Les gouttes d’eau … et le balancier

Le coronavirus est donc le seau d’eau qui a fait commencer à se renverser l’outre. Seau d’eau car une pandémie mondiale représente quand même autre chose que « la goutte d’eau » qui fait déborder le vase ; … et l’outre car la forme souple qui s’affaisse est une image-métaphore qui correspond mieux à ce qui se passe que celle d’un vase rigide.

De toutes orientations politiques « on » convient que l’après ne sera pas comme l’avant. Le spectacle affligeant des gens qui se ruent dès la fin partielle du confinement, sans protection alors que le danger sanitaire est effectivement toujours là, dans les magasins et sur les terrasses, pourrait bien changer lorsqu’ils constateront les effets fort possibles de la dépression économique qui va immédiatement suivre, en fait qui est déjà là mais masquée par les mesures financières gouvernementales. On ne balayera pas d’un coup de baguette magique des décennies de réduction acharnée des coûts et des services publics contre tout bon sens. Mais la baisse de sens critique résultant des erreurs éducatives dans le confort du tout immédiat sans effort font, tristement, qu’une masse importante de gens ne réaliseront que dos au mur.

Le seau d’eau, donc une pandémie, mais une autre goutte d’eau s’ajoute, un meurtre inqualifiable qui devrait être jugé avec fermeté comme « homicide volontaire » (avec toutes les conséquences), celui du noir George Floyd. « Goutte d’eau » est une image, symbolique, car un seul homme est en effet un de plus après des centaines de milliers d’autres, pratiqués consciemment au cœur d’une culture pire qu’inique. Et cet événement, effectivement comme le relèvent les commentateurs, s’ajoute aux autres graves dysfonctionnements, réveillant de part ce surpoids d’inégalités les consciences aux Etats-Unis, puis dans d’autres Pays, dont en France.

Il est bien possible que la conjonction, certains y verraient synchronicité, d’évènements soient suffisante pour amener le balancier à modifier sa trajectoire et repartir dans une nouvelle direction. Nous sommes nombreux à avoir observé, tant dans les milieux scientifiques, que socio-économiques, que plusieurs traditions ésotériques, à chaque fois en plusieurs domaines, … que tous ont annoncé une année 2020 de changement radicaux, au delà de crises, impactant le système encore dominant. Les rapports et études, de fond ou de sensibilisation, se multiplient au point qu’il est devenu impossible de même parcourir tout ce qui est publié, en toutes langues. 2020 est et sera une année pivot.

En conséquences, certes avec résistances et réticences, les paysages politiques se modifient, … et il n’est pas évident que les propositions des acteurs issus de ces recompositions, mêmes si correctement objectivées et construites, satisfassent aux attentes et exigences des populations.

Tout ce mouvement est naturel en période longue de mutation de civilisation.

MAIS ne comptons pas que les clans de marionnettistes, ceux qui dans l’ombre de leurs fortunes et qui détiennent les « vrais » pouvoirs, se laissent dépouiller de ce qu’ils ont mis tant d’années à s’approprier, à consolider, avant de l’imposer dans la jouissance du « décomplexé » à tous les autres. Celles et ceux-là, non seulement « en sont » mais règnent au-dessus de celles et ceux qui sont reconnus à « en être », leurs affidés.

Les marionnettistes payent une partie de « ceux qui savent », assez grassement pour que ces derniers n’aient pas envie de rejoindre le commun. Les autres « sachants » sont laissés à leurs travaux tant qu’ils ne menacent pas l’ordre du système, jouant ainsi le faire-valoir ; les sanctions et pressions tombent dés que les fortunes et pouvoirs liés se considèrent touchés.

Ce Deep power est à pensée unique, et ne peut selon son ADN que réagir violemment,  spectaculairement afin d’imposer, pour défendre son statut et ses intérêts.

Il va donc, car cette fois le cumul des gouttes va faire changer d’orientation le balancier, se passer quelque chose, qui impactera lourdement de grandes masses de gens.

Il s’agira de savoir l’identifier, le qualifier correctement, vouloir et agir.

Michel André Vallée               3 juin 2020 (nous n’en sommes qu’au milieu de l’année).

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