LES PEURS

Pâques 2021, c’est entendu, pour les commentateurs publics divers (médias et revues de « presque » tous bords culturels) de la pandémie en cours, les gouvernements actuellement en place bénéficient au delà de toute espérance de la PEUR de la mort. Pendant ce temps, depuis plus d’un an, … tous autres objets et sujets de contestation passent loin derrière, … la quasiment unique aspiration de beaucoup est devenue de pouvoir « sortir » avec d’autres à l’air « libre », parfois même et de plus en plus souvent « quoiqu’il en coûte ». Quelle aubaine pour les soi-disant politiques en place, au moins en « Occident ».

Quelle aubaine aussi pour la caste d’une partie encore majoritaire du corps médical qui s’est laissée mettre en dépendance des grands laboratoires et lobbys pharmaceutiques, qui tolère sans vergogne que le traitement d’autres maladies plus mortelles (mais auxquelles nous sommes habitués) soit mis « en attente ». Quand une autre partie encore minoritaire s’évertue à démontrer dans plusieurs « réseaux sociaux » que le taux de morts n’a rien d’exceptionnel, que plusieurs médications sont depuis des lustres et s’avèrent toujours efficaces pour contrer cette pandémie-là, … mais rien n’y fait tant que ces acteurs de bon sens demeurent minoritaires et ne sont surtout pas portés par les médias « de masse » inféodés.

Cette pandémie présente un « avantage », elle contribue à réduire la surpopulation, premier problème de l’ONU, de l’OMS, de notre système de civilisation. Et ce tant que la dégradation assurément bien plus létale à plus d’un titre, devenue évidente et inéluctable (« trop tard ») de nos conditions de vie, du fait des effets de notre modèle pensée unique néo-libéral mondialisé de croissance à l’infini, … ne doit surtout pas être sérieusement mis en cause et contré. L’argent valeur première, et le contrôle par les puissances en place, avant l’humain.

L’AUBAINE POLITIQUE DE LA PEUR DE LA MORT.

Et pourtant, depuis bien avant que la conscience des humains se développe et au fil de l’histoire d’abord en parle puis en écrive sur cette planète, la mort de tout ce qui est vivant est bien la première des évidences. Ce disant, il n’est pas juste de se limiter aux humains, … nous pouvons voir dans le regard d’animaux la conscience d’une mort imminente. Il s’agit bien d’une réalité simple pour tout vivant. Plus loin même, pour la pensée animiste de ce que « l’on » appelle pudiquement aujourd’hui « peuples premiers », il en est de même de tout existant. Même les paysages bougent sans cesse, insensiblement ou brutalement. Toutes les religions « révélées » se sont emparées et ont récupérées, simplifiées, ces « connaissances » qui les ont précédées.

Pourquoi avoir peur de la mort, nous interpellent tant de philosophes, puisque telle est l’évidence des réalités, de la réalité ? Cette peur n’y change rien. Tout regret à un instant de tous les instants d’avant ne change rien à ce qui est là ici et maintenant. Autant vivre intensément ce privilège d’être vivant consciemment, là ici et maintenant. Encore aujourd’hui, nous raconter-rassurer par de beaux discours que la mort donne sens à la vie n’est qu’une incommensurable manipulation dialectique, … car la conscience vécue d’être vivant EST bien un inqualifiable privilège, … tous les jours et toutes les nuits d’une vie donnée. Pas besoin d’être grand clerc pour « sentir » cela. Que de poètes, de chanteurs …, tel d’un Georges Brassens « … mais de mort lente » !

Cette peur de la mort, c’est aussi celle de la maladie, des souffrances, du vieillissement (si difficile à accepter pour tant de gens), de la réduction progressive des capacités. Le Grand Huxley l’a si nettement explicité dans « Le meilleur des mondes » (il en a donné ensuite une compréhension complémentaire dans «Retour au meilleur des mondes »).

C’est aussi la peur de tout ce que, dans notre orgueil individuel et collectif, nous ne connaissons ou ne comprenons pas, peur des monstres des autres mondes, peur des fantômes de nos inconscients, peurs de ce que nous ne voyons pas (ou au contraire imaginons) la nuit, … en bref peur de tout ce que nous ne contrôlons pas. Quelle outrecuidance, à partir du moment où nous nous sommes illusionnés devenir grands du fait de maîtriser nos sphincters ! Illusion de contrôler quand nos capacités de perception restent si limitées (vrai pour nos cinq sens et aussi les autres, proprioceptifs etc …).

Nous sommes aussi prisonniers dans la peur des erreurs, de la honte de nos capacités limitées en pensant et agissant ces erreurs, … puis de l’image que nous imaginons laisser de ce fait autour de nous.
Nous ne serons pas exhaustifs ici, mais voyons aussi la peur des confrontations (on peut s’y faire mal au corps et/ou à l’âme), … la peur de la pauvreté, de la misère, de l’indigence.

Ah, j’ai failli l’oublier et pourtant, … la peur du changement, de perdre tout ou partie de ce qui a laborieusement été obtenu, construit, constitué, appris, rassurant, qui protège … d’un système de société apparemment si confortable (dans les Pays nantis dont on sait dorénavant qu’avant le milieu de l’année ils vivent sur les privations des autres).

Mais qui n’a jamais eu peur, n’a jamais eu le trac ? Qui n’a jamais été amené à faire preuve de prudence dans l’appréhension de quelque chose d’inconnu (sauf à présenter une personnalité maladive d’inconscience) ?

La regrettée merveilleuse actrice et cantatrice Jeanne Moreau, « femme de connaissance », l’a tranquillement posé … « la peur est la peur de la peur ».

ALORS, QUOI VOIR ET QUOI FAIRE ?

Les réalités de ce monde sont nos réalités. Notre état de maturité d’humain (individuel) et d’humainS (collectif) conscient en est là où il est, en ce moment des évolutions sur cette planète. Nous n’avons pas d’autre choix que de rester en lien avec cette réalité, nos réalités. C’est le principe de réalité.

Nos connaissances sont telles, au-delà de nos capacités d’appréhension. Plus, nos systèmes actuellement dominants de civilisations ont mis de côté des mondes entiers de connaissances. Un Antonio R. Damasio en donne une toute petite idée dans « L’erreur de Descartes » (vision validée par une Marie-Louise von Frantz dans «Rêves d’hier et d’aujourd’hui »). Face à cette banale pandémie (comparée aux pestes passées) cet Occident se refuse toujours aux savoirs venant de Pays tels la Russie ou la Chine (autrement efficaces pourtant que de prétendus vaccins vendus par l’avidité de clans d’actionnaires « de  haut niveau »). Et ne parlons pas des trésors de connaissances des civilisations oubliées, ou prétendument non-scientifiques …

Rester en contact de nos connaissances des réalités, toutes nos réalités, c’est aussi sain, au mental comme au cœur, que de savoir avoir le doute. Garder le sens de douter aide à s’ouvrir à ce que l’on ne connaît pas, s’y aventurer avec juste le recul et sens critique utiles à « voir ». Faute de quoi, les lanceurs d’alerte sont bien les héros de notre temps. Et nous sommes handicapés de manque d’éthique,

Un seul remède avec la peur : apprendre à vivre avec. Elle fait partie de notre nature, et il est utopique de penser l’éradiquer. C’est exactement le même processus que pour apprendre à un enfant la frustration, … et l’accompagner ainsi, surtout en évitant de le surprotéger, à devenir autonome et adulte. De ce point de vue pédagogique, à l’autre extrême les spartiates avaient du bon. Il est formateur de se confronter, palier par palier, au dur, car la matière est résistante.

Au plan individuel, un grand tel Carl Gustav Jung a reformalisé courant du XXème siècle un processus millénaire naturel de progrès, l’individuation. Travailler sur soi avec une détermination telle que notre inconscient s’ouvre et intègre progressivement notre conscience, … Ainsi passer des paliers et nous donner la capacité de mieux connaître notre essence individuelle, parmi des trillions d’autres différentes autour de nous, … partant ce que nous pouvons tant vivre qu’apporter aux autres et à la Nature. Bien évidemment, c’est là un processus incompatible avec tout dogme religieux quel qu’il soit, … ce processus est en soi authentiquement révolutionnaire.

Au plan des collectifs, les peuples, les clans, les nations, ne cessent d’évoluer, au travers de temps de soumissions, de souveraineté, de lumières, d’ombres. Leurs différences d’être et d’intérêts les amènent à se confronter. Comme le chante un Bachelet, ce monde est loin d’être fini. Seulement en mathématiques il est possible de concevoir l’infini. Aussi, il est des temps de coopération, et il est des temps de conflit. En fait, au fil de l’histoire ces temps alternent.
Mais à l’évidence conflit implique morts, nombreux, dans les confrontations de rapports de force.

IL N’Y A PAS DE SENS À LA MORT, IL EST INUTILE D’EN AVOIR PEUR.

Facile à dire, à écrire ? Une parente m’a dit : « comprends qu’il ne veulent pas y aller ». Juste, sauf que je l’ai déjà vécu, comme tant d’autres, par conviction gratuitement avec la conscience d’être une goutte d’eau dans ce qui aurait pu être un tsunami, … et nous savions que plusieurs pourraient ne pas revenir. Aujourd’hui, avec l’âge je n’ai plus la force de courir ni de lancer un projectile. Honneur à nos mères et pères qui y sont allés pour gagner ce qui nous semble banal aujourd’hui, auquel nous ne pensons même plus, partant que nous risquerions de perdre. Même « s’il est trop tard », luttons (vivons) pour rester dignes, debout ; dans plusieurs Régions, actuellement, les plus jeunes donnent l’exemple.

Choisir le juste, le vrai, le beau.

Michel André Vallée, lundi de Pâques 5 avril 2021

POURQUOI ET COMMENT LA SCIENCE DES NOMBRES, … CELA MARCHE ?

Lorsqu’il y a plusieurs décennies, quand une relation m’a dite « tu devrais essayer la numérologie, cela t’irait bien », j’ai été étonné et l’ai regardée avec méfiance. En effet, décliner le dessin de toute une vie à partir d’une série de lettres (de notre alphabet) et de nombres (réduits de 1 à 9 qui plus est), d’une culture donnée parmi des milliers d’autres à une époque donnée, avait semblé carrément irréaliste à mon « âme » de physicien.

Mais j’ai toujours été curieux, attaché à fonder mes connaissances sur des constats et non des croyances (par contre d’une attitude ouverte quand aux constats), … partant attaché à m’informer, expérimenter. En conséquence, aux moments perdus pour les hobbies et se reposer les méninges, je suis allé écouter une conférence d’un certain Georges Guilpin (présenté comme maître en la matière) puis essayé. Et cela a marché tout de suite, avec la validation de mes retours par mes premières « victimes », immédiatement et pour certaines après quelques années ! Ce résultat après une centaine d’analyses ne s’est jamais démenti sauf une fois envers une personne avec laquelle j’étais très impliqué (normal).

Comment ce miracle est-il possible, le constat étant là, répété ? J’ai bien mis plus de trente ans à comprendre, soit jusqu’à l’écriture de mon premier essai (Multivert). Je vais tenter en quelques mots d’expliquer cela.

Les premières traces remonteraient au VIème siècle avant l’Ère Commune, où les cultures chaldéennes et hébraïques fusionnent plus ou moins.  Au-delà l’origine de ce savoir est attribuée par certains anciens historiens et philosophes des Traditions à Hermès Trismégiste, personnage mythique dans lequel seraient rassemblées plusieurs sources de sagesses très anciennes, dont une filière en Haute-Égypte.

L’hypothèse développée ici fait appel au concept d’égrégore, de nature sociologique et culturelle. Le courant de psychologie des profondeurs d’orientation jungienne (Carl Gustav Jung n’aimait pas que l’on qualifie quelque chose de « jungien ») met en évidence le fait de l’inconscient collectif.

Les individus rassemblés dans une même communauté, vivant ensemble, exprimant leur énergie sur une longue durée dans des problématiques partagées sinon communes, constituent au-delà de leur inconscient individuel un inconscient collectif. Il en est ainsi de petits groupes durables tout comme de civilisations entières le temps qu’elles durent. Au plan des énergies subtiles, se structure ainsi une entité appelée par certains courant ésotériques « égrégore », … une sorte de « cloud » correspondant à un paradigme identitaire donné portant solidement ses propres caractéristiques. Sans même s’en rendre compte, tous les individus composant ce groupe humain ou s’y reconnaissant pensent et réagissent selon ce système de représentation. Elles-ils sont de la même « grande famille ».Ce système de représentation a souvent donné les bases de la constitution d’une langue, à laquelle sont attachés toute la diaspora de ce groupe, où que les gens vivent.

En hypothèse complémentaire, des milliards de constats depuis des millénaires mettent en évidence les liens complexes mais déterminants et étroitement structurés des vibrations des astres avec les tranches successives des vies de chacun. C’est ce qui a été dans plusieures civilisations développé avec les approches astrologiques ancêtres de l’astronomie. Ce constat est violemment contredit par les courants scientifiques positivistes certes, … cependant cette fois il ne s’agit plus au premier chef de physique quantique subtile (Jung avait travaille cela avec le prix Nobel de physique Pauli), mais de probabilités en mathématiques, avec une « chance » d’erreur aux confins d’epsilon. Les dernières confirmations physiques de prévisions mathématiques, par exemple après le boson de Higgs avec les ondes gravitationnelles et les évolutions des hypothèses quand aux matières interstellaires, pourraient bien aller dans ce sens.

L’autre hypothèse complémentaire relèverait plutôt du complexe anthropologie-ethnologie avec les travaux sur les variétés de structurations des « mondes du double ». De répétitifs points communs ressortent, dont le fait que les entités des mondes de physique subtile échangent avec les humains en empruntant des formes et des signaux intelligibles par ces derniers. Là encore, statistiquement, cohérence à epsilon de chance d’erreur de millions de constats, … d’où d’ailleurs la possibilité pour chercheurs et pratiquants de communiquer entre eux. Or, venus des lointaines cultures indiennes puis arabes puis occidentales, quoi de plus partagé et significatif que les nombres (devenus vulgairement chiffres). Une nouvelle universalité n’est-elle pas d’ailleurs en train de s’imposer avec le sang (binaire) des intelligences artificielles ?

Proposons de comprendre ainsi pourquoi et comment la science des nombres, plus vulgairement appelée aujourd’hui en Occident numérologie, est efficace avec une infime « chance » d’erreur. Les influences disons galactiques, de qualité simultanément physique et mathématique, impactent sur le mode vibratoire les caractéristiques de chaque individu, selon sa place ici et maintenant dans les espaces-temps. En l’occurrence c’est le potentiel à la naissance, la vie de l’intéressé se déroulant de fait rarement ainsi du fait des modifications commandées par ses environnements et ses libre-arbitres. Mais le cumul des expériences démontre quand même que l’orientation liée aux potentiels reste déterminante (cela c’est de l’histoire). Les structures ou entités des « mondes du double » utilisent pour les membres de chaque groupe humain ce qui est compréhensible et disponible au sein de chaque égrégore constitué avec le temps par les énergies des vécus des inconscients collectifs. Il se trouve que lors des Ères qui se déroulent (et évoluent) actuellement, ce sont les Nombres, les chiffres. Les chercheurs qui ont été attentifs aux constats au fil des années en ont déduits la science des Nombres.

Comme nous autres humains sommes sensibles à tout ce qui relève des communications avec ce qui dépasse les capacités réduites de nos systèmes perceptifs (nos cinq sens), nous attribuons un caractère sacré à tout ce que nous ne comprenons pas du fait des limites de nos connaissances « officielles » , d’où la majuscule à « Nombre ».

Aujourd’hui le 3 mars 2021, ayant atteins 76 ans, j’entame une « année personnelle » 2021 + 3 + 3 = 2027 = 11 = 2. Soit (pour faire court) qui sera très réceptive et émotionnelle où développer ce qui a été lancé l’année précédente (où j’ai en effet initialisé bien des choses). Année de dualité entre harmonie ou conflit, d’associations et de ruptures … Possibilité de relations nouvelles. Cette vibration sera selon une intensité ascendante puis descendante jusqu’au 2 mars 2022.

La science des Nombres est un processus opérant comparable avec celui qui fonctionne avec les alphabets dits « sacrés » : sanskrit, hébraïque, runique, maya … Les calligraphes chinois et soufis qui s’investissent avec art en conscience dans le dessin de leurs signes opèrent dans une attitude de respect proche.

Depuis peu des travaux étudient les liens entre écriture maya et physique quantique.

Aujourd’hui, où la mutation de notre (en fait nos) civilisation est déjà engagée depuis les prémices de l’Ère du Verseau (autour des années 90), la révolution des connaissances ne vient pas des « illuminés » d’un soi-disant New Age, mais bien des porteurs des traditions des peuples anciens pour certains appelés aussi « premiers » (des Mircea Eliade, Georges Dumézil, Jacobo Grinberg-Zylberbaum, Régis Boyer, Michael J. Harner, Carlos Castaneda, Kenneth Meadows, …) et simultanément des physiciens quantiques et astrophysiciens. Ces derniers, autour d’un Stephen Hawking, explorateur de la théorie des cordes et des trous noirs, ne considèrent plus rechercher dans l’univers mais au milieu de nombreux multivers. À suivre.

Cette évidence de la mutation de civilisation en cours est d’ailleurs une de celles qui paniquent nos lamentables et criminels « puissants » du Deep Power, dont une partie sont au courant. Leur réflexe est d’accélérer l’accumulation aux dépends de tous les humains et de la Nature par avidité, … comme l’a si bien décrit en économie un Joseph E. Stiglitz ; comme quoi tout est lié. Ces assassins, dans leurs pensées uniques radicales et leur avidité, ne se rendent même pas compte qu’avec nous ils précipitent leur propre perte, … tout comme sous Louis XV la caste qui se vautrait dans le luxe plaisantait : « après nous le déluge » !

Michel André Vallée              3 mars 2021

Courte bibliographie

Von FRANTZ Marie-Louise, Nombre et temps Psychologie des profondeurs et physique moderne, La Fontaine de Pierre, 1998

GÉRARDIN Lucien, Les carrés magiques, Éditions Dangles, 1986

GUILPIN Georges, La vie au fil des chiffres, « Éditions du Dauphin, 1988

LASSALLE Pierre, La numérologie holistique, Éditions de Vecchi, 1990

NIMOSUS Christiama, Étude sur des Nombres occultes, Guy Trédaniel, 1985

QUINN AVERY Kevin, La vie secrète des chiffres, L’Étincelle, 1974

L’ Afrique, c’est l’Afrique … un opéra beau et politiquement correct

Le vol du Boli, hier soir sur la 5, donc le 11 décembre 2020 de cette année tristement finissante. C’est un opéra donné au théâtre du Châtelet en cette année 2020, qui, comme écrit dans l’annonce, « parle de l’Afrique noire (surtout ex-belge et ex-française), de ses œuvres sacrées, de son peuple réduit à l’esclavage … ». À vos replay, vous ne le regretterez pas.

Tout au long de la musique, de la vraie musique, toujours harmonieuse comme devrait l’être la musique, jamais dissonante, de dansante de joie de vivre à en perdre le souffle (sauf que les acteurs ne le perdent pas), à profonde et posée mais toujours douce dans la douleur individuelle et collective partagée.

Succession des périodes, d’avant l’arrivée des européens aux triangles infernaux avec les Amériques du Sud et du Nord, aux hypocrisies des décolonisations, aux exploitations qui continuent, par exemple par les conditions de travail pour nous alimenter en matières rares « indispensables « à nos supports informatiques. Beauté et sobriété de l’évocation des largages de surcharge en plein océan !

Par contre la traite par les arabes, bien antérieure à celle des blancs européens, évoquée de façon « ludique » par le belge Hergé dans « Coke en stock » mais qui avait commis auparavant « Tintin au Congo », et toujours pratiquée par exemple dans les Pays du Golfe, … cette traie là ne figure pas. C’est un opéra qui dénonce avec poésie ce qui est dorénavant reçu d’évoquer ; cet opéra est politiquement correct (aujourd’hui).

Le thème symbole de tous ces vols est celui du vol du Boli, objet sacré. Le roi qui le garde avant notre arrivée est devenu gardien de musée aujourd’hui, la … restitution étant à peine esquissée pour conclure l’opéra. Donc il s’agit du passé, du présent … et de l’avenir.

Là nous sentons (avec la retenue adaptée à nos capacités limitées) les forces de la Macumba, rencontrée au Nordeste du Brésil, cousine proche du Vaudou (présenté un jour en cure par le responsable noir de l’animation à Molitg les Bains) pratiqué en Caraïbes mais originaire de l’Afrique Noire. Comme le met en garde une Mère des Dieux à Serge Bramly dans « Macumba Forces noires du Brésil » (Albin Michel – 1975) : « L’Afrique c’est l’Afrique, tout le continent », … soit du Maroc à l’Égypte à l’Afrique du Sud, d’où émane cette force. Mais en son centre, le Congo.

Enfin, si vous vous offrez le replay, vous constaterez que les blancs y sont à égalité avec les noirs, fraternels, présents, dans la musique, … car c’est LA réalité.

Du beau, du juste, du vrai, même si incomplet. Un opéra authentique.

Michel André Vallée  12 décembre 2020

Retrouver le sens et le goût de l’ EFFORT !

Ainsi, décembre 2020, une étude internationale menée régulièrement révèle le niveau des enfants, adolescents et jeunes adultes français en mathématiques. Depuis ces récentes décennies, ce niveau se dégrade et nous nous retrouvons avant-derniers ou derniers, selon les classes ! Information tombée ces derniers jours sur plusieurs supports, sources fiables.

Dans le même temps, et en lamentable cohérence, il n’y a presque plus de candidats pour se présenter au CAPES de mathématiques. Partant, manque d’enseignants, ce phénomène risque d’empirer.

Le même constat se fait à l’occasion, fréquemment, pour de nombreuses autres disciplines. Au global, concernant la France, c’est le niveau moyen de Q.I. (sur des échelles type Wechsler-Bellevue) qui dégringole. Je sais bien qu’il est d’autres qualités d’intelligence que le Q.I., et que beaucoup n’aime pas cet outil, mais quand même, d’autant qu’il est régulièrement re-étalonné.

Il s’agit bien de la France, car les constats sont tout autres pour les Pays nordiques et les Pays asiatiques, … par exemple.

Impossible donc de dénier les erreurs de nos systèmes éducatifs, tant d’une part importante des enseignants que des parents. Sans appel en regard des méthodes « officielles » promues par nos autorités académiques, comme l’a démontré l’échec cuisant de la méthode globale.

Les comparaisons avec les pédagogies alternatives (orientations Piaget, Montessori, Steiner …) sont sans pitié pour nos « hussards de la République ». Pourtant, beaucoup dans l’humilité ont tenté de donner le meilleur d’eux-mêmes, dans des contextes cultuels moins dégradés, et encore aujourd’hui. Ne parlons pas des rémunérations !

Des années que, tirant avec quelques autres la sonnette d’alarme, nous nous faisons descendre à vue, qualifiés d’incompétents en la matière ou de fantasmes non fondés … !

Certes quelques esprits brillants sortent quand même, en fait dans toutes les disciplines, … mais le niveau des rétributions et reconnaissances dans d’autres Pays nous les font perdre, … sauf quelques saints. Mais il s’agit alors d’individus dont les dons et motivations ne résultent pas de nos systèmes éducatifs collectifs.

Même en musique, où il suffit d’observer la composition de la plupart des orchestres.

Quel est le mal au cœur d’une telle dégringolade ? Je l’ai exprimé à mon professeur de judo, dés ma première année d’enseignement supérieur, observant alentour ; la disparition du sens et du goût de l’effort. 

Désagréable, trop demander, trop dur et difficile de faire des efforts, là au quotidien, dés tôt le matin, en ne s’accordant que les pauses utiles.

Trop d’argent de poche donnant l’illusion de toujours avoir de quoi. Illusion de l’acquis, pas besoin d’effort quand on vous donne tout, trop, trop tôt.

Recours illusoire trop confortable aux calculatrice, tablettes et autres « ressources » internet ; tout n’est pas sur internet, et encore moins l’ajustage laborieux du sens critique.

Des enseignants devenus dépendants de parents gratuitement exigeants et déniant l’autorité, piégés par le confort facile des « trente glorieuses » : tout est facile, à quoi rimerait l’effort, le plaisir d’abord … dans cette vie petit à petit de moins en moins porteuse de sens et de valeurs.

Quand ce n’est pas imposer une pensée unique, et des pratiques d’intolérance aveugle bornée, quelle qu’en soit l’origine.

Des parents ne retenant avec facilité que la partie « droits » de l’enfant dans l’apport pourtant précieux de la psychanalyste Dolto, mais oubliant la partie « devoirs », partant leur devoir d’éduquer leurs enfants sur les « devoirs ».

Des parents que la majorité des informations disponibles à la télé ou sur les tabloïds maintiennent dans l’inculture. Lire, mais inutile voyons, … trop long, trop complexe, pas assez d’images,  trop d’effort. Donc ne pas trop leur en demander, « à ces pauvres petits ». Pire, plier devant leurs exigences.

C’est toute une culture d’un Pays qu’il s’agit de redresser.

Retrouver le plaisir et l’enthousiasme d’atteindre le sommet de la montagne, et jeter aux loins (avec un S) son regard, reprendre son souffle, après un long et épuisant effort.

Retrouver l’enivrement de s’ouvrir à toutes les connaissances, toutes, et découvrir la satisfaction de se dépasser en sachant se  faire violence à propos.

Goûter la possibilité d’exercer son sens critique et forger sa propre opinion, … libre de tout dogme.

Apprendre à buter N et N fois avant de sortir une mélodie qui vibre d’un instrument, et devenir alors léger.

Est-il besoin d’en ajouter ?

Là aussi, c’est une révolution du bas en haut, du haut en bas, de long en large, qui est nécessaire.

Michel André Vallée            9 décembre 2020

L’homo sapiens … – 300000 ans et non plus – 200000 ans

Hier samedi 10 octobre sur ARTE à 20 H50, documentaire de 2020. De nouvelles recherches sur un site du Maroc, rendues possibles par les avancées en techniques de datation, puis le travail de vérification en corrélation avec d’autres recherches sur toute l’Afrique, a mis en évidence qu’homo sapiens est présent à – 300000 ans ! D’où une cohérence enfin validée avec la présence, aussi sur toute l’Afrique et ailleurs, d’outils taillés caractéristiques de Sapiens.

Les théories jusqu’alors « généralement » admises sont donc à revoir à plus d’un titre.… ce qui arrive sans cesse en sciences d’une discipline à l’autre, comme chacun sait et peut de plus en plus souvent le constater. C’est aussi un des traits de l’accélération globale de nos systèmes.

Donc, entre autres révisions de nos connaissances, l’affirmation une fois de plus que Sapiens et Néandertal ont cohabité bien plus longtemps que d’aucuns se sont refusés longtemps à l’admettre. On se voit objecter que la proportion de gènes communs est très faible ; argument absurde quand on sait que les humains et les porcs ont 95 % de gènes en commun. Un seul peut tout changer, … et leurs mutations résultent de l’épigénétique, soit l’impact des transformations extérieures, environnementales.

Mais quand même, quel orgueil que de tenter de nier ces croisements, quand il est aisé de constater que chaque espèce, chaque race, développe des capacités que les autres ne connaissent pas ou maîtrisent moins. D’autres regards sur les liens au sein de la nature s’imposent.

Objectivons … objectivons …

Tous les deux ans ?

Hier soir 2 octobre 2020 il pouvait être possible, selon le temps qu’il fait et l’emplacement sur cette planète Terre, de voir côte à côte la Lune et Mars. Compte tenu du parcours habituel de Mars, cela nous arrive tous les deux ans. Chacune et chacun y imaginera la symbolique qui lui convient.

Mais notre vision serait très différente depuis un autre emplacement dans l’espace ( celui du mode de perception actuellement le plus partagé par les humains), ou une autre posture dans l’un des multiples espace-temps disponibles à l’infini.

Toute pensée unique a quelque chose de « ein folk, ein reich, ein führer », ou encore de « Allah akhbar », ou tout autre système exclusif de pensée, qui ne peut alors que s’illusionner s’imposer aux autres. Ce phénomène sociologique et/ou culturel est d’ailleurs humain, puisque des humains y croient et le pratiquent. C’est le résultat d’une éducation réduite liée à l’intolérance envers toutes les relativités, et autres facteurs combinés …, mais cela existe. Cette soupe là est toujours moteur de violences.

Les amishs, … qui parait-il « refuseraient » de façon absolue la 5 G, sans discernement entre ses dangers déjà avérés pour l’homéostasie humaine (et animale) ou l’accélération de l’éclatement du tissu social, et ce qu’elle ouvre et ouvrira comme possibilités de maîtrises complexes, … sont donc eux aussi violents malgré l’apparence qu’ils tiennent à donner. La violence des amishs tient dans la fermeture à l’expérience de tant de réalités à portée des humains pendant une vie donnée. La violence de la 5 G tient et tiendra, comme pour toute technologie, dans l’immaturité éthique et pratique caractéristique du niveau moyen de conscience de trop d’humains.

Mais, toute pensée unique n’est toujours qu’une mini parcelle de la Connaissance, et n’est pas humaniste.

Michel André Vallée (date en tête du billet).

LA SERP

En catalan, « la serp » veut dire « le serpent ». Facile à deviner en langue française. Mais à propos du serpent, je viens d’en entendre une pas triste.

On sait que  les fans d’astronomie suivent au fil de l’an le défilé des signes du zodiaque dans les ciels de nos nuits étoilées.

C’est en les dessinant dans le ciel, du doigt et sans besoin de laser comme les « amateurs » d’aujourd’hui, que notre regretté ami Hawking a séduit sa fiancée.

Et bien, il y a, au fil de notre splendide voie lactée, treize signes du zodiaque identifiés par nos très anciens, et non douze !

Et devinez quel est le treizième signe ? Le serpentaire, soit le serpent ! Rien que cela, s’il vous plait.

On devine qu’elle culture réductrice  a amené nos astrologues (et non plus astronomes) à mettre de côté le serpent, une culture Du Livre bien évidemment, réductrice comme toutes les cultures Du Livre, réductrices non seulement en regard des humains conscients, mais aussi envers l’inconscient collectif, mais aussi envers l’intégralité de la Nature.

Cachez ce sein que je ne saurai voir, quand à la si expressive peinture des « origines du monde », … censurée absolue, tabou total, verboten. Le diable ? … n’existe pas circulez il n’y a rien à voir. Il ne faut pas faire peur aux enfants, ni aux adultes considérés comme des enfants ? Absurde, et criminel en regard au moins de la Connaissance et bien plus…

En cohérence d’une telle historique et cosmique dénégation, bien entendu aussi la glorification du nombre douze, en place du nombre treize.

Bien voyons, en numérologie, forme dégradée de l’antique gémiatrie, douze donne trois, nombre de la croissance (de deux parents vient un enfant, etc …), quand treize donne quatre, le nombre des limites de la planète Terre. Ainsi que Marie-Louise von Frantz, qui a continué avec tant de talent et d’authenticité l’œuvre de C.G. Jung, l’explique si bien.

Sauf que la croissance sans freins (et la consommation non régulée qui va avec), sans réalisme ni responsabilité en regard des ressources de notre Mère la Terre, justement en ce début du XXIème siècle, période de mutation, nous  a menée droit « dans le mur ». Et nous ne disposons pas des capacités « d’aller ailleurs ». C’est ici notre maison commune.

Mais le serpent, mes ami(e)s, nous le portons toutes et tous en nous. Rappelez-vous, notre premier cerveau est le cerveau reptilien, là derrière, au sommet de la colonne vertébrale. Qui plus est, c’est cette zone qui nous permet de voir, de « voir ».

Serpent, tu es de la Nature, tu es de nous, tu es évidemment de notre inconscient à tous (et toutes) !

Beau ciel dégagé à celles et ceux qui montent sur des sites sans pollution lumineuse pour admirer les étoiles.

Michel André Vallée 20 août 2020

Du bon sens, que diable !

Edgar Morin dans l’Indépendant de hier dimanche 29 mars ! Quasiment l’intégralité de la page 2 s’il vous plait ! Il est vrai que mon philosophe et sociologue préféré est montpelliérain (depuis deux ans).

À 98 ans, il y explique clairement (lui qui a mis à plat la compréhension du complexe) que nous vivons un moment très important et vital de solidarité ; soit nous sommes capable de le magnifier et larguer le système « d’avant » au sortir des confinements, soit nous replongeons dans pire « qu’avant ».

Quelques phrases extraites :  » l’ennemi est dans notre aveuglement, dans notre politique économique »; « il faut revenir à des structures de proximité »; « même la France n’a pas été solidaire de l’Italie qui est pourtant comme une sœur »; « il faut poursuivre les coopérations entre les peuples mais également préserver des choses vitales pour chaque nation »; « nous pensions être les maîtres de notre temps alors que nous étions liés à un chronomètre, soumis à une accélération ».

En bas de page, un court propos de bon sens sur le Professeur Raoult (et Pasteur, … et Montagnier !).

Michel André Vallée sur le mur Facebook, 30 mars 2020

L’aile de papillon … et le cosmos

Trois documentaires samedi 14 mars sur ARTE, le premier consacré à Einstein et Hawking quand à la mécanique quantique. Le second centré sur les recherches de Hawking. Le troisième sur les trous noirs et les ondes gravitationnelles par l’astrophysicienne Janna Levin.

Les deux premiers surtout intéressants en éducation populaire d’un point de vue historique, avec des effets visuels beaux et spectaculaires, malgré cette détestable habitude des documentaires scientifiques à l’américaine de répéter dix fois la même chose, comme si la majorité de la population avait un Q.I. de 80 à 90 (sur une échelle de Gauss de 200). Néanmoins il y est agréable de découvrir pour celles et ceux qui ne les connaissent pas les bases de la mécanique quantique, … quand existent encore de vieilles barbes académiques rétrogrades et conservatrices qui le dénient. Sans mécanique quantique, pas de rayon laser, pas de voyage dans l’espace, etc…

Le troisième documentaire explique que les bouleversements dans le cosmos, que ce soit la fusion de deux trous noirs ou l’explosion d’une naine blanche et probablement d’autres phénomènes, génèrent des ondes qui courent à l’infini, minimicro-perceptibles, les ondes gravitationnelles. Un projet de détection de ces ondes, afin d’en prouver l’existence et valider ainsi des intuitions ou  hypothèses tant de Einstein que de Hawking, et « d’autres », a été mené à bien aux Etats-Unis (budget fabuleux), sur plus de trente ans, le LIGO. Ce projet est matérialisé par la construction de deux pièges de plusieurs kilomètres d’emprise au sol, à Hanford et à Livingstone, soit à plus de 3000 kilomètres de distance l’un de l’autre. Et le piège a fonctionné, captant le signal sonore du passage des ondes gravitationnelles.

Les ondes gravitationnelles se propage comme des ondes sonores musicales, … qui courent elles aussi à l’infini minimicrotésimal, en entretenant quand même une plus importante amplitude. Car leur origine est un déchainement d’énergie que nous avons mentalement difficulté à imaginer ; par exemple un des signal lié à la fusion de deux trous noirs a dégagé l’énergie de 62 masses solaires (MS) !

Mais le signal est infime, comme le battement de l’aile d’un papillon.

Ce qui aide à comprendre que les mouvements des planètes dans l’espace (par exemple celui de Gaïa – Pacha Mama bleue, toute petite planète dans un coin de banlieue de notre moyenne galaxie) s’expliquent avec la plus puissante des énergies identifiées, l’énergie gravitationnelle, mais que nos perceptions sont bien incapables de sentir.

Cette année 2020 la NASA va envoyer dans l’espace le plus puissant radiotélescopes jamais conçu, et qui devrait nous permettre de photographier, donc voir, si loin qu’il remonte à plus d’un milliard d’années. Alors pourront être validés par la démonstration perceptive des paradigmes d’une conception totalement différente de notre existant, étendant la relativité de nos physiques, mais élargissant aussi nos capacités, … connaissances déjà disponibles … par les mathématiques. Les vieilles barbes ne pourront alors plus faire de freinage et prendront définitivement place au musée. Les conséquences seront non seulement scientifiques, mais tout autant philosophiques, et politiques.

Actuellement, ce que nous enregistrons, c’est la multiplication des trous noirs, qui dévorent la matérialité actuelle, et la transforment vers autre chose, … qui EST. Au centre de notre « moyenne » galaxie, un trou noir géant en pleine action.

Michel André Vallée 15 mars 2020

BIEN ENTENDU NOUS NE SOMMES PAS SEULS AU MONDE

Jeudi 13 février sur la 5, à 20H50 avec le documentaire scientifique : « Qui a tué Neandertal ? ».

Identifié sur cette planète de – 400000 à -30000 ans, des siècles en présence de Sapiens Sapiens. Principalement sur toute l’Europe (de l’Atlantique à l’Oural) et la bordure méditerranéenne de l’Afrique du Nord, quand Sapiens est venu en plusieurs vagues de l’Est et de plus bas en Afrique. Des centaines de sites mis à jour avec lesquels les anthropologues et scientifiques associés selon les besoins des recherches peuvent travailler. Impossible de dénier ce qui est avancé là aujourd’hui.

C’était un humanoïde robuste, agile, intelligent, excellent chasseur (voir à quoi les humanoïdes d’alors se trouvaient confrontés), aventurier parcourant aisément des distances fabuleuses (pour nous), il présentait des dons d’adaptation qui nous rendraient humbles, était très proche en symbiose avec la nature (la Nature) jusqu’à être capable de se soigner par elle, … jusqu’à des ébauches d’art qui n’ont rien à envier à bien des productions traditionnelles ou d’aujourd’hui. Quelle dentition remarquable sur les squelettes  étudiés, comparée à la dentition déplorable de nos contemporains qui manquent de soins ! Sa posture n’était pas du tout l’apparence simiesque qui lui avait été attribuée fin du XIXème et jusqu’au milieu du XXème voire plus proche, mais semblable aux Sapiens. Aussi y a t’il eu pendant des siècles de multiples métissages. Aussi, la conclusion du documentaire est simplement que sa disparition apparente ne résulte pas la conjonction de maladies, de rencontres à des hordes d’animaux plus puissants, de la consanguinité, de l’anthropophagie, et d’une mini-période glacière qui les a fait disparaître. Simplement, les humains actuels portent dans leurs gènes des métissages variés de Neandertal et de Sapiens.

Elles-ils sont en nous, dans des proportions variables, les évolutions conséquences de l’épigénétique au fil des derniers millénaires donnant en ces XXème et XXIème siècles de cette Ère les races actuelles. Pourquoi dénier que les populations restées isolées plusieurs siècles, par exemple les aborigènes d’Australie, ne correspondent pas à des races ? Le genre humain se prive ainsi des partages de capacités portées et exprimées par chaque race, mise en valeur qui seraient tant utiles pour répondre aux difficultés que nous rencontrons. Pourquoi tenir absolument à considérer comme identiques un pur sans arabe d’avec un percheron d’avec un cheval islandais d’avec un cheval mongol ?

En massacrant les hommes rouges des Amériques, les hommes blancs se sont privés de capacités et de richesses d’expression restées longtemps irrécupérables et qui ne font que partiellement se reconstituer tout récemment.  Les jaunes sont en train de se débarrasser, laver, des humiliations infligées par les européens fin du XIXème, et vont bientôt imposer leur système de normes, avec une autre forme d’intelligence collective.

Le problème vient d’une représentation de supériorité des »blancs » du fait d’ « avancées » scientifiques déclinées en technologiques, d’où des puissances militaires colonisatrices, puis de l’entretien de ces appropriations forcées par les académismes s’étant introjectés les racismes. Puis d’une doxa de pensée unique purement politique développée par les Nations Unies après la Libération, imposant le principe non fondé de l’inexistence de races. Certes il y avait à se libérer des erreurs tragiques des eugénismes magnifiés par les pensées totalitaires au sortir de cette « seconde » guerre mondiale, mais cela a été une autre erreur tragique que de dénier les apports utiles au bien commun du genre humain venant des dons des diverses races.

C’est tout le problème des pensées uniques, en toute matière, en soi non-scientifiques car déformant et réduisant l’adaptabilité des humains à rester en harmonie avec la nature (la Nature), dont ils sont pourtant partie totalement intriquée. Je développe cette réflexion dans l’essai « Passages vers l’Ère à Venir » (blog «  arcencielxcristal.com «  – Édition999, …), pages 10 et 11.

Toute « pensée unique », portant éventuellement le tampon d’un soi-disant académisme, ne peut être que partielle et partiale, antiscientifique, intolérante, … appauvrir le genre humain, pire le conduire sur des destins tragiques. C’est le cas de plusieurs religions, en économie de l’actuel néolibéralisme mondialisé (absurdité de prétendre que les mêmes normes sont adaptées à des contextes si divers), … Si on prend l’exemple de la psychiatrie, secteur qui tente de prendre en charge les décalages avec les « normalités » sociétales, cela fait des années qu’un Tobie Nathan ( « Nous ne sommes pas seuls au monde » Les empêcheurs de tourner en rond Le Seuil 2001) et ses équipes met en œuvre des prises en charge pluriculturelles, avec succès. Une fois de plus, c’est une question non plus de morale, mais d’éthique. Une fois de plus, les avancées en science, là en anthropologie avec le fait Neandertal, bouleversent les idées reçues (reçues pour un temps).

Le documentaire est très bien construit, riche, met en  complémentarité les diverses recherches en cours.

Michel André Vallée            15 février 2020