LA CHINE ET L’AFGHANISTAN, À PARTIR DE 2021, … achèvement de la chute de l’Empire

Ainsi, les talibans viennent d’achever de chasser les USA de cet Afghanistan où aucune puissance étrangère, jamais, n’a pu s’imposer, et où l’Occident n’a pas su accompagner le commandant Massoud.
Les talibans ont accéléré la prise de Kaboul avant le 11 septembre 2021, symbole des vingt ans du 11 septembre 2001, imposant leur agenda à celui de la soi-disante « première puissance du monde » ( de cette planète).
Car ce Pays, les USA, ne l’est plus, la première puissance, dont la décroissance par paliers rappelle la chute de l’Empire romain (déjà décrite par plusieurs éditorialistes américains), … comme l’hélicoptère décollant de Kaboul rappelle symboliquement celui décollant de l’ambassade des USA à Saïgon (quoiqu’en dénie l’entourage de Joe Biden).

L’Empire affirmé sur les deux grandes guerres européennes puis mondiales de 14-18 puis de 39-45 a vécu son temps.

Les USA sont déjà remplacés en Afghanistan par la Chine, qui a 90 kms de frontières communes avec, en plein sur la région ouïgour. Selon les spécialistes informés, dans l’accord Chine-Talibans, il y a la non-ingérence taliban dans la politique ouïgour (faute de qui les choses iraient évidemment très vite). La Chine est de plus l’alliée de la Russie (puisque l’Europe a délaissée cette dernière), elle aussi concrètement proche de l’Afghanistan. Les USA (et ses ex-alliés) sont mis hors- jeu de ce qui se passe dorénavant là-bas. L’Iran qui a des accords avec la Chine et la Russie va y trouver de l’oxygène. Seule l’Inde, en conflit perpétuel avec le Pakistan et en tension systémique avec la Chine, pourra réserver des surprises.

Aparté : comment le soi-disant Occident (en fait UE sous la botte US) a-t-il pu à ce point ne pas comprendre l’âme russe, et s’imaginer acheter la Russie après la mise à l’écart du Grand Gorbatchev ?

À la question : comment les USA ont-ils pu se réduire à un accord avec les talibans réduit à la non-agression de leur processus de départ, la réponse connue des géopolitologues est : le nouvel réel ennemi des USA est la Chine, devenue de fait première puissance (ne pas oublier qu’elle contrôle suffisamment de la dette américaine dans ce monde néo-libéralement « mondialisé » !).
D’une part, les USA ne peuvent pas se passer d’avoir un ennemi pour prétendre « apporter-exporter » leur civilisation, soit leurs intérêts, au reste du monde. D’autre part, ils ne peuvent plus se permettre de répéter le Vietnam (tant à l’extérieur qu’à l’intérieur). Mais ce « rêve » est terminé avec la perduration de la tension civile intérieure.

À quoi servent 10 porte-avions aux USA, avec toutes leurs armadas, s’ils sont devenus incapables de mener de front plus de deux conflits sur les terrains, ce que les dernières années ont démontré ? Qui peut faire confiance dans leur puissance militaire et financière dorénavant (Pologne et Pays Baltes ont intérêt à réviser leurs représentations) ? Pour gérer les données de leurs centrales de renseignement, ils ont besoin des clouds de sociétés privées, certes a priori américaines, mais … qui servent d’abord leurs intérêts (capitalisme oblige).

Avec quatre porte-avions plus légers, la Chine contrôle sa zone-objectif maritime. ce qui lui suffit, car sont déjà implantées les routes de la soie avec l’Europe, un contrôle déjà dominant des ressources en Afrique, ET, les routes de la soie vont pouvoir être renforcées avec les passages par l’Afghanistan.

« On » pourra objecter, à partir d’un regard « occidental », que le traitement de la zone ouïgour pose un problème éthique et quand même une incompatibilité avec les bases du terrorisme islamique radical. Mais, outre que les différents courants de l’islamisme sont en violents conflits (les impies de l’Islam sont à leurs yeux plus graves que les impies « de l’extérieur »), … ce que les occidentaux se refusent, ou sont incapables, de comprendre, est que les chinois, eux, vont intégrer leurs musulmans. Ils savent jouer au Go, et vont en prendre le temps en y investissant les moyens, … avec fermeté sans bisounourisme larmoyant, … et sans rater une seule opportunité.

Là où nous écrasons des mouches avec des tapis de bombes, maintenant des drones … EUX INTÈGRENT ! Là où nos humanités sont remplacées uniquement par l’argent et la consommation court terme, eux entretiennent des valeurs partagées.

Michel André Vallée 17 Août 2021

« L’ODYSSÉE INTERSTELLAIRE » 3/4 OU … LÀ OÙ « ILS » ONT L’INTENTION DE NOUS MENER ?

C’est un film documentaire donné par ARTE le samedi 14 août 2021 à 20 H 50, dans la rubrique Sciences et Techniques. Aussi, ce n’est pas de la science-fiction, même si la réalité « finit » si souvent par rattraper la science-fiction, et ce de plus en plus tôt et vite. Ce document de 2018 est la partie 3/4 de la série de Vincent Amouroux et Alex Barry. Il nous décrit ce qui est projeté et déjà en préparation pour l’expédition envisagée, vers la fin de ce siècle, d’exploration de la planète Minerva B (de l’étoile naine Minerva A), à 4,5 années lumières de notre Terre.

Très beau documentaire, malgré le défaut très américain de répéter plusieurs fois la même chose (pour s’assurer que nous avons bien compris ?). Les plus grands scientifiques de chaque discipline (y compris en éthique des sciences), présentent leur regard de leur domaine, … tous évidemment en lien au sein de cette communauté. L’objectif du projet est de trouver sur une planète, présentant la présence des molécules nécessaires à la vie, si diverses formes de vie y existent effectivement. Savoir que, au vu des avancées en astrophysique et autres disciplines liées quand au vivant, il est hautement probable que des milliers de planètes « d’accueil » existent au sein de notre galaxie, et probablement bien plus au-delà, avec une espérance mathématique (chance d’erreur) infime. Sur ce trait, aparté que la science-fiction de Hypérion et Endymion se rapproche !

Le vaisseau, de l’ordre de 1 km de long, sera monté en orbite avant d’être lancé dans l’espace. MAIS, et c’est un des traits à souligner, aucun humain ne l’habitera. Il sera intégralement dirigé, que dis-je, animé, par une I.A. (intelligence artificielle), telle qu’elle sera développée d’ici là, capable de tout gérer à l’optimal, s’adapter avec succès à quoi que ce soit qui soit rencontré, … jusqu’à faire réaliser les outils adéquats pour « mener à bien la mission », une fois sur le terrain.
Autant dire que des humains porteurs du maximum de Q.I. en les différentes formes d’intelligence requises ne pourraient être aussi performants ?

Si tout cela nous est présenté, c’est évidemment en cours depuis des années. Aucun débat public hormis les sphères de tous les acteurs directement concernés. Les autorités impliquées font effectivement ce qu’elles veulent, nous présentant aujourd’hui un tel projet sous le couvert de la justification de la vie.

Nous savons par expérience de la vie et principe de réalité que, dès qu’une avancée scientifique ou technique, ou de quelque domaine de connaissance que ce soit, se présente, … de toute façon elle sera, au grand jour ou dans le secret masqué, mise en œuvre. Ainsi l’I.A. sera poussée au plus loin « possible ». Nous savons aussi qu’il est indispensable de toujours expérimenter avant de généraliser (… sauf pour les vaccins anti-Covid … ?). Nous savons qu’il est nécessaire à toute politique de faire de la prospective (Napoléon a eu le tord de ne pas écouter Talleyrand pour l’Espagne puis la Russie) etc … etc … etc …

Mais là où « ils » nous laissent, en attendant, toutes et tous les non-initiés, c’est sur une planète qui continue d’être allègrement dégradée ! Osent-ils faire le pari que l’humanité s’en sortira par d’hypothétiques prochaines découvertes ? Qui, quelles castes, s’en sortiront ? Comment ?

Il est possible d’en déduire que les organisations telles la NASA font partie de ce que d’aucuns appellent le Deep Power, avec les grands financiers, les grands pétroliers, les dirigeants des clubs restreints des grandes multinationales, une petite partie des instances internationales, ceux qui tiennent les manettes du militaro-industriel …

Par contre, il est net que la démocratie n’est plus qu’une façade, … sauf quelques petites entités qui ne gênent pas, pour faire convenable.

Là où « ils » nous mènent, alors, est-ce un état entre Solent Green et le 5ème élément ? À coup sur vers « Le Successeur de pierre » (pardon de me répéter en recommandant cette lecture).
À vos replays …

Michel André Vallée 15 Août 2021

I’INCONTOURNABLE GUERRE

Toutes et tous s’accordent qu’il conviendrait d’appeler « un chat … « un chat », soit voir et dire les réalités d’ici et maintenant telles qu’elles sont.
Hormis les « médias à la botte », que quasiment toutes et tous ont depuis longtemps identifiées, il est début 2021 couramment reçu que nous sommes (toute cette planète) depuis la fin du XXè siècle engagés dans un processus complexe de mutation de civilisations.

Certes la Chine va achever d’ici peu le dépassement de ses humiliations par l’Occident au XIXè (siècle), et ne peut qu’être reconnue première puissance mondiale ( ce qu’elle est en fondements déjà). Mais, à moyen terme, son « système » de contrôle de la société ne pourra durer tel, … ne serait-ce que parce que les jeunes générations se sentent moins concernées que leurs ainées par l’histoire passée toute la durée du XXè siècle..

Certes l’islamisme radical va continuer quelques temps de séduire des populations que l’on aura pris soin d’éloigner d’une culture générale correcte des histoires de cette planète, et l’un ou l’autre « Consul » vont encore tenter de jouer le rôle du Sauveur, mais l’évolution des technologies est si rapide que plus aucun contrôle dictatorial ne demeure durablement possible. Nasser a échoué (ce n’était pourtant pas un mauvais bougre), Erdogan échouera (celui-la n’arrive pas à la semelle de Nasser).

Un Biden qui a eu l’intelligence stratégique de replacer en deuxième cercle les mouvements progressistes de son Parti et ainsi obtenu la confiance des électeurs des States afin d’engager ensuite un New Deal version 2021, joue très gros en escomptant repositionner les rapports de force planétaires. Il peut obtenir des résultats temporaires en sortant de l’absurde « pensée unique » TINA » (le there is no alternative de Thatcher et Reagan)), … mais il est trop tard, les manettes ne reviendront plus aux seuls USA (même si le dollar US perdure un peu).

Quand à l’Europe, tristes nous sommes toutes celles et ceux qui, conscients des acquis terribles de l’histoire, y ont crus. Les structures dominantes, au fond avec du recul sur le temps, ont en fait toujours été « hors sol » soit décalées de leurs peuples et ont sabotées l’élan magnifique d’après-guerre. Les mentors d’éthique ont été, avec toutes leurs énergies, mais rien n’y a fait. Le couple tracteur franco-allemand, qui avait entraîné toutes les autres cultures, est en train de se délier ; … les lobbyes des multinationales l’ont emporté, … ce qui disqualifie Bruxelles aux yeux « des peuples ». De partout, on ne peut que sourire avec condescendance des gestes bisounours et minimalistes de ce semblant d’Europe, encore trop « couchée » sous les States, … paralysée par des règles absurdes telle l’unanimité des voix des États pour les engagements importants.

Il va lui falloir encore plusieurs crises violentes (car les rapaces cupides s’accrochent), avant qu’Europe ne prenne sa place, de l’Atlantique à l’Oural, … Alors la menace des intégrismes du Sud passera dans l’histoire, … mais que de sang et de larmes d’ici là !

Les deux continents du Sud, Afrique et Amérique latine, montent droit vers leurs identités spécifiques. Mais au travers de quelles séries de violences, de dictatures alternatives plus ou moins masquées, des effets de résidus d’exploitations ! Les ex-dominants du Nord seront surpris quand ces identités s’exprimeront ouvertement. La nouvelle DG de l’OMC est une femme nigériane (d’une pierre deux coups), elle est loin d’être seule aux manettes.

À court voire moyen terme, presque toutes les « démocraties » traversent des crises de fracturations internes profondes, dépourvues de logiques de critères suffisamment partagées, qui laissent présager des états de guerre civile. Appels à la désobéissance civile « non-violente » contre réactions de « zéro tolérance », toutes deux contre les outrances de populations de fait hors état de droit.

Tout cela imprégnera-t-il dans nos sociétés un peu de sagesse à temps avant que la destruction « non-stoppée où à la marge » des écosystèmes de notre Terre ne soit devenue inéluctable ? Ceux qui critiquent avec condescendance la jeune autiste (en l’occurrence surdouée) Greta nous font tristement sourire. La densité en CO2 enregistrée en altitude à Hawaï continue de grimper et nous ramène 15 millions d’années en arrière. Une partie importante de cette planète ne sera plus vivable avant la fin de ce siècle.

En l’état des « paliers » de conscience moyens des populations ( tristes résultats en partie des « efforts » d’éducation insuffisants de nos « gouvernements »), la confrontation aux enjeux apparents par trop de médias à la botte (qui ne méritent plus la qualification de « journalistes »), les appels au conflit guerrier sont omniprésents.
En effet, de nouveau, Est – Russie / Ouest – « Occidentaux » au plan européen (Pologne et Baltes et Ukrainiens et Biélorusses s’y activent) ; au Moyen-Orient (poudrière encore brulante) Iran et Israël et Arabie Saoudite et Turquie … et les autres; plus à l’Est, Chine face à Taïwan et au Japon et quelques autres Nations.
Pardon de ne pas toutes les évoquer. Les déclencheurs partiront de n’importe où . Le vrai seul problème premier « reçu » de celles et ceux « qui en sont » est la surpopulation mondiale. Les pandémies ne vont pas « suffire » à « faire le job ». Et là, « ceux qui en sont » sont prêts à tout, … sous-prétexte de bonne compréhension des vrais enjeux entre initiés. Juste ensuite, la projection de voir se rapprocher le délitement des privilèges.

À certains qui pourraient réagir en mode « pensée unique de gouvernance » en pointant dans ces propos une attitude complotiste, … recommandons la lecture dans Le Monde diplomatique N° 735 de Juin 2015 de l’excellent dossier sous la direction de Fréderic Lordon « Vous avez dit complot ? ». Ce dossier démonte ce procès d’intention trop facile.

Certes, les initiatives « autrement » depuis ces dernière décennies se multiplient, et présentent déjà des résultats encourageants, dont en terme socio-économique. MAIS les castes qui se considèrent, où que ce soit sur cette planète, « au-dessus des masses » ne peuvent les considérer, ni avec humilité en tirer enseignements, expérimenter et généraliser.

Aussi, terriblement, OUI, une guerre de dimension mondiale ou plusieurs guerres terriblement dévastatrices simultanément, semblent incontournables. La guerre a toujours été une « solution » dure mais mentalement facile depuis des millénaires pour l’engeance des humains, toujours sous prétexte de « meilleur ».
En théories des conflits, on parle d’abord « tensions », antagonistes et synergiques, selon des dynamiques complémentaires. En l’état cela fait longtemps un peu partout que les simples tensions sont dépassées, et les négociations engagées pour la plupart inopérantes voire irrecevables.
Là, en mai 2021, la guerre est et peut se déployer partout sur cette planète, n’importe où !

Michel André Vallée 5 mai 2021

« IMAGINE … » UNE EUROPE ?

Sur cette planète, les frontières changent événement après événement au fil de l’histoire des humains. Dans un de ses derniers éditoriaux, Vicent Partal (de VilaWeb) explique que lorsqu’enfant à l’école, la carte de l’Espagne présentait le double de territoires en surfaces incluant ceux  alors en Afrique, et que la culture « castillane » centralisée d’alors affirmait cela comme intangible. Mais, en fait, une entité intangible de l’Espagne n’a jamais existée, depuis l’alliance-mariage de Isabelle de Castille avec Ferdinand d’Aragon pour achever de bouter les sarrasins hors de la péninsule ibérique (ces deux ensembles de territoires ont continué d’être gérés séparément encore longtemps après).

Le royaume de France, après tous les aléas ayant suivi le départ de Charlemagne, ne s’est très progressivement construit qu’à partir de l’équivalent de quatre départements actuels. D’ailleurs la puissance des vikings plusieurs siècles dans le sud-ouest face à cette entité a été radicalement masquée par les historiens, encore aujourd’hui (Joël Supéry- La saga des vikings- Autrement- 2018), jusqu’à ce que l’Angleterre prenne la relève en Angoulême d’où la guerre de cent ans ! ce n’est pas par hasard que l’un des plus importants fond documentaires sur ces grands commerçants sachant si besoin très bien se battre et naviguer est à Paris !

Cette France a d’ailleurs perdu le Québec dés Louis XV puis la Louisiane dés Napoléon Ier, … puis l’Indochine, Madagascar, l’Algérie… etc. L’ex Empire français ne relève plus guère que des eaux territoriales (Pacifique, Atlantique, Océan Indien) … et cette France est passée du 5ème  aux 15ème à 40ème rang mondial (selon les thèmes d’évaluation).… enfin ne parlons pas de la dette. D’ici peu, l’Espagne va perdre avec la Catalogne une de ses dernières colonies. Cette Catalogne indépendante proche (que sont quelques années depuis neuf siècles ?) va constituer, avec l’Écosse indépendante et l’Irlande réunifiée, …, un des ferments de la prochaine Europe. Un de ces jours, il conviendra de valoriser l’énergie des peuples en réunifiant la Catalogne, le Pays Basque, les Flandres. La Tchéquie et la Slovaquie qui se sont séparées avec douceur se portent très bien côte à côte chacune dans leurs cultures au sein de l’UE actuelle.

En fait quelle Europe ? Ainsi que Charles de Gaulle (le seul chef d’État que la majorité des français aient vraiment aimés quoiqu’ils en disent) l’avait posé dans son style unique, l’Europe va de l’Atlantique à l’Oural. Nous sommes un certain nombre qui depuis l’adolescence nous sommes sentis d’abord européen (mais pas de l’UE actuelle), et partageons cette représentation car elle fait sens, tant géographiquement que culturellement.

L’OTAN ne devrait plus exister puisque le Traité de Varsovie a été dissout, aussi nous ne devrions pas être couchés sous les States, ni accepter leur juridiction internationale insensée. Un newyorkais ressemble t-il à un californien, hormis la langue ? La Californie, ex-mexicaine, est a elle seule la 15ème puissance mondiale. Un russe des confins de l’Oural ressemble t’il a un portugais ? Les States se sont enrichis et hissés à leur statut qui n’en fini pas de se déliter avec les deux guerres mondiales du XXème siècle ; mais là cela suffit, ils se sont bien trop rémunérés sur le dos des autres nations. Ils ne se sont maintenus après guerre que grâce a un ennemi commun soigneusement entretenu. Mais ils ont commis l’erreur de se laisser prendre par l’hubris de la puissance en croyant récupérer la Russie dans leur système après avoir coulé l’URSS. Comment côté « Occident » ne toujours pas avoir compris la réalité profondément ancrée de l’âme russe, … et se fantasmer pouvoir tout acheter avec des dollars ? Les américains ont confondu Russie et communisme, ce qui témoigne de leur courte vue puisqu’à part Cuba, le communisme n’a encore jamais été vraiment expérimenté sur cette planète (rien à voir avec le stalinisme).

L’Europe de fond réelle a, dramatiquement, actualisé son ennemi « nécessaire » avec l’islamisme intégriste radical, … que l’on ose enfin nommer et pointer. Mais c’est un Michel de Nostredame (alias Nostradamus 1503-1566) qui l’a annoncé il y a des siècles : le grand Satan du sud ne sera éradiqué que par l’alliance du Nord de toute l’Europe. N’oublions pas que ce sage a d’abord été le grand médecin qui a libéré Montpellier de la peste, soit une variante de HnNn, … et ce avec de simples mesures d’hygiène basiques et d’alimentation saine (autant que possible), … sans modifier artificiellement le génome humain ; ce dernier le fait de lui-même, à son rythme, par le processus d’épigénétisme.

L’empire du Milieu Chine a bien compris la réalité géopolitique, en investissant dans les nouvelles routes de la soie. L’Europe, en s’accrochant au néolibéralisme atlantique et en laissant la Russie s’éloigner, … se tire pour encore quelques temps un skud dans le pied.

Le grand poète Georges Brassens, dont on célèbre cette année les 100 ans théoriques (aurait-il apprécié ?) chante avec a propos « ceux qui ne sont pas de quelque part » … . « Imagine » la paix, pour reprendre un autre grand chanteur, John Lennon, inspiré par sa newyorkaise de Yoko Ono  (elle l’était bien plus que d’être japonaise) !

Michel André Vallée            6 mars 2021

INÉLUCTABILITÉ DES DICTATURES ?

Nos sociétés, ces dernières décennies, prennent conscience de la complexité des réalités de ce monde, avec les avancées de connaissances en physiques et astrophysiques, en biologies, des diverses sciences dévoilant toujours plus finement les écosystèmes, en psychosociologies, en prospectives … Cette prise de conscience d’abord assurée par les minorités de « sachants », est en train de se « démocratiser » comme en témoignent revues de vulgarisation, panels de radios et  de télévisions …

Brutalement, la pandémie des COVIDs par la multiplication (phénomène naturel) des «variants », donc leurs conséquences des syndromes SARS, avec la mise en évidence au bout d’un an de nos faibles capacités à réguler et les doutes croissants sur l’espoir « d’en sortir », et en tout cas pas « comme avant », … cette pandémie impose à tous les Pays de cette planète l’évidence inéluctable de la complexité. Dans le même temps, devant le désordre de gouvernements s’engageant à vue et sans recul sur des stratégies si différentes alors qu’ils disposent des mêmes informations, le « système » de mondialisation néo-libéral, qui déploie tout jusqu’à l’abject pour survivre, perd de plus en plus sa crédibilité TINA (There Is No Alternative) aux yeux des masses. Gouvernements, groupes pharmaceutique, et leurs réseaux et médias à la botte, tiennent une partie des masses par la peur. Dans l’histoire la peur de populations a souvent ouvert la voie aux dictatures.

Depuis les années 80, il y a eu la chute du bloc soviétique, il y a eu et a le lent délitement de l’empire américain, il y a la régulière montée en puissance de la Chine et de l’Inde, il y a de plus en plus clairement l’échec de la tentative de fédération de la vieille Europe (qui n’est plus pour un temps que le plus grand « marché » du monde), il y a l’Afrique mal décolonisée qui n’arrive toujours pas à se poser, il y a le Moyen-Orient à feu et à sang… . Et il y a surtout, d’une part la multiplication et l’intensification des catastrophes liées au réchauffement climatique telles qu’il est trop tard pour revenir en arrière, … d’autre part la guerre religieuse et culturelle entre les islamismes de type wahhabite et tous « les autres » (y compris les autres courants musulmans).

Partant les systèmes de valeurs précédents de mode humaniste ne sont plus crédibles ni partagés par suffisamment de gens, de familles, de clans. Pour les « jeunes » générations, la disponibilité à moindre effort des données sur internet, en partie illusoire, n’encourage plus à travailler la pensée de sens critique ; et l’échec criant des anciennes générations à avoir amené un monde porteur de sens les mène « ailleurs ».

La « nouvelle » complexité est hors de portée du niveau d’éducation partant de compréhension de la majorité des populations. D’abord l’orgueil de caste (plus que de classe) depuis des lustres, … puis la pensée devenue géopolitiquement unique du néo-libéralisme mondialisé (même en Chine qui jouant au Go a su en jouer), … ont tout fait pour limiter et faire régresser le niveau d’éducation générale des masses. L’éducation, en conséquence la culture, c’est trop potentiellement révolutionnaire.

L’absence de « sens » issu des connaissances, l’incapacité pour la plupart à appréhender le complexe, le martelage d’une pensée unique consommatrice des médias de masse, … génère « naturellement » l’appétence, la recherche, la reconnaissance, de la simplexité (Alain Berthoz – La simplexité – Odile Jacob – 2009), de ce qui non pas est mais paraît simple.

Les révoltes de groupes face à ces phénomènes de masse n’y peuvent mais, … elles sont matées par les systèmes de plus en plus autoritaires en place. Quand des expériences locales en vrai grandeur sur un mode participatif voire autogéré se développent, des incidents semblent bien montés de toute pièce pour les réduire ou épuiser, voire organiser un coup d’État.

La liste de Pays actuellement en dictatures formelles ou masquée, ou qui y tendent nettement et sur un mode de plus en plus « décomplexé », est bien plus longue que celle des Pays qui se débattent avec des signes de faiblesse dans « le moins mauvais des systèmes » : Chine communiste, Inde populiste, Brésil évangéliste qui tue l’Amazonie, les USA de Trump (qui laisse un Pays profondément divisé par moitié), Russie néo-tsariste, Iran théocratique chiite, Turquie de l’AKP tendant au théocratisme islamiste sunnite pan-ottoman, Arabie saoudite et « petits » États du Golfe et leurs financement des communautarismes islamistes, Égypte, Algérie, plusieurs États de l’Afrique noire, Corée du Nord, Birmanie bouddhiste, Thaïlande, Indonésie, Venezuela de Chavez, Cuba malgré ses rangs 1 en matières de santé et éducation, … L’évolution de l’Australie qui freine à reconnaître ses aborigènes et consomme trop de charbon n’est pas évidente.

En Europe la Hongrie magyare, la Pologne catholique intégriste, l’Espagne néo-franquiste …une gouvernance de plus en plus autoritaire en France du « en même temps ». Israël où l’esprit kibboutz est réduit minoritaire avec ses ultra-orthodoxes subit aussi une dérive autoritaire.

Certains Pays subissent des alternances dures, par exemple le Chili, la Bolivie, l’Argentine et la plupart des autres États d’Amérique du Sud.

Semblent faire exception la zone Nor de l’Europe avec ses cinq États, le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande, et quelques petits États tel par exemple le Costa-Rica. Le Mexique est un cas à part, où les mafias sont un État dans l’État, imposant à beaucoup des modes de vie en soumission.

De nombreuses gouvernances sont depuis quelques années structurées en décalage par rapport  aux gens « ordinaires », classes moyennes inclues. Une part finalement majoritaire des populations, ne faisant plus confiance à leurs dirigeants devenus « hors sol », ne supportant plus des conditions de vie trop altérées par des phénomènes tels la drogue, assistant par les télévisions aux inégalités criantes de modes de vie, déjà imprégnés des avantages illusoires de la mondialisation et de l’universalité apparente (oh combien fausse) des internets, éprouvées par les crises financières et l’intensité croissante des dérèglements climatiques, … ces populations donc aspirent à la prise en charge de la  complexité par leur « système politique ».

Elles veulent vivre au quotidien « en paix », en échange du renoncement aux libertés dites « fondamentales » par les démocraties théoriques.

Sur cette planète en mutation de civilisation, telles que la décrivent tant d’auteurs « sachants » et critiques dans tant d’ouvrages ces toutes dernières décennies, une majorité de gens ne trouvent plus de repères de « morale « , et n’ont surtout pas été préparés à exercer un regard « éthique ». La seule valeur qui s’impose est celle de l’argent, qu’accumulent comme jamais les nouveaux milliardaires et les grandes multinationales. Ces dernières vont jusqu’à mettre en pratique dans une logique « technique » le meurtre commandité si nécessaire, pratique autrefois réservée aux centrales de renseignement et contre-espionnages pour « raison d’État ».

Dés 1974, un haut-fonctionnaire français, sous un pseudonyme par devoir de réserve avait annoncé cela dans un roman hautement symbolique, « l’imprécateur ». Depuis, la préparation et le suivi systématique de cooptation de la haute élite a été assurée, côté Occident, par l’organisation Bilderberg ; … l’équivalent existe probablement à l’Est.

Les castes des gouvernances en place du néo-libéralisme mondialisé ont appris à maîtriser quasi-parfaitement (la perfection présente toujours des failles) la fabrication du consentement et de la théorie du complot, diffusées bien plus finement que par un Goebbels par des médias contrôlés à de l’ordre de 95 %.

En cette phase donc de « mutations » de fond en toutes matières dont personne ne peut encore « pré-voir » ce qui en sortira, … les leaders et leurs Partis qui offrent un régime simple de « redressement » et d’ordre, en y prétendant assurer le confort (mais a minima) des conditions matérielles de vie au quotidien, en répondant de façon SIMPLE à toutes les interrogations, … ces leaders et leurs Partis reçoivent et agglomèrent l’accord des majorités. Sous les prétextes de « se battre » contre les maux montés en exergue par leurs médias à la botte, ces leaders et leurs Partis obtiennent le renoncement « démocratique » aux libertés et les pleins pouvoirs. Où plus directement ils imposent un régime dictatorial après avoir pris le contrôle de l’armée de leur Pays, garantissant une paix intérieure « tellement préférable au désordre et aux risques quotidiens permanents ». C’est ce qui est en train d’advenir dans de plus en plus de Pays-Nations.

Mais, les Pays-Nations étant si différents dans leurs cultures et leurs intérêts, les pressions démographiques étant ce qu’elles sont devenues, les écarts de mode vie et de richesses étant devenus si apparents avec les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), les repères d’éthique étant inexistants ou opposés, … la confrontation des pensées uniques ne peut mener qu’à la guerre. La guerre est présente sur tous les continents (en Australie elle partirait actuellement du climatique), mers et océans inclus.

En pleine phase de dégradations, les louables expériences dites « positives » restant minoritaires et vite étouffées, une généralisation des dictatures (franches ou masquées) semble bien inéluctable.

Des guerres continueront de s’en décliner, … avant que ne se lève l’aube de la prochaine civilisation. Peut-être en d’autres lieux que cette planète (annonce du physicien Hawking rejoignant le romancier Simmons), planète qui, elle, continuera ses évolutions avant de se fondre dans son soleil.

Parmi les divers scénarios pronosticables, c’est au fond « naturellement » le pire auquel il est sage de se préparer.

Je vous épargne la riche bibliographie tant sur effondrements et changements de civilisation, que sur les éthiques (dont les totalitaires) !

Bien, mais, si nous considérons les mesures urgentes à prendre pour « simplement » stabiliser le réchauffement climatique (ce qu’à engrammée la nature est irrattrapable pour au moins les deux à trois décennies à venir) :

  • manger au moins deux-tiers moins de viande,
  • éradiquer les énergies fossiles (toutes),
  • radicalement changer les moyens de transports (mers et océans, airs, terres),
  • stopper net les déforestations

… même si bien entendu un effort massif d’éducation est indispensable pour le long terme, … dans l’immédiat seul un régime radicalement autoritaire, mondial, peut en être capable, commandant des polices de contrôle et des mesures disciplinaires sévères égales pour tous ! ALORS ?

Quand à la guerre, je vous encourage à lire, de Olivier Weber « Si je t’oublie Kurdistan » – Éditions de l’aube – 2020, combat exemplaire, saturé de sens et d’éthique, même dans les horreurs, qui dit avec authenticité « les choses », … dont pour notre honte ce que l’Europe s’est gardée de faire et laisse faire. L’honneur de la vertu guerrière, femmes et hommes côte à côte avec courage.

Michel André Vallée               7 février 2021

LE RCEP (OU PERG) EN ASIE DE L’EST, LA CHINE AU CENTRE

C’est dans le monde diplomatique de janvier 2021 N°802, page 18. Le titre « Bombe libre-échangiste en Asie » avec sous-titre « Le plus important accord commercial du monde ». L’article est de Martine Bulard.

Encore une fois, du haut de leur superbe , les occidentaux dédaignaient l’Asean (ou Anase en français), ses dix pays et ses 652 millions de personnes, … sauf qu’elle vient de signer en novembre l’accord RCEP (PERG en français) avec l’Australie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande ! Soit une mondialisation « locale » dont le premier ministre chinois se félicite « Une victoire du multilatéralisme et du libre-échange », avis abondé par son homologue japonais « jour historique après huit ans de négociation ».

Avec 30 % des richesses produites dans le monde, 28 % du commerce mondial et 2,2 milliards d’individus, c’est effectivement le plus important accord jamais signé. La Chine y trône, sans Washington. L’Asean a été fondée en 1967 pour faire barrage au mal = au communisme, MAIS le principe de réalité l’a pas à pas emporté, et les tensions territoriales autour de la mer de Chine n’empêchent pas l’accord économique et commercial. L’accord concerne bien entendu les droits de douane, mais aussi les normes, une partie des échanges de services, la propriété intellectuelle …

Comme l’Europe a signé des accords avec le Vietnam, la Corée du Sud, le Japon, elle sera impactée ; or il faut savoir que le PERG ne retient aucun critère environnemental, sanitaire ou social. Une fois de plus, les occidentaux ne savent pas jouer au Go ! Par contre, le PERG ne contient aucune clause donnant pouvoir aux multinationales de s’attaquer aux États quand les mesures leur déplaisent. Les orientaux joueraient donc mieux que les occidentaux aux échecs !

Les situations économiques et sociales des différents membres étant hétéroclites, les multinationales « locales » vont avoir encore plus les mains libres pour tirer profit des écarts entre les pays. Mais, compte tenu des multiples accords bilatéraux, transferts d’investissements … existant déjà, l’impact ne vise pas la « croissance » (probablement inférieure à 1 %) ; l’intérêt est stratégique, consacrant la centralité géopolitique de la Chine. C’est un tournant majeur dans l’histoire du monde ; si l’Inde (qui s’était retirée de la négociation) et les Etats-Unis (Trump a abandonné le projet Pacifique d’Obama) vont bien entendu revenir, l’extension du pouvoir économique de la Chine est posé, assuré.

Selon David P.Goldman (politiste américain), « la puissance de l’approche chinoise du monde tient  au fait qu’elle cherche à transformer l’économie par capillarité, de bas en haut, plutôt que de haut en bas ». Au Go, un pion est un pion, qu’il s’agisse d’un manœuvre ou d’un général, … il n’y a ni sans dents, ni rien, ni autre ploucs, ni roi ou reine ; … chacun et tous ont une valeur, … même les esclaves des camps de travail à l’ouest.

Les Etats-Unis continuant de jouer les gros bras (que savent-ils faire d’autre), Canberra a été tenté d’attaquer la Chine sur le Covid-19 et la 5G, … mais les mesures toniques d’équilibres en retour ont été immédiates : « Si vous faites de la Chine un ennemi, la Chine sera votre ennemi » : la Chine en a largement les moyens. Les vins, charbon, bœuf, orge de l’Australie de suite lourdement taxés, soit le petit jeu joué avec les producteurs agricoles américains, tant la pénétration de la Chine aux USA est dense.

Le PERG montre que les cartes sont radicalement redistribuées et que l’intégralité des pays de l’Asie de l’Est n’ont pas besoin pour travailler ensemble des Etats-Unis.

Ajoutons que l’Europe a besoin de travailler avec toute l’Asie de l’Est, … plus pour son énergie du gaz de la Russie (alliée de la Chine). 

Sourions lorsque les commentateurs des chaines à la botte présentent encore les USA comme première puissance de cette planète ; les dynamiques engagées ont déjà mis en place tout autre chose ;  nos orgueils vont encore prendre quelques temps pour comprendre et l’admettre. La réalité est la réalité.

Il ne reste que peu de temps à l’Europe pour poser sa carte.

Ce billet vient en commentaire de la conférence donnée fin 2019 à l’UTL de Perpignan, « La Chine devenue première puissance mondiale, … en pratiquant le jeu de GO », disponible sur le blog  «   arcencielxcristal.com  « .

Michel André Vallée                         1er février 2021

Avec un article Risques et troubles psychosociaux … … souhaits 2021 pour tous

« Les risques et troubles psychosociaux … sont révélateurs de la mutation de civilisation, qui est en cours » ! Voilà le dossier ajouté à ce blog (parmi ceux proposés en page d’accueil) ces derniers jours de cette terrible année 2020. Ce que sont ces RTPS, des stress aux suicides, y sont détaillés, les causes, les surcoûts pour toute la société comme pour chaque individu, comment assurer, tenter de prévenir, … dépasser. La complexité de ces états, qui nous touchent toutes et tous, de chaque cellule de notre corps biologique à l’ensemble de notre civilisation, en ressort. Chaque lecteur peut l’entrapercevoir.

C’est ce que je nous souhaite pour que 2021 amorce un virage de transformations, ébauche de dépassement de l’état de dégradation où nous sommes tous plongés, … dont la pandémie mondiale provoquée par un minuscule virus n’est que l’apparence de la partie émergée de l’iceberg. Dépassement, donc, de notre peur de la mort, peur que nos gouvernances entretiennent … pourquoi ? Car ce n’est pas la première pandémie, l’humanité en a connue bien d’autres, des pestes, et la mort est bien une des plus évidentes banalités. Probablement pour se maintenir aux manettes, … mais alors quelle utopie !

Aussi en 2021, que le plus grand nombre, à partir du travail de ce dossier ou d’autres sur d’autres objets,  car il en circule beaucoup sur les médias ou dans le grand nombre d’ouvrages publiés, apprennent mieux cette complexité, au moins soient touchés avec le goût de la comprendre.

Quand les obstinations de nos dirigeants sont devenues insupportables, partout sur cette planète, à un titre ou à un autre, aux USA, en Chine, au Brésil, en tant de Pays de l’Afrique, en Turquie, en Syrie, en Pologne, en Espagne, en France, en Angleterre … il est utile et nécessaire à nous autres d’agir. Pour agir il faut le vouloir, et pour structurer le vouloir, il faut comprendre et le partager.

Cet article, centré sur un objet, les RTPS, intéressant car nous concernant tous, pointe sur quoi bouger. C’est un exemple.

Meilleure année 2021, au cœur de la mutation en cours. Ce sera dans le dur, … mais l’espoir est là, d’une puissance potentielle à la hauteur de celle de la Nature.

Michel André Vallée                        24 décembre 2020

Hommage à David Cornwell, alias John Le Carré

Cette période de l’automne-hiver 2020 est aussi marquée par le départ de nombreux Grands. ceux qui ont été des exemples, des maîtres, de ma génération (soit 10 à 20 ans de plus quand j’en aligne 75), sont de moins en moins nombreux de ce monde. Une des fenêtres de plus de « mon temps » qui s’éloigne.

John Le Carré, de son vrai nom David Cornwell, est de ceux-là. 89 ans, c’est déjà pas mal, chapeau, surtout ayant exercé ce métier.

Car c’est un « métier de seigneur », au propre et au figuré. Il se disait écrivain avant d’être espion. S’il n’a été espion, sous couvert de Foreign Office (classique), que « peu de temps », cela ne résulte que de la mise à jour de Philby (agent de haut vol de l’ex-KGB), lui David-John n’en a pu mais, alors qu’il a exercé sa responsabilité avec « intelligence ». Il faut être trempé, au ventre, au cœur et à l’esprit, pour exercer « comme si de rien était », et savoir avec honneur gérer « tranquillement » la peur et le trac (une des formes les plus efficace du stress). On y est engagé « au service », que cela soit d’un État-Nation, ou d’une cause. David était résolument Européen.

Écrivain donc, dans la succession de Joseph Conrad et Gilles Perrault (entre autres bons). Bon, sauf qu’il assure, en matière de renseignement et action, la riche lignée qui utilise le roman comme support documentaire, le roman permettant (encore pour quelques temps) de dire et écrire ce qui est. Tous ses romans, sauf les tous premiers policiers de jeunesse pour se faire la main, en témoignent. Pour la conscientisation du bien commun, David-John a délibérément (ses deux derniers « romans » en témoignent) explicité la réalité des enjeux internationaux et rapports de force concrets, de réelle actualité, par ce canal du roman : miracle donc de montrer le réel aux braves gens qui sont assez fins pour comprendre, … quand trop de prétendus « responsables » jouent.

Sauf que le dernier (« Retour de service ») explicite l’honneur des braves et l’honnêteté intellectuelle et éthique. Smiley vit donc bien sa retraite en Allemagne, … et son équivalent russe en Tchéquie (ce qui ne m’étonne pas).

Aucun roman de trop, tous pertinents dans la formation des agents et officiers traitants, ainsi que pour notre information générale à nous les braves gens. À preuve en regard de notre contexte de 2020, au moins deux ouvrages précurseurs (plus les deux derniers publiés) : « La constance du jardinier » pour voir clair sur Big Pharma (vaccins … pour beaucoup beaucoup d’argent sans la santé), et « Un homme très recherché » pour le terrorisme islamiste facilité d’une part par la naïveté dangereuse des bobo bisounours d’autre part la vulgarité d’analyse et d’action des « cousins » des States. Mais avec l’épisode Trump/Biden tous peuvent bien voir ce qu’ils sont.

Bien entendu je les ai tous dans ma bibliothèque, sauf un que j’ai prêté (à tord) et qui n’est jamais rentré, racontant un tailleur à Panama, apparemment farfelu mais pourtant totalement réaliste du quotidien des petites mains obscures de ce beau noble métier.

Merci, John, pour cet apport au bien commun, et à la Connaissance.

Michel André Vallée 14 décembre 2020

H2O

L’eau, la vie et nous. Deux documentaires incontournables hier soir (le 28/11/20)sur ARTE : « Pulsations », puis « Civilisations, urgence ».2 H 40 certes mais bourrés d’enseignements, en prime des photos de toute beauté.

Correction des idées reçues sur les origines de l’eau, rôle des forêts massives indispensables, actualisation de l’état des eaux douces disponibles, mise à plat de nos responsabilités bien au-delà de ce que les médias d’info générale habituellement font circuler. De la désertification (connue) à nos consommations de facilités (moins connues), à une des causes premières des révoltes actuelles notamment le printemps arabe … ! Rappel : l’éruption d’un volcan islandais est une des causes de 1789 en France > les peuples bougent quand ils sont au bout.

Et quand des scientifiques ou animateurs associatifs après un travail acharné présentent les rapports aux politiques : « c’est bien » > tiroir. Nombre de mes ex-confrères et moi connaissons : dramatique.

Si le retour à des régulations pour récupérer les équilibres est dépassé, … nous pouvons toujours limiter la casse pour tous ; y compris les « pourris » de décideurs qui dénient et ne font rien (j’utilise rarement ce qualificatif, mais alors a propos car quel autre qualificatif utiliser ?) .

À vos replays.

Michel André Vallée 29 novembre 2020

Une stratégie utopique pour l’Europe attendue ?

La CE et le Parlement européen ont donc décidé d’un investissement massif sur plusieurs années pour repartir d’un meilleur pied. MAIS deux des États membres, rejoints par un troisième, bloquent la mise en œuvre car les versements sont conditionnés au respect dans les textes et à la pratique dans les faits du minimum de l’état de droit !

Si ces trois États réussissaient, c’est à dire si la CE et le Parlement baissaient la garde, l’Europe qui n’est déjà plus la rêvée ni l’attendue, qui s’est diminuée à Maastricht puis à Lisbonne, achèverait de se coucher.

Quel trait permet à ces trois États de se comporter ainsi : la règle institutionnelle des grandes décisions devant être prises à l’unanimité ! Depuis le début cette règle, instaurée dans un esprit de naïveté qui étonne le bon sens, est absurde, car ne pouvant mener un jour qu’à la paralysie ; c’est le cas.

« On » objectera que cette règle est nécessaire à l’adhésion d’États (soit un concept différent de celui de Pays) qui restent foncièrement attachés à leur souveraineté. MAIS, outre que cette souveraineté ne correspond plus aux réalités de leurs réelles autonomies, ce trait absurde montre bien que l’Europe se refuse encore à être véritablement fédérale.

Comment sortir de l’impasse sans céder à un mauvais compromis, mauvais en regard du minimum d’état de droit, puisque nous tenons à cette valeur en voulant même plus ?

Je vais passer pour encore plus utopiste que d’aucuns ne le pensent probablement déjà. Pas grave car, concernant le projet Europe, il importe de projeter loin.

Nous nous rappelons peut-être de la façon dont la Suède, Pays membre de l’UE et qui présente de l’avis de beaucoup tant de qualités (y compris dans sa politique de gestion de la pandémie actuelle), a procédé pour changer en une nuit de système public.

L’accord de la majorité du Parlement a été nécessaire, si ma mémoire ne me trahit pas. La veille tous les contrats de travail ont été annulés, le lendemain tous ont été renouvelés avec les modifications de statut convenues. Point dont acte.

Pourquoi ne pas procéder de même et décider, à la majorité et non plus à l’unanimité :

1 – dissolution volontaire de l’UE et de la CE.

2 – entre minuit -1 minute et minuit + 1 minute, recomposition de cette UE selon les ajustements nécessaires. Pas besoin de pompes somptueuses trop coûteuses.

Ce qui permettrait d’un coup de : affirmer l’obligation de respect et de pratique d’un état de droit incluant a minima les grandes déclarations internationales sur les droits ; supprimer toute références à l’économie de marché et au néo-libéralisme (dont la nocivité létale est démontrée) ; affirmer la laïcité comme principe fondamental ; décréter l’institution d’une armée européenne intégrée (éradiquant du même coup l’OTAN devenue notoirement inutile) ; placer la BCE au service des politiques communautaires.

Les gouvernements ACTUELS de Hongrie, de Pologne, et de Slovénie ne nous offrent-ils pas cette magnifique opportunité ? Ainsi j’aurai la chance de voir une étape significative de l’Europe attendue avant de changer de monde. Significative seulement car il est d’autres changements importants à assurer, mais ce sera aux opportunités adéquates.

Michel André Vallée              26 novembre 2020