C’était à la 51ème Universitat Catalana d’Estiu, … quelques traits de droit international

C’était à la 51ème Universitat Catalana d’Estiu (Université Catalane d’Été) de Prades, qui vient de se terminer ce matin. Pendant 7 jours, accès libre à des cours de haute tenue en sciences de la nature, sciences dures et technologie, santé, économie, droit, philosophie, histoire, langues, littérature, histoire de l’art, musiques, genre, politique. L’après-midi, ateliers d’interprétation et théâtre, photographie, danse, chant populaire, … et des excursions en montagne. Ainsi que de nombreux temps de débats orientés cette année sur les enjeux européens de la Catalogne (tant pour l’Europe que la Catalogne), dont particulièrement 5 moments animés par l’ANC (Assemblea National Catalana), une des plus importantes et actives associations de la société civile. Cette 51ème UCE a été honorée de la visite de Quinn Torra, Président de la Generalitat de Catalunya.

Quelques notes de  traits juridiques nationaux et internationaux saisis au fil de trois de ces temps hier vendredi 23, significatifs dans le contexte actuel.

L’histoire témoigne de nombreux cas d’écarts importants entre les écrits et déclarations de droit, et les restrictions dans leur mise en œuvre, par ex. en France entre la Déclaration des droits de l’Homme et le droit de vote des femmes qui a attendu la Libération. Actuellement écarts lourds entre le droit de manifester, le droit à l’autodétermination, … et les pratiques actuelles de plusieurs États !

La qualification de séparatisme ne tient pas du hasard. Séparatisme porte une connotation négative, préjudiciable, qui influe sur la difficulté de reconnaissance tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’Espagne. À une autre échelle, association avec « l’image » du divorce », alors que ce dernier peut être à l’évidence motivé, fondé, sans impliquer pour autant de violence ; mais séparatisme implique cette idée de violence, pourtant gratuite. L’histoire récente entre Catalogne et Espagne montre d’où est de fait agie la violence.

La question de l’égalité entre Nations (droit international) comprend la question de « ce qu’est un peuple ». Réponse (Nations Unies) : une Nation portée par un peuple tient à une reconnaissance de tous les jours, simple et évidente, « ordinaire », de ses citoyens ; elle est tout autant culturelle qu’économique, relève d’une histoire. Alors l’autodétermination est constitutive, essentielle même, des droits fondamentaux, tant collectifs qu’individuels. C’est donc un phénomène tant subjectif qu’objectif, et la pratique internationale a mis en évidence que l’objectivation de cette subjectivité se décline de la reconnaissance extérieure.

Le principe de subordination est posé par l’Espagne envers le processus indépendantiste. Là dessus, les NU font « le test de l’eau salée », soit de la proportion des reconnaissances qui font qu’il y a mélange intégré ou non intégré. Ce « test » a été quasi-systématiquement utilisé dans la période de décolonisation. Dans un État, l’assimilation peut résulter d’un colonialisme interne. La subordination y va avec l’image intégrée par le subordonné de la supériorité de l’oppresseur, puis le temps fait le mélange. Ce n’est en rien le cas de la Catalogne, tant pendant de si longues périodes de son passé depuis mille ans qu’actuellement depuis la sortie de la dictature franquiste ; mais c’est intégré dans les fantasmes conscient et inconscients de l’unionisme castillan. En France, cela fait belle lurette que la Bourgogne ne pose plus ce problème (le processus ayant commencé avec Louis XI) ; je ne choisi pas cet exemple au hasard compte tenu de la longue histoire entre Bourgogne et Flandres. La Catalogne est donc en total droit à l’autodétermination. Les violences qu’elle subit accentuent ce droit aux yeux de la reconnaissance internationale (…mais aussi  interne sachant ce que vivent 6 millions de personnes au quotidien).

L’actuel tribunal d’exception (El Suprem) dépend de toutes évidences du politique, quoique les divers dirigeants politiques aux manettes en disent. C’est un procès National et non un procès judiciaire, ; il y s’agit de transformer des actes démocratiques (menés dans une attitudes pacifique par des millions de personnes) en délit de rébellion ; le judiciaire, en ayant pour tâche de justifier le politique, en est d’ailleurs amené à se justifier lui-même. Aussi, et ce depuis tôt après le début de cette action, de plus en plus d’actes extérieurs, de sources diverses couvrant quasiment l’ensemble des champs politiques, comme chacun le sait, attestent qu’il y a là un problème de fond. D’autant plus, qu’outre les leaders, sont menés de très nombreux actes de répression sur de simples citoyens.

Mais, en regard des démarches tant vers les « prisonniers politiques » que les tentatives vers les « exilés », les décisions judiciaires actées ailleurs en Europe sont » in-entendables » en Espagne, … même si, devant les réactions judiciaires et positions « d’ailleurs » face aux tentatives, l’Espagne s’est retirée systématiquement, … n’y pouvant mais.

Mais, les faits sont là, totalement inconsistants au pénal, tous !

Mais, le succès du processus indépendantiste …signifierait la négation de l’actuelle Constitution espagnole, dont sa dimension monarchique. Pour la Justice et l’État espagnol, où s’est perdue la « prévisibilité » du droit (tel acte entraîne si attesté à l’évidence telle sanction ou non selon la Loi), … l’enjeu est de reconduire l’état antérieur ainsi que les clans qui le portent. Comme cela est impossible, les suites ouvrent à tous les possibles et tous les dangers.

À noter que la place des élus catalans au Parlement de Strasbourg est importante, pas seulement par respect de l’expression des électeurs, mais aussi car elle constitue l’expression d’une « minorité nationale », qui en soi en droit international suffit à ouvrir le droit à l’autodétermination. De plus, savoir aussi qu’en droit européen, l’immunité parlementaire est (devrait être) effective dés l’instant même de l’élection !

Une information : le 155 ne peut intervenir sur les actes du Consell per la Republica, de statut international. Néanmoins en France sur 300 kms au delà de la frontière, faire attention à l’accord de Malaga de 2002 passé entre la France et l’Espagne, en fait aux débordement éventuels d’interprétation.

Deux autres remarques personnelles :

  • admiration envers la Tchéquie et la Slovaquie qui ont su se séparer correctement, posément, proprement , et savent depuis vivre chacune en bonne entente.
  • tristesse en considérant la situation du peuple kurde, partagé entre quatre États (Turquie, Syrie, Irak, Iran) et spolié de son droit à l’indépendance depuis plus d’un siècle, droit réactivé récemment pas ses engagement courageux.

Michel André Vallée   24 août 2019

4 générations pour traverser le mur

L’observation et l’écoute d’une proportion importante des jeunes d’aujourd’hui, de ces années de collapsologie, fait trop souvent froid dans le dos. Il suffit de parler avec eux en faisant du blablacar, ou d’écouter avec la compassion ordinaire que devrait avoir un humain des parents qui cherchent à savoir quoi faire. Elles-ils ne savent pas quoi faire et s’essaient sans conviction d’une activité à une autre, papillonnent, et/ou décrivent notre société comme sans attrait, et/ou ne pensent qu’à gagner beaucoup d’argent immédiatement sans avoir à se fatiguer, et/ou commencent leurs soirées de boom par l’enivrement systématique, et/ou ne restent pas dans un emploi ou sont là à ne pas maîtriser un seul geste à l’apprentissage, et/ou se flinguent les oreilles à écouter du bruit qui n’est pas de la musique au-delà de 90 décibels … d’autres traits au tableau mais tous les lecteurs ont compris car ils les rencontrent tous les jours.

Beaucoup font des tentatives de suicides, rejoignant ainsi les cohortes d’Orange, des métiers de conviction des ex-services publics, etc … les choix de la méthode étant significatifs soit d’un appel à l’aide soit d’un départ ferme dans le vide de sens. Vide de sens au cœur de tous les traits de la dite collapsologie. Certes tous ne présentent pas ces symptômes, mais proportionnellement bien trop par rapport à avant les années 80. Et parmi les autres, une proportion non négligeable de jeunes conformistes installés dans la consommation sans être curieux plus loin que le bout de leur nez. Comme l’avait si bien annoncé après-guerre le regretté Roger Bastide (1965) nous sommes dans une pathologie sociale. Bien entendu au diagnostic une part des causes sont individuelles, une autre vient des structures et histoires familiales, mais le poids déterminant de l’environnement socioéconomique et culturel est évident. Ceux qui apparaissent « sains » sont une minorité selon des traits très divers (ce qui est « normal »), mais minorité nettement insuffisante pour porter notre société lorsqu’ils seront aux manettes. Aussi il n’est pas interdit de parler d’une génération « perdue ».

Perdue ? … pas certain à 100 % car parmi ceux qui se « débrouillent » exclus des filières des « privilégiés », la plupart se sont organisés carrément à côté des modes d’organisation de notre société, … sauf que le clivage dans la prochaine génération « aux manettes » va être encore plus profond que l’actuel entre les « privilégiés » et les « débrouillards ».

Les éducateurs soit n’ont cessés de hurler l’alerte depuis ces dernières décennies, payant avec un taux de dépression énorme qui aurait dû être traité socialement en épidémiologie, soit ont docilement suivi la mode des bisounours, … surtout ne contrarier en rien « ces pauvres petits », ne pas exiger l’effort dans le travail avec l’autorité nécessaire, se voir interdits de mettre des mauvaises notes sur des échelles ne ressemblant plus à rien, … En ce sens ils ont rejoint une partie de la génération précédente de parents qui ont interprètés de façon restrictive et orientée l’apport pourtant si riche de la Grande Françoise Dolto : l’enfant a des droits et on doit systématiquement les suivre, … quand Dolto a pourtant bien expliqué que l’enfant a tout autant des devoirs que des droits et que l’expérience de la frustration est nécessaire à condition de « parler » aux enfants. Une autre partie des parents, manquant d’éducation, s’est laissée aller au quotidien du dieu plaisir (apparent) dans le petit confort de la consommation de masse devant la télévision, surtout ne pas faire l’effort de penser et du sens critique.  « On a tout de suite à crédit», donc tout va bien, circulez il n’y a rien à se casser la tête. Maintenant ils ne bouclent pas toutes les fins de mois, mais il est trop tard … pour quelques temps. La génération précédente peut donc aussi être considérée comme « perdue », celle de l’après-après guerre et reconstruction, coulée douce sur la fin de comète des soi-disant « trente glorieuses ».

Ainsi on ne compte plus, depuis quelques années, les ouvrages, articles, panels télés et radios, … qui commentent doctement que « nous allons droit dans le mur », c’est le temps de la banalisation de la collapsologie. Commence à circuler le constat partagé que « le mur, nous sommes déjà dedans et continuons de nous y enfoncer ». MAIS quelques soient les souffrances que vivent les peuples où cela s’exprime, notamment dans ce qu’on appelle l’Occident, … la société ne bouge pas. C’est l’étonnement depuis les années 90, les gens ne bougent pas, se laissent endormir par la société du spectacle du pain et des jeux. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas encore assez « dans la m… », parce que chacun s’accroche au petit peu de minicomfort qu’il croit posséder, et pratique les trois singes devant toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus. En effet fini le temps où des peuples entiers se privaient dans l’adversité, MAIS avec des phares qui magnifiaient la Vertu, que ces phares soient ou nom des illusions à condition qu’ils soient crédibles. Maintenant c’est l’individualisme quasi-total, numérisé, … et la résurgence-résilience de nouvelles formes de collectivités liées à des innovations n’en est qu’à ses ébauches, … avec le risque des communautarismes intégristes  prosélytes qui mènent droit à des dictatures en conflits entre elles. Donc la génération qui monte entre dans une période où tout, dont le climatique et ses conséquences, annonce qu’elle va être bien plus dure, et ce n’est pas l’argent factice de la planche à billets « à donf » qui va en adoucir les rigueurs.  Là enfin, cela va bouger, et la grande chasse d’eau va être tirée, qui va tout évacuer, … évidemment avec beaucoup de casse puisque nos gouvernances n’ont pas daigné entendre ce que tous les sachants leurs prédisaient depuis quand il était encore temps. Troisième génération de « flinguée ».

Une fois le nettoyage fait, la chasse d’eau tirée fait le vide. Alors la Nature qui ne connaît pas le vide le remplira, avec d’autres humains ? Ceux là vivront une reconstruction autrement intense et difficile (car tout y sera réinventé) que celle d’après-guerre, soit une quatrième génération.

Marie-Louise von Frantz, dans son livre « NOMBRE ET TEMPS Psychologie des profondeurs et physique moderne » (La Fontaine de Pierre 1998) décrit excellemment ce qu’il en est des 4 premiers nombres, les frontières du 4, tout dans la matérialité. Il s’agit de les faire exploser ces murs du 4, …au-delà. Il est vrai que le 5 est le Nombre de l’aventure !

Michel André Vallée 10 juillet 2019

L’empire du Milieu N° 1 de l’Art mondial

La Chine première puissance mondiale du marche dé l’Art. C’était hier soir (07/08/19) un film documentaire ARTE en seconde partie de soirée. Pour la production artistique (peinture, sculpture, … à l’intérieur et en lieux publics, …) ET le marché international de l’Art, la Chine est venue à égalité et vient de dépasser les USA, … et ce sur tous les continents de notre planète. Les experts et responsables US en la matière n’y ont pas crû et fait toutes les vérifications, … et ç’est !

Le haut du panier du marché actuel des States ne s’appuierait que sur 2 signatures, les chinois sur 47, sans parler des milliers du reste des paniers. De plus, les réalisations présentées, certes modernes et engagées (évidemment) sont harmonieuses, parlantes … de mon regard s’entend.

La Chine, chez elle comme sur tous les continents, qui porte le Go (Sun Tzu) dans son ADN, applique ainsi aussi les recommandations de Macchiavel dans le Prince, … si heureusement mises en pratique comme on le voit à Florence (un des principaux musée vient d’être totalement remanié aussi y aller ou retourner).

En effet, l’Art est tout autant politique que poétique, il magnifie en géopolitique. Ainsi, non seulement par l’économie mais aussi par l’Art, l’Empire du Milieu « impose » au monde sa vision du Monde.

Et l’Europe, la vraie Europe … quoi et où … ?

Si, à partir de ce symbole fort, avec le recul, on considère l’ensemble des rapports de force entre la Chine et les USA, on comprend que les autorités “américaines” (quelle outrecuidance que de s’attribuer ce qualificatif) soient furieuses, … et pourtant … . Ce qui pourrait inquiéter, quand on observe le manque de maturité émotionnelle de trop de dirigeants des States, … c’est qu’un fou de rage appuie sur le bouton (en oubliant les sous-marins nucléaires d’attaque …) ; et alors il est à espérer que l’entourage du fou refuse la mise en œuvre, … tout comme il y a quelques temps un chef de poste avancé soviétique a eu la sagesse de nous éviter la déflagration !

Michel André Vallée Jeudi 8 août 2019

LES CODES

Une synchronicité est un phénomène apparemment original mais bien plus fréquent que nous sommes éduqués à le percevoir : sur un court laps de temps (quelques heures à quelques jours) nous (individu ou petit collectif « animé ») percevons des actes, des gestes, des paroles, des signaux dans l’environnement, qui n’ont apparemment rien à voir au plan opératoire entre eux,  ou de sources carrément distinctes qui ne se connaissent (apparemment) pas, …ET POURTANT nous y entendons, sentons, comprenons un constat cohérent à faire !

En voici une qui visiblement m’a visée cette toute dernière semaine : LES CODES.

Plusieurs personnes autour (a l’entorn en català) ont insisté pour les commenter, en plein (elle connaissait le code) et en creux (il n’avait pas les codes), toujours à propos d’’expériences sociologiques entre ce que « l’on » appelle de plus en plus « communautés », ou aussi niveaux de statut dans la société.

Bon, s’il en est ainsi, quelles couches de notre société portent des codes distincts, du plus humble au plus « plus » :

  1. Le lumpenprolétariat. On y vit au quotidien dans l’indigence quasi-totale, sans pouvoir compter sur rien. On y est malade et meurt dans la misère. On manque quasi totalement de marges de manœuvre, sauf un apprentissage à survivre au jour le jour.
  2. Le « bas de la colline »  (allusion au film « Au nom de la rose »). On a un toit partagé avec une ou deux-trois familles, recomposée ou non, et on y mange tout les jours, voire même de temps à autre on ripaille. Les tâches sont les plus élémentaires, sans qualifications spécifique, plus ou moins bien assurées.
  3. La base de la classe ouvrière ou paysanne. S’y retrouvent les manœuvres et pour les anciens la petite promotion fin de carrière Un statut social reconnu susceptible d’assurer un revenu minimum, mais des fins de mois souvent difficiles ; toujours des emprunts sauf à se priver de tout superflu.
  4. L’aristocratie de la classe ouvrière, porteurs de qualifications, de savoir faire. Dont certains même recherchés. Au fil de la carrière des contremaîtres.  Une retraite correcte assurée, jusqu’à il y a quelques années (depuis que leur réévaluation régulières aient été gelées)
  5. La base de la petite bourgeoisie,  petits commerçants, fonctionnaires non gradés. Une partie des techniciens supérieurs. La plupart pendant les « courtes » Trente glorieuses ont construit ou acquis des pavillons …
  6. La bourgeoisie moyenne, des fonctionnaires gradés, des officiers, le reste des techniciens supérieurs et une partie des ingénieurs, jusqu’à des universitaires. Cette tranche présente des niveaux très divers de culture générale et de ressources relationnelles, sa zone « supérieure » étant floue quand aux codes avec la suivante. Il s’agit plus d’un sentiment perçu d’appartenance que d’un statut. Mais les revenus sont inférieurs à la tranche suivante.
  7. La bourgeoisie très à l’aise, totalement autonome financièrement pour pouvoir voyager longtemps si besoin, offrir à ses enfants une formation visant « l’élite », assurer aisément un exil si nécessaire … Les artistes qui ont réussis s’y retrouvent.
  8. Les dirigeants publics et privés, « aux manettes » des institutions et entreprises, des gouvernances d’État.
  9. La fortune, en partie visible et en partir discrète, la partie discrète permettant de jouer un rôle conséquent au sein du Deep power.

Bien évidemment, en ce temps de mutation de civilisation (les ouvrages et films ou vidéos abondent), les CODES semblent se mêler … néanmoins ils restent reconnaissables. Alors que les ascenseurs sociaux du XXème siècle sont détruits, … comme disent souvent les « jeunes » qui entrent dans la vie vaille que vaille, on les a ou on ne les a pas !

La progression « au mérite », un de nos anciens piliers, ne compte plus. Ce sera un critère fort à reformater pour l’avenir, … car nous allons tous avoir besoin de tous, de la tranche 1 à la tranche 9.