ESSENCES

Le 19 septembre un troisième essai a été publié sur ce blog, annoncé deux jours avant.

Le titre en est Pourquoi ? Dynamiques de l’essence des commentS (avec un S majuscule à comment). Il complète les deux essais précédents Élargir notre conscience au Multivert publié en 2013, puis Passages vers l’Ère à Venir publié en 2019. Il ne fait que 69 pages, quand le premier en faisait 307 avec son complément de 2014, et le second 109 !

Les trois constituent un triptyque avec pour titre global Essences.

Mais son ambition en est encore plus folle, comme annoncé dés la page 2, puisqu’il s’agit de tenter de comprendre l’intention des dynamiques de l’essence au cœur même des matérialités-spiritualités qui constituent le Tout de ce qui existe.

Ce Tout, je l’appelle « Énergie infinie », le Sens des multiples commentS (d’où le S majuscule).  Nous sommes nombreux à voir qu’une majorité de nos maux de société, et/ou individuels, relèvent d’un délitement apparent de ce qui fait sens.

Aussi dans cet essai, je tente de nous approcher de ce qu’il en est au cœur de cette Énergie infinie, simultanément corpusculaire et vibratoire. Probablement plusieurs lecteurs vont croire que je parle là de Dieu, après tant d’autres, d’autant que j’y parle de l’âme. En rien, nous y restons fidèle à une âme de physicien et de sociologue ; d’autant que, tout comme dans les deux essais précédents, les religions y sont démontées et tout prosélytisme rejeté.

Par contre, je prends le risque encore un peu plus de me voir écarté par les matérialistes « purs et durs » tout autant que par les spiritualistes « purs et durs », puisqu’il y s’agit des paliers progressifs vers l’intrication à l’infini de la matière et de l’esprit. Encouragé par la continuité des avancées simultanées entre les regards, les représentations, tant des Femmes et Hommes de Connaissance depuis des millénaires que des physiciens quantiques et astrophysiciens depuis le début du XXème siècle dernier.

Ce risque m’importe peu, à 75 ans. Un de mes Maîtres de ce monde-ci, le regretté Renaud Sainsaulieu, me disait « Michel, pour se permettre de dire et écrire ce que l’on sait et pense il faut attendre patiemment d’avoir atteint un statut d’autorité académique, avant tu es contraint de faire semblant de suivre la doxa jusqu’alors dominante ». Je me contente de l’âge, et comme les anciens vikings de ce que ceux qui me connaissent un peu pourront dire de ce que j’aurai laissé après mon départ.

Dans cet essai,  en plein dans la rubrique mutation de civilisation de ce blog, inutile de redire ce qu’ont déjà écrit en mieux des Edgar Morin, Noam Chomsky, Naomi Klein, Yuval Noah Harari, Jean-Pierre Chevènement, Paul Jorion, Pablo Servigne, Hervé Kempf, Bernard Stiegler, Barbara Stiegler, … parmi les plus récents qui font vraiment concrètement de la prospective. Que les plus anciens qui les ont précédés, certains depuis des siècles, me pardonnent. Peut-être pourquoi l’essai ne fait que 69 pages ?

Je viens d’entendre le discours d’orientation générale sur l’État de l’Union de l’Europe de la nouvelle Présidente de la CE, Ursula von der Leyden. Enfin, l’intention officiellement annoncée de revenir sur cette règle absurde et paralysante de l’unanimité, l’intégration des réalités écologiques, le principe de fermeté envers tout État et partenaire extérieur allant jusqu’à l’ébauche des capacités à l’interventionnisme pour motifs éthiques, le rappel du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un fédéralisme qui fasse sens. Quelque part, elle me fait penser à l’avertissement de Sainsaulieu ; pourvu qu’elle ne soit pas lâchement poignardée dans le dos comme Spinoza. Un peu d’espoir donc ?

Michel André Vallée,            le 19 septembre 2020

L’ESTACA EN 2020

La chanson L’estaca, a été composée par Lluis Llach en 1968. 1968 !

L’estaca, c’est le pieu, auquel nous sommes tous attachés, toutes et tous, nous femmes et hommes du peuple.

D’abord symbole de la lutte contre l’oppression franquiste, elle est devenue  symbole de lutte pour la liberté.

Pour les catalans presque un second hymne, de portée globale.

Ce combat  est sans répit, les mains sont écorchées par les efforts incessants. Il perdure de génération en génération, jusqu’à ce que nous nous libérions tous.

Siset dit clairement que seule l’unité, partant l’action commune, permet et permettra d’en venir à bout.

Unité veut dire que nous sommes différents, pensons différemment, mais que l’objectif commun, l’indépendance, est prioritaire, unique devant tous les autres.

Foin des jeux politiques, auxquels certains se laissent entrainer derrière des prétextes tactiques, … parce que ce serait trop long d’attendre les bonnes places ?

Oui, … « ella es mes ampla i mes gran », car le franquisme est toujours présent, même pas masqué en Espagne :

  1. Beaucoup ont participé au 155, les nuits et les jours de prison et d’exil se cumulent, … et le système en place croit gagner du temps, prisonnier de ses propres contradictions.
  2. L’UE n’assure que le service minimum, et n’exige pas de l’Espagne qu’elle respecte tout simplement les droits, … droits actuels et droits plusieurs fois centenaires. UE, car les peuples des Pays d’Europe, c’est autre chose, nombreux ceux qui ne se sont pas couchés sous les exigences judiciarisées absurdes d’un autre temps.

… l’estaca de 2020, c’est le néo-libéralisme mondialisé, géré par les marionnettistes du Deep power de la finance internationale.

L’estaca, en 2020, bien au-delà de la gouvernance d’Espagne qui demeure réactionnaire, et se refuse à voir combien elle bénéficierait plus du commerce avec une Catalogne indépendante et non plus colonie, bien au-delà de la CE qui n’ose pas affirmer ici et face au monde entier ses valeurs … supposées,

Les analyses, rapports, propositions, venant de tous les Pays, et de l’ONU, abondent, … mais rien ne semble y faire.

Alors unité prioritaire, … estirem fort d’un côté et de l’autre pour la renverser cette estaca :

  1. conscience
  2. à la fois tolérance de nos différences et fermeté dans l’objectif
  3. solidarité
  4. se battre pour gagner

La Catalogne indépendante contribuera à la future Europe, humaniste, sociale, laïque, de niveau d’éducation élevé, de justice. Europe fédérée des peuples conscients de « fer pais » !

Michel André Vallée            11 septembre 2020, jour anniversaire de la Diada.

QUE VA-T-IL SE PASSER ?

Nous sommes le vendredi 11 septembre à l’aube, … avant que le gouvernement français n’exprime un nouveau train de règles qui a pourtant été annoncé par le « conseil scientifique » comme devant être difficiles.

Dans le même temps, circule sur internet une pétition  « STOP à l’interdiction de porter les masques dans la rue », dans l’esprit stop de porter les masques en général.

De nouveau des manifestations des Gilets jaunes sont annoncées pour demain samedi, et sur plusieurs panels des médias habituellement relais du pouvoir en place plusieurs journalistes d’opinions reconnaissent que les »autorités » ont peur », dans l’incertitude de maîtriser la rentrée.

En parlant et écoutant les avis des gens autour de soi, on se rend bien compte qu’une moitié des français insistent pour porter ces masques et croient dans les pronostics des médecins pro-mesures de distanciation sociale, quand l’autre moitié dénonce ces mesures et la politique de confinement suivi de dé-confinement suivie de relance de mesures de confinement menées.

En fait les médecins eux-mêmes sont partagés, et les études et démonstrations des deux logiques opposées se multiplient.

Un collectif de médecins (appelons-les légitimistes) vient de demander officiellement au Conseil de l’Ordre d’engager contre le Professeur Raoult de Marseille une procédure de condamnation voire d’exclusion, quand plusieurs campagnes de défense de Raoult se mobilisent et mettent en place.

N’oublions pas que ce Conseil de l’Ordre, comme plusieurs autres du même type, ont été institués par le gouvernement Pétain, pendant l’occupation nazie, pour renforcer le contrôle de la société.

En fait, les clivages dominants ne sont effectivement plus entre droite et gauche, quand la droite traditionnelle intègre les orientations sociales de la gauche traditionnelle, souvent au-delà des positions participatives des ex-gaullistes de gauche, et quand la gauche traditionnelle est incapable de convenir d’une unité et se tire un skud dans le pied en niant les communautarismes contre l’avis devenu dominant de la population.

Toutes les cartes et tous les repères sont brouillés.

Et le ton monte, les gestes d’agressivité, d’incivilités, deviennent de plus en plus banaux et intenses. Les violences au quotidien, de plus en plus proches de l’acte gratuit, sont amplifiées en boucle par les médias de sensation, qui ressemblent de plus en plus aux tabloids anglais.

Il était sociologiquement devenu évident que la majorité de la population, qu’elle l’exprime en clair ou non, ne fait plus en rien confiance aux gouvernances. Ce sont dorénavant les « élites » instituées, les autorités académiques (dont médicales) qui sont clivées d’une proportion majoritaire de la population, y compris d’une part importante des élites au sens général du terme.

Dans la police et dans l’armée des mouvements de contestation circulent. La  « justice » est de plus en plus pointée, les pratiques vues comme permissives dénoncées.

Le ton continue à monter, de toutes parts ; ainsi un des leaders de l’écologie en France vient-il de publier, au Seuil s’il vous plait, Que crève le capitalisme ce sera lui ou nous. Articles, analyses, ouvrages, venant d’auteurs identifiés tant à ex-droite qu’à ex-centre qu’à ex-gauche, abondent dans le même sens depuis des années.

Ce qui se passe en France se passe aussi avec quelques variantes dans de nombreux autres Pays, quand les Étas-Unis sont en état de pré-guerre civile, que l’infâme Président en place soit réélu ou non, et où l’armée s’interroge pour intervenir.

La Turquie d’Erdogan s’en rapproche, la perte des villes d’Ankara et d’Istambul pour le Parti de ce dernier le menant à exacerber les pressions extérieures. Or la Turquie est la seconde armée de l’OTAN, sur l’avenir duquel la CE est partagée.

La révolte ouverte continue en Algérie et en Biélorussie, mais la guerre à l’est de l’Ukraine « discrètement » aussi (la Russie ne lâchera pas).

L’Afrique sub-saharienne continue de s’embraser. Et le Brésil …!

Etc … etc … etc …

Que va-il-se passer ? … Dans quels sens ?

S’il ne se passe rien, ou presque, nous continuons à aller tout droit vers « Le Successeur de pierre » du visionnaire Jean-Michel Truong (1999). Lisez-le vite si vous ne l’avez déjà fait.

Et ici et maintenant ? Arrêtez de dormir dans vos chaumières. Exprimez et débattez de ce que vous croyez vrai, juste, beau, partout où cela vous est possible. Le reste suivra alors peut-être.

Michel André Vallée