GULF STREAM ?

D’un côté.

L’épisode de tempête sur les Alpes maritimes des 1er et 2 octobre a donc été intense, provoquant de nombreuses victimes et dégâts matériels.  Le 12 octobre encore, un village demeurait isolé. Une quinzaine auparavant, un « épisode cévenol » avait été plus intense « que d’habitude ». Tous les observateurs, officiels et privés, s’accordent pour enregistrer et constater que les dérèglements climatiques, généraux et locaux, non seulement s’intensifient gravement, provoquant de nombreuses nuisances là où jusqu’à dans les décennies passées nous les traversions sans trop de dommages, mais que leur fréquence s’accélère.

L’année 2020 n’a plus eu de saisons, tant pour le chaud que pour la pluie ou le froid ; une année déréglée. Le constat est identique dans de nombreux départements et régions.

Le phénomène est net, et largement documenté, sur la façade occidentale de la totalité de l’Europe semble-t-il.

De l’autre côté.

Tout le monde aura lu, ou au moins pris connaissance, ou entendu parlé par les médias, de l’impact du réchauffement climatique sur le Gulf Stream. En effet, avec la fonte des glaces, des glaciers européens (comptons l’Islande en Europe) et de ceux du Groenland (qui jusqu’à nouvel ordre est toujours lié au Danemark malgré les tentatives répétées des Etats-Unis pour se l’approprier), le taux de salinité baisse progressivement avec cet immense apport d’eau douce. Aucun rapport n’ose exposer le contraire ; tous sont là-dessus en cohérence.

Si les observations scientifiques continues le mettent en évidence, c’est bien que le phénomène est engagé depuis des décennies. C’est une réalité physico-chimique qui est instantanée et n’attend pas les rapports (s’il y a constat c’est déjà évidemment en cours).

Depuis des millénaires le Gulf Stream fait la boucle de l’Atlantique Nord, et remonte sur la façade occidentale de l’Europe les eaux réchauffées depuis l’équateur, d’où les climats tempérés dont nous bénéficions jusqu’au-delà de notre portion de cercle arctique. Ensuite, refroidi, il redescend, d’où les hivers autrement plus durs que les nôtres au Québec.

Or avec une salinité différente, la masse d’eau « chaude » du Gulf Stream s’enfonce. Les spécialistes depuis longtemps annoncent pour toute la façade occidentale de l’Europe une nouvelle ère glacière, comme il s’en est produit régulièrement dans les ères passées. Ce n’est pas par hasard qu’il a été mis en évidence que de nos ancêtres de l’âge de pierre ont longé la côte de la calotte depuis la Dordogne jusqu’aux Etats-Unis, participant ainsi au peuplement (qui n’est pas uniquement venu que du Détroit de Béring depuis l’Asie).

S’il n’y avait pas accélération des phases d’évolution de notre Mère la Terre, il serait plus aisé à la nature, dont les végétaux et animaux, dont les humains, de très progressivement s’adapter. Le problème est qu’il y a accélération des processus, dont du réchauffement, conséquence du fait anthropocène. Problème aggravé par les accélérations bien plus rapides que ne l’avaient prévu les observateurs scientifiques. Il y a accélérations des accélérations ; aussi il nous est bien plus difficile de nous adapter au changement.

Hypothèse … et conséquences

Peut-on comprendre, donc considérer, que les intensifications et accélérations de fréquence de nos dérèglements climatiques apparemment locaux (un Pays comme la France, et a fortiori une Région, relève du « local ») sont des conséquences du phénomène plus large d’enfoncement du Gulf Stream lié à la fonte des glaciers, lui-même lié au réchauffement climatique global ?

En conséquence, sommes-nous déjà entrés dans les prémices de la nouvelle ère glacière de la façade occidentale de l’Europe, avec toutes ses conséquences en matière de modes de vie, d’activités, d’habitats, d’aménagements ?

Si l’hypothèse est pertinente, alors il convient :

– de la travailler jusqu’au bout, sans censure de type politiquement correcte d’où qu’elle vienne, et sans délai puisque nous en aurions alors déjà tant perdu. Le temps perdu, ce sont des surcoûts lourds à terme.

– de traiter les populations en adultes, capables de recevoir l’information, partant de comprendre les participations à ce qui doit être engagé (modes de vie…).

Sauf à exprimer comme sous Louis XV : « après nous le déluge ». Mais alors que personne ne pleure quand le déluge arrive.

Mireille et Michel André Vallée        octobre 2020

L’homo sapiens … – 300000 ans et non plus – 200000 ans

Hier samedi 10 octobre sur ARTE à 20 H50, documentaire de 2020. De nouvelles recherches sur un site du Maroc, rendues possibles par les avancées en techniques de datation, puis le travail de vérification en corrélation avec d’autres recherches sur toute l’Afrique, a mis en évidence qu’homo sapiens est présent à – 300000 ans ! D’où une cohérence enfin validée avec la présence, aussi sur toute l’Afrique et ailleurs, d’outils taillés caractéristiques de Sapiens.

Les théories jusqu’alors « généralement » admises sont donc à revoir à plus d’un titre.… ce qui arrive sans cesse en sciences d’une discipline à l’autre, comme chacun sait et peut de plus en plus souvent le constater. C’est aussi un des traits de l’accélération globale de nos systèmes.

Donc, entre autres révisions de nos connaissances, l’affirmation une fois de plus que Sapiens et Néandertal ont cohabité bien plus longtemps que d’aucuns se sont refusés longtemps à l’admettre. On se voit objecter que la proportion de gènes communs est très faible ; argument absurde quand on sait que les humains et les porcs ont 95 % de gènes en commun. Un seul peut tout changer, … et leurs mutations résultent de l’épigénétique, soit l’impact des transformations extérieures, environnementales.

Mais quand même, quel orgueil que de tenter de nier ces croisements, quand il est aisé de constater que chaque espèce, chaque race, développe des capacités que les autres ne connaissent pas ou maîtrisent moins. D’autres regards sur les liens au sein de la nature s’imposent.

Objectivons … objectivons …

Tous les deux ans ?

Hier soir 2 octobre 2020 il pouvait être possible, selon le temps qu’il fait et l’emplacement sur cette planète Terre, de voir côte à côte la Lune et Mars. Compte tenu du parcours habituel de Mars, cela nous arrive tous les deux ans. Chacune et chacun y imaginera la symbolique qui lui convient.

Mais notre vision serait très différente depuis un autre emplacement dans l’espace ( celui du mode de perception actuellement le plus partagé par les humains), ou une autre posture dans l’un des multiples espace-temps disponibles à l’infini.

Toute pensée unique a quelque chose de « ein folk, ein reich, ein führer », ou encore de « Allah akhbar », ou tout autre système exclusif de pensée, qui ne peut alors que s’illusionner s’imposer aux autres. Ce phénomène sociologique et/ou culturel est d’ailleurs humain, puisque des humains y croient et le pratiquent. C’est le résultat d’une éducation réduite liée à l’intolérance envers toutes les relativités, et autres facteurs combinés …, mais cela existe. Cette soupe là est toujours moteur de violences.

Les amishs, … qui parait-il « refuseraient » de façon absolue la 5 G, sans discernement entre ses dangers déjà avérés pour l’homéostasie humaine (et animale) ou l’accélération de l’éclatement du tissu social, et ce qu’elle ouvre et ouvrira comme possibilités de maîtrises complexes, … sont donc eux aussi violents malgré l’apparence qu’ils tiennent à donner. La violence des amishs tient dans la fermeture à l’expérience de tant de réalités à portée des humains pendant une vie donnée. La violence de la 5 G tient et tiendra, comme pour toute technologie, dans l’immaturité éthique et pratique caractéristique du niveau moyen de conscience de trop d’humains.

Mais, toute pensée unique n’est toujours qu’une mini parcelle de la Connaissance, et n’est pas humaniste.

Michel André Vallée (date en tête du billet).

ESSENCES

Le 19 septembre un troisième essai a été publié sur ce blog, annoncé deux jours avant.

Le titre en est Pourquoi ? Dynamiques de l’essence des commentS (avec un S majuscule à comment). Il complète les deux essais précédents Élargir notre conscience au Multivert publié en 2013, puis Passages vers l’Ère à Venir publié en 2019. Il ne fait que 69 pages, quand le premier en faisait 307 avec son complément de 2014, et le second 109 !

Les trois constituent un triptyque avec pour titre global Essences.

Mais son ambition en est encore plus folle, comme annoncé dés la page 2, puisqu’il s’agit de tenter de comprendre l’intention des dynamiques de l’essence au cœur même des matérialités-spiritualités qui constituent le Tout de ce qui existe.

Ce Tout, je l’appelle « Énergie infinie », le Sens des multiples commentS (d’où le S majuscule).  Nous sommes nombreux à voir qu’une majorité de nos maux de société, et/ou individuels, relèvent d’un délitement apparent de ce qui fait sens.

Aussi dans cet essai, je tente de nous approcher de ce qu’il en est au cœur de cette Énergie infinie, simultanément corpusculaire et vibratoire. Probablement plusieurs lecteurs vont croire que je parle là de Dieu, après tant d’autres, d’autant que j’y parle de l’âme. En rien, nous y restons fidèle à une âme de physicien et de sociologue ; d’autant que, tout comme dans les deux essais précédents, les religions y sont démontées et tout prosélytisme rejeté.

Par contre, je prends le risque encore un peu plus de me voir écarté par les matérialistes « purs et durs » tout autant que par les spiritualistes « purs et durs », puisqu’il y s’agit des paliers progressifs vers l’intrication à l’infini de la matière et de l’esprit. Encouragé par la continuité des avancées simultanées entre les regards, les représentations, tant des Femmes et Hommes de Connaissance depuis des millénaires que des physiciens quantiques et astrophysiciens depuis le début du XXème siècle dernier.

Ce risque m’importe peu, à 75 ans. Un de mes Maîtres de ce monde-ci, le regretté Renaud Sainsaulieu, me disait « Michel, pour se permettre de dire et écrire ce que l’on sait et pense il faut attendre patiemment d’avoir atteint un statut d’autorité académique, avant tu es contraint de faire semblant de suivre la doxa jusqu’alors dominante ». Je me contente de l’âge, et comme les anciens vikings de ce que ceux qui me connaissent un peu pourront dire de ce que j’aurai laissé après mon départ.

Dans cet essai,  en plein dans la rubrique mutation de civilisation de ce blog, inutile de redire ce qu’ont déjà écrit en mieux des Edgar Morin, Noam Chomsky, Naomi Klein, Yuval Noah Harari, Jean-Pierre Chevènement, Paul Jorion, Pablo Servigne, Hervé Kempf, Bernard Stiegler, Barbara Stiegler, … parmi les plus récents qui font vraiment concrètement de la prospective. Que les plus anciens qui les ont précédés, certains depuis des siècles, me pardonnent. Peut-être pourquoi l’essai ne fait que 69 pages ?

Je viens d’entendre le discours d’orientation générale sur l’État de l’Union de l’Europe de la nouvelle Présidente de la CE, Ursula von der Leyden. Enfin, l’intention officiellement annoncée de revenir sur cette règle absurde et paralysante de l’unanimité, l’intégration des réalités écologiques, le principe de fermeté envers tout État et partenaire extérieur allant jusqu’à l’ébauche des capacités à l’interventionnisme pour motifs éthiques, le rappel du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un fédéralisme qui fasse sens. Quelque part, elle me fait penser à l’avertissement de Sainsaulieu ; pourvu qu’elle ne soit pas lâchement poignardée dans le dos comme Spinoza. Un peu d’espoir donc ?

Michel André Vallée,            le 19 septembre 2020

L’ESTACA EN 2020

La chanson L’estaca, a été composée par Lluis Llach en 1968. 1968 !

L’estaca, c’est le pieu, auquel nous sommes tous attachés, toutes et tous, nous femmes et hommes du peuple.

D’abord symbole de la lutte contre l’oppression franquiste, elle est devenue  symbole de lutte pour la liberté.

Pour les catalans presque un second hymne, de portée globale.

Ce combat  est sans répit, les mains sont écorchées par les efforts incessants. Il perdure de génération en génération, jusqu’à ce que nous nous libérions tous.

Siset dit clairement que seule l’unité, partant l’action commune, permet et permettra d’en venir à bout.

Unité veut dire que nous sommes différents, pensons différemment, mais que l’objectif commun, l’indépendance, est prioritaire, unique devant tous les autres.

Foin des jeux politiques, auxquels certains se laissent entrainer derrière des prétextes tactiques, … parce que ce serait trop long d’attendre les bonnes places ?

Oui, … « ella es mes ampla i mes gran », car le franquisme est toujours présent, même pas masqué en Espagne :

  1. Beaucoup ont participé au 155, les nuits et les jours de prison et d’exil se cumulent, … et le système en place croit gagner du temps, prisonnier de ses propres contradictions.
  2. L’UE n’assure que le service minimum, et n’exige pas de l’Espagne qu’elle respecte tout simplement les droits, … droits actuels et droits plusieurs fois centenaires. UE, car les peuples des Pays d’Europe, c’est autre chose, nombreux ceux qui ne se sont pas couchés sous les exigences judiciarisées absurdes d’un autre temps.

… l’estaca de 2020, c’est le néo-libéralisme mondialisé, géré par les marionnettistes du Deep power de la finance internationale.

L’estaca, en 2020, bien au-delà de la gouvernance d’Espagne qui demeure réactionnaire, et se refuse à voir combien elle bénéficierait plus du commerce avec une Catalogne indépendante et non plus colonie, bien au-delà de la CE qui n’ose pas affirmer ici et face au monde entier ses valeurs … supposées,

Les analyses, rapports, propositions, venant de tous les Pays, et de l’ONU, abondent, … mais rien ne semble y faire.

Alors unité prioritaire, … estirem fort d’un côté et de l’autre pour la renverser cette estaca :

  1. conscience
  2. à la fois tolérance de nos différences et fermeté dans l’objectif
  3. solidarité
  4. se battre pour gagner

La Catalogne indépendante contribuera à la future Europe, humaniste, sociale, laïque, de niveau d’éducation élevé, de justice. Europe fédérée des peuples conscients de « fer pais » !

Michel André Vallée            11 septembre 2020, jour anniversaire de la Diada.

QUE VA-T-IL SE PASSER ?

Nous sommes le vendredi 11 septembre à l’aube, … avant que le gouvernement français n’exprime un nouveau train de règles qui a pourtant été annoncé par le « conseil scientifique » comme devant être difficiles.

Dans le même temps, circule sur internet une pétition  « STOP à l’interdiction de porter les masques dans la rue », dans l’esprit stop de porter les masques en général.

De nouveau des manifestations des Gilets jaunes sont annoncées pour demain samedi, et sur plusieurs panels des médias habituellement relais du pouvoir en place plusieurs journalistes d’opinions reconnaissent que les »autorités » ont peur », dans l’incertitude de maîtriser la rentrée.

En parlant et écoutant les avis des gens autour de soi, on se rend bien compte qu’une moitié des français insistent pour porter ces masques et croient dans les pronostics des médecins pro-mesures de distanciation sociale, quand l’autre moitié dénonce ces mesures et la politique de confinement suivi de dé-confinement suivie de relance de mesures de confinement menées.

En fait les médecins eux-mêmes sont partagés, et les études et démonstrations des deux logiques opposées se multiplient.

Un collectif de médecins (appelons-les légitimistes) vient de demander officiellement au Conseil de l’Ordre d’engager contre le Professeur Raoult de Marseille une procédure de condamnation voire d’exclusion, quand plusieurs campagnes de défense de Raoult se mobilisent et mettent en place.

N’oublions pas que ce Conseil de l’Ordre, comme plusieurs autres du même type, ont été institués par le gouvernement Pétain, pendant l’occupation nazie, pour renforcer le contrôle de la société.

En fait, les clivages dominants ne sont effectivement plus entre droite et gauche, quand la droite traditionnelle intègre les orientations sociales de la gauche traditionnelle, souvent au-delà des positions participatives des ex-gaullistes de gauche, et quand la gauche traditionnelle est incapable de convenir d’une unité et se tire un skud dans le pied en niant les communautarismes contre l’avis devenu dominant de la population.

Toutes les cartes et tous les repères sont brouillés.

Et le ton monte, les gestes d’agressivité, d’incivilités, deviennent de plus en plus banaux et intenses. Les violences au quotidien, de plus en plus proches de l’acte gratuit, sont amplifiées en boucle par les médias de sensation, qui ressemblent de plus en plus aux tabloids anglais.

Il était sociologiquement devenu évident que la majorité de la population, qu’elle l’exprime en clair ou non, ne fait plus en rien confiance aux gouvernances. Ce sont dorénavant les « élites » instituées, les autorités académiques (dont médicales) qui sont clivées d’une proportion majoritaire de la population, y compris d’une part importante des élites au sens général du terme.

Dans la police et dans l’armée des mouvements de contestation circulent. La  « justice » est de plus en plus pointée, les pratiques vues comme permissives dénoncées.

Le ton continue à monter, de toutes parts ; ainsi un des leaders de l’écologie en France vient-il de publier, au Seuil s’il vous plait, Que crève le capitalisme ce sera lui ou nous. Articles, analyses, ouvrages, venant d’auteurs identifiés tant à ex-droite qu’à ex-centre qu’à ex-gauche, abondent dans le même sens depuis des années.

Ce qui se passe en France se passe aussi avec quelques variantes dans de nombreux autres Pays, quand les Étas-Unis sont en état de pré-guerre civile, que l’infâme Président en place soit réélu ou non, et où l’armée s’interroge pour intervenir.

La Turquie d’Erdogan s’en rapproche, la perte des villes d’Ankara et d’Istambul pour le Parti de ce dernier le menant à exacerber les pressions extérieures. Or la Turquie est la seconde armée de l’OTAN, sur l’avenir duquel la CE est partagée.

La révolte ouverte continue en Algérie et en Biélorussie, mais la guerre à l’est de l’Ukraine « discrètement » aussi (la Russie ne lâchera pas).

L’Afrique sub-saharienne continue de s’embraser. Et le Brésil …!

Etc … etc … etc …

Que va-il-se passer ? … Dans quels sens ?

S’il ne se passe rien, ou presque, nous continuons à aller tout droit vers « Le Successeur de pierre » du visionnaire Jean-Michel Truong (1999). Lisez-le vite si vous ne l’avez déjà fait.

Et ici et maintenant ? Arrêtez de dormir dans vos chaumières. Exprimez et débattez de ce que vous croyez vrai, juste, beau, partout où cela vous est possible. Le reste suivra alors peut-être.

Michel André Vallée

LA SERP

En catalan, « la serp » veut dire « le serpent ». Facile à deviner en langue française. Mais à propos du serpent, je viens d’en entendre une pas triste.

On sait que  les fans d’astronomie suivent au fil de l’an le défilé des signes du zodiaque dans les ciels de nos nuits étoilées.

C’est en les dessinant dans le ciel, du doigt et sans besoin de laser comme les « amateurs » d’aujourd’hui, que notre regretté ami Hawking a séduit sa fiancée.

Et bien, il y a, au fil de notre splendide voie lactée, treize signes du zodiaque identifiés par nos très anciens, et non douze !

Et devinez quel est le treizième signe ? Le serpentaire, soit le serpent ! Rien que cela, s’il vous plait.

On devine qu’elle culture réductrice  a amené nos astrologues (et non plus astronomes) à mettre de côté le serpent, une culture Du Livre bien évidemment, réductrice comme toutes les cultures Du Livre, réductrices non seulement en regard des humains conscients, mais aussi envers l’inconscient collectif, mais aussi envers l’intégralité de la Nature.

Cachez ce sein que je ne saurai voir, quand à la si expressive peinture des « origines du monde », … censurée absolue, tabou total, verboten. Le diable ? … n’existe pas circulez il n’y a rien à voir. Il ne faut pas faire peur aux enfants, ni aux adultes considérés comme des enfants ? Absurde, et criminel en regard au moins de la Connaissance et bien plus…

En cohérence d’une telle historique et cosmique dénégation, bien entendu aussi la glorification du nombre douze, en place du nombre treize.

Bien voyons, en numérologie, forme dégradée de l’antique gémiatrie, douze donne trois, nombre de la croissance (de deux parents vient un enfant, etc …), quand treize donne quatre, le nombre des limites de la planète Terre. Ainsi que Marie-Louise von Frantz, qui a continué avec tant de talent et d’authenticité l’œuvre de C.G. Jung, l’explique si bien.

Sauf que la croissance sans freins (et la consommation non régulée qui va avec), sans réalisme ni responsabilité en regard des ressources de notre Mère la Terre, justement en ce début du XXIème siècle, période de mutation, nous  a menée droit « dans le mur ». Et nous ne disposons pas des capacités « d’aller ailleurs ». C’est ici notre maison commune.

Mais le serpent, mes ami(e)s, nous le portons toutes et tous en nous. Rappelez-vous, notre premier cerveau est le cerveau reptilien, là derrière, au sommet de la colonne vertébrale. Qui plus est, c’est cette zone qui nous permet de voir, de « voir ».

Serpent, tu es de la Nature, tu es de nous, tu es évidemment de notre inconscient à tous (et toutes) !

Beau ciel dégagé à celles et ceux qui montent sur des sites sans pollution lumineuse pour admirer les étoiles.

Michel André Vallée 20 août 2020

En guise de prospective géopolitique, humaniste, de civilisation … là août 2020

Je termine la lecture du dernier apport d’Edgar Morin, à 99 ans !, CHANGEONS DE VOIE les leçons du coronavirus (Denoël 2020). Le prendre tel quel.

Politiciens (au sens noble du terme et non dégradé comme trop souvent), scientifiques (ouverts à tous les possibles des avancées de connaissance et non bornés académiquement dans des boîtes déjà mortes ou conservateurs prosélytes d’un seul camp), philosophes (au-delà de vos querelles de clocher), ingénieurs et techniciens (qui développent des savoir-faire et être complets et non des tranches de compétences), artistes de tous les genres (du plus élitiste au plus populaire), gestionnaires (au service de tous les autres et non à leur direction-contrôle), agents et ouvriers de tous les services (publics et privés), agriculteurs qui nous nourrissent, hommes et femmes de toutes vies, … pour traverser au moins pire notre crise actuelle de civilisation, tout y est, en seulement 150 pages.

Il ne vous reste qu’à travailler avec votre cerveau et tout votre corps, vos savoir-faire, votre entregent, vos relations, votre curiosité, votre habileté, … pour trouver les développements et détails ailleurs. Ils ne manquent pas, tout ce qu’il est nécessaire de savoir est déjà disponible quelque part ; ce qui me met le plus en colère (tord de se laisser mettre en colère) est que tout est disponible et, qu’avec l’état dégradé de nos gouvernances complété de nos flemmes et peurs collectives, rien n’y fait … et nous laissons, nous croyant impuissants, nous enfoncer dans l’inadmissible.

Cependant, pages 144 et 145, Edgar nous propose les réalités de l’espérance possible, là, ici et maintenant. Il actualise aussi ce qu’est en 2020 l’humanisme.

Comme nous disions au CERES de ma jeunesse : Comprendre – Vouloir – Agir.

Comprendre, tout est disponible.

Vouloir : nous n’y sommes pas, loin de là, et grand est le risque de la désespérance. La coordination transversale entre toutes les initiatives quelle que soit l’orientation politique actuelle de leurs acteurs, est nécessaire SELON les traits de l’humanisme actualisé (et qui est et sera toujours en évolution) par Edgar.

Agir résulte de Vouloir, car tous les moyens et ressources sont encore disponibles … à condition de stopper drastiquement les gaspillages irresponsables actuels.

Simplement les complémentarités matérialités-spiritualités développées dans mes trois essais est absente, ce qui est normal vu l’objet de cet ouvrage d’Edgar, sauf qu’il y évoque plusieurs fois tout autant les connaissances d’intelligence et de liens avec la Nature des peuples premiers que les capacités non encore réveillées des Sapiens même les plus en pointe.

Aussi j’ose considérer que ces avancées sont encore en attente, et que des pans entiers de découvertes de l’existant continueront de passer aux connaissances « reçues ».

D’autant que, si nous élargissons la transparence globale sur nos diversités, quantités de réalités déjà identifiées mais masquées par nos gouvernances de peur de semer la panique partant le chaos sortiront au grand jour … par exemple la réduction depuis les années 90 de l’espérance de vie pour de plus en plus de populations (déjà cité dans MULTIVERT en 2013).

Michel André Vallée 10 août 2020

Merci Fred Vargas … oui, virez de bord, toute !

Ce n’est pas un roman policier, Fred Vargas (qui est une femme), en ayant commis un certain nombre, mais un essai-cri de prospective immédiate, d’un ici et maintenant qui dure depuis au moins le regretté candidat à la Présidence de la République française René Dumont (qui avait quand même retenu la confiance de 5 % en un temps où l’abstention n’était encore qu’un phénomène sociétal négligeable), mais essai-cri dont l’acuité est croissante depuis lors, pour avoir là, mi-2020, dépassé les seuils critiques.

Le titre de cet essai court (316 pages pour la seconde version augmentée) est « L’humanité en péril – Virons de bord, toute ! », Flammarion, 2019 puis 2020.

Ce billet pour en recommander chaudement la lecture, séance tenante, par exemple ce mois d’août prochain.

Fred Vargas développe l’état de notre écosystème et de notre socioéconomie, avec un réalisme sans appel, exposant chaque facette au terme d’études intensives. Et, au fil des exposés de notre état, propose des actes à la portée de chacun et tous, ayant constaté l’inaction quasi-totale de nos dirigeants de toutes les actuelles puissances nationales et internationales. Les climato-sceptiques tout comme les collapsologues y sont dépassés. Pas de discours qui tournent en rond, face à l’évidence de l’urgence sans délais, pas de contre-analyses aveuglantes, pas d’envolées hors-sol utopiques, … que des faits et des raisonnement sans fards.

Et surtout, surtout, un discours simple, direct, non-académique, volontairement à la portée de tous ; j’ai testé.

L’objectif est à l’évidence que le maximum de gens, en toutes langues, soient touchés et se décident eux-mêmes à agir, individuellement dans leur vie quotidienne, et collectivement dans leurs engagements, … puisque nos gouvernances n’agissent pas, stagnent, alors qu’elles savent tout (ce n’est pas là du complotisme, nous sommes maintenant nombreux à savoir « qu’ils » savent).

Dans la dédicace à mes enfants, à qui j’offre ce livre : – que du concret, – de la volonté, – des sources croisées (= objectiver), – que de l’authentique (valeur primordiale).

En effet, s’il en était besoin, 517 sources de qualité repertoriées (soit en fait bien plus).

Les dernières phrases : « … si rien ne change d’ici 2025, date butoir ultime, s’ils reculent encore devant l’inévitable (ce qui me paraît hautement probable), alors la révolte légitime des peuples pour sauver la vie de leurs enfants pourrait bien être dévastatrice. Cette révolte, je l’appelle de mes vœux et je l’espère massive et mondiale. Portant alors au pouvoir des hommes et des femmes pleinement impliqués et déterminés ».

Avant une telle attitude, pardon de me répéter, que du concret, et des pistes d’actions faisables.

Michel André Vallée 25 juillet 2020

EN-DEÇA DE ÊTRE DANS LE MUR

Ainsi hier en France le second tour des élections municipales a mis en évidence un apparent tsunami des candidatures « vertes ». De grandes villes importantes sont conservées ou prises : Marseille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Besançon, Grenoble … et il est possible d’y compter Paris où ni les candidates LR et encore moins LREM ne sont passées. À Lille la candidature écologiste n’a pas réussie que de 200 voies.

Il ne s’agit pas ici de dénigrer ce résultat, il convient de s’en réjouir quand le premier problème mondial tout comme ici en France est le climatique et les dégradations de nos écosystèmes. L’ex-candidat à la présidentielle Dumont s’en réjouit probablement aussi là où il est.

MAIS il aura fallu que nous soyons effectivement « dans le mur » pour obtenir la levée de cette vague politique, toutes les études sérieuses confirment l’état de destruction et pollutions de nos environnements (quoi que tendent de prétendre les contre-feux faussement scientifiques orchestrés à grands frais par les marionnettistes). Plus, il aura fallu attendre que les populations aient le nez dedans en constatant les tempêtes, les inondations, les feux gigantesques, une calotte arctique à 40 °, … et les dérangements des confinements réponses au Covid-19 faute d’autonomie de matériels et de bras pour faire face.

C’est le résultat de plusieurs facteurs conjugués : l’individualisation (chef d’œuvre amer des marionnettistes), de la chute d’esprit critique liée à la baisse des niveaux d’éducation, de l’attitude de flemme qui en résulte pour de trop importantes tranches de population.

Donc les nouveaux élus écologistes ont de véritables écuries d’Augias devant eux, et vont devoir convaincre des alliés pour se retrousser les manches, avec tout autant de fermeté et détermination que de pédagogie (exigeante). Que la force soit avec eux.

Quand on constate que dans le sud de la France tous les toits ne soient pas des récepteurs de l’énergie solaire, et que les automobiles achetées roulent de plus en plus à l’uranium (électricité) et non à l’hydrogène !

MAIS le titre de ce billet commence par « en-deçà ». Effectivement car le plus important résultat de ces élections municipales, qui sont en fait pré-présidentielles (quoiqu’en prétende une porte-parole de gouvernement qui nous fait honte), c’est une abstention de 60 % !!! Un désastre démocratique.

Que pensent et voudraient vraiment ces 60 % de femmes et hommes qui ne se sont pas déplacées ? Je ne vais pas ici développer les commentaires que ne vont pas manquer de faire les médias français et étrangers. J’ai déjà en divers lieux dit et écrit que les plafonds de verre et de plomb ont sauté ces récentes années, … et là va arriver le réel tsunami politique.

Michel André Vallée            29 juin 2020