Une âme de physicien

Le dernier astrophysicien de la génération qui vient de nous quitter, Stephen Hawking, a affirmé avant son grand passage depuis ce monde incarné, que évidemment nous irons sur d’autres planètes. Il a commencé pour nous la compréhension des trous noirs, et a eu l’intuition de notre capacité potentielle de passer au travers.  Probablement au moyen d’états ajustés de conscience.  Un autre astrophysicien, vietnamien d’origine, Trinh Xuan Thuan, va dans un SENS parent. Beaucoup (sauf ceux qui n’ont pas eu la chance d’y avoir accès) ont été séduits par la lecture d’au moins un des ouvrages de Hubert Reeves.

Albert Einstein (qui il y a quelques années a réussi à passer avant Hitler en tant qu’homme le plus important du XXème siècle de Times) était ému et faisait venir ses amis devant l’éclosion d’une fleur à l’aube ; en formalisant les bases de la physique quantique il a fortement contribué à ouvrir la voie à l’ouverture de la pensée des humains. En élargissant les limites de leur perception apparente, et aux prémices de reconnaissance des « mondes du double », tels que les présentent un Régis Boyer. Sans les dérivés de physique quantique, pas de lasers ni pas de voyages dans l’espace !

Wolfgang Pauli, prix Nobel de physique en 1946, a échangé pendant un quart de siècle avec Carl Gustav Jung et l’a accompagné dans ce gigantesque décryptage des approches de l’âme humaine, individuelle et collective (Correspondance 1932-1958 – Albin Michel Sciences – 1992 et 2000). L’analyse des rêves de Pauli a aidé à mettre à plat le fond de la pensée alchimique. On doit à Jung ET à Pauli entre autres beautés la renaissance du concept de synchronicité, pourtant connue depuis des millénaires par les Femmes et Hommes de Connaissance authentiques ; étude du concept développée ensuite par Marie-Louise von Frantz et quelques amis (dont des physiciens).

D’une part il n’est plus sérieux pour les sociétés humaines de se soumettre à une religion, quelle qu’elle soit. Les religions ne relient pas, au contraire elles génèrent le massacre entre les diverses religions, l’histoire passée et actuelle ne le démontrant que trop (pour toutes sans exception). Ce ne sont que des construits sociologiques en appui des systèmes au pouvoir, … et des processus de colonisations.

D’autre part, il n’est plus possible non plus de se barricader derrière tout matérialisme intolérant des spiritualités, même  s’auto-qualifiant d’ontologique. D’ailleurs, avec un peu de recul, il est possible d’accepter que Descartes nous a mené dans le système de pensée dit rationnel encore dominant en rejetant une série de ses rêves soit sa propre intuition (mais il a eu l’honnêteté intellectuelle de les raconter), … et nous savons que Darwin a été systématiquement valorisé par le « système » aux dépends de Lamarck, pourtant plus proche de la Nature. Un de nos plus grands philosophes français, Michel Onfray, qui s’est honoré en détricotant avec talent le courant néoplatonicien pour rééquilibrer la pensée philosophique occidentale et revaloriser à sa juste place l’athéisme, dresse le bout de l’oreille quoiqu’il en dise dans plusieurs de ses nombreux livres, bien obligé de reconnaître les subtilités des vécus sensibles. Par exemple il ne témoigne pas n’importe comment du Nord.

La phrase la plus connue de l’opéra « Les Indes Galantes », du Grand Rameau, commence bien par « S’ils sont sensibles … ».

L’authenticité et l’honnêteté intellectuelle impliquent de considérer, prendre en compte, l’intégralité des connaissances disponibles, nous venant de toutes les civilisations passées, actuelles, discernables du futur, … dans un éclairage toujours enrichi de leurs complexités. Pas d’académisme matérialiste (soucieux de l’ordre et des institutions établies), aucune censure d’où qu’elle vienne, … pas de croyances que des constats. Une âme de physicien.

La générosité implique la tolérance, dans l’exigence éclairée de la laïcité, … et l’effort permanent d’éducation de toutes et tous le plus possible qu’ils peuvent recevoir.

La vertu va avec la dénonciation expliquée, voire scientifiquement vérifiée, de tout prosélytisme, tous … d’où qu’il vienne. La vertu va avec un humanisme intégré à la Nature.

C’est une question d’éthique, dont des Spinoza et Edgar Morin développent des exemples.

Michel André vallée              1er février 2020

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