ET LE NIVEAU D’ÉDUCATION, BORDEL !

Puisque apparemment les États-Unis seraient encore pour quelques temps la première puissance mondiale (quand en fait la Chine l’est déjà comme une conférence publiée sur mon blog l’expose), tous les médias (internet, radios, télévisions, papiers) analysent ce qui s’y passe et tentent de percer le pourquoi du comment de ce qui nous étonne.

Nous sommes le samedi 7novembre 2020, à 3 Hs du matin, et quand le dépouillement de la Géorgie s’achève et que la « dynamique » des votes en Pennsylvanie demeure stable, il est devenu clair que le candidat démocrate Joe Biden ne pourra plus être rattrapé par le Président sortant républicain Donald Trump. J’ai passé une partie de la nuit à suivre les commentaires sur le complexe processus américain (quelle outrecuidance de s’appeler « américain » au déni de tous les autres) de dépouillement et d’élection par grands électeurs (soit une institution injuste et inégalitaire). Après l’écoute de N. experts et « citoyens  lambda » interviewés, un européen peut finir par comprendre. Et, en recoupant plusieurs sources, ressort un trait déterminant majeur des votes : le niveau d’éducation !

En effet, la scrutation attentive des résultats compté par compté au cœur de chaque État démontre que, contrairement aux idées reçues, D. Trump a gagné des voies dans les populations dites « de couleur » et dites « latinos », quand J. Biden a gagné des voies dans la population des « hommes blancs » !  Et ce en quantités suffisante pour contribuer à amener chacun des deux candidats à rassembler plus de 70 millions d’électeurs (du jamais vu qui dépasse même les scores d’Obama) et retourner les situations antérieures ; donc sans appel. Or, ce qui distingue au principal l’orientation des votes quad on descend le microscope au niveau des contextes des comptés, c’est le niveau d’éducation général ! Avec de tels effectifs, très probable qu’une analyse de combinaison des corrélations entre facteurs qui influent les votes, serait effectivement sans appel.

L’éducation  serait donc plus déterminante que tout autre facteur pour induire les personnes dont le niveau est faible à adhérer à un discours dit « populiste », outrancièrement martelé depuis des mois par le candidat-Président Trump, lequel est reconnu come « des nôtres » (quand à l’apparence soigneusement entretenue en oubliant son statut financier) ; plus déterminant encore que l’économie (mais à quel prix en regard de l’écosystème). C’est une méconnaissance qui a couté cher à « l’élite » démocrate, déjà il y a quatre ans !

Osons généraliser : il est devenu reçu que dans de plus en plus de Pays la dialectique dite « populiste » est retenue par de plus en plus de gens, quand ces derniers ne font plus confiance aux propos de la classe de l’establishment qui entoure les dirigeants, et quand les classes moyennes sont laminées. D’où les récriminations et manouvres de culpabilisations desdites classes dirigeantes.

MAIS, comment dénier plusieurs décennies de politiques de laxisme et de déni de la lente dégradation du niveau scolaire, puis universitaire (exceptés les privilèges des grandes écoles), de réduction de la diversité et complexité des connaissances à une doxa de pensée unique, de poltronnerie devant les dictatures de radicalisation dites « religieuses » croissante (qui toutes s’en prennent à la Connaissance) …

Inutile de continuer, ces quelques traits suffisent à resituer les cris d’alarme critiques exprimés depuis de nombreuses diverses sources ces dernières années. Les manifestations tout comme les Rapports ne manquent pas, trop souvent rejetés aux paniers, ou dispersés soit à coups de grenades de désencerclement soit avec la verroterie de quelques petits milliards …

Beaucoup de jeunes sont mobilisés aux States, qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont là où leurs ainés les ont menés. Mais dans tous les Pays, cette variable (la montée des jeunes) comptera de plus en plus face à une caste d’anciens devenus hors sol, décalés d’avec les nouvelles réalités systémiques, aveugles dans le confort de la consommation néo-libérale mondialisée et de TINA (There Is No Alternative). Dans ce contexte global de fin d’empire romain, les jeunes seraient-ils porteurs d’espoir ?

Puisqu’il est « elected », le nouveau Président aura tout intérêt à intégrer tout cela.

En attendant, versus chinois, rien n’est négligé en matière de niveau d’éducation, générale et en toutes disciplines, … mais pardon c’est vrai, ils savent jouer au Go dans le long terme.

Michel André Vallée

Il m’a immédiatement été demandé : pourquoi ce choix de photo ? Car il est toujours utile et nécessaire de prendre un peu de recul pour voir les choses simultanément en plein et en creux, et car l’iceberg n’est parait-il que 10 % de la réalité.

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