DES RÉFÉRENCES DE L’ÉTAT DE DÉGRADATION

Plusieurs commentaires au billet « Vers une révolution-réaction » (blog «  arcencielxcristal.com «  et mur Facebook et diffusion internet) du 28/07/21 m’amènent à publier cette longue liste d’ouvrages qui font références, certains plus ou moins polémiques mais tous objectivés. Probablement l’équivalent doit exister en langue anglaise, en langue allemande, en d’autres langues. Voici :
« Totalement inhumaine », de Jean-Michel Truong -2001
« Effondrement », de Jared Diamond – 2006
« La voie pour l’avenir de l’humanité », de Edgar Morin -2011, suivi de « Changeons de voie les leçons du coronavirus » en 2020
« La cause humaine », de Patrick Viveret -2012
« S’approprier les clés de la mutation », de Christine Marsan – 2013
« Fin de l’Occident naissance du monde », de Hervé Kempf -2013, suivi de « Tout est prêt pour que tout empire » en 2017 et « Que crève le capitalisme » en 2020
« Comment tout peut s’effondrer », de Pablo Servigne et Raphael Stevens – 2015
« Le dernier qui s’en va éteint la lumière », de Jean Jorion -2016
« Un défi de civilisation », de Jean-Pierre Chevènement -2016
« L’Âge de la régression », Dir. Heinrich Geiselberger -2017
« Qu’appelle-t-on panser ? L’immense régression », de Bernard Stiegler -2018, suivi de « La leçon de Greta Thunberg » en 2020
« L’humanité en péril Virons de bord, toute ! » de Fred Vargas – 2019
« Crépuscule », de Juan Branco -2019
« 21 leçons pour le XXIème siècle », de Yuval Noah Harari -2018
« Il faut s’adapter sur un nouvel impératif politique », de Barbara Stiegler -2019
« Sommes-nous encore en démocratie ? »; de Natacha Polony -2021
Que l’on me pardonne ceux que je ne connais pas. Je ne cite pas non plus dans ce billet ceux d’avant 2000, … et pourtant les premières alertes remontent aux années 60.

Quand à l’aspect cartésianisme, deux autres ouvrages, plus anciens et déjà cités plusieurs fois dans mes papiers, se complètent :
« L’erreur de Descartes », d’Antonio Damasio. Consulter les autres travaux de Damasio et de sa lignée de recherche en neuro-sciences.
« Rêves d’hier et d’aujourd’hui », de Marie-Louise von Frantz, fidèle de Carl Gustav Jung, qui a franchi le pont (arc-en-ciel ?) entre le monde académique validé par la communauté scientifique et les « mondes du double » appelés par les anthropologues et ethnologues « chamanismes » depuis Mircea Éliade, Régis Boyer, tant d’autres, et que j’ai appelé avec d’autres « monde des femmes et hommes de connaissance ». Jung, prophète de son temps, s’était abstenu alors de franchir ce Rubicon afin de préserver la reconnaissance scientifique, pourtant validée avec le physicien prix Nobel Wolfgang Pauli, et ne pas repousser celles et ceux qui allaient travailler sur ses apports. Depuis d’une part Jung a permis à ses descendants de publier « Le livre rouge », d’autre part la pensée quantique s’est développée et continue aujourd’hui bien au-delà, quand les pratiques chamaniques ancestrales sont entrées ces quinze-vingt dernières années dans le champ des expérimentations scientifiques par divers travaux de neuro-sciences (« La diagonale de la joie » de Corine Sombrun- 2021).
Ceci n’est pas une critique contre Descartes bien entendu, sachant d’autant plus à sa décharge que dans la révolution culturelle d’alors mieux valait être prudent en regard des procès des autorités politiques et culturelles : Giordano Bruno a quand même été brûlé vif à Rome ! « On » brule encore aujourd’hui en France des Montagnier, et « on » a jeté en asile psychiatrique un Fourtillan !
Quel dommage que le séminaire dirigé par le Professeur Joêl Thomas, sur imagination et neurosciences, à l’Université de Perpignan, n ‘ai pu être mené à terme du fait d’évènements.

En 2006 a eu lieu une conférence internationale du European Network for Workplace Health Promotion à Linz (Autriche). J’avais préparé un papier sur les premiers signes de réduction de l’espérance de vie depuis les années 1995 dans certains secteurs professionnels et liés plus généralement à l’état de stress. J’ai du être remplacé. Ce papier a disparu ! Considérons que le Covid et ses variants actuellement font le job …

Michel André Vallée 29 juillet 2021

VERS UNE RÉVOLUTION – RÉACTION ?

Ainsi dans l’émission connue « C… dans l’air » de lundi 26/07/21, on apprend que d’après des sondages « sérieux » 35% des français seraient contre le passe sanitaire et l’obligation de vaccination quand 53 % seraient pour ! Quand « on » considère que cette émission sous couvert de débats « objectivés » tente de passer ce que la bien-pensance au pouvoir souhaite que nous « comprenions », … « on » peut entendre que 35 % , quand même, ce n’est pas rien.
Un tiers de la population française, en soi, représente la proportion suffisante et nécessaire pour entraîner un renversement, au-delà du seuil de base de 5 % de militants engagés indispensables à toute révolution. En effet, simplement, un tiers ç’est un convaincu qui parle à un autre indécis quand le troisième reste indifférent et de toute façon regarde ailleurs (les résultats à 70 % sont toujours considérés comme victoire indéniable … s’il s’agit de l’ensemble de la population !).

Or dans la crise/politique de santé actuelle, ce tiers correspond, bonus-malus, à des gens conscients des raisons de leur » réaction ». Ils sont conscients, notamment, du refus de se voir injecter des produits dont les effets secondaires sont méconnus, potentiellement dangereux pour une proportion de vaccinés au vu du cumul (par déjà dizaines de milliers) des effets secondaires graves, soit de servir de cobayes à Big Pharma (ainsi que me l’on expliqués plusieurs médecins parmi les pour et les contre). Voire pour une partie ils sont au courant des travaux de scientifiques et médecins de renom qui démontrent, de plus en plus nombreux, la dangerosité et/ou l’inefficacité des ARNm et de leurs protéines spikes, alors que des traitements par médicaments validés de longue date auraient été adaptés, oh combien moins coûteux, et que nous ne subirions alors collectivement pas les vagues de variants.
Celles et ceux de de ce tiers sont de plus conscients de la restriction sans précédent des droits et garanties fondamentales de notre société pour lesquels nos anciens se sont battus et sacrifiés depuis deux siècles d’histoire de la France, et à d’autres périodes pour d’autres Pays.

Par contre les 53 autres % soient gardent confiance dans les gouvernements actuels, politiques avec autorités médicales. Soit ils se sont laissés manipulés par l’exploitation de la peur de la mort (absurde en regard de l’analyse comparée par périodes des chiffres entre pathologies et Pays), soient ils sont victimes de leur attachement ou même addiction à la consommation « démocratisées» ou de luxe apparent. Avec un peu de recul historique, beaucoup parmi eux qui ne peuvent se passer de loisirs immédiats et ont renoncés depuis des décennies à l’effort soutenu ressemblent aux « bœufs » tels que les qualifiait le Général. Il convient de penser cependant au fait que beaucoup sont dans la méconnaissance de l’ensemble des données scientifiques disponibles en la matière, données pour le moins particulièrement variées.
Qu’ils en soient conscients ou non, les arguments tronqués rabâchés chaque jour (par exemple sur les chaînes d’information continue souvent avec violence et culpabilisation), par une partie du corps médical demeurant soumise à un Ordre issu du pétainisme, a beau jeu. Cette part du corps médical reste bloquée dans les « principes » de la médecine occidentale soi-disante « cartésienne » partant dans la prescription chimique, et ne veut rien entendre des riches apports de l’ensemble des champs des autres médecines (issues des cultures telles chinoises et indiennes ou biologie russe, de l’homéopathie, même de l’herboristerie, bref de l’entretien préventif des terrains, … jusqu’aux vaccins dans la tradition des Koch et Pasteur … !).

Mais d’où vient donc la violence culpabilisatrice sur les plateaux des médias de forte audience ? … de quoi a-t’on peur vraiment ? Je ne peux là que me répéter en recommandant la lecture de l’intégralité de l’excellent dossier « Vous avez dit complot ? » du Monde diplomatique N° 735 de Juin 2015 ! Ce dossier démonte, exemples pertinents à l’appui, les procès d’intention retournés de « complotisme, … de plus trop souvent dédaigneux (à tord).

L’argument de la responsabilité collective qui l’emporte sur la liberté individuelle porte, certes, mais à condition qu’il soit intégralement porteur de sens, ce qui est loin d’être le cas des affirmations péremptoires non ou trop partiellement fondées et contradictoires de manière trop répétitive depuis fin 2019 : une vraie débandade visant visiblement à imposer « avant que l’on sache ». Calcul dangereux pour leurs auteurs et conseillers car de toute façon la réalité ne pourra que ressortir au grand jour, … mais plus ou moins tard.
Par contre, le double argument de nos fondamentaux institutionnels historiques d’une part, et de l’insuffisance potentiellement létale de validation des « nouveaux » vaccins d’autre part, devraient l’emporter en toute logique, … autant que possible non émotionnelle.

Ainsi nous vivons une fracture profonde de plus des populations constituant le peuple français, quand tant de fractures nous sapent et réduisent déjà. Ne nous leurrons pas , même celles et ceux qui cèdent aux conditions du passe sanitaire par calcul et confort ou soumission savent qu’ils le font contraints. Cela aura des conséquences sociétales et politiques.

Stratégiquement, les 35 % conscients et actifs devraient agir la réaction populaire nécessaire quand les 53 % semblent majoritairement faire suiveurs (poussés par quelques hurleurs). Il est possible que la réaction déjà émergée se développe car les intérêts supérieurs de la Nation sont en jeu.
Ne parlons même plus de la situation économique, … nous savons tous que nous mettrons longtemps à en payer cher la restauration de la gabegie. Parlons du redressement de l’état de dégradation et de soumission où notre civilisation s’est laissée descendre.
Les renseignements fonctionnent, partant les pouvoirs actuellement en place savent parfaitement que le corps social, qui a perdu confiance en ses « gouvernements » et la partie de la soi-disante« élite » soumise, vit un état pré-insurrectionnel. Nous en sommes toujours, et pas seulement en France (« but l’am not the only one »), à un état pré-1789 ou pré-1905, … comme je l’expliquais dans un billet du 15 novembre 2018 (Facebook et le blog « arcencielxcristal.com «). Les Gilets jaunes ont constitués la première vague, les anti-passe sanitaire constituent la seconde vague …

Nous savons qu’une partie de l’armée (d’active et en retraite) et des forces de polices attend qu’un vrai leader se lève pour « retourner les crosses ». Ce leader pourrait émerger d’orientations culturo-politiques très différentes (ce qui importera peu s’il existe). Cependant, en l’état en France, l’extrême-gauche s’est disqualifiée (alors que tout le reste de son programme était largement apprécié y compris à l’extrême-droite)) depuis le « droit du sol » posé à Marseille; dans le même temps la « gauche de gouvernement » traditionnelle continue de sombrer, seuls quelques individus ressortent. Un des traits forts encore dénié est, quitte à être pointé (fondé ou non) de raciste, que la démographie est trop déstabilisée par les émigrations du Sud, quand les précédentes venant de Pologne, Italie, Espagne, Portugal, Indochine, ont été assimilées. « Au-dessus », l’Europe qui continue de se coucher sous les États-Unis n’apparaît plus pour une majorité d’européens comme un phare d’espérance ; TINA (le there is no alternative de Thatcher + Reagan & al) couplé au technocratisme hors-sol l’ont coulés. Personnellement, ce me sera une des plus lourde déception de cette vie-ci.

En France (ainsi que plusieurs autres Pays), un épisode autoritaire ferme apparaît aujourd’hui incontournable. Il viendra de la réaction à l’autoritarisme outré actuel, et aura des effets révolutionnaires, avec ses espérances de sortir des dégradations tout comme avec ses coûts.
Bien de la casse sera alors inévitable, toutes et tous nous vivrons les pleurs et les grincements de dents.

Aussi, soyons assez nombreux à tout faire pour préserver et actualiser nos traditions humanistes et sociales.
Nous sommes nombreux à avoir honte de l’état du monde que nous laissons à nos enfants et petits-enfants, de l’usage « vers le bas » que nous avons fait des soi-disantes « 30 glorieuses », des « consentements » qu‘une majorité aveuglée par la consommation vulgarisée a imposé à ceux qui recherchaient, au contraire, à exprimer les richesses de l’humain.
Tout cela est devenu insupportable, et il ne reste plus grand chose à perdre. On m’a déjà objecté que c’est bien autre chose dans une « vraie » guerre : ce n’est en aucun cas une raison pour détruire ce qui a été construit, laborieusement et/ou passionnément … et régresser.

Autrement dit, il convient effectivement de se préparer à traverser des temps durs et difficiles.
Développons nos capacités au mieux de leurs dimensions potentielles, dont perceptives et intuitives, pour limiter les casses des grands enjeux actuels, d’abord les dérèglements climatiques (qui trouvent aussi une partie de leurs causes dans le consumérisme effréné de masse).

Sur un autre plan au premier abord hors sujet, mais en fait inséré-masqué et parmi les prioritaires car un autre risque de dissociation des populations se dessine, développons-enrichissons nos potentialités encore inexploitées afin de nous tenir à hauteur d’équilibrer les développements, quand déshumanisés, des IA (Intelligence Artificielle), … et au contraire en tirer ouvertures et non pas esclavages.

Pour traverser le « dur », multiplions l’organisation d’interconnexions entre les multiples initiatives « éclairées ». Assurons les solidarités de nos diverses proximités.

Dans l’immédiat, puisque l’on supporte nettement moins bien les variants du Covid que la grippe espagnole ou le VIH, l’immunité collective recherchée résultera d’une saine et équilibrée alimentation, la plus naturelle et la moins industrialisée possible, comprenant une juste proportion de légumes, dans une hygiène de vie tonifiante (qui alors supporte aisément les débordements festifs seulement de temps à autres) soit au moins une pratique sportive, dans l’attention à réduire le plus possible l’exposition aux facteurs de stress (qui alors supporte aisément les évènements où il est utile de tout mobiliser en urgence), dans la pratique d’une médecine plurielle et ouverte à toutes les connaissances disponibles sur cette planète en l’état (afin d’y trouver les préventions et thérapies adaptées à chaque cas chacun étant unique), … dans l’encouragement de notre société à développer systématiquement les niveaux d’éducation générale (induit et affine le sens critique partagé).
Politiquement (au sens noble de politique), cette pandémie mondiale justifie une fois de plus la nécessité urgente de refondre tant la Constitution française que la Constitution européenne. Celles et ceux qui « lacheront prise » pour faciliter ce processus s’honoreront.

En l’occurrence, la sagesse des anciens, pour ma part je la lis dans la combinaison de La Boétie, Voltaire et Victor Hugo … d’où mes options quand aux Covids. En matière de sagesse, en langue française, Edgar Morin qui vient de cumuler ses 100 ans, nous a proposé ces toutes dernières années les orientations politiques, réalistes car complexes.

Michel André Vallée 28 juillet 2021

QUAND LES ENFANTS NÉS EN 2021 AURONT 30 ANS

Pénurie d’eau, exodes, malnutrition, extinction d’espèces … . Le pré-rapport 2021 du GIEC, obtenu par l’AFP (source HuffPost), constate et annonce que les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité vont s’accélérer, … et devenir immédiatement palpables à tous (plus ou moins selon les zones) bien avant. Lire ce pré-rapport. Pourquoi ne pas dire continuer de s’accélérer, puisque l’accélération de ce trait majeur de l’anthropocène est déjà palpable depuis les grands incendies, la fonte de presque tous les glaciers et la pollution généralisée (terre, air, eau), soit les années 90.

Nos enfants actuellement jeunes et petits-enfants (pas plus tard) le vivront douloureusement, et nos civilisations et systèmes de société ne sont pas prêts. Le rapport n’ajoute pas, mais nous le savons, que les résistances des détenteurs de pouvoirs de retours d’investissements à court et moyen terme à deux chiffres, tout autant que les habitudes de confort et de consommation de simili-luxe des « masses » d’habitants des zones ‘nanties », se refusent à changer et s’adapter.

Or des choix radicaux de transformation des processus et des comportements à tous les niveaux (individus, communautés, entreprises, institutions, gouvernements) sont incontournables si nous voulons tous réduire ce qui est déjà inéluctable. Nous devons redéfinir de façon drastique notre mode de vie et de consommation.

Or c’est bien là que le bât blesse. Si des milliers d’initiatives de bonnes intentions sont en cours dans tous les Pays (même dans ceux en Révolution civile tel le Belarus actuellement pour citer un Pays « nanti »), toutes ces actions sont insuffisantes en regard du besoin planétaire systémique global. Quels États ont ou auront assez de clairvoyance, de détermination, et de courage face à ses populations, pour s’y engager résolument ? Les constats depuis les Accords de Paris, par exemple, sont carrément décevants, au point que des États (dont la France) commencent à être attaqués en justice pour ne pas agir assez. Une autorité solide et respectée est nécessaire.

Prenons du recul et observons les traits dominants de chaque grande puissance influente.

Une seule puissance témoigne des caractéristiques nécessaires : la Chine. C’est le seul Pays dont l’organisation politique et la culture dominante de sa population permettent des investissements volontaires et massifs à long terme.

La Chine est déjà, quoique la majorité des médias occidentaux prétendent, la première puissance mondiale. Le yuan a commencé à remplacer le dollar, la Chine est devenue l’alliée de la Russie puisque l’UE a trop repoussée cette dernière couchée qu’elle persiste à être sous les USA et l’OTAN. Mais les nouvelles routes de la soie progressent pour assurer la jonction Chine-Europe. Et le second gazoduc Russie-Allemagne vient d’être débloqué (principe de réalité qui s’impose enfin). Or l’approvisionnement en énergie, partout, est clé.

On entend et lis encore que la puissance militaire américaine reste la première et assure sa domination (qu’elle a acquise « grâce » aux deux guerres mondiales du XXème) ; c’est inexact. En effet que valent 10 porte-avions quand les USA ne sont plus en état d’assurer sur terre plus de deux conflits armés de front. Même en 1945 le front à l’ouest n’a réussi à s’imposer (à quel prix !) qu’avec les millions de soldats sacrifiés à l’est en même temps, et il a fallu les deux bombes atomiques sur le Japon pour que la Russie ne l’emporte pas de ce côté là. Les USA viennent d’abandonner la Syrie (honte historique envers le peuple kurde), l’Irak, et l’Afghanistan livrée à la barbarie des Talibans (que la CIA à l’origine a armés contre l’armée russe). Quand la Chine dispose de la première armée terrestre, bien équipée et motivée.

En Afrique, il est clair dorénavant que Chine et USA investissent (depuis longtemps) pour remplacer les français à l’Ouest. Évidemment que la Chine va l’emporter, car, comme développé dans une conférence disponible sur le blog «  arcencielxcristal.com « , la Chine joue avec excellence au jeu stratégique de Go, emblématique de sa civilisation depuis des millénaires, … et ce systématiquement sur tous les damiers, se jouant des complexités inhérentes aux réalités de l’existant. Il y a longtemps que le damier africain est travaillé, ce qui complétera les assurances d’approvisionnement tant en matières premières dont « rares » qu’en vivres. Les USA n’y pourront mais, leur stratégie de colonisations violentes n’étant pas appréciée (de même en Amériques latines dont nous reparlerons).
Une fois puissance dominante en Afrique, dont de l’Ouest, la Chine règlera méthodiquement le problème de l’intégrisme islamique, ce que nous nous révélons incapables de faire.

Le Japon et l’Australie ne pourront que passer alliances sous conditions avec la Chine : principe de réalités sur d’autres damiers.

Seule l’Inde va être en mesure de pondérer cette consolidation de la nouvelle domination mondiale. Le Pakistan sur son flanc ouest ne sera qu’un sous-problème, même dur.

Ainsi seule la Chine va être la seule en mesure d’amener les transformations drastiques nécessaires pour réduire les impacts des effets de nos insouciances sur le climat. Elle y est aussi fortement incitée de l’intérieur car elle en est aussi victime sur une large étendue de son territoire et leurs populations. Elle s’y est d’ailleurs déjà résolument engagée.

Au delà, la Chine va être et elle est déjà confrontée à une autre impérative nécessité : celle des valeurs « nouvelles » auxquelles adhérer. L’Occident continue de se déliter ayant renoncé aux valeurs qui soutenaient ses civilisations (elles étaient plurielles). Les valeurs sur lesquelles s’appuient les Pays islamistes sont de contrôle entretenant une profondeur insuffisante d’éducation générale (malgré la valeur de ses philosophes de siècles passés) ; ce qui ne résistera pas à la banalisation des nouvelles technologies de l’information. Il est d’ailleurs significatif de constater que les mouvements soufis y sont persécutés.
La Chine pourrait avoir l’intelligence et la subtilité, luttant en tête contre les dommages à cette planète, de re-développer une structure de valeurs du fait même déclinée de la redécouverte des liens de l’humain avec la nature dont il fait partie. C’est dans ses traditions, mais ce sera pour plus tard, peut-être même bien plus tard, Plus tard que quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans ; ceux-là, que nous n’avons pas épargnés, vont devoir se battre dur, dans des systèmes de liberté totalement refondus.

Michel André Vallée 23 juin 2021

Premiers commentaires sur le mur Facebook :

  • Pascale Flavigny Intéressant ,Michel André Vallée ,mais il faudrait alors dans ce lointain futur que la Chine ne soit pas un état d’IA totalitaire. 
  • En ligneMichel André Vallée Merci pour votre intérêt. Vous avez compris que ce billet est une réflexion prospective, et non le signe d’un accord à 100 % avec le régime chinois actuel. De mon point de vue, ce régime va perdurer tant que le rétablissement historique de la Chine « au Milieu » ne sera pas complété, avec la force de motivation de la majorité des chinois, puis (le balancier lui continuant son chemin) évoluera pour s’adapter aux besoins d’équilibres de la position internationale acquise. L’IA va continuer d’être en soi totalitaire partout.
  • BillyNicolette Rigo Analyse fort intéressante et plus que probable…

100 ans, pensée claire transcende le complexe

Ainsi, hier soir 9 juin 2021, Edgar Morin, qui aura 100 ans le 8 juillet prochain, a répondu pendant 1H30 à François Busnel dans son émotion La Grande Librairie. Œuvres, vie sociale, vie personnelle. Ce que j’en ai retenu, respectant le contenu et le plus possible l’expression.

Vivre plutôt que Survivre, … d’où son engagement dans la Résistance malgré l’évident risque de mourir jeune. S’engager dans ce que l’on voit juste est Vivre, se protéger dans le confort sans risque n’est que Survivre.

De Marx à Héraclite, soit de la pensée judéo-chrétienne laïcisée MAIS qui a menée au stalinisme identique au nazisme, quand Héraclite reste la pensée humaniste intégrant vivre les contradictions, la réalité des antagonismes, le sens critique complété du doute en toutes choses. Puis, sur les dernières années, la sagesse et la convivialité de Montaigne.

Des contextes marquants : Salonique de l’enfance, l’éveil à l’action avec Les Maîtres Chanteurs (ou Le Vaisseau Fantôme), la douce et belle Toscane de la famille maternelle.
Chaque être, par sa vie, vie une aventure, … où on ne sait jamais rien à l’avance.

Cette période à ses yeux est d’ailleurs marquée par voir l’incroyable, l’apparemment impossible, devenir réel.
Ainsi l’humanité qui détruit, ravage, cette planète pourtant si équilibrée pour la vie après des milliards d’ans de structuration et adaptations.
1945 : la bombe atomique dont le risque d’anéantissement des humains et d’une bonne partie du vivant s’accroît avec la multiplication des armes et des sites.
1972 : la mise en évidence de la dégradation de la biosphère, puis son accélération, puisque rien n’y fait, … la prise de conscience restant insuffisante pour être déterminante.
1980 : l’émergence du trans-humanisme. Complété par l’intelligence artificielle (I.A.) et ses développements fulgurants, nous avons engagé notre métamorphose dans un Homme « augmenté ». Que l’évolution de l’homme continue, cela a toujours été, MAIS risque terrible qu’elle soit réservée à une élite !
1989 : le marché planétaire, le néolibéralisme s’imposant malgré les apparences sur toute cette planète, avec ses dramatiques inégalités, elles aussi croissantes. L’argent devenu valeur unique primordiale, … ce qui signifie que le but humaniste, porté depuis la plus haute antiquité, n’est pas réalisé.
Pour de nouveau continuer vers l’humanisme, un accroissement de conscience est nécessaire, … mais le vide politique est gigantesque.

Par l’individualisme systématique, dégradation des solidarités, de famille, de clan, de village, de quartier, de culture, de Pays, internationales. Quant le Je et le Nous sont à l’évidence complémentaires.

La convivialité essentielle d’Ivan Illich se complète par le besoin de reconnaissance pour tout humain de Montaigne.
Comprendre le complexe, prendre en compte toutes les diverses composantes de la réalité, être préparé à assumer le complexe.

Tout ce qui existe étonne (les oiseaux, les fleurs, les cruautés diverses de tant de gens), … étonne car on ne dispose pas de la clé de connaissance. Partant, accepter de gérer le risque d’erreurs, les illusions du savoir, toutes les illusions.

Malgré les désillusions, garder les aspirations, les espérances, même si elles ont peu de probabilités d’être réalisées.
Notre époque est régressive, et nous pouvons redouter le néo-totalitarisme, … où tout est contrôlé, soit une illusion d’UN savoir qui s’impose violemment à tous.
La prise de conscience n’est pas encore là, … d’une toute autre dimension que des bribes ici et là.

Le hasard est une impossibilité algorithmique ; on ne peut dépasser le hasard.

Vouloir une vie « réussie » n ‘a pas de sens, n’existe pas ; le bonheur ne correspond qu’à des moments « cadeaux ». Les évènements aident beaucoup aux choix d’orientation d’une vie ; nous sommes ce que nous avons rencontré.

Le monde actuel est d’une folie cruelle. L’expérience devrait donner des leçons de vie, la sagesse consistant à ne pas recommencer les mêmes erreurs.

Puis-je recommander son avant-dernier ouvrage (parmi plus de 30 autres), Les souvenirs viennent à ma rencontre, Fayard, 2019, … qui vient de sortir aussi en format Poche.

Michel André Vallée 10 juin 2021

CATALUNYA, POUR QUEL PROJET ET PROGRAMME ?

Les constats de fond de l’attitude espagnole sont multiples. Outre le traitement des prisonniers politiques en contradiction flagrante avec les règles internationales et l’acharnement juridictionnel envers les exilés, ce sont sur le terrain du Sud plus de 3300 personnes qui sous des prétextes divers sont harcelées depuis la déclaration d’indépendance d’octobre 2017.
Parmi ces multiples constats, j’en retiens trois suffisants, directement ou indirectement, à l’analyse :

  • les tanks inutiles en Espagne mais investis pour les fournir aux Pays baltes (qui continuent à redouter à tort la Russie) contre leur non-reconnaissance de la Catalogne,
  • le fait que la démarche de jugement des prisonniers politiques n’ait été applaudie que par un dictateur, Erdogan, … mais qui dirige actuellement un Pays membre de l’OTAN !
  • la participation des dirigeants du PSOE, Parti social-démocrate en Espagne, à la table d’organisation de la répression du 155.

C’est l’affirmation sans équivoque, depuis fin 2017 donc, qu’aucune négociation aurait pu et ne peut être même pensée. Les conditions d’une négociation n’existent pas, dont son intérêt pour une raison ou une autre dans l’esprit des deux parties, à tel point que toutes les recommandations extérieures montant jusqu’au niveau de l’ONU n’y ont fait mais … Et ne même pas y penser est bien sans appel du côté espagnol, depuis octobre 2017 (et en fait à l’évidence dès la montée en maturité du mouvement indépendantiste).
La progression des votes pour les Partis indépendantistes en Catalogne du Sud jusqu’à 52 %, malgré l’abstention mais en cohérence avec les sondages des semaines précédentes dont certains ont donné jusqu’à 56 %, confirme par le peuple que le verdict d’octobre 2019 a bien été le Tchernobyl de l’Espagne, comme Vicent Partal l’a pointé dans un éditorial de Vilaweb d’alors, et comme nous l’avons évoqué ici au Comité de solidarité de Catalunya Nord. Le peuple ne s’illusionne pas sur le colonialisme de l’Espagne envers la Catalogne, … et il est facile de voir que le système gouvernemental espagnol est en voie de dégradation. Jusqu’au verdict, il restait encore possible de considérer que l’Espagne ne voyait pas que la Catalogne indépendante pourrait être son meilleur allié en Europe. Ce scénario est définitivement exclu, confirmé par les vagues incessantes de répression.
La seule suite pertinente à l’action, en accord avec ce qu’a été contraint de démontrer Vicent, est la lutte frontale, la mise en œuvre unilatérale de l’indépendance.
Et c’est un ex-médiateur social professionnel, ayant l’expérience répétée d’accompagnement de situations difficiles et complexes, qui écrit cela.
Il m’a été pointé que dire cela est facile de ce côté-ci de la frontière (actuelle), au Nord, … mais dans cette vie-ci jusqu’à 76 ans, j’ai beaucoup donné et pris des risques, souvent, en ai assumé les conséquences, donc suis en droit de me le permettre.
Plusieurs acteurs disent depuis l’accord de ces derniers jours passé entre ERC et Junts « nous avons un accord », … NON, ce n’est qu’un arrangement « prim » pour éviter de nouvelles élections à l’évidence inutiles ; en catalan « prim » veut dire mince, maigre …
Cette mise en évidence du seul scénario possible étant posée, malheureusement plus que de besoin, … reconnaissons qu’un trait a profondément troublé après l’ 1-O. Nous n’étions pas prêts, à l’inverse de ce que plusieurs « responsables » affirmaient à la tribune en plénière de l’Universitat Catalana d’Estiu à Prades l’été précédent ! Ceux-là l’ont affirmé en plénière alors qu’Elisenda Paluzie, Présidente de l’Assemblea, avait du se contenter en fin de journée d’une salle de cours, mais bondée et du fait élargie à deux salles ; et cette dernière y avait justement développée avec réalisme les stratégies utiles.Ce constat pose question, malgré une culture de haut niveau si riche  partagée à tous niveaux ?
Si le chemin est celui de la lutte frontale, il est indispensable de savoir pour quoi. 
Il est indécent de jouer avec l’espoir des peuples., … mais il est nécessaire d’amener les conditions concrètes des négociations entre eux (car les peuples sont différents), et sinon … Il n’est pas légitime d’envoyer les gens au front comme des Marie-Jeanne (les soldats des premières lignes sacrifiés des guerres d’anciens régimes (anciens … ?).
La Catalogne ne peut être seule, elle a besoin d’alliés solides, sur un projet global de société. En Europe et au-delà, même si on ne compte plus les petits États, les Régions, les juridictions, les entités, qui appuient son processus d’indépendance ; l’UE en soi a manifesté, par son silence, son retrait de fait, évidemment du fait du poids des États français et espagnols.
Vicent Partal dans son éditorial « taulers » évoque l’hypothèse, quand l’Écosse vise l’UE, du nouveau Réseau mondial où s’inscrirait par exemple la Suisse, la Grande-Bretagne … À étudier, auquel cas cette UE n’aura plus que ses larmes pour gémir quand l’indépendance sera effective.
Quels alliés solides à l’extérieur, soit pour quel projet, projet de société, partant de gouvernement, au-delà de l’engagement dans l’avènement de la République indépendante, … au-delà de la seule communication politique.


Michel André Vallée, … prise de parole le 20 mai 2021, à l’hora solidaria.

I’INCONTOURNABLE GUERRE

Toutes et tous s’accordent qu’il conviendrait d’appeler « un chat … « un chat », soit voir et dire les réalités d’ici et maintenant telles qu’elles sont.
Hormis les « médias à la botte », que quasiment toutes et tous ont depuis longtemps identifiées, il est début 2021 couramment reçu que nous sommes (toute cette planète) depuis la fin du XXè siècle engagés dans un processus complexe de mutation de civilisations.

Certes la Chine va achever d’ici peu le dépassement de ses humiliations par l’Occident au XIXè (siècle), et ne peut qu’être reconnue première puissance mondiale ( ce qu’elle est en fondements déjà). Mais, à moyen terme, son « système » de contrôle de la société ne pourra durer tel, … ne serait-ce que parce que les jeunes générations se sentent moins concernées que leurs ainées par l’histoire passée toute la durée du XXè siècle..

Certes l’islamisme radical va continuer quelques temps de séduire des populations que l’on aura pris soin d’éloigner d’une culture générale correcte des histoires de cette planète, et l’un ou l’autre « Consul » vont encore tenter de jouer le rôle du Sauveur, mais l’évolution des technologies est si rapide que plus aucun contrôle dictatorial ne demeure durablement possible. Nasser a échoué (ce n’était pourtant pas un mauvais bougre), Erdogan échouera (celui-la n’arrive pas à la semelle de Nasser).

Un Biden qui a eu l’intelligence stratégique de replacer en deuxième cercle les mouvements progressistes de son Parti et ainsi obtenu la confiance des électeurs des States afin d’engager ensuite un New Deal version 2021, joue très gros en escomptant repositionner les rapports de force planétaires. Il peut obtenir des résultats temporaires en sortant de l’absurde « pensée unique » TINA » (le there is no alternative de Thatcher et Reagan)), … mais il est trop tard, les manettes ne reviendront plus aux seuls USA (même si le dollar US perdure un peu).

Quand à l’Europe, tristes nous sommes toutes celles et ceux qui, conscients des acquis terribles de l’histoire, y ont crus. Les structures dominantes, au fond avec du recul sur le temps, ont en fait toujours été « hors sol » soit décalées de leurs peuples et ont sabotées l’élan magnifique d’après-guerre. Les mentors d’éthique ont été, avec toutes leurs énergies, mais rien n’y a fait. Le couple tracteur franco-allemand, qui avait entraîné toutes les autres cultures, est en train de se délier ; … les lobbyes des multinationales l’ont emporté, … ce qui disqualifie Bruxelles aux yeux « des peuples ». De partout, on ne peut que sourire avec condescendance des gestes bisounours et minimalistes de ce semblant d’Europe, encore trop « couchée » sous les States, … paralysée par des règles absurdes telle l’unanimité des voix des États pour les engagements importants.

Il va lui falloir encore plusieurs crises violentes (car les rapaces cupides s’accrochent), avant qu’Europe ne prenne sa place, de l’Atlantique à l’Oural, … Alors la menace des intégrismes du Sud passera dans l’histoire, … mais que de sang et de larmes d’ici là !

Les deux continents du Sud, Afrique et Amérique latine, montent droit vers leurs identités spécifiques. Mais au travers de quelles séries de violences, de dictatures alternatives plus ou moins masquées, des effets de résidus d’exploitations ! Les ex-dominants du Nord seront surpris quand ces identités s’exprimeront ouvertement. La nouvelle DG de l’OMC est une femme nigériane (d’une pierre deux coups), elle est loin d’être seule aux manettes.

À court voire moyen terme, presque toutes les « démocraties » traversent des crises de fracturations internes profondes, dépourvues de logiques de critères suffisamment partagées, qui laissent présager des états de guerre civile. Appels à la désobéissance civile « non-violente » contre réactions de « zéro tolérance », toutes deux contre les outrances de populations de fait hors état de droit.

Tout cela imprégnera-t-il dans nos sociétés un peu de sagesse à temps avant que la destruction « non-stoppée où à la marge » des écosystèmes de notre Terre ne soit devenue inéluctable ? Ceux qui critiquent avec condescendance la jeune autiste (en l’occurrence surdouée) Greta nous font tristement sourire. La densité en CO2 enregistrée en altitude à Hawaï continue de grimper et nous ramène 15 millions d’années en arrière. Une partie importante de cette planète ne sera plus vivable avant la fin de ce siècle.

En l’état des « paliers » de conscience moyens des populations ( tristes résultats en partie des « efforts » d’éducation insuffisants de nos « gouvernements »), la confrontation aux enjeux apparents par trop de médias à la botte (qui ne méritent plus la qualification de « journalistes »), les appels au conflit guerrier sont omniprésents.
En effet, de nouveau, Est – Russie / Ouest – « Occidentaux » au plan européen (Pologne et Baltes et Ukrainiens et Biélorusses s’y activent) ; au Moyen-Orient (poudrière encore brulante) Iran et Israël et Arabie Saoudite et Turquie … et les autres; plus à l’Est, Chine face à Taïwan et au Japon et quelques autres Nations.
Pardon de ne pas toutes les évoquer. Les déclencheurs partiront de n’importe où . Le vrai seul problème premier « reçu » de celles et ceux « qui en sont » est la surpopulation mondiale. Les pandémies ne vont pas « suffire » à « faire le job ». Et là, « ceux qui en sont » sont prêts à tout, … sous-prétexte de bonne compréhension des vrais enjeux entre initiés. Juste ensuite, la projection de voir se rapprocher le délitement des privilèges.

À certains qui pourraient réagir en mode « pensée unique de gouvernance » en pointant dans ces propos une attitude complotiste, … recommandons la lecture dans Le Monde diplomatique N° 735 de Juin 2015 de l’excellent dossier sous la direction de Fréderic Lordon « Vous avez dit complot ? ». Ce dossier démonte ce procès d’intention trop facile.

Certes, les initiatives « autrement » depuis ces dernière décennies se multiplient, et présentent déjà des résultats encourageants, dont en terme socio-économique. MAIS les castes qui se considèrent, où que ce soit sur cette planète, « au-dessus des masses » ne peuvent les considérer, ni avec humilité en tirer enseignements, expérimenter et généraliser.

Aussi, terriblement, OUI, une guerre de dimension mondiale ou plusieurs guerres terriblement dévastatrices simultanément, semblent incontournables. La guerre a toujours été une « solution » dure mais mentalement facile depuis des millénaires pour l’engeance des humains, toujours sous prétexte de « meilleur ».
En théories des conflits, on parle d’abord « tensions », antagonistes et synergiques, selon des dynamiques complémentaires. En l’état cela fait longtemps un peu partout que les simples tensions sont dépassées, et les négociations engagées pour la plupart inopérantes voire irrecevables.
Là, en mai 2021, la guerre est et peut se déployer partout sur cette planète, n’importe où !

Michel André Vallée 5 mai 2021

LES PEURS

Pâques 2021, c’est entendu, pour les commentateurs publics divers (médias et revues de « presque » tous bords culturels) de la pandémie en cours, les gouvernements actuellement en place bénéficient au delà de toute espérance de la PEUR de la mort. Pendant ce temps, depuis plus d’un an, … tous autres objets et sujets de contestation passent loin derrière, … la quasiment unique aspiration de beaucoup est devenue de pouvoir « sortir » avec d’autres à l’air « libre », parfois même et de plus en plus souvent « quoiqu’il en coûte ». Quelle aubaine pour les soi-disant politiques en place, au moins en « Occident ».

Quelle aubaine aussi pour la caste d’une partie encore majoritaire du corps médical qui s’est laissée mettre en dépendance des grands laboratoires et lobbys pharmaceutiques, qui tolère sans vergogne que le traitement d’autres maladies plus mortelles (mais auxquelles nous sommes habitués) soit mis « en attente ». Quand une autre partie encore minoritaire s’évertue à démontrer dans plusieurs « réseaux sociaux » que le taux de morts n’a rien d’exceptionnel, que plusieurs médications sont depuis des lustres et s’avèrent toujours efficaces pour contrer cette pandémie-là, … mais rien n’y fait tant que ces acteurs de bon sens demeurent minoritaires et ne sont surtout pas portés par les médias « de masse » inféodés.

Cette pandémie présente un « avantage », elle contribue à réduire la surpopulation, premier problème de l’ONU, de l’OMS, de notre système de civilisation. Et ce tant que la dégradation assurément bien plus létale à plus d’un titre, devenue évidente et inéluctable (« trop tard ») de nos conditions de vie, du fait des effets de notre modèle pensée unique néo-libéral mondialisé de croissance à l’infini, … ne doit surtout pas être sérieusement mis en cause et contré. L’argent valeur première, et le contrôle par les puissances en place, avant l’humain.

L’AUBAINE POLITIQUE DE LA PEUR DE LA MORT.

Et pourtant, depuis bien avant que la conscience des humains se développe et au fil de l’histoire d’abord en parle puis en écrive sur cette planète, la mort de tout ce qui est vivant est bien la première des évidences. Ce disant, il n’est pas juste de se limiter aux humains, … nous pouvons voir dans le regard d’animaux la conscience d’une mort imminente. Il s’agit bien d’une réalité simple pour tout vivant. Plus loin même, pour la pensée animiste de ce que « l’on » appelle pudiquement aujourd’hui « peuples premiers », il en est de même de tout existant. Même les paysages bougent sans cesse, insensiblement ou brutalement. Toutes les religions « révélées » se sont emparées et ont récupérées, simplifiées, ces « connaissances » qui les ont précédées.

Pourquoi avoir peur de la mort, nous interpellent tant de philosophes, puisque telle est l’évidence des réalités, de la réalité ? Cette peur n’y change rien. Tout regret à un instant de tous les instants d’avant ne change rien à ce qui est là ici et maintenant. Autant vivre intensément ce privilège d’être vivant consciemment, là ici et maintenant. Encore aujourd’hui, nous raconter-rassurer par de beaux discours que la mort donne sens à la vie n’est qu’une incommensurable manipulation dialectique, … car la conscience vécue d’être vivant EST bien un inqualifiable privilège, … tous les jours et toutes les nuits d’une vie donnée. Pas besoin d’être grand clerc pour « sentir » cela. Que de poètes, de chanteurs …, tel d’un Georges Brassens « … mais de mort lente » !

Cette peur de la mort, c’est aussi celle de la maladie, des souffrances, du vieillissement (si difficile à accepter pour tant de gens), de la réduction progressive des capacités. Le Grand Huxley l’a si nettement explicité dans « Le meilleur des mondes » (il en a donné ensuite une compréhension complémentaire dans «Retour au meilleur des mondes »).

C’est aussi la peur de tout ce que, dans notre orgueil individuel et collectif, nous ne connaissons ou ne comprenons pas, peur des monstres des autres mondes, peur des fantômes de nos inconscients, peurs de ce que nous ne voyons pas (ou au contraire imaginons) la nuit, … en bref peur de tout ce que nous ne contrôlons pas. Quelle outrecuidance, à partir du moment où nous nous sommes illusionnés devenir grands du fait de maîtriser nos sphincters ! Illusion de contrôler quand nos capacités de perception restent si limitées (vrai pour nos cinq sens et aussi les autres, proprioceptifs etc …).

Nous sommes aussi prisonniers dans la peur des erreurs, de la honte de nos capacités limitées en pensant et agissant ces erreurs, … puis de l’image que nous imaginons laisser de ce fait autour de nous.
Nous ne serons pas exhaustifs ici, mais voyons aussi la peur des confrontations (on peut s’y faire mal au corps et/ou à l’âme), … la peur de la pauvreté, de la misère, de l’indigence.

Ah, j’ai failli l’oublier et pourtant, … la peur du changement, de perdre tout ou partie de ce qui a laborieusement été obtenu, construit, constitué, appris, rassurant, qui protège … d’un système de société apparemment si confortable (dans les Pays nantis dont on sait dorénavant qu’avant le milieu de l’année ils vivent sur les privations des autres).

Mais qui n’a jamais eu peur, n’a jamais eu le trac ? Qui n’a jamais été amené à faire preuve de prudence dans l’appréhension de quelque chose d’inconnu (sauf à présenter une personnalité maladive d’inconscience) ?

La regrettée merveilleuse actrice et cantatrice Jeanne Moreau, « femme de connaissance », l’a tranquillement posé … « la peur est la peur de la peur ».

ALORS, QUOI VOIR ET QUOI FAIRE ?

Les réalités de ce monde sont nos réalités. Notre état de maturité d’humain (individuel) et d’humainS (collectif) conscient en est là où il est, en ce moment des évolutions sur cette planète. Nous n’avons pas d’autre choix que de rester en lien avec cette réalité, nos réalités. C’est le principe de réalité.

Nos connaissances sont telles, au-delà de nos capacités d’appréhension. Plus, nos systèmes actuellement dominants de civilisations ont mis de côté des mondes entiers de connaissances. Un Antonio R. Damasio en donne une toute petite idée dans « L’erreur de Descartes » (vision validée par une Marie-Louise von Frantz dans «Rêves d’hier et d’aujourd’hui »). Face à cette banale pandémie (comparée aux pestes passées) cet Occident se refuse toujours aux savoirs venant de Pays tels la Russie ou la Chine (autrement efficaces pourtant que de prétendus vaccins vendus par l’avidité de clans d’actionnaires « de  haut niveau »). Et ne parlons pas des trésors de connaissances des civilisations oubliées, ou prétendument non-scientifiques …

Rester en contact de nos connaissances des réalités, toutes nos réalités, c’est aussi sain, au mental comme au cœur, que de savoir avoir le doute. Garder le sens de douter aide à s’ouvrir à ce que l’on ne connaît pas, s’y aventurer avec juste le recul et sens critique utiles à « voir ». Faute de quoi, les lanceurs d’alerte sont bien les héros de notre temps. Et nous sommes handicapés de manque d’éthique,

Un seul remède avec la peur : apprendre à vivre avec. Elle fait partie de notre nature, et il est utopique de penser l’éradiquer. C’est exactement le même processus que pour apprendre à un enfant la frustration, … et l’accompagner ainsi, surtout en évitant de le surprotéger, à devenir autonome et adulte. De ce point de vue pédagogique, à l’autre extrême les spartiates avaient du bon. Il est formateur de se confronter, palier par palier, au dur, car la matière est résistante.

Au plan individuel, un grand tel Carl Gustav Jung a reformalisé courant du XXème siècle un processus millénaire naturel de progrès, l’individuation. Travailler sur soi avec une détermination telle que notre inconscient s’ouvre et intègre progressivement notre conscience, … Ainsi passer des paliers et nous donner la capacité de mieux connaître notre essence individuelle, parmi des trillions d’autres différentes autour de nous, … partant ce que nous pouvons tant vivre qu’apporter aux autres et à la Nature. Bien évidemment, c’est là un processus incompatible avec tout dogme religieux quel qu’il soit, … ce processus est en soi authentiquement révolutionnaire.

Au plan des collectifs, les peuples, les clans, les nations, ne cessent d’évoluer, au travers de temps de soumissions, de souveraineté, de lumières, d’ombres. Leurs différences d’être et d’intérêts les amènent à se confronter. Comme le chante un Bachelet, ce monde est loin d’être fini. Seulement en mathématiques il est possible de concevoir l’infini. Aussi, il est des temps de coopération, et il est des temps de conflit. En fait, au fil de l’histoire ces temps alternent.
Mais à l’évidence conflit implique morts, nombreux, dans les confrontations de rapports de force.

IL N’Y A PAS DE SENS À LA MORT, IL EST INUTILE D’EN AVOIR PEUR.

Facile à dire, à écrire ? Une parente m’a dit : « comprends qu’il ne veulent pas y aller ». Juste, sauf que je l’ai déjà vécu, comme tant d’autres, par conviction gratuitement avec la conscience d’être une goutte d’eau dans ce qui aurait pu être un tsunami, … et nous savions que plusieurs pourraient ne pas revenir. Aujourd’hui, avec l’âge je n’ai plus la force de courir ni de lancer un projectile. Honneur à nos mères et pères qui y sont allés pour gagner ce qui nous semble banal aujourd’hui, auquel nous ne pensons même plus, partant que nous risquerions de perdre. Même « s’il est trop tard », luttons (vivons) pour rester dignes, debout ; dans plusieurs Régions, actuellement, les plus jeunes donnent l’exemple.

Choisir le juste, le vrai, le beau.

Michel André Vallée, lundi de Pâques 5 avril 2021

LE GRAND RESET-EFFONDREMENT DE 2020-2 (SOIT 2021) A COMMENCÉ

Les failles et crevasses s’élargissent de partout, en tous domaines.

Climat. La mise en œuvre des Accords de Paris sur le climat est notoirement insuffisante, sauf l’exception de petits États qui ne peuvent faire le poids ; mais au moins leur exemplarité existe. Le pire : constats multiples et validés, ces toutes récentes années, que les dégradations se sont accélérées plus vite que les plus pessimistes pronostics des scientifiques, et qu’il n’est dorénavant plus question de revenir en arrière, simplement freiner pour s’adapter vaille que vaille.
Cela, dorénavant, presque tout le monde le sait, sauf quelques vieilles barbes réactionnaires climato-sceptiques. Ce qui va entrainer de façon imminente le grand reset-effondrement, c’est la combinaison actuelle avec d’autres crevasses.

Monnaies. Les crypto-monnaies s’institutionnalisent, les Banques Centrales les intégrant dans leurs suivis et les grandes banques acquérant des réserves. Elles ne sont pas et seront difficilement fiscalisées. Avec les paradis fiscaux, disséminés sur la planète, elles permettent aux fortunes financières d’échapper aux contraintes des solidarités publiques. Avec l’inflation qui re-émerge, elles permettent d’échapper aux remboursements de la dette, donc vont plonger le plus grand nombre dans la misère.

Grandes multinationales. Avec les grands Funds, tant par la puissance d’investissement que par le lobbying, elles-ils pèsent dorénavant plus que les États, au moins dans la sphère Occident et dépendances. La façon dont le PDG de Danone (premier du CAC 40 dans ce cas à avoir engagé le Groupe dans une politique de RSE (Responsabilité Sociale et environnementale des Entreprises), vient d’être ce dernier mois débarqué, est parlante. Apparemment les actionnaires, en fait les grands Funds, maintiennent l’attitude d’avidité, si bien décrite par l’économiste Joseph E. Stiglitz : le seul profit d’abord. Pas de changement radical d’orientation, mais un redéploiement-récupération capitalistique en trompe-l’œil de la mode du Vert. Les tenants des principes de la mondialisation imposent et défendent bec et ongles le droit international des ISDS (mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États) qui permet à une entreprise d’attaquer un État devant un simulacre de tribunal international, en fait acquis à la mondialisation, d’où des pénalités faramineuses qui freinent la mise en place par les États de leurs politiques.

États dominants. Avec l’arrivée de l’administration Biden aux USA, tous reprennent leurs marques géopolitiques. Le jeu de ping-pong violent entre Biden et Poutine et celui sur Hong-Kong avec la Chine en semaine 11 marque clairement la réactivation de la guerre bipolaire de fait. Bipolaire puisque la Chine et la Russie sont alliés. C’est toujours America first ayant l’outrecuidance de dominer le monde, envers et contre toute évidence du renouvellement multipolaire des contextes. Versus Chine, que son dirigeant reste Xi Jinping ou qu’un autre (pour « une » il faut attendre encore un peu) prenne les manettes selon une nouvelle orientation, elle ira au bout de son affirmation de fait comme première puissance Empire du Milieu. La Chine a su jouer avec ses talents millénaires de la mondialisation des occidentaux.

Europe ? Toujours le premier marché mondial, mais quasiment aucune influence, du fait de se refuser à être une Fédération de Régions, État unique se posant (soit s’imposant) d’une seule voix selon ses intérêts propres. Versus culturel, l’Europe n’est plus dominante phare de civilisation. Ce continent, qui devrait aller de l’Atlantique à l’Oural, est notoirement dispersé. Il le sera d’autant plus qu’entre 2021 et 2022 les deux « dirigeants » du tandem France-Allemagne, Merkel et Macron, devraient selon toute vraisemblance changer.
Dans cet ensemble la France, à son petit niveau passé du 5ème au 15ème à 40ème rang mondial selon les critères, n’a plus guère pour se distinguer que ses sous-marins nucléaires d’attaque, … puisqu’elle est en train de perdre le tourisme (pandémie), l’agro-alimentaire (replis généraux de la mondialisation et éparpillement local des paysans), et l’aéronautique (plusieurs causes dont la conjugaison de la pandémie avec les avancées en technologies de communication). Si l’armée « retournait les crosses » (ce qui est loin d’être impossible), quel côté choisirait-elle dans ce monde de fait multipolaire ?

Plusieurs terrains propices à un nouveau conflit mondial. Les guerres, pendant que l’Europe dormait (même lors de la guerre de la Yougoslavie en son sein) n’ont cessées et continuent. Une déflagration mondiale pourrait partir de la Syrie et de la Libye, de la Turquie, de Taïwan, du Brésil (ingérence en réaction aux déforestations), d’Afrique noire (contrastes violents entre exploitations des ressources et conditions de vie) …

Ce sont trop de crevasses qui s’ouvrent simultanément, là actuellement, ces années-ci. Elles ne peuvent qu’entrer en combinaisons dynamiques selon des effets dominos sur plusieurs dimensions. Une majorité de faiseurs d’opinion s’accordent sur la pluralité et l’importance des incertitudes. La nature ne laisse jamais longtemps de vide.

La pandémie Covid-19 Sars, qui perdure et se développe par les variants, constitue là, en 2021, la « goutte » de trop. « Goutte » car les statistiques correctes témoignent d’un phénomène autrement plus bénin que les anciennes pestes et la grippe espagnole, « 2021 » car les sociétés touchées ont estimées pouvoir s’en sortir en 2020 mais il n’en est rien, « de trop » car les choix stratégiques de plusieurs gouvernements (dont celui de la France), qui jouent sur la peur de populations qui n’ont pas expérimentées directement la guerre ou des catastrophes équivalentes, … mènent à une réelle pandémie pour le coup effectivement vaste et dure.
Aveuglés par le lobbying des grands groupes pharmaceutiques et par une partie réactionnaire du corps médical (pour de multiples raisons selon les individus), la plupart des gouvernements entérinent le déni des mécanismes de défense des virus aux réactions biologiques immunitaires ; d’une part les vaccinations massives sans prendre le temps des immunisations collectives ne peut qu’entrainer la multiplication de variantes de virus plus dangereux, d’autre part la méthode par ARNm sans mise en évidence validée des effets secondaires ne peut que généraliser des mutations génétiques irréversibles. Il est vrai que ces gouvernements ne sont pas aidés par un manque de maturité navrant d’une partie des populations, … mais n’est-ce pas le résultat de cette société où l’individualisation systématique (une des plus « efficace » victoire du néo-libéralisme) a été conjuguée à la consommation futile de masse et au délitement des systèmes éducatifs orphelins de repères ?

Partant risque élevé de réduction massive et brutale de population (n’oublions pas que la surpopulation est le premier problème de l’ONU), qui justifiera la mise de côté de toutes institutions et pratiques démocratiques. Toutes manifestations de masse sur d’autres objets se trouvent occultées du fait même. Cependant plusieurs États ont pris la « précaution » de s’équiper pour casser d’éventuels mouvements populaires (ils ont été prévenus à Davos)..

L’organisation de systèmes centralisés et concentrationnaires soi-disant de protection mais en fait de contrôle absolu induit quasi-logiquement Le Successeur de pierre (lire ce roman visionnaire de Jean-Michel Truong, cité plus bas).
Et, si ce n’est Le Successeur de pierre, ce sera Mad Max (re-écouter Edgar Morin).
Nous pouvons observer déjà des ébauches de l’un comme de l’autre.

Il ne faut pas compter sur les social-démocraties, qui ont fait leur temps, et se trouvent toutes dévorées de l’intérieur pour tourner vers des régimes autoritaires. Elles sont déchirées par la multiplication des « pensées uniques » en rejet de la complexité des connaissances, et la résurgence de théocraties (même cause) qui elles ne sont pas nouvelles, … tant l’islamisme radical que les évangélismes. Le système politique optimal (et en aucun cas « idéal ») reste à élaborer.

Une certitude, les visions et projet bisounours de type New Age n’y pourront mais. Même si des milliers de belles initiatives sont courageusement mise en œuvre sur tous les continents, elles ne feront pas le poids et seront balayées, … sauf quelques-unes qui joueront le rôle refuge de la vallée perdue pendant la guerre de 30 ans. Souhaitons à ces dernières qu’elles aboutissent au renouveau de l’humanité en sortie du Grand Ragnarok qui se prépare. J’ai choisi l’image des traditions du Nord (Nor pour les cinq Pays scandinaves) car je les connais un peu, mais plusieurs traditions sont similaires venant de plusieurs continents, … et n’oublions pas qu’Apocalypse veut dire « Révélation ».

Au point où nous en sommes, seule la démarche de négociation ultime (et très risquée) du « saut de l’ange » (réussie entre Israël et l’Égypte en son temps) pourrait atténuer le jeu, … mais entre qui et qui ?

Quelques pistes bibliographiques

BRANCO Jean – Crépuscule – Au diable vauvert Massot – 2019
DIAMOND Jared – Effondrement – Gallimard – 2006
FLEURY Cynthia – Ci-gît l’amer – Gallimard – 2020
KEMPF – Fin de l’Occident, naissance du monde – Seuil – 2013 – Tout est prêt pour que tout empire – Seuil – 2017
MORIN Edgar – La Voie Pour l’avenir de l’humanité – Fayard – 2011
STIEGLER Barbara – « Il faut s’adapter » – Gallimard – 2019
STIGLITZ Joseph E. – Peuple, Pouvoir & Profits – L.L.L. – 2019
TRUONG Jean-Michel – Le Successeur de pierre – Denoël – 1999
VALLÉE Michel – Passages vers l’Ère à Venir – blog « arcencielxcristal.com « – 2019
VARGAS Fred – L’humanité en péril – Flammarion – 2019

Revue YGGDRASIL effondrement et renouveau, qui, volontairement, ne publiera que 12 numéros ! (yggdrasil-mag.com)

Michel André Vallée 22 mars 2021

DÉTRICOTONS LES AMALGAMES, … CONTRE LES ESCLAVAGISMES, … POUR L’ACT !

ACT veut dire « Amélioration des Conditions de Travail » ! Point d’exclamation car, après un demi-siècle de progrès, elle est en chute libre par les esclavagismes « modernes » (« modernes » pour actuels). Dossier hier soir 9 mars sur ARTE sur les abominations de la « fast fashion » et les pratiques d’exploitations à outrance des livraisons rapides liées.

Les européens se gorgent de morale en dénonçant les traites des noirs (d’abord des arabes au travers du Sahara de l’Afrique) puis les leurs au travers de l’océan Atlantique . Ils auraient changé depuis ? … et pointent la tête haute la perduration des esclavagismes arabes aux États du Golfe !

Mais, après avoir encouragé le dumping social lié à la mondialisation, extra et intra-européen (l’UE a intégré trop vite la Roumanie par exemple), elle ferme pudiquement les yeux sur une autre forme de zone de non-droit des cités où les dealers font la loi, … les zones des ateliers de confection du fast fashion telle à Leicester en Angleterre. Leurs patrons capitalistes ont poussé la réduction des coûts systématique avec « réalisme »  de deux façons : 1) en stoppant les surcoûts des transports géants absurdes liée à cette damnée mondialisation type OMC, donc en rapatriant ici les ateliers ; 2) en y « implantant » des conditions de travail esclavagistes annihilant les efforts sociaux puis d’ACT durement gagnés pendant 1,5 siècles … puisque cela est possible dans des zones de « non-droit » ! ET, cette réduction abominable des coûts va avec la récente forme d’esclavagisme des livraisons rapides par « auto-entrepreneurs » (sur le mode ubérisation à outrance).

Il n’y a de travail que s’il y a demande directe qui vient d’une consommation de mode (évidemment de non-qualité) pouvant aller jusqu’à l’usage unique d’un produit, payé au black (un des aspects de la défiscalisation systématique) et au lance-pierre le plus possible, sans aucune garantie ni protection des plus faibles devenus esclaves totalement dépendants.

Mais qui plus est, l’écosystème (l’air et l’eau et la terre dont nous vivons) en est simultanément gravement atteint, quand on apprend par exemple que 10 % de la pollution atmosphérique vient dorénavant de ce système de livraisons !

Donc premier acte : ne plus rien acheter sur ces modes, boycott.

Il y en a marre ! Nous voulons des gouvernants certes d’abord effectivement éclairés mais aussi forts et sans peur, sans juridismes de passoire ni administrations trop lourdes et complexes qui diluent les responsabilités, … afin d’éradiquer toute cette fange et nettoyer les écuries d’Augias. L’Europe que nous voulons ne se couche pas en laminant par le bas, mais en s’affirmant par la mise en œuvre des conséquences de toutes les connaissances dans des politiques volontaires.  Tout autant réarmer les contrôles des prix et l’inspection du travail qu’appliquer systématiquement les lois déjà existantes avec des peines de travail éducatif solides … Pas d’ACT sans politique volontaire partagée.

L’ACT en est une face hurlante ; nous n’avons pas été nombreux à lui consacrer une vie entière pour jouer aujourd’hui les autruches comme des poules mouillées.

Attention, une telle attitude assainie irait avec détricoter certains amalgames. En effet haro est trop souvent porté sur l’immigration, et le lien trop vite fait avec ces fameuses zones de non-droit et leur islamisation, devenue effectivement à plus d’un titre intolérable. Mais, les européens n’ont-il pas fait de même au XIXème siècle notamment en partant massivement pour les Amériques ? Et n’avons-nous pas provoqué les immigrations (quoique actuellement le mirage européen soit effectivement en train de se dissiper au sud) ?

L’abbé Pierre, longtemps une des figues préférée des français, a bien annoncé que nous ne résisterions pas au tsunami, quelques barricades militaires que nous mettions en place.

Là le problème est dans l’assimilation, car des populations entières de polonais, espagnols, italiens … ont adoptés les codes et repères des pays qui les accueillaient, partant les ont enrichis. Pour « assimiler », là encore, des politiques volontaires par le haut pour tous, … soit ni indulgence communautariste de faiblesse politicienne, ni élitismes égoïstes hors sol.

Alors seulement, cette Europe espérée pourrait de nouveau faire, non pas de la morale, mais de l’éthique … parmi les autres pôles de civilisation.

Intégration des complexités dans la pensée politique, mais avec transparence (pas d’amalgames) ; générosités ET authenticités ;  dépassement des peurs et forces des vertus.

Michel André Vallée                        10 mars 2021

LA VIOLENCE AUTHENTIQUE CRUE

Mise en scène dans « les frères SISTERS », par Audiard, donné hier soir 7 mars sur ARTE. Pas de romantisme ni patriotique du drapeau US ni spaghetti à la Leone (ce n’est là en rien une critique des chouettes westerns spaghettis surtout tournés en Europe). Rien de bisounours non plus. Du cru direct réaliste.

Les deux frères Sisters sont devenus tueurs à gage, employés par un riche dirigeant capitaliste d’alors, avec sa milice privée, avide qui tient à empêcher ou s’approprier une nouvelle technologie dans la recherche de l’or en Californie. Ils se sont trouvés « obligés » de devenir cela, amenés à la violence par un père fou dégénéré puis de fil en aiguille le frère ainé a été bien obligé d’aider son frère cadet et ils ont appris à être d’excellents guerriers tireurs (comme il se doit à l’ouest du Pecos), employés comme tels. Un rêve de phalanstère, tué dans l’œuf comme quasi toutes les tentatives tant en Europe qu’aux Amériques (Nord et Sud) aux XIXème, début et mi du XXème siècles ; j’en ai bien connu directement plusieurs avec les échecs de l’autogestion (Tito n’a pas vécu assez longtemps).

Pas une seule parole inutile, et tous sauf les deux frères vont y passer ; ces deux ne masquent pas le conflit de leurs différences, mais une fois fait « le job » rentrent se reposer à la maison, même si le cadet y a perdu la main droite (qui lui permettait de « travailler »).

La misère humaine dans le fantasme de l’amour avec la prostituée.

La confrontation à la nature sauvage violente à sa manière quand on y est baigné (cf. un autre film « In the wild »), ce que toutes et tous n’ont pas eu la chance de connaître car alors on apprend.

Un bon documentaire de psychosociologie, qui a le parfum de l’authentique, appuyé par une musique parfaitement adaptée, pour expliquer la violence.

Du juste, du vrai, du beau ? Comme l’a dit un jour à mon épouse un vrai indien du Québec employé par le beau jardin botanique de Montréal : « nous n’avons pas du faire ce qu’il fallait pour « survivre », mais juste pour « vivre ».

De magnifiques paysages, bien entendu  …  

Michel André Vallée            8 mars 2021