiste sunnite pan-ottoman, Arabie saoudite et « petits » États du Golfe et leurs financement des communautarismes islamistes, Égypte, Algérie, plusieurs États de l’Afrique noire, Corée du Nord, Birmanie bouddhiste, Thaïlande, Indonésie, Venezuela de Chavez, Cuba malgré ses rangs 1 en matières de santé et éducation, … L’évolution de l’Australie qui freine à reconnaître ses aborigènes et consomme trop de charbon n’est pas évidente.

En Europe la Hongrie magyare, la Pologne catholique intégriste, l’Espagne néo-franquiste …une gouvernance de plus en plus autoritaire en France du « en même temps ». Israël où l’esprit kibboutz est réduit minoritaire avec ses ultra-orthodoxes subit aussi une dérive autoritaire.

Certains Pays subissent des alternances dures, par exemple le Chili, la Bolivie, l’Argentine et la plupart des autres États d’Amérique du Sud.

Semblent faire exception la zone Nor de l’Europe avec ses cinq États, le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande, et quelques petits États tel par exemple le Costa-Rica. Le Mexique est un cas à part, où les mafias sont un État dans l’État, imposant à beaucoup des modes de vie en soumission.

De nombreuses gouvernances sont depuis quelques années structurées en décalage par rapport  aux gens « ordinaires », classes moyennes inclues. Une part finalement majoritaire des populations, ne faisant plus confiance à leurs dirigeants devenus « hors sol », ne supportant plus des conditions de vie trop altérées par des phénomènes tels la drogue, assistant par les télévisions aux inégalités criantes de modes de vie, déjà imprégnés des avantages illusoires de la mondialisation et de l’universalité apparente (oh combien fausse) des internets, éprouvées par les crises financières et l’intensité croissante des dérèglements climatiques, … ces populations donc aspirent à la prise en charge de la  complexité par leur « système politique ».

Elles veulent vivre au quotidien « en paix », en échange du renoncement aux libertés dites « fondamentales » par les démocraties théoriques.

Sur cette planète en mutation de civilisation, telles que la décrivent tant d’auteurs « sachants » et critiques dans tant d’ouvrages ces toutes dernières décennies, une majorité de gens ne trouvent plus de repères de « morale « , et n’ont surtout pas été préparés à exercer un regard « éthique ». La seule valeur qui s’impose est celle de l’argent, qu’accumulent comme jamais les nouveaux milliardaires et les grandes multinationales. Ces dernières vont jusqu’à mettre en pratique dans une logique « technique » le meurtre commandité si nécessaire, pratique autrefois réservée aux centrales de renseignement et contre-espionnages pour « raison d’État ».

Dés 1974, un haut-fonctionnaire français, sous un pseudonyme par devoir de réserve avait annoncé cela dans un roman hautement symbolique, « l’imprécateur ». Depuis, la préparation et le suivi systématique de cooptation de la haute élite a été assurée, côté Occident, par l’organisation Bilderberg ; … l’équivalent existe probablement à l’Est.

Les castes des gouvernances en place du néo-libéralisme mondialisé ont appris à maîtriser quasi-parfaitement (la perfection présente toujours des failles) la fabrication du consentement et de la théorie du complot, diffusées bien plus finement que par un Goebbels par des médias contrôlés à de l’ordre de 95 %.

En cette phase donc de « mutations » de fond en toutes matières dont personne ne peut encore « pré-voir » ce qui en sortira, … les leaders et leurs Partis qui offrent un régime simple de « redressement » et d’ordre, en y prétendant assurer le confort (mais a minima) des conditions matérielles de vie au quotidien, en répondant de façon SIMPLE à toutes les interrogations, … ces leaders et leurs Partis reçoivent et agglomèrent l’accord des majorités. Sous les prétextes de « se battre » contre les maux montés en exergue par leurs médias à la botte, ces leaders et leurs Partis obtiennent le renoncement « démocratique » aux libertés et les pleins pouvoirs. Où plus directement ils imposent un régime dictatorial après avoir pris le contrôle de l’armée de leur Pays, garantissant une paix intérieure « tellement préférable au désordre et aux risques quotidiens permanents ». C’est ce qui est en train d’advenir dans de plus en plus de Pays-Nations.

Mais, les Pays-Nations étant si différents dans leurs cultures et leurs intérêts, les pressions démographiques étant ce qu’elles sont devenues, les écarts de mode vie et de richesses étant devenus si apparents avec les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), les repères d’éthique étant inexistants ou opposés, … la confrontation des pensées uniques ne peut mener qu’à la guerre. La guerre est présente sur tous les continents (en Australie elle partirait actuellement du climatique), mers et océans inclus.

En pleine phase de dégradations, les louables expériences dites « positives » restant minoritaires et vite étouffées, une généralisation des dictatures (franches ou masquées) semble bien inéluctable.

Des guerres continueront de s’en décliner, … avant que ne se lève l’aube de la prochaine civilisation. Peut-être en d’autres lieux que cette planète (annonce du physicien Hawking rejoignant le romancier Simmons), planète qui, elle, continuera ses évolutions avant de se fondre dans son soleil.

Parmi les divers scénarios pronosticables, c’est au fond « naturellement » le pire auquel il est sage de se préparer.

Je vous épargne la riche bibliographie tant sur effondrements et changements de civilisation, que sur les éthiques (dont les totalitaires) !

Bien, mais, si nous considérons les mesures urgentes à prendre pour « simplement » stabiliser le réchauffement climatique (ce qu’à engrammée la nature est irrattrapable pour au moins les deux à trois décennies à venir) :

  • manger au moins deux-tiers moins de viande,
  • éradiquer les énergies fossiles (toutes),
  • radicalement changer les moyens de transports (mers et océans, airs, terres),
  • stopper net les déforestations

… même si bien entendu un effort massif d’éducation est indispensable pour le long terme, … dans l’immédiat seul un régime radicalement autoritaire, mondial, peut en être capable, commandant des polices de contrôle et des mesures disciplinaires sévères égales pour tous ! ALORS ?

Quand à la guerre, je vous encourage à lire, de Olivier Weber « Si je t’oublie Kurdistan » – Éditions de l’aube – 2020, combat exemplaire, saturé de sens et d’éthique, même dans les horreurs, qui dit avec authenticité « les choses », … dont pour notre honte ce que l’Europe s’est gardée de faire et laisse faire. L’honneur de la vertu guerrière, femmes et hommes côte à côte avec courage.

Michel André Vallée               7 février 2021

LE RCEP (OU PERG) EN ASIE DE L’EST, LA CHINE AU CENTRE

C’est dans le monde diplomatique de janvier 2021 N°802, page 18. Le titre « Bombe libre-échangiste en Asie » avec sous-titre « Le plus important accord commercial du monde ». L’article est de Martine Bulard.

Encore une fois, du haut de leur superbe , les occidentaux dédaignaient l’Asean (ou Anase en français), ses dix pays et ses 652 millions de personnes, … sauf qu’elle vient de signer en novembre l’accord RCEP (PERG en français) avec l’Australie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande ! Soit une mondialisation « locale » dont le premier ministre chinois se félicite « Une victoire du multilatéralisme et du libre-échange », avis abondé par son homologue japonais « jour historique après huit ans de négociation ».

Avec 30 % des richesses produites dans le monde, 28 % du commerce mondial et 2,2 milliards d’individus, c’est effectivement le plus important accord jamais signé. La Chine y trône, sans Washington. L’Asean a été fondée en 1967 pour faire barrage au mal = au communisme, MAIS le principe de réalité l’a pas à pas emporté, et les tensions territoriales autour de la mer de Chine n’empêchent pas l’accord économique et commercial. L’accord concerne bien entendu les droits de douane, mais aussi les normes, une partie des échanges de services, la propriété intellectuelle …

Comme l’Europe a signé des accords avec le Vietnam, la Corée du Sud, le Japon, elle sera impactée ; or il faut savoir que le PERG ne retient aucun critère environnemental, sanitaire ou social. Une fois de plus, les occidentaux ne savent pas jouer au Go ! Par contre, le PERG ne contient aucune clause donnant pouvoir aux multinationales de s’attaquer aux États quand les mesures leur déplaisent. Les orientaux joueraient donc mieux que les occidentaux aux échecs !

Les situations économiques et sociales des différents membres étant hétéroclites, les multinationales « locales » vont avoir encore plus les mains libres pour tirer profit des écarts entre les pays. Mais, compte tenu des multiples accords bilatéraux, transferts d’investissements … existant déjà, l’impact ne vise pas la « croissance » (probablement inférieure à 1 %) ; l’intérêt est stratégique, consacrant la centralité géopolitique de la Chine. C’est un tournant majeur dans l’histoire du monde ; si l’Inde (qui s’était retirée de la négociation) et les Etats-Unis (Trump a abandonné le projet Pacifique d’Obama) vont bien entendu revenir, l’extension du pouvoir économique de la Chine est posé, assuré.

Selon David P.Goldman (politiste américain), « la puissance de l’approche chinoise du monde tient  au fait qu’elle cherche à transformer l’économie par capillarité, de bas en haut, plutôt que de haut en bas ». Au Go, un pion est un pion, qu’il s’agisse d’un manœuvre ou d’un général, … il n’y a ni sans dents, ni rien, ni autre ploucs, ni roi ou reine ; … chacun et tous ont une valeur, … même les esclaves des camps de travail à l’ouest.

Les Etats-Unis continuant de jouer les gros bras (que savent-ils faire d’autre), Canberra a été tenté d’attaquer la Chine sur le Covid-19 et la 5G, … mais les mesures toniques d’équilibres en retour ont été immédiates : « Si vous faites de la Chine un ennemi, la Chine sera votre ennemi » : la Chine en a largement les moyens. Les vins, charbon, bœuf, orge de l’Australie de suite lourdement taxés, soit le petit jeu joué avec les producteurs agricoles américains, tant la pénétration de la Chine aux USA est dense.

Le PERG montre que les cartes sont radicalement redistribuées et que l’intégralité des pays de l’Asie de l’Est n’ont pas besoin pour travailler ensemble des Etats-Unis.

Ajoutons que l’Europe a besoin de travailler avec toute l’Asie de l’Est, … plus pour son énergie du gaz de la Russie (alliée de la Chine). 

Sourions lorsque les commentateurs des chaines à la botte présentent encore les USA comme première puissance de cette planète ; les dynamiques engagées ont déjà mis en place tout autre chose ;  nos orgueils vont encore prendre quelques temps pour comprendre et l’admettre. La réalité est la réalité.

Il ne reste que peu de temps à l’Europe pour poser sa carte.

Ce billet vient en commentaire de la conférence donnée fin 2019 à l’UTL de Perpignan, « La Chine devenue première puissance mondiale, … en pratiquant le jeu de GO », disponible sur le blog  «   arcencielxcristal.com  « .

Michel André Vallée                         1er février 2021