Lutte des classes, en France, version 2019

Cette note reprends une présentation hier soir (21/02/19) devant les Amis du Monde diplomatique de Perpignan, à partir de l’éditorial de Serge Halimi et Pierre Rimbert dans le N° 779 de ce mois de ce mensuel, dont il est utile pour comprendre de rappeler, d’une part qu’il est totalement indépendant dans sa publication du quotidien « Le Monde », d’autre part qu’il est le journal de langue française le plus lu sur le reste de cette planète.

Les deux premiers mots de l’article, et dont tout le reste se décline, sont  « LA PEUR ».

Cette peur bien connue des castes au pouvoir, observée dans tant de Pays et tant d’époques. de l’insurrection et de leur destitution. Sentiment cependant non éprouvé en France depuis plus d’un demi-siècle. Devant l’importance et les attitudes des premiers samedis des Gilets Jaunes (GJ), le soir du samedi 1er décembre Ruth Elkrief de BFMTV, déclare « L’urgent c’est que les gens rentrent chez eux » ! Nous sommes à mi-février plus de 3 mois après le Samedi 1, … et les GJ sont toujours là, même si leur composition et conscience politique partagée ont évoluées … évidemment, processus que l’histoire a souvent mis en évidence.

Si la plupart des grands groupes ont distribué des primes, obéissant à la voix du Maître, c’est qu’ils ont peur, jusqu’à se sentir menacés physiquement (actuation qui a d’ailleurs commencé à pointé le nez ici et là).

En 1936, Benoit Frachon a rappelé que les patrons ont « cédé sur tous les points ». MAIS, l’histoire montre que ceux qui ont eu peur ne pardonnent ni à ceux qui leur ont fait peur ni à ceux qui ont été témoins de leur peur ! « Ils » ont dés la Libération après 1945 investi sans limites, en sachant jouer de toutes les failles manifestées avec le temps, pour tout récupérer, 36 et les « acquis » du CNR.

L’histoire a montré que dans les instants de cristallisation sociale, de « lutte de classes sans fard », le marais (marigo) s’assèche, et chacun doit choisir son camp. Alors, même les plus policés « oublient les simagrées du vivre-ensemble ».

Saisis d’effroi ils perdent leur sang-froid (à l’évidence n’ont rien de l’honneur d’un Romain au sens de Michel Onfray dans Sagesse), et laissent tonner le canon comme par exemple en 1848, en 1871, et tant de fois ici et ailleurs depuis.

J’apprends dans cet éditorial que Gustave Flaubert à écrit « le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain » ! En cohérence avec cela l’actuel Luc Ferry le 7 janvier dernier considère la répression des Gilets jaunes trop indolente et demande aux « gardiens de la paix » « qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois » … contre « ces espèces de nervis, de salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers… » !D’ordinaire le champ du pouvoir se déploie en composantes distinctes et parfois concurrentes, cadre aimable déjà décrit par Jules Guesde en 1900, entre lesquelles s’opère une alternance calibrée de ceux qui vont « aux affaires ». MAIS si les choses bougent trop, les querelles doivent s’effacer devant l’urgence d’un front commun, … ce qui vient de se passer en France (mais aussi sous d’autres formes dans d’autres Pays d’Europe) face aux GJ : les porte-paroles qui par beau temps entretiennent l’apparence d’un pluralisme d’opinions se sont associés d’une même voix envers ces possédés, racistes, antisémites, homophobes, factieux, complotistes, ignares … « heureusement la police a sauvé la République contre les barbares et la racaille cagoulée ».

Du Figaro et du Point à EELV, au PS et à la CFDT , pilonnage des personnalités bienveillantes envers le mouvement dont le tord est de ne pas se montrer solidaire, donc d’attenter à la démocratie ! Au moyen d’une maintenant vieille ficelle : accentuer sur tout ce qui pourrait associer un porte-parole à un point de vue ayant été défendu un jour (pas forcément actuellement) par l’extrême droite.

Le dévoilement le plus net de ce que les éditorialistes appellent « le bloc bourgeois », qui forme le socle électoral de Emmanuel Macron, tombe avec l’article du Monde qui publie le 16-D le portrait d’une famille de GJ : en réaction surgit de partout un déferlement de tous horizons de propos explicitement haineux et « racistes « , … avant Noël ! « Chez ces gens-là, Madame … ce ne peut être que normal » !L‘éditorial prends du recul : le mouvement des GJ marque l’échec du projet de social-libéralisme né dans les années 80, … projet d’une République du centre « en finissant » (il faut « en finir ») des « convulsions idéologiques passées » par l’expulsion des classes populaires du débat public et des institutions politiques, … pour céder la place à la seule bourgeoisie « cultivée ». Évidemment « cultivée dans le bon sens », les autres « sens » (qui pourtant sont, nombreux et idéologiquement divers) n’ayant pas réussi à suffisamment « exister ».

Dés 1983, tournant de la rigueur, en 1990 troisième voie de Blair, Clinton et Schröder, la social-démocratie reléguant aux marges du jeu son socle populaire historique. En 2002, la grande grève de 1995 étant digérée, Strauss-Kahn explique que la « gauche doit  dorénavant reposer sur le groupe intermédiaire « avisé » attaché à l’économie de marché (sic)… car le groupe défavorisé se manifeste parfois dans la violence » ! Il suffit de ne s’occuper de ces populations qu’une fois tous les cinq ans aux élections. Jeu apparemment réussi : entre autres constats flagrants, le Paris de 2019 ressemble au Versailles de 1789.

Mais, le principe de réalités reste déterminant par rapport à la « pensée unique » hors sol : ce monde social décrit rétif à la formation (et donc responsable de son sort) resurgit sous l’Arc de Triomphe et les Champs Élysées, … d’où le 11 janvier, dans Le Figaro, la déploration d’une « rechute dans une forme primitive de lutte des classes ». Ce concept enterré avec le marxisme rejailli de la boîte, … sous la plume du Figaro, là où en croyant faire de la sociologie on l’avait réduit aux phénomènes de castes ! Alors qu’être vraiment sociologue implique de considérer tous les existants, toujours complexes, et se garder de se réduire ainsi au dichotomique.

Dans le même temps le projet parallèle de brouillage idéologique entre droite et gauche semble fonctionner. Dés la chute du mur de Berlin en 1989, il s’agit de repousser aux marges des extrêmes toute position mettant en cause « le cercle de la raison » libérale (pensée unique prétendant devenir dominante), selon une expression de Alain Minc. En cohérence, un Yves Montant  déclare et valorise sur les médias un virage net à 180 ° ! La manière de voir le monde, capitaliste ou socialiste, nationaliste ou internationaliste,  conservatrice ou émancipatrice, autoritaire ou démocratique … est « aseptisée » et remplacée par la dichotomie entre raisonnables et radicaux, ouverts et fermés, progressistes et populistes.

En effet cet hiver, ici et maintenant en France avec le mouvement des GJ, ni le rétablissement de l’ISF, ni le retour aux 90 Kms/H, ni le contrôle strict des frais des élus, ni le RIC, … ne remettent en cause les fondamentaux du capitalisme « adapté » : subordination des salariés dans l’entreprise, répartition fondamentale des revenus, caractère factice de la souveraineté populaire eu sein de l’UE et dans la mondialisation. … etc

Certes les mouvements apprennent en marchant, donc il peut y avoir sens à marquer la solidarité avec les GJ afin d’agir pour l’approfondissement de l’action dans le sens de la justice et de l’émancipation. MAIS la manœuvre en est à l’exploitation de la colère sociale pour profiter à l’extrême droite aux élections européennes. Le pouvoir en place en joue en faisant exagérer la portée de paroles et actes évidemment répréhensibles mais isolés, pour réduire la vie politique à un affrontement entre libéraux et populistes.

Cependant, le pouvoir en place est dans le paradoxe de ne disposer que d’une base sociale étroite pour mettre en œuvre les réformes structurelles restantes « promises », donc de devoir pratiquer un autoritarisme politique renforcé, … d’autant qu’il est manifestement « aux abois » talonné par la dramatisation croissante des scandales Benalla. Ses spin-doctors en communication manifestent du non-professionnalisme en demeurent, au cœur de cette « caste » repositionnée à « classe », hors sol. Alors ?

Nous vivons une tranche d’époque où les dirigeants actuels, formatés à des moules finalement demeurés archaïques derrière des apparences de modes sociologiques et un seul type de représentations des nouvelles technologies, cornaqués par des puissances financières qui demeurent derrière le rideau de la scène, se refusent à voir, d’autant plus qu’ils ont PEUR.

Puisque nous sommes ici à Perpignan, soit autant en France qu’en Catalogne, nous pouvons assister :

  • côté Sud à un pouvoir espagnol (en fait castillan) qui ne veut donc ne peut voir la détermination profondément ancrée du peuple catalan, pourtant plus libéral (mais au sens originel du XIXème siècle de libéral) qu’on ne le laisse paraître.
  • côté Nord à un pouvoir  « d’élite » toujours centralisé (devenu en fait mondialisé) qui ne veut donc ne peut voir que la majorité de la population « en a marre » au delà des seuils supportables, mais pourtant bien moins extrêmisteS qu’on ne le laisse paraître.

Le 15 novembre dernier, quelques jours avant le Samedi 1, je publiais sur mon mur Facebook un article intitulé « Une ébauche de 1789 … et/ou de 1905 ? ». Après 3 mois d’expériences des GJ et des réactions du « bloc bourgeois » (comme l’appellent Halimi et Rimbert), je maintiens mon pronostic. À savoir que le mouvement GJ va probablement être récupéré et réduit, MAIS que son vécu collectif reste, a enrichi et marqué les consciences, … Et, les réalités demeurant ce qu’elle sont, il faudra peu de temps pour qu’un autre mouvement plus structuré et ferme émerge (même s’il garde l’appellation GJ), se rapprochant effectivement un peu plus de contextes ayant des traits communs avec 1789 et/ou 1905 … et alors ! ?  La manipulation mondiale néo-libérale mise en œuvre depuis les années 50, accélérée avec les années 80, n’aura pas à se lamenter, elle aura été prévenue plusieurs années de suite … à Davos !

Michel André Vallée – 22 février 2019

Risque à terme d’une nouvelle RETIRADA ?

Le soir sur ARTE vers 20H15 magazine 28 ‘ qui le vendredi fait le point de la semaine. ARTE, franco-allemande, reste une des rares chaines de qualité.  Cependant hier soir quiconque est un peu au courant de ce qui se passe en Catalogne n’a pu qu’être choqué par la description qu’en ont fait, après le refus cette semaine du budget de L’Espagne à Madrid, deux des journalistes habituels du vendredi sur ce plateau. Je ne les nomme pas ici : l’un est correspondant à Bruxelles d’un des journaux français les plus en vue et l’autre la représentante en France d’un des premiers journaux britanniques. Pour ces deux journalistes côtés mais « couchés », la chute du Premier ministre espagnol est la faute des députés catalans et les « déboires » du mouvement indépendantiste de Catalogne résultent du l’égoïsme financier des catalans qui s’obstinent à refuser de partager les fruits de leur économie florissante avec les autres Régions plus pauvres d’Espagne !

Pourtant, au moins depuis la violente répression par la Guardia Civil du referendum du 1er octobre 2017, et depuis les décisions (vraiment démocratiques celles-là) des tribunaux belges et allemands qui ont déboutées les tentatives de l’État castillan s’attaquant aux éxilés, l’essentiel de la presse internationale et des journalistes et experts ont mis en évidence les réalités de tout ce qui s’est passé ; n’y revenons pas il suffit de consulter les archives de tous les supports, …

TOUS ?, non pas car observons avec stupeur les quelques  silences « assourdissants », notamment celui des télévisions espagnoles qui ne commentent pas le jugement des responsables politiques catalans emprisonnés, qui vient de commencer (le jugement n’est couvert au sud des Pyrénées que par les chaines catalanes), et le silence des médias français lesquels , sauf quelques courageuses et honnêtes exceptions, font silence depuis avant même octobre 2017, ou déforment grossièrement la réalité en se contentant de reprendre les agence de presse de Madrid !

Ces dénis et déformations de l’évidence sont ou devraient être  proprement inadmissibles  pour tout «  honnête homme « , et irrecevables de la part d’un État (Espagne) membre à part entière de l’UE. Plus largement, tous ces constats navrants sont significatifs de ce système socio-politique européen gravement dégradé, … comme les manœuvres climatosceptiques, la non-répression des pesticides, le mise en place des Accords de Libre-Échange qui nous couchent sous les multinationales et les States, la multiplication des dénis de démocratie …etc, etc …le démontrent.

J’en viens à la Retirada, dont les 80 ans de mémoire font l’objet actuellement, en Catalogne, Sud et Nord, de nombreuses manifestations. Quel fort signal de synchronicité en voyant le lancement de ce « jugement » (non fondé en soi) à Madrid simultanément avec les 80 ans de la Retirada. Qu’est-ce que la Retirada : ainsi les catalans appellent le départ désespéré des républicains catalans et espagnols, et de nombreux habitants fuyants au su des agissements des armées franquistes, sans rien, toutes et tous (plus de 500000) qui ont passés la frontière ici en Pyrénées Orientales. Dans les pires conditions comme tant de travaux de mémoire en témoignent, … conditions « d’accueil » dont la France peut avoir honte.

Ce matin, au cœur des manifestations tant au sud qu’au nord, la Municipalité de Prats de Mollo (un des principaux point de passage), organise une marche au col d’Ares, en présence du Président de la Generalitat, de Catalunya Quim TORRA. Explication des faits à la chapelle Sainte Marguerite par M. Ramon Gual, dont la vie militante a été consacrée à la catalanité.

Au terme de l’exposé du même Ramon Gual père, richement objectivé, il y a une semaine à Olette, nous avons exprimé l’hypothèse de voir de nouveau, à terme, une nouvelle Retirada aussi dramatique, … au vu des attitudes de la CE à Bruxelles, et des évolutions politiques qui risquent de résulter des prochaines élections, tant pour l’ensemble de l’Europe qu’en Espagne.

Si ce devait advenir, ce seront encore des souffrances, des injustices, des gaspillages d’énergie … horribles et inutiles, … inutiles car notre continent, y compris en Catalogne comme ailleurs, ne pourra pas empêcher de continuer à dénier, de masquer par les pratiques de la « société du spectacle », de lutter contre les conséquences naturelles des réalités. La mutation est en cours.

La chanson catalane l’Estaca (Le pieu) est encore d’actualité.

Michel André Vallée –  16 février 2019

Un lieu de travail décent

Les principes rassemblés ici paraîtront à beaucoup au mieux irréalisables et utopistes. Cependant la majorité en rêvent en secret, à tous les niveaux et dans tous les métiers, … et des dizaines d’ouvrages de management sont ramassés là. Le réalisme consistera à prendre chaque acteur individuel et collectif tel qu’il est là où il est, même dans les pires contextes, et d’avancer pas à pas, plus ou moins grands, vers un mieux, tant en santé qu’en performance. 

Un lieu de travail décent … 

  1. Est juste, équitable. Tous les travailleurs y sont traités de façon impartiale, et des règles équitables font loi. Les droits et devoirs de chacun sont reconnus.
  2. Assortit, harmonise, les capacités, les aptitudes de chacun et les exigences, prescriptions du travail  
  3. Fait l’éloge des succès au travail et assure des appuis dans les difficultés. Cela développe l’esprit collectif et la satisfaction au travail  
  4. Respecte les différentes sortes de talents, de savoir-faire, ainsi que les différences de force de travail
  5. Permet et facilite un retour d’information honnête tant des employeurs vers les employés que dans l’autre sens  
  6. Apporte, pourvoit aux moyens, possibilités, opportunités permettant de travailler dans de bonnes conditions et d’améliorer la performance  
  7. Règle, assume, dépasse les conflits : ne pas être immobilisés par des différents mineurs  
  8. Propose aux travailleurs des opportunités de se rencontrer et d’échanger leurs points de vue, réflexions, avec leurs collègues  
  9. Reconnaît les limites des personnes : accepter que quelqu’un n’est pas toujours au meilleur de lui-même  
  10. Est en sécurité (au sens de santé et sécurité)  

Fédération mondiale pour la santé mentale 

Association de Finlande pour la santé mentale 

Méga largage en préparation, … depuis longtemps.

Il est maintenant reçu que les meilleurs récits de science-fiction présagent de prochaines découvertes scientifiques, ensuite plus ou moins vite réalisées puis industrialisées, … plus ou moins vite ou non selon, … selon quoi en fait ?

Le second document diffusé samedi 29 sur la 5, « En quête d’une nouvelle terre », a fait le point de ce qui est, ici et maintenant, « diffusable » à nos populations, mais en préparation depuis des années.

Stephen Hawking avait proposé et validé les ¾ des avancées technologiques qui ont été présentées, pour que les humains puissent sous peu quitter notre Mère la Terre, se déplacer et aller terra-former et coloniser d’autres planètes considérées d’ici comme habitables, la première ciblée étant ProximaB, à deux ans d’années lumière (et non Mars comme on nous le serine et qui ne sert qu’à faire des expérimentations préalables). La Lune ne serra qu’une banlieue de lancement, et peut-être même pas.

En effet le principal problème posé à nos « élites » dirigeantes est la surpopulation et la surconsommation qui en résulte liés à la détérioration irréversible des conditions de vie sur notre planète. Ils le savent depuis bien avant la fin du XXème siècle, … ayant utilisé les conditions climatiques du Svalbard pour stocker en quantités toutes les espèces de graines permettant de redémarrer suite à une catastrophe majeure. 

Redémarrer, ou emporter sur ProximaB et continuer l’humanité après vérification de la capacité à terra-former.

Ainsi nous sommes devenus capables de propulser des fusées géantes au moins à 20 % de la vitesse de la lumière (et nous allons évidemment progresser dans les moteurs au plasma et ultérieurs), à extraire sur le sol des planètes ciblées le sable et le transformer en matériaux de construction hyper résistants, en oxygène, en hydrogène …, d’entretenir les capacités du corps humain à supporter l’apesanteur sur de longues périodes voire plusieurs générations si nécessaire, et répondre à tous les besoins identifiés pour « partir et y aller ». Visionner si possible le documentaire en replay, il en vaut l’effort ; au minimum instructif pour actualiser les connaissances.

Il est évident que ce voyage coûtera très cher, et ne sera abordable, outre les sujets d’élite qui seront sélectionnés pour les premiers, ensuite uniquement aux très riches. Or justement, depuis à peu près la même période où l’évidence du « déplacement » est débattue entre les « plus grands », les détenteurs des puissances financières ont accéléré l’exploitation des ressources, nous masse des « riens » compris, devenant « décomplexés ». 

Les critiques économiques évoquent l’avidité sans borne des grands capitalistes, mais ces derniers ont de « bons » conseillers, et pourquoi détruiraient-ils leurs garde-manger ? Ce peut être valable pour une partie, … mais il est désormais correct de poser l’hypothèse que les plus malins rassemblent les moyens financiers de partir en abandonnant la masse des « trop-nombreux ». On peut lire dans plusieurs ouvrages de science fiction des départs massifs, … mais je n’y crois pas, tout simplement du fait que les matériaux rares nécessaires sont insuffisants ici. 

Déjà nous sommes limite pour les composants de nos sacro-saints portables « intelligents », alors…. D’ailleurs, ces portables, ne vous rappellent-ils pas le « du pain et des jeux » de l’Empire romain en décadence, soit notre situation de civilisation déjà condamnée comme tant de travaux sérieux le hurlent depuis des années ?

Michel André Vallée- 30 décembre 2018

Quantique ET passage par le Verbe – les 7 et 12/02/2019 à l’aube

Le Verbe, au cœur et à l’origine de plusieurs mythologies et religions, est une des formes de matérialisation de l’Énergie Infinie telle que nous l’approchons avec le regard quantique.

C’était le 6 février dernier (2019) au terme d’une conférence centrée sur le mimétisme et les neurones miroirs donnée par Jean-Michel Oughourlian, dans le cadre d’un séminaire sur « Sciences de l’Imaginaire, Neurosciences et Physique Quantique, un dialogue » organisé de haute tenue par Joël Thomas et Mireille Courrent de novembre 2018 à novembre 2019 à l’Université de Perpignan. 

Pendant la conférence et les premiers commentaires, référence avait été faite entre autres passionnants apports à l’androgyne originel, la sagesse, le Verbe décrit dans plusieurs textes de « La naissance du monde » comme les appelait le regretté Claude Tresmontant.

Osons l’image que l’androgyne originel devait être (et est) immense, en fait bien au delà de immense car de la taille de l’ensemble de l’humanité. Ainsi que le Professeur Oughourlian l’avait avancé pendant la conférence, lors de la confrontation de Adam et Ève avec Dieu dans cette affaire du Serpent et de la Connaissance du bien et du mal, … nous y étions tous !

Tous ! …, je me réfère alors immédiatement aux travaux d’un Erwin Laszlo qui nous a proposé une connaissance par les chemins de la physique quantique du « champ akashique », connu de toutes les mythologies. Je me retrouve mieux, plus clairement avec mon âme de physicien par l’appellation d’Énergie Infinie ; réalité du Tout vibratoire aux infinis dont se déduit le corpusculaire, les corpusculaires, en fait donc intrinsèquement mélé au vibratoire, comme nous le savons depuis les travaux du XXème siècle dernier en physique quantique. LES corpusculaireS, car sont intriqués plusieurs univers, comme depuis Hawking de plus en plus tant d’astrophysiciens que de philosophes osent s’y aventurer, rejoignant ainsi les plus anciennes Écoles de Femmes et Hommes de Connaissance, ainsi que mes propositions dans l’essai « Élargir notre conscience au Multivert » (publié sur internet en 2013). 

Nous pouvons entrevoir alors que la physique quantique de l’infiniment petit, aux plans mini-micros, rejoigne le mini-micro du fonctionnement électrique (énergie) du cerveau tel que nous l’avait présenté le neuropsychiatre Pierre Huc à la conférence précédente : 100 MM de neurones avec 200 MM d’astrocytes en dynamique permanente. C’est une reconstruction de chaque instant de la totalité de notre système neuronal, témoin de la seule Réalité de chaque instant, lesquels se succédent à l’infini. La mémoire, elle, se trouve, et retrouve autant que de besoin, dans le vibratoire, à mes yeux d’aujourd’hui dans l’Énergie Infinie.

Aussi proposons que quantique est en lien, à ce niveau de correspondances, avec les neurones miroirs. Mais / Et il s’agit aussi des milliards des milliards d’individus, d’êtres. Ce serait une façon de considérer, avec cette découverte des neurones miroirs, que nous sommes en lien simultanément tant physique que psychique, et autres réalités. Ce qui, entre autres nombreuses conséquences en terme de « penser », devrait approfondir de plusieurs paliers la compréhension du psychosomatique.

Peut-être alors manquons nous d’humilité alors que le Tout (le Tao pour les asiatiques) est le tout des milliards de milliards dont nous ne sommes que l’un des éléments constitutif, unique certes mais insistons au sein de milliards de milliards (pour ne retenir qu’une image réduite aux limites des capacités de nos cerveaux pourtant si complexes mais non finis).

Alors, nous pouvons oser poser l’hypothèse que le Verbe de nos mythologies puis de nos Livres « sacrés » (faits psychosociologiques) est une des formes d’expression, en soi de création, une des formes de matérialisation, de l’ Énergie Infinie.

Voyons là, en liens et ponts transversaux interdisciplinaires, un des apports décliné de la physique quantique.

Je n’étonnerai pas celles et ceux qui me connaissent un peu, en voyant aussi là simultanément un autre lien clé de processus, soit une des façons de comprendre les phénomènes de synchronicité. Synchronicités telles que travaillées par Carl Gustav Jung (prophète du XXème siècle) en collaboration avec le physicien Wolfgang Pauli (Nobel en 1946) : lire « Correspondance 1932 -1958 » Albin Michel 2000. Avancée dans les connaissances révolutionnaire travaillée ensuite par Marie-Louise von Franz avec des Reeves, Cazenave, Solié, Pribam, Etter …

Ces continuités d’échanges contribuent à nos mutations de civilisations.

Michel André Vallée

Transfert du 1er février : un des regards des enjeux à terme

Transférées donc hier vendredi 1er février des prisons de Catalogne à Madrid pour le début de ce « jugement » sur des chefs d’accusation non fondés et dénoncés par de nombreuses personnalités et juristes occidentaux, dont certains en Espagne même. 

La justice espagnole et la caste au pouvoir en Espagne est à ce point dos au mur que l’on voit mal comment elles pourraient ne pas prononcer les condamnations, sachant évidemment qu’appel en sera fait devant la Cour européenne de Strasbourg. 

Mais la tenue de l’appel prendra beaucoup de temps. Pendant ce temps, les dirigeants « actuels » espagnols espèrent d’une part maintenir le statut actuel de la Catalogne, éviter l’indépendance en échange d’une autonomie renégociée, donc pourrir la situation et rassembler les capacités à engager une telle « négociation », d’autre part voir s’imposer en Europe une majorité d’extrême-droite d’où une modification profonde des enjeux et contextes. 

Actuellement, des manifestations franquistes se multiplient, deviennent de plus en plus violentes, ainsi préparent le terrain, pendant que les exactions sur l’ensemble de la population continuent comme depuis le referendum du 1er octobre 2017 (et en fait bien avant). 

C’est n’avoir rien compris à l’histoire et la culture catalane, la détermination de la population, … et prendre un risque énorme sur l’avenir à court et moyen terme. Bien entendu, les prisonniers sont d’ores et déjà qualifiés de criminels, et les observateurs internationaux interdits. Quoique le système de gouvernance espagnol fasse, ce procès ne pourra être que politique, en interne tout comme en externe. 

C’est toute l’Europe en laissant faire qui se tire une balle dans le pied !

Réalisme maintenant = guerre

Michel André Vallée·Vendredi 10 août 2018

Un « ami » Facebook vient de m’adresser une TRIBUNE, et me dit qu’il redoute pour ses petits-enfants un « monde de … », suite à un dossier paru dans la revue Libé. Comme quoi ce journal peut parfois publier d’intéressant articles, même si le lire me fait habituellement des nœuds dans la tête. 

Voici ma réponse, bien plus dure :

Non, nous ne leur laissons pas à nos enfants et petits-enfants un « monde de merde », mais d’horreurs.

Simple au delà de toutes les complexités (réelles et incontournables donc à partir desquelles il faudra bien travailler si nous voulons tenter quelque chose) :

  • d’ici 30 ans, la terre ne pourrait plus nourrir que 1 milliard de personnes > donc 6 milliards de trop ! Les « dirigeants « vont-ils se concerter pour des mesures radicales de sagesse (cf l’article de Boillot) ? La seule réponse qu’ils puissent mettre en œuvre qui agrée au Deep power, c’est une « bonne » guerre mondiale. La preuve, ils la tentent avec le cas Iran, qui pourrait, avec quelques coups de pouce, engager une déflagration entre , on the one hand les States + l’Arabie Saoudite + Israêl (qui vient de passer une Loi d’ « uniformisation » pas par hasard) &Co, and on the other hand l’Iran en 1er ligne plus la zone chiite + la Russie + la Chine & Co (dont la Turquie). L’UE est considérée côté States, mais des renversements sont possibles … d’autant que ce n’est pas du tout ce qu’à prophétisé Michel de Nostredame (je pense là très sérieusement malgré l’apparence) ?

– à force de manipulations ultra-quantiques, nos petits génie du CERN de Genève (et autres synchrocyclotrons majeurs) vont bien nous créer un accident bien plus conséquent que Tchernobyl ou autre, car susceptible de réactions en chaîne hors contrôle >> « Le poète a toujours raison qui voit plus haut que l’horizon ».

– le paramètre climatique : archi traité par ailleurs dont dans l’article de Boillot & al, je ne reprends pas.

etc … etc … etc. »

Or qu’apprends t-on ? Tension croissante entre l’Arabie Saoudite et le Canada avec chantage commercial, … puisque le Canada s’obstine à être exigeant sur les droits de l’homme. Ah bon, il ne se passe rien au Yémen ? Mais c’est bien sur, les tensions entre les States et le Canada (pourtant très américanisé) sont en même temps croissantes ; … et il paraitrait par ailleurs que le Mexique s’obstine (malgré le poids encore important de l’économie du crime) aussi à ne pas se coucher sous les States ! 

Etc … etc … etc …

En fait les lignes de failles se multiplient à qui veut se donner la peine de voir avec, oh un tout petit peu de recul.

Un peu plus de recul, et on peut poser l’hypothèse que la mondialisation commerciale néolibérale se rapproche de ses limites, en ne pouvant plus trop laminer les situations de vie des gens vers le bas et en commençant à dresser les classes moyennes qui se savent ou sentent condamnées par ce système. Même s’il reste encore largement de la marge et si les inégalités ne se sont jamais creusées autant depuis les « anciens régimes ». Mais l’alerte lancée à Davos ces dernières années sur les risques de « mouvements » de (voire par effet de domino « des ») peuples semblerait se concrétiser. Mauvais ça, donc changer de stratégie géopolitique globale ! Aussi grave, les rapprochements Chine – Indes (qui l’aurait cru il y a encore vingt ans) – Russie (dont les occidentaux continuent à se refuser de comprendre l’âme).

La multiplication des failles préparant la « légitimation » d’une Grande guerre est bien en route.

Les Amériques du Sud et les Afriques ne bougeraient que peu ? Que nenni, les failles de tensions sont proches d’explosions partout, ce sont nos médias qui éloignent les informations.

La newsletter du réseau GEAB, une des plus sérieuses agence de géopolitique en langue française, a annoncé l’été de tous les dangers, … en quelque sorte un peu « en creux » / Tribune de Boillot évoquée ci-dessus > nous y sommes presque.

Je sais, il existe des milliers d’initiatives en grandeur réelle de promotion de modes de vie « autrement », alternatifs, d’une économie de décroissance, de production-consommation vivrières non-industrialisée locale, etc, le plus souvent (mais pas toujours) de bonne foi. Ne pas se leurrer : à la fois beaucoup sont saines même si apparaissent à la marge utopiques, mais pour le système elles servent de faire –valoir au Deep power dominant, qui se contente ici ou là de coups de pattes. Que celles et ceux qui y sont continuent, mais sans illusions ; elles –ils pourraient bien constituer à l’avenir quelques foyers de survie-transition type Postman (bannière étoilée mise de côté).

Allez, ne tenez compte de la pensée unique actuelle que pour la connaître, et au fond lisez, relisez, faites lire Stiglitz, Morin, Klein, Jorion, & al … et pour les enfants éducation intensive de culture générale vers le haut ouverte.

En matière de spiritualité (que vous soyez matérialiste ou non mais en tout cas humaniste tolérant), ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de me voir une fois de plus conseiller un vrai effort avec Carl Gustav Jung, prophète du XXème siècle qui avait « vu » venir la Grande de 14-18, et qui est bien plus collectif qu’il n’y paraît derrière la poussée de l’individuation, … de même qu’un Onfray est bien plus spiritualiste de l’ensemble du genre humain qu’il n’y paraît, sur un mode énergie, derrière la nécessité de laïciser-objectiviser sur le fond l’histoire et la capacité de penser les choses de la vie.