L’aile de papillon … et le cosmos

Trois documentaires samedi 14 mars sur ARTE, le premier consacré à Einstein et Hawking quand à la mécanique quantique. Le second centré sur les recherches de Hawking. Le troisième sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles par l’astrophysicienne Janna Levin.

Les deux premiers surtout intéressants en éducation populaire d’un point de vue historique, avec des effets visuels beaux et spectaculaires, malgré cette détestable habitude des documentaires scientifiques à l’américaine de répéter dix fois la même chose, comme si la majorité de la population avait un Q.I. de 80 à 90 (sur une échelle de Gauss de 200). Néanmoins il y est agréable de découvrir pour celles et ceux qui ne les connaissent pas les bases de la mécanique quantique, … quand existent encore de vieilles barbes académiques rétrogrades et conservatrices qui le dénient. Sans mécanique quantique, pas de rayon laser, pas de voyage dans l’espace, etc…

Le troisième documentaire explique que les bouleversements dans le cosmos, que ce soit la fusion de deux trous noirs ou l’explosion d’une naine blanche et probablement d’autres phénomènes, génèrent des ondes qui courent à l’infini, minimicro-perceptibles, les ondes gravitationnelles. Un projet de détection de ces ondes, afin d’en prouver l’existence et valider ainsi des intuitions ou  hypothèses tant de Einstein que de Hawking, et « d’autres », a été mené à bien aux Etats-Unis (budget fabuleux), sur plus de trente ans, le LIGO. Ce projet est matérialisé par la construction de deux pièges de plusieurs kilomètres d’emprise au sol, à Hanford et à Livingstone, soit à plus de 3000 kilomètres de distance l’un de l’autre. Et le piège a fonctionné, captant le signal sonore du passage des ondes gravitationnelles.

Les ondes gravitationnelles se propage comme des ondes sonores musicales, … qui courent elles aussi à l’infini minimicrotésimal, en entretenant quand même une plus importante amplitude. Car leur origine est un déchainement d’énergie que nous avons mentalement difficulté à imaginer ; par exemple un des signal lié à la fusion de deux trous noirs a dégagé l’énergie de 62 masses solaires (MS) !

Mais le signal est infime, comme le battement de l’aile d’un papillon.

Ce qui aide à comprendre que les mouvements des planètes dans l’espace (par exemple celui de Gaïa – Pacha Mama bleue, toute petite planète dans un coin de banlieue de notre moyenne galaxie) s’expliquent avec la plus puissante des énergies identifiées, l’énergie gravitationnelle, mais que nos perceptions sont bien incapables de sentir.

Cette année 2020 la NASA va envoyer dans l’espace le plus puissant radiotélescopes jamais conçu, et qui devrait nous permettre de photographier, donc voir, si loin qu’il remonte à plus d’un milliard d’années. Alors pourront être validés par la démonstration perceptive des paradigmes d’une conception totalement différente de notre existant, étendant la relativité de nos physiques, mais élargissant aussi nos capacités, … connaissances déjà disponibles … par les mathématiques. Les vieilles barbes ne pourront alors plus faire de freinage et prendront définitivement place au musée. Les conséquences seront non seulement scientifiques, mais tout autant philosophiques, et politiques.

Actuellement, ce que nous enregistrons, c’est la multiplication des trous noirs, qui dévorent la matérialité actuelle, et la transforment vers autre chose, … qui EST. Au centre de notre « moyenne » galaxie, un trou noir géant en pleine action.

Michel André Vallée 15 mars 2020

2 réflexions au sujet de “L’aile de papillon … et le cosmos”

  1. Merci, cher Michel, de nous avoir signalé ces très jolis exposés de si récentes et si importantes découvertes, très bien mises en perspective, et merveilleusement illustrées! Il nous reste encore à regarder la troisième émission.Une minuscule question: où sont ces vieilles barbes que tu évoques (« il y est agréable de découvrir pour celles et ceux qui ne les connaissent pas les bases de la mécanique quantique, … quand existent encore de vieilles barbes académiques rétrogrades et conservatrices qui le dénient »)?Amicalement à Mireille et toi,Gabriel 

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  2. La question est pertinente, Gabriel. En effet il peut sembler étonnant en cette période fin du XXème- début de XXIème que de telles attitudes en regard des avancées en physique chez des enseignants, plutôt ex, au niveau du doctorat, existent. Je n’ai plus le temps d’en rechercher les références, mais atteste en avoir lu et entendu. Peut-être les derniers sont-ils aujourd’hui partis ? Ce phénomène existe aussi (ou a encore résisté récemment) en biologie et en médecines. En matière de santé par exemple, on entend encore des énormités conservatrices, d’un manque d’ouverture et de curiosité condamnables, sur certaines chaines de télévision (que je ne nomme pas vue cette détestable habitude de judiciarisation qui nous vient surtout des States). Et ne parlons pas de sciences dites « molles » ! Une autre attitude proche pose aussi problème, celle de la résistance a des informations qui mettent en cause la doxa à la mode (surtout si elles risqueraient d’affoler les populations) ; je prends pour exemple l’inversion de pente de la progression de la durée de vie, pourtant avérée dans certains secteurs professionnels depuis les années 1990-2000 (donc causalités antérieures) ; alors que les combinaisons de causes en regard des détériorations de nos environnements tendraient à généraliser le phénomène, c’est encore tabou ! Je suis reconnaissant à Edgar Morin d’avoir repris un des traits que j’avais publié : « les lanceurs d’alerte sont les héros de notre temps ».

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