LA SERP

En catalan, « la serp » veut dire « le serpent ». Facile à deviner en langue française. Mais à propos du serpent, je viens d’en entendre une pas triste.

On sait que  les fans d’astronomie suivent au fil de l’an le défilé des signes du zodiaque dans les ciels de nos nuits étoilées.

C’est en les dessinant dans le ciel, du doigt et sans besoin de laser comme les « amateurs » d’aujourd’hui, que notre regretté ami Hawking a séduit sa fiancée.

Et bien, il y a, au fil de notre splendide voie lactée, treize signes du zodiaque identifiés par nos très anciens, et non douze !

Et devinez quel est le treizième signe ? Le serpentaire, soit le serpent ! Rien que cela, s’il vous plait.

On devine qu’elle culture réductrice  a amené nos astrologues (et non plus astronomes) à mettre de côté le serpent, une culture Du Livre bien évidemment, réductrice comme toutes les cultures Du Livre, réductrices non seulement en regard des humains conscients, mais aussi envers l’inconscient collectif, mais aussi envers l’intégralité de la Nature.

Cachez ce sein que je ne saurai voir, quand à la si expressive peinture des « origines du monde », … censurée absolue, tabou total, verboten. Le diable ? … n’existe pas circulez il n’y a rien à voir. Il ne faut pas faire peur aux enfants, ni aux adultes considérés comme des enfants ? Absurde, et criminel en regard au moins de la Connaissance et bien plus…

En cohérence d’une telle historique et cosmique dénégation, bien entendu aussi la glorification du nombre douze, en place du nombre treize.

Bien voyons, en numérologie, forme dégradée de l’antique gémiatrie, douze donne trois, nombre de la croissance (de deux parents vient un enfant, etc …), quand treize donne quatre, le nombre des limites de la planète Terre. Ainsi que Marie-Louise von Frantz, qui a continué avec tant de talent et d’authenticité l’œuvre de C.G. Jung, l’explique si bien.

Sauf que la croissance sans freins (et la consommation non régulée qui va avec), sans réalisme ni responsabilité en regard des ressources de notre Mère la Terre, justement en ce début du XXIème siècle, période de mutation, nous  a menée droit « dans le mur ». Et nous ne disposons pas des capacités « d’aller ailleurs ». C’est ici notre maison commune.

Mais le serpent, mes ami(e)s, nous le portons toutes et tous en nous. Rappelez-vous, notre premier cerveau est le cerveau reptilien, là derrière, au sommet de la colonne vertébrale. Qui plus est, c’est cette zone qui nous permet de voir, de « voir ».

Serpent, tu es de la Nature, tu es de nous, tu es évidemment de notre inconscient à tous (et toutes) !

Beau ciel dégagé à celles et ceux qui montent sur des sites sans pollution lumineuse pour admirer les étoiles.

Michel André Vallée 20 août 2020

Du bon sens, que diable !

Edgar Morin dans l’Indépendant de hier dimanche 29 mars ! Quasiment l’intégralité de la page 2 s’il vous plait ! Il est vrai que mon philosophe et sociologue préféré est montpelliérain (depuis deux ans).

À 98 ans, il y explique clairement (lui qui a mis à plat la compréhension du complexe) que nous vivons un moment très important et vital de solidarité ; soit nous sommes capable de le magnifier et larguer le système « d’avant » au sortir des confinements, soit nous replongeons dans pire « qu’avant ».

Quelques phrases extraites :  » l’ennemi est dans notre aveuglement, dans notre politique économique »; « il faut revenir à des structures de proximité »; « même la France n’a pas été solidaire de l’Italie qui est pourtant comme une sœur »; « il faut poursuivre les coopérations entre les peuples mais également préserver des choses vitales pour chaque nation »; « nous pensions être les maîtres de notre temps alors que nous étions liés à un chronomètre, soumis à une accélération ».

En bas de page, un court propos de bon sens sur le Professeur Raoult (et Pasteur, … et Montagnier !).

Michel André Vallée sur le mur Facebook, 30 mars 2020

L’aile de papillon … et le cosmos

Trois documentaires samedi 14 mars sur ARTE, le premier consacré à Einstein et Hawking quand à la mécanique quantique. Le second centré sur les recherches de Hawking. Le troisième sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles par l’astrophysicienne Janna Levin.

Les deux premiers surtout intéressants en éducation populaire d’un point de vue historique, avec des effets visuels beaux et spectaculaires, malgré cette détestable habitude des documentaires scientifiques à l’américaine de répéter dix fois la même chose, comme si la majorité de la population avait un Q.I. de 80 à 90 (sur une échelle de Gauss de 200). Néanmoins il y est agréable de découvrir pour celles et ceux qui ne les connaissent pas les bases de la mécanique quantique, … quand existent encore de vieilles barbes académiques rétrogrades et conservatrices qui le dénient. Sans mécanique quantique, pas de rayon laser, pas de voyage dans l’espace, etc…

Le troisième documentaire explique que les bouleversements dans le cosmos, que ce soit la fusion de deux trous noirs ou l’explosion d’une naine blanche et probablement d’autres phénomènes, génèrent des ondes qui courent à l’infini, minimicro-perceptibles, les ondes gravitationnelles. Un projet de détection de ces ondes, afin d’en prouver l’existence et valider ainsi des intuitions ou  hypothèses tant de Einstein que de Hawking, et « d’autres », a été mené à bien aux Etats-Unis (budget fabuleux), sur plus de trente ans, le LIGO. Ce projet est matérialisé par la construction de deux pièges de plusieurs kilomètres d’emprise au sol, à Hanford et à Livingstone, soit à plus de 3000 kilomètres de distance l’un de l’autre. Et le piège a fonctionné, captant le signal sonore du passage des ondes gravitationnelles.

Les ondes gravitationnelles se propage comme des ondes sonores musicales, … qui courent elles aussi à l’infini minimicrotésimal, en entretenant quand même une plus importante amplitude. Car leur origine est un déchainement d’énergie que nous avons mentalement difficulté à imaginer ; par exemple un des signal lié à la fusion de deux trous noirs a dégagé l’énergie de 62 masses solaires (MS) !

Mais le signal est infime, comme le battement de l’aile d’un papillon.

Ce qui aide à comprendre que les mouvements des planètes dans l’espace (par exemple celui de Gaïa – Pacha Mama bleue, toute petite planète dans un coin de banlieue de notre moyenne galaxie) s’expliquent avec la plus puissante des énergies identifiées, l’énergie gravitationnelle, mais que nos perceptions sont bien incapables de sentir.

Cette année 2020 la NASA va envoyer dans l’espace le plus puissant radiotélescopes jamais conçu, et qui devrait nous permettre de photographier, donc voir, si loin qu’il remonte à plus d’un milliard d’années. Alors pourront être validés par la démonstration perceptive des paradigmes d’une conception totalement différente de notre existant, étendant la relativité de nos physiques, mais élargissant aussi nos capacités, … connaissances déjà disponibles … par les mathématiques. Les vieilles barbes ne pourront alors plus faire de freinage et prendront définitivement place au musée. Les conséquences seront non seulement scientifiques, mais tout autant philosophiques, et politiques.

Actuellement, ce que nous enregistrons, c’est la multiplication des trous noirs, qui dévorent la matérialité actuelle, et la transforment vers autre chose, … qui EST. Au centre de notre « moyenne » galaxie, un trou noir géant en pleine action.

Michel André Vallée 15 mars 2020

BIEN ENTENDU NOUS NE SOMMES PAS SEULS AU MONDE

Jeudi 13 février sur la 5, à 20H50 avec le documentaire scientifique : « Qui a tué Neandertal ? ».

Identifié sur cette planète de – 400000 à -30000 ans, des siècles en présence de Sapiens Sapiens. Principalement sur toute l’Europe (de l’Atlantique à l’Oural) et la bordure méditerranéenne de l’Afrique du Nord, quand Sapiens est venu en plusieurs vagues de l’Est et de plus bas en Afrique. Des centaines de sites mis à jour avec lesquels les anthropologues et scientifiques associés selon les besoins des recherches peuvent travailler. Impossible de dénier ce qui est avancé là aujourd’hui.

C’était un humanoïde robuste, agile, intelligent, excellent chasseur (voir à quoi les humanoïdes d’alors se trouvaient confrontés), aventurier parcourant aisément des distances fabuleuses (pour nous), il présentait des dons d’adaptation qui nous rendraient humbles, était très proche en symbiose avec la nature (la Nature) jusqu’à être capable de se soigner par elle, … jusqu’à des ébauches d’art qui n’ont rien à envier à bien des productions traditionnelles ou d’aujourd’hui. Quelle dentition remarquable sur les squelettes  étudiés, comparée à la dentition déplorable de nos contemporains qui manquent de soins ! Sa posture n’était pas du tout l’apparence simiesque qui lui avait été attribuée fin du XIXème et jusqu’au milieu du XXème voire plus proche, mais semblable aux Sapiens. Aussi y a t’il eu pendant des siècles de multiples métissages. Aussi, la conclusion du documentaire est simplement que sa disparition apparente ne résulte pas la conjonction de maladies, de rencontres à des hordes d’animaux plus puissants, de la consanguinité, de l’anthropophagie, et d’une mini-période glacière qui les a fait disparaître. Simplement, les humains actuels portent dans leurs gènes des métissages variés de Neandertal et de Sapiens.

Elles-ils sont en nous, dans des proportions variables, les évolutions conséquences de l’épigénétique au fil des derniers millénaires donnant en ces XXème et XXIème siècles de cette Ère les races actuelles. Pourquoi dénier que les populations restées isolées plusieurs siècles, par exemple les aborigènes d’Australie, ne correspondent pas à des races ? Le genre humain se prive ainsi des partages de capacités portées et exprimées par chaque race, mise en valeur qui seraient tant utiles pour répondre aux difficultés que nous rencontrons. Pourquoi tenir absolument à considérer comme identiques un pur sans arabe d’avec un percheron d’avec un cheval islandais d’avec un cheval mongol ?

En massacrant les hommes rouges des Amériques, les hommes blancs se sont privés de capacités et de richesses d’expression restées longtemps irrécupérables et qui ne font que partiellement se reconstituer tout récemment.  Les jaunes sont en train de se débarrasser, laver, des humiliations infligées par les européens fin du XIXème, et vont bientôt imposer leur système de normes, avec une autre forme d’intelligence collective.

Le problème vient d’une représentation de supériorité des »blancs » du fait d’ « avancées » scientifiques déclinées en technologiques, d’où des puissances militaires colonisatrices, puis de l’entretien de ces appropriations forcées par les académismes s’étant introjectés les racismes. Puis d’une doxa de pensée unique purement politique développée par les Nations Unies après la Libération, imposant le principe non fondé de l’inexistence de races. Certes il y avait à se libérer des erreurs tragiques des eugénismes magnifiés par les pensées totalitaires au sortir de cette « seconde » guerre mondiale, mais cela a été une autre erreur tragique que de dénier les apports utiles au bien commun du genre humain venant des dons des diverses races.

C’est tout le problème des pensées uniques, en toute matière, en soi non-scientifiques car déformant et réduisant l’adaptabilité des humains à rester en harmonie avec la nature (la Nature), dont ils sont pourtant partie totalement intriquée. Je développe cette réflexion dans l’essai « Passages vers l’Ère à Venir » (blog «  arcencielxcristal.com «  – Édition999, …), pages 10 et 11.

Toute « pensée unique », portant éventuellement le tampon d’un soi-disant académisme, ne peut être que partielle et partiale, antiscientifique, intolérante, … appauvrir le genre humain, pire le conduire sur des destins tragiques. C’est le cas de plusieurs religions, en économie de l’actuel néolibéralisme mondialisé (absurdité de prétendre que les mêmes normes sont adaptées à des contextes si divers), … Si on prend l’exemple de la psychiatrie, secteur qui tente de prendre en charge les décalages avec les « normalités » sociétales, cela fait des années qu’un Tobie Nathan ( « Nous ne sommes pas seuls au monde » Les empêcheurs de tourner en rond Le Seuil 2001) et ses équipes met en œuvre des prises en charge pluriculturelles, avec succès. Une fois de plus, c’est une question non plus de morale, mais d’éthique. Une fois de plus, les avancées en science, là en anthropologie avec le fait Neandertal, bouleversent les idées reçues (reçues pour un temps).

Le documentaire est très bien construit, riche, met en  complémentarité les diverses recherches en cours.

Michel André Vallée            15 février 2020

UN SURHOMME, … EN VRAI

Il s’appelle Shukkert, mais là bas en Mongolie proche de la frontière russe on l’appelle aussi « Le dresseur de chevaux ». Vous pouvez le voir en replay sur ARTE (samedi 8 février 2020 à 20H50), dans le documentaire avec pour titre « Le cavalier mongol ».

Il sait vivre sainement, toujours en harmonie avec la Nature. Il sait que le cheval est, en soi, et apporte aux humains le meilleur de son essence quand il reste semi-sauvage. Il entretient donc la force et l’adresse d’un guerrier pour rester capable de les re-dompter toujours. Il connaît les rôles que chacun peut jouer au sein des collectifs, tout autant humains que chevaux, … ou même probablement que loups. Il n’émet d’ailleurs aucune critique agressive contre les loups, simplement il en connaît les stratégies et risques, donc ce qu’il convient de faire avec le prix de la peine (travail – efforts) nécessaire. S’il le connaissait, il serait évidemment en accord avec Jiang Rong auteur de « Le totem du loup » – Bourin Éditeur 2004, ainsi qu’avec Jacques Serguine auteur de « Je suis de la nation du loup » –  Balland 1985. Montrez ce film à vos enfants et petits-enfants pour qu’ils disposent quand même dans ce monde tant dégradé par l’argent et le petit plaisir immédiat devenus unique valeurs, d’un exemple concret, là aujourd’hui, de surhomme. Ils ne pourront non plus rester insensibles (s’ils sont encore sensibles) à la beauté des paysages. Shukkert pratique la justice comme cela se devrait, avec justice ; il en est mis en prison deux mois et en paye, injustement, le prix fort. Il continue. Il ira jusqu’au bout de ce qui lui est possible, ni plus ni moins, renonçant à tuer un homme ou à ce que son chien (un surchien de chien) « ne les mette en pièces ». Évidemment, dans les tournois de lutte, les femmes regardent en souriant un tel homme. Il fait des erreurs, les constate, les reconnaît avec l’humilité juste, soit exprimer ce qui est ni plus ni moins. C’est à ce trait que l’on reconnaît un Grand en politique (quand elle est noble). En harmonie avec la Nature, il honore son étalon blanc en pratiquant la magie de la tête de cheval, mais en magie blanche au bénéfice de tous. Il emporte avec lui juste ce qu’il faut, et n’a donc besoin de rien de plus pour survivre, survivre en pleine forme ; là aussi nos jeunes auraient des leçons à prendre pour traverser plus sereinement les temps durs qui viennent, … car l’hiver arrive. De toute évidence, il ira tout droit au Valhalla, car comme il le dit à sa manière, tout comme le ferait un vrai viking, ce qui importe est ce que les gens retiendront et diront de ce qu’il aura fait de son vivant, après son départ.

Michel André Vallée

Une âme de physicien

Le dernier astrophysicien de la génération qui vient de nous quitter, Stephen Hawking, a affirmé avant son grand passage depuis ce monde incarné, que évidemment nous irons sur d’autres planètes. Il a commencé pour nous la compréhension des trous noirs, et a eu l’intuition de notre capacité potentielle de passer au travers.  Probablement au moyen d’états ajustés de conscience.  Un autre astrophysicien, vietnamien d’origine, Trinh Xuan Thuan, va dans un SENS parent. Beaucoup (sauf ceux qui n’ont pas eu la chance d’y avoir accès) ont été séduits par la lecture d’au moins un des ouvrages de Hubert Reeves.

Albert Einstein (qui il y a quelques années a réussi à passer avant Hitler en tant qu’homme le plus important du XXème siècle de Times) était ému et faisait venir ses amis devant l’éclosion d’une fleur à l’aube ; en formalisant les bases de la physique quantique il a fortement contribué à ouvrir la voie à l’ouverture de la pensée des humains. En élargissant les limites de leur perception apparente, et aux prémices de reconnaissance des « mondes du double », tels que les présentent un Régis Boyer. Sans les dérivés de physique quantique, pas de lasers ni pas de voyages dans l’espace !

Wolfgang Pauli, prix Nobel de physique en 1946, a échangé pendant un quart de siècle avec Carl Gustav Jung et l’a accompagné dans ce gigantesque décryptage des approches de l’âme humaine, individuelle et collective (Correspondance 1932-1958 – Albin Michel Sciences – 1992 et 2000). L’analyse des rêves de Pauli a aidé à mettre à plat le fond de la pensée alchimique. On doit à Jung ET à Pauli entre autres beautés la renaissance du concept de synchronicité, pourtant connue depuis des millénaires par les Femmes et Hommes de Connaissance authentiques ; étude du concept développée ensuite par Marie-Louise von Frantz et quelques amis (dont des physiciens).

D’une part il n’est plus sérieux pour les sociétés humaines de se soumettre à une religion, quelle qu’elle soit. Les religions ne relient pas, au contraire elles génèrent le massacre entre les diverses religions, l’histoire passée et actuelle ne le démontrant que trop (pour toutes sans exception). Ce ne sont que des construits sociologiques en appui des systèmes au pouvoir, … et des processus de colonisations.

D’autre part, il n’est plus possible non plus de se barricader derrière tout matérialisme intolérant des spiritualités, même  s’auto-qualifiant d’ontologique. D’ailleurs, avec un peu de recul, il est possible d’accepter que Descartes nous a mené dans le système de pensée dit rationnel encore dominant en rejetant une série de ses rêves soit sa propre intuition (mais il a eu l’honnêteté intellectuelle de les raconter), … et nous savons que Darwin a été systématiquement valorisé par le « système » aux dépends de Lamarck, pourtant plus proche de la Nature. Un de nos plus grands philosophes français, Michel Onfray, qui s’est honoré en détricotant avec talent le courant néoplatonicien pour rééquilibrer la pensée philosophique occidentale et revaloriser à sa juste place l’athéisme, dresse le bout de l’oreille quoiqu’il en dise dans plusieurs de ses nombreux livres, bien obligé de reconnaître les subtilités des vécus sensibles. Par exemple il ne témoigne pas n’importe comment du Nord.

La phrase la plus connue de l’opéra « Les Indes Galantes », du Grand Rameau, commence bien par « S’ils sont sensibles … ».

L’authenticité et l’honnêteté intellectuelle impliquent de considérer, prendre en compte, l’intégralité des connaissances disponibles, nous venant de toutes les civilisations passées, actuelles, discernables du futur, … dans un éclairage toujours enrichi de leurs complexités. Pas d’académisme matérialiste (soucieux de l’ordre et des institutions établies), aucune censure d’où qu’elle vienne, … pas de croyances que des constats. Une âme de physicien.

La générosité implique la tolérance, dans l’exigence éclairée de la laïcité, … et l’effort permanent d’éducation de toutes et tous le plus possible qu’ils peuvent recevoir.

La vertu va avec la dénonciation expliquée, voire scientifiquement vérifiée, de tout prosélytisme, tous … d’où qu’il vienne. La vertu va avec un humanisme intégré à la Nature.

C’est une question d’éthique, dont des Spinoza et Edgar Morin développent des exemples.

Michel André vallée              1er février 2020

L’essence du respect.

Retransmis le 23 juin 2019, hier soir, sur ARTE. Les musiciens vont prendre leur place, le chef d’orchestre parmi eux, restant à échanger avec l’un et l’autre avec un doux sourire, jusqu’à rejoindre son pupitre. Plus que de les voir, on les sent émus du plaisir et de l’honneur d’être là. Direction simple, explicite, physiquement engagée malgré son grand âge de Seiji Ozawa, chef de file japonais de la direction d’orchestre, de la pédagogie, de la transmission. Ozawa dirige la 7ème de Beethoven au festival Matsumoto 2016. Entre les mouvements il prends le temps de se reposer un moment sur un petit tabouret, dans le silence général. Le respect et l’amitié partagés exhalent de l’ensemble, auditeurs dans la salle et orchestre. Les applaudissements ne s’exprimeront qu’à la fin de l’interprétation (auparavant silence correct tenu), alors que Seiji va humblement, dignement, amicalement, saluer et un mot avec chacun de tous les musiciens. Le spectacle, ce n’est pas la 7ème, c’est ce tout de ce moment d’interprétation, émouvant, prenant. Je dis avec humilité car l’humilité juste est agir et s’exprimer selon ce que l’on est et peut donner, certes ni plus mais tout autant ni moins. Qualité d’être. Une des facettes de la beauté.

Une micro-puissance des trous noirs : déchainer l’ignorance

Nous lisons dans le HuffPost du 14/04/19 : « Katie Bouman, la chercheuse derrière la photo du trou noir M87, victime de harcèlement en ligne » sur un nombre étonnant de réseaux sociaux. Savoir qu’il s ‘agit d’un harcèlement violemment agressif. C’est en fait elle qui a mené les recherches sur la création d’un nouvel algorithme permettant la détection de l’immense trou noir publiée sur les médias ces derniers jours (photo au dessus de cet article) ; information – valorisation venant du MIT s’il vous plaît. Son tord : être une femme et avoir été propulsée comme symbole de la photo du trou noir, quand plus de 200 chercheurs ont travaillés sur cette photo historique (dont environ 40 femmes). Selon le HuffPost (support correct) les femmes ne représentent que 30 % des chercheurs dans le monde, elles seraient en moyenne payées 40 % moins que les hommes. Quand c’est un homme qui dirige un projet de cette ampleur, on ne fait pas un tel raffut.

Un tel déchainement est d’une réelle obscénité en regard de l’importance de cette réalisation, une première.

Pouvons-nous comprendre que, le sexisme étant déjà identifié dans les causes d’attitudes aussi absurdes, inconsciemment existe aussi  un rejet, celui de la mise en évidence que l’univers est bien plus complexe et ouvert que ce que notre civilisation (en mutation) s’est confortablement rassurée à « voir » ? « Et pourtant, … elle tourne ». Plus de la jalousie, … une des plus dangereuses des maladies …?

« Déchainer l’ignorance » veut dire ici manque de sens de la relativité, méconnaissance des réalités et des symboliques des multivers (que j’appelle Multivert en égard à nos origines celtes d’ici), absence de sagesse … en cette matière comme tant d’autres.

Quantique ET passage par le Verbe – les 7 et 12/02/2019 à l’aube

Le Verbe, au cœur et à l’origine de plusieurs mythologies et religions, est une des formes de matérialisation de l’Énergie Infinie telle que nous l’approchons avec le regard quantique.

C’était le 6 février dernier (2019) au terme d’une conférence centrée sur le mimétisme et les neurones miroirs donnée par Jean-Michel Oughourlian, dans le cadre d’un séminaire sur « Sciences de l’Imaginaire, Neurosciences et Physique Quantique, un dialogue » organisé de haute tenue par Joël Thomas et Mireille Courrent de novembre 2018 à novembre 2019 à l’Université de Perpignan. 

Pendant la conférence et les premiers commentaires, référence avait été faite entre autres passionnants apports à l’androgyne originel, la sagesse, le Verbe décrit dans plusieurs textes de « La naissance du monde » comme les appelait le regretté Claude Tresmontant.

Osons l’image que l’androgyne originel devait être (et est) immense, en fait bien au delà de immense car de la taille de l’ensemble de l’humanité. Ainsi que le Professeur Oughourlian l’avait avancé pendant la conférence, lors de la confrontation de Adam et Ève avec Dieu dans cette affaire du Serpent et de la Connaissance du bien et du mal, … nous y étions tous !

Tous ! …, je me réfère alors immédiatement aux travaux d’un Erwin Laszlo qui nous a proposé une connaissance par les chemins de la physique quantique du « champ akashique », connu de toutes les mythologies. Je me retrouve mieux, plus clairement avec mon âme de physicien par l’appellation d’Énergie Infinie ; réalité du Tout vibratoire aux infinis dont se déduit le corpusculaire, les corpusculaires, en fait donc intrinsèquement mélé au vibratoire, comme nous le savons depuis les travaux du XXème siècle dernier en physique quantique. LES corpusculaireS, car sont intriqués plusieurs univers, comme depuis Hawking de plus en plus tant d’astrophysiciens que de philosophes osent s’y aventurer, rejoignant ainsi les plus anciennes Écoles de Femmes et Hommes de Connaissance, ainsi que mes propositions dans l’essai « Élargir notre conscience au Multivert » (publié sur internet en 2013). 

Nous pouvons entrevoir alors que la physique quantique de l’infiniment petit, aux plans mini-micros, rejoigne le mini-micro du fonctionnement électrique (énergie) du cerveau tel que nous l’avait présenté le neuropsychiatre Pierre Huc à la conférence précédente : 100 MM de neurones avec 200 MM d’astrocytes en dynamique permanente. C’est une reconstruction de chaque instant de la totalité de notre système neuronal, témoin de la seule Réalité de chaque instant, lesquels se succédent à l’infini. La mémoire, elle, se trouve, et retrouve autant que de besoin, dans le vibratoire, à mes yeux d’aujourd’hui dans l’Énergie Infinie.

Aussi proposons que quantique est en lien, à ce niveau de correspondances, avec les neurones miroirs. Mais / Et il s’agit aussi des milliards des milliards d’individus, d’êtres. Ce serait une façon de considérer, avec cette découverte des neurones miroirs, que nous sommes en lien simultanément tant physique que psychique, et autres réalités. Ce qui, entre autres nombreuses conséquences en terme de « penser », devrait approfondir de plusieurs paliers la compréhension du psychosomatique.

Peut-être alors manquons nous d’humilité alors que le Tout (le Tao pour les asiatiques) est le tout des milliards de milliards dont nous ne sommes que l’un des éléments constitutif, unique certes mais insistons au sein de milliards de milliards (pour ne retenir qu’une image réduite aux limites des capacités de nos cerveaux pourtant si complexes mais non finis).

Alors, nous pouvons oser poser l’hypothèse que le Verbe de nos mythologies puis de nos Livres « sacrés » (faits psychosociologiques) est une des formes d’expression, en soi de création, une des formes de matérialisation, de l’ Énergie Infinie.

Voyons là, en liens et ponts transversaux interdisciplinaires, un des apports décliné de la physique quantique.

Je n’étonnerai pas celles et ceux qui me connaissent un peu, en voyant aussi là simultanément un autre lien clé de processus, soit une des façons de comprendre les phénomènes de synchronicité. Synchronicités telles que travaillées par Carl Gustav Jung (prophète du XXème siècle) en collaboration avec le physicien Wolfgang Pauli (Nobel en 1946) : lire « Correspondance 1932 -1958 » Albin Michel 2000. Avancée dans les connaissances révolutionnaire travaillée ensuite par Marie-Louise von Franz avec des Reeves, Cazenave, Solié, Pribam, Etter …

Ces continuités d’échanges contribuent à nos mutations de civilisations.

Michel André Vallée

Hommage à Stephan Hawking

Michel André Vallée·Vendredi 30 novembre 2018

Il nous a quitté au printemps, à 76 ans, après une vie plus que pleine, nous ayant laissé (à nous humains de cette planète) des avancées majeures dans la compréhension de cet univers (parmi les autres univers auxquels il est intriqué), du mini-micro au méta-macro, autant d’apports que de nouvelles questions, … malgré et donnant l’exemple d’avoir été de cette vie-ci capable de dépasser un handicap majeur auquel la plupart de nous auraient succombé. Staphen Hawking est un héros des XXème et début de ce XXIème siècles.

Son dernier ouvrage (de cette vie-ci) est sorti dans sa traduction française en octobre chez Odile Jacob. Je viens d’en terminer la lecture, … et ne peux m’empêcher de recommander à toutes et tous cette lecture ; il l’a d’ailleurs rédigé afin que le maximum d’entre-nous soyons informés des apports les plus instruits ici et maintenant aux grandes questions qui dépassent oh combien de loin les mini-atermoiements locaux et micro-temporaires où nous nous sommes tous laissés (moi compris of course) piéger.

Titre : « Brèves réponses aux grandes questions » 221 pages écrites gros, 19,90 €.

Quelques questions ? Dieu existe-t-il ? Y a-t-il de la vie intelligente ailleurs ? Peut-on prévoir l’avenir ? Peut-on voyager dans le temps ? Les terriens vont-il survivre ? Serons-nous dépassés par l’intelligence artificielle ? Que nous réserve l’avenir ? … et quelques autres du même tabac.

Bon, malgré l’effort de vulgarisation (ce concept n’a pas une once de péjoratif ni de réducteur, dans une optique d’éducation populaire), certains passages de physique quantique et/ou de cosmologie ne sont pas à portée de qui ne dispose pas de bases en physiques, mais il lui suffit de passer jusqu’aux questions et réflexions d’humanisme général à portée de quiconque sait lire et reste curieux.

Alors, que de la réalité, les réalités, en toutes dimensions (bien plus de dix actuellement repérées par les recherches en mathématiques), avec une large et belle ouverture et tolérance de pensée. Principe systématique de réalité totalement ouvert, sans pour autant de laisser aller sur la rigueur de pensée, … à notre moment critique de mutation de civilisation, déjà engagé sans aucun billet de retour (même en tenant compte du retour dans le passé sérieusement envisageable avec des espaces-temps suffisamment courbes) !

L’affirmation mathématiquement et physiquement démontrée de l’existence simultanée de plusieurs mondes, plusieurs univers, intriqués, dont ultra-subtils, …tels que j’avais osé les esquisser dans l’essai Multivert (2012-2013).

L’honnêteté intellectuelle et responsable de tenir compte de l’inéluctabilité de la mise en œuvre continue de toutes avancées scientifiques et technologiques ; c’est à dire que ce que certains milieux de notre époque considèrent comme non-éthique et/ou non-« démocratique » (concept relatif) et tentent de bloquer, interdire ou canaliser sera de toute façon développé ici ou là ailleurs sur cette planète en disposant des moyens financiers adéquats. En conséquence les humains ont meilleur compte à avancer ouvertement dans les développements et occuper les terrains potentiels de ces « avancées » ; ce que je traduis aussi au plan géopolitique par savoir jouer au Go et au-delà avec le maximum de clarté aux yeux du plus grand nombre. 

Soit incidemment, d’une part plus aucune pensée unique dominante considérée comme unique par les « grands » et soi-disant « académiques » qui exploitent (dorénavant de façon » décomplexée ») les petits, d’autre part pas d’avenir salvateur chez les mouvements gentils-bisounours-bonne conscience, qui font certes souvent des choses « bien » (qu’ils continuent) mais servent d’épatant faire-valoir aux tenants de l’actuel Deep power.

En fait, en pratiques comme en politiques, jouer tout autant le mouvement du bas que le mouvement du haut, simultanément.

Non, je ne me suis pas laissé aller, si le Grand Hawking nous apporte, c’est pour nous faciliter de continuer librement d’exercer la capacité de penser et d’agir aidée par les nouveaux moyens dont nous humains sommes devenus capables. Et les scénarios possibles sont effectivement multiples, à l’infini de l’espace. Incidemment, le « il n’y a pas d’autre issue » n’a à l’évidence aucune valeur.

Tirez-en ce qui vous viendra, bien entendu même très différent de ce qui est avancé ici, mais lisez ce dernier ouvrage de cette vie-ci de Stephen … ce sera bien évidemment la meilleure façon d’honorer son travail.

2018 semaine 48