Avec un article Risques et troubles psychosociaux … … souhaits 2021 pour tous

« Les risques et troubles psychosociaux … sont révélateurs de la mutation de civilisation, qui est en cours » ! Voilà le dossier ajouté à ce blog (parmi ceux proposés en page d’accueil) ces derniers jours de cette terrible année 2020. Ce que sont ces RTPS, des stress aux suicides, y sont détaillés, les causes, les surcoûts pour toute la société comme pour chaque individu, comment assurer, tenter de prévenir, … dépasser. La complexité de ces états, qui nous touchent toutes et tous, de chaque cellule de notre corps biologique à l’ensemble de notre civilisation, en ressort. Chaque lecteur peut l’entrapercevoir.

C’est ce que je nous souhaite pour que 2021 amorce un virage de transformations, ébauche de dépassement de l’état de dégradation où nous sommes tous plongés, … dont la pandémie mondiale provoquée par un minuscule virus n’est que l’apparence de la partie émergée de l’iceberg. Dépassement, donc, de notre peur de la mort, peur que nos gouvernances entretiennent … pourquoi ? Car ce n’est pas la première pandémie, l’humanité en a connue bien d’autres, des pestes, et la mort est bien une des plus évidentes banalités. Probablement pour se maintenir aux manettes, … mais alors quelle utopie !

Aussi en 2021, que le plus grand nombre, à partir du travail de ce dossier ou d’autres sur d’autres objets,  car il en circule beaucoup sur les médias ou dans le grand nombre d’ouvrages publiés, apprennent mieux cette complexité, au moins soient touchés avec le goût de la comprendre.

Quand les obstinations de nos dirigeants sont devenues insupportables, partout sur cette planète, à un titre ou à un autre, aux USA, en Chine, au Brésil, en tant de Pays de l’Afrique, en Turquie, en Syrie, en Pologne, en Espagne, en France, en Angleterre … il est utile et nécessaire à nous autres d’agir. Pour agir il faut le vouloir, et pour structurer le vouloir, il faut comprendre et le partager.

Cet article, centré sur un objet, les RTPS, intéressant car nous concernant tous, pointe sur quoi bouger. C’est un exemple.

Meilleure année 2021, au cœur de la mutation en cours. Ce sera dans le dur, … mais l’espoir est là, d’une puissance potentielle à la hauteur de celle de la Nature.

Michel André Vallée                        24 décembre 2020

Hommage à David Cornwell, alias John Le Carré

Cette période de l’automne-hiver 2020 est aussi marquée par le départ de nombreux Grands. ceux qui ont été des exemples, des maîtres, de ma génération (soit 10 à 20 ans de plus quand j’en aligne 75), sont de moins en moins nombreux de ce monde. Une des fenêtres de plus de « mon temps » qui s’éloigne.

John Le Carré, de son vrai nom David Cornwell, est de ceux-là. 89 ans, c’est déjà pas mal, chapeau, surtout ayant exercé ce métier.

Car c’est un « métier de seigneur », au propre et au figuré. Il se disait écrivain avant d’être espion. S’il n’a été espion, sous couvert de Foreign Office (classique), que « peu de temps », cela ne résulte que de la mise à jour de Philby (agent de haut vol de l’ex-KGB), lui David-John n’en a pu mais, alors qu’il a exercé sa responsabilité avec « intelligence ». Il faut être trempé, au ventre, au cœur et à l’esprit, pour exercer « comme si de rien était », et savoir avec honneur gérer « tranquillement » la peur et le trac (une des formes les plus efficace du stress). On y est engagé « au service », que cela soit d’un État-Nation, ou d’une cause. David était résolument Européen.

Écrivain donc, dans la succession de Joseph Conrad et Gilles Perrault (entre autres bons). Bon, sauf qu’il assure, en matière de renseignement et action, la riche lignée qui utilise le roman comme support documentaire, le roman permettant (encore pour quelques temps) de dire et écrire ce qui est. Tous ses romans, sauf les tous premiers policiers de jeunesse pour se faire la main, en témoignent. Pour la conscientisation du bien commun, David-John a délibérément (ses deux derniers « romans » en témoignent) explicité la réalité des enjeux internationaux et rapports de force concrets, de réelle actualité, par ce canal du roman : miracle donc de montrer le réel aux braves gens qui sont assez fins pour comprendre, … quand trop de prétendus « responsables » jouent.

Sauf que le dernier (« Retour de service ») explicite l’honneur des braves et l’honnêteté intellectuelle et éthique. Smiley vit donc bien sa retraite en Allemagne, … et son équivalent russe en Tchéquie (ce qui ne m’étonne pas).

Aucun roman de trop, tous pertinents dans la formation des agents et officiers traitants, ainsi que pour notre information générale à nous les braves gens. À preuve en regard de notre contexte de 2020, au moins deux ouvrages précurseurs (plus les deux derniers publiés) : « La constance du jardinier » pour voir clair sur Big Pharma (vaccins … pour beaucoup beaucoup d’argent sans la santé), et « Un homme très recherché » pour le terrorisme islamiste facilité d’une part par la naïveté dangereuse des bobo bisounours d’autre part la vulgarité d’analyse et d’action des « cousins » des States. Mais avec l’épisode Trump/Biden tous peuvent bien voir ce qu’ils sont.

Bien entendu je les ai tous dans ma bibliothèque, sauf un que j’ai prêté (à tord) et qui n’est jamais rentré, racontant un tailleur à Panama, apparemment farfelu mais pourtant totalement réaliste du quotidien des petites mains obscures de ce beau noble métier.

Merci, John, pour cet apport au bien commun, et à la Connaissance.

Michel André Vallée 14 décembre 2020

H2O

L’eau, la vie et nous. Deux documentaires incontournables hier soir (le 28/11/20)sur ARTE : « Pulsations », puis « Civilisations, urgence ».2 H 40 certes mais bourrés d’enseignements, en prime des photos de toute beauté.

Correction des idées reçues sur les origines de l’eau, rôle des forêts massives indispensables, actualisation de l’état des eaux douces disponibles, mise à plat de nos responsabilités bien au-delà de ce que les médias d’info générale habituellement font circuler. De la désertification (connue) à nos consommations de facilités (moins connues), à une des causes premières des révoltes actuelles notamment le printemps arabe … ! Rappel : l’éruption d’un volcan islandais est une des causes de 1789 en France > les peuples bougent quand ils sont au bout.

Et quand des scientifiques ou animateurs associatifs après un travail acharné présentent les rapports aux politiques : « c’est bien » > tiroir. Nombre de mes ex-confrères et moi connaissons : dramatique.

Si le retour à des régulations pour récupérer les équilibres est dépassé, … nous pouvons toujours limiter la casse pour tous ; y compris les « pourris » de décideurs qui dénient et ne font rien (j’utilise rarement ce qualificatif, mais alors a propos car quel autre qualificatif utiliser ?) .

À vos replays.

Michel André Vallée 29 novembre 2020

Une stratégie utopique pour l’Europe attendue ?

La CE et le Parlement européen ont donc décidé d’un investissement massif sur plusieurs années pour repartir d’un meilleur pied. MAIS deux des États membres, rejoints par un troisième, bloquent la mise en œuvre car les versements sont conditionnés au respect dans les textes et à la pratique dans les faits du minimum de l’état de droit !

Si ces trois États réussissaient, c’est à dire si la CE et le Parlement baissaient la garde, l’Europe qui n’est déjà plus la rêvée ni l’attendue, qui s’est diminuée à Maastricht puis à Lisbonne, achèverait de se coucher.

Quel trait permet à ces trois États de se comporter ainsi : la règle institutionnelle des grandes décisions devant être prises à l’unanimité ! Depuis le début cette règle, instaurée dans un esprit de naïveté qui étonne le bon sens, est absurde, car ne pouvant mener un jour qu’à la paralysie ; c’est le cas.

« On » objectera que cette règle est nécessaire à l’adhésion d’États (soit un concept différent de celui de Pays) qui restent foncièrement attachés à leur souveraineté. MAIS, outre que cette souveraineté ne correspond plus aux réalités de leurs réelles autonomies, ce trait absurde montre bien que l’Europe se refuse encore à être véritablement fédérale.

Comment sortir de l’impasse sans céder à un mauvais compromis, mauvais en regard du minimum d’état de droit, puisque nous tenons à cette valeur en voulant même plus ?

Je vais passer pour encore plus utopiste que d’aucuns ne le pensent probablement déjà. Pas grave car, concernant le projet Europe, il importe de projeter loin.

Nous nous rappelons peut-être de la façon dont la Suède, Pays membre de l’UE et qui présente de l’avis de beaucoup tant de qualités (y compris dans sa politique de gestion de la pandémie actuelle), a procédé pour changer en une nuit de système public.

L’accord de la majorité du Parlement a été nécessaire, si ma mémoire ne me trahit pas. La veille tous les contrats de travail ont été annulés, le lendemain tous ont été renouvelés avec les modifications de statut convenues. Point dont acte.

Pourquoi ne pas procéder de même et décider, à la majorité et non plus à l’unanimité :

1 – dissolution volontaire de l’UE et de la CE.

2 – entre minuit -1 minute et minuit + 1 minute, recomposition de cette UE selon les ajustements nécessaires. Pas besoin de pompes somptueuses trop coûteuses.

Ce qui permettrait d’un coup de : affirmer l’obligation de respect et de pratique d’un état de droit incluant a minima les grandes déclarations internationales sur les droits ; supprimer toute références à l’économie de marché et au néo-libéralisme (dont la nocivité létale est démontrée) ; affirmer la laïcité comme principe fondamental ; décréter l’institution d’une armée européenne intégrée (éradiquant du même coup l’OTAN devenue notoirement inutile) ; placer la BCE au service des politiques communautaires.

Les gouvernements ACTUELS de Hongrie, de Pologne, et de Slovénie ne nous offrent-ils pas cette magnifique opportunité ? Ainsi j’aurai la chance de voir une étape significative de l’Europe attendue avant de changer de monde. Significative seulement car il est d’autres changements importants à assurer, mais ce sera aux opportunités adéquates.

Michel André Vallée              26 novembre 2020

IL Y EN A MARRE DU PROCÈS D’INTENTION DE COMPLOTISTE

S’il est évident que trop de fake news circulent, soit par bêtise soit par manœuvre, « on » abuse actuellement du vieux procédé de reporter avec un ton docte la faute sur les autres. Ce ton docte est aussi celui d’une pensée unique qui, ébranlée par les soubresauts actuels, est aux abois donc se radicalise, partant devient dangereuse.

Aussi j’ai recherché dans mes archives du Monde diplo un excellent dossier spécial qui met à plat la théorie du complot. C’est le N° 735 de juin 2015 pages 17 à 23, par Frédéric Lordon, Franck Gaudichaud, Julien Brygo, Akram Belkaïd, Benoist Bréville, Marina Maestrutti, Evelyne Pieiller, et Alain Damasio. Sans appel, mérite d’aller tout lire attentivement.

Bien entendu, vous y trouverez que les hommes de pouvoir qui dénoncent le complot utilisent une démarche de masquage, soit sont alors eux-mêmes le complot. Pardon de me répéter MAIS, encore et toujours : OBJECTIVER, dite toute la réalité, TOUTE. Parfois la réalité effectivement étonne quand elle dépasse les repères connus, reçus.

Tourner le réel en « complot », c’est aussi insulter et souvent dénier les investigateurs et les lanceurs d’alerte, qui œuvrent au bien commun, trop souvent seuls, parfois au péril de leur vie. Ne rester jamais seul, entretenez des réseaux à plusieurs niveaux, qui ménagent assez de degrés de liberté (règle de base du jeu de Go).

Michel André Vallée 20 novembre 2020

ET LE NIVEAU D’ÉDUCATION, BORDEL !

Puisque apparemment les États-Unis seraient encore pour quelques temps la première puissance mondiale (quand en fait la Chine l’est déjà comme une conférence publiée sur mon blog l’expose), tous les médias (internet, radios, télévisions, papiers) analysent ce qui s’y passe et tentent de percer le pourquoi du comment de ce qui nous étonne.

Nous sommes le samedi 7novembre 2020, à 3 Hs du matin, et quand le dépouillement de la Géorgie s’achève et que la « dynamique » des votes en Pennsylvanie demeure stable, il est devenu clair que le candidat démocrate Joe Biden ne pourra plus être rattrapé par le Président sortant républicain Donald Trump. J’ai passé une partie de la nuit à suivre les commentaires sur le complexe processus américain (quelle outrecuidance de s’appeler « américain » au déni de tous les autres) de dépouillement et d’élection par grands électeurs (soit une institution injuste et inégalitaire). Après l’écoute de N. experts et « citoyens  lambda » interviewés, un européen peut finir par comprendre. Et, en recoupant plusieurs sources, ressort un trait déterminant majeur des votes : le niveau d’éducation !

En effet, la scrutation attentive des résultats compté par compté au cœur de chaque État démontre que, contrairement aux idées reçues, D. Trump a gagné des voies dans les populations dites « de couleur » et dites « latinos », quand J. Biden a gagné des voies dans la population des « hommes blancs » !  Et ce en quantités suffisante pour contribuer à amener chacun des deux candidats à rassembler plus de 70 millions d’électeurs (du jamais vu qui dépasse même les scores d’Obama) et retourner les situations antérieures ; donc sans appel. Or, ce qui distingue au principal l’orientation des votes quad on descend le microscope au niveau des contextes des comptés, c’est le niveau d’éducation général ! Avec de tels effectifs, très probable qu’une analyse de combinaison des corrélations entre facteurs qui influent les votes, serait effectivement sans appel.

L’éducation  serait donc plus déterminante que tout autre facteur pour induire les personnes dont le niveau est faible à adhérer à un discours dit « populiste », outrancièrement martelé depuis des mois par le candidat-Président Trump, lequel est reconnu come « des nôtres » (quand à l’apparence soigneusement entretenue en oubliant son statut financier) ; plus déterminant encore que l’économie (mais à quel prix en regard de l’écosystème). C’est une méconnaissance qui a couté cher à « l’élite » démocrate, déjà il y a quatre ans !

Osons généraliser : il est devenu reçu que dans de plus en plus de Pays la dialectique dite « populiste » est retenue par de plus en plus de gens, quand ces derniers ne font plus confiance aux propos de la classe de l’establishment qui entoure les dirigeants, et quand les classes moyennes sont laminées. D’où les récriminations et manouvres de culpabilisations desdites classes dirigeantes.

MAIS, comment dénier plusieurs décennies de politiques de laxisme et de déni de la lente dégradation du niveau scolaire, puis universitaire (exceptés les privilèges des grandes écoles), de réduction de la diversité et complexité des connaissances à une doxa de pensée unique, de poltronnerie devant les dictatures de radicalisation dites « religieuses » croissante (qui toutes s’en prennent à la Connaissance) …

Inutile de continuer, ces quelques traits suffisent à resituer les cris d’alarme critiques exprimés depuis de nombreuses diverses sources ces dernières années. Les manifestations tout comme les Rapports ne manquent pas, trop souvent rejetés aux paniers, ou dispersés soit à coups de grenades de désencerclement soit avec la verroterie de quelques petits milliards …

Beaucoup de jeunes sont mobilisés aux States, qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont là où leurs ainés les ont menés. Mais dans tous les Pays, cette variable (la montée des jeunes) comptera de plus en plus face à une caste d’anciens devenus hors sol, décalés d’avec les nouvelles réalités systémiques, aveugles dans le confort de la consommation néo-libérale mondialisée et de TINA (There Is No Alternative). Dans ce contexte global de fin d’empire romain, les jeunes seraient-ils porteurs d’espoir ?

Puisqu’il est « elected », le nouveau Président aura tout intérêt à intégrer tout cela.

En attendant, versus chinois, rien n’est négligé en matière de niveau d’éducation, générale et en toutes disciplines, … mais pardon c’est vrai, ils savent jouer au Go dans le long terme.

Michel André Vallée

Il m’a immédiatement été demandé : pourquoi ce choix de photo ? Car il est toujours utile et nécessaire de prendre un peu de recul pour voir les choses simultanément en plein et en creux, et car l’iceberg n’est parait-il que 10 % de la réalité.

Merci Fred Vargas … oui, virez de bord, toute !

Ce n’est pas un roman policier, Fred Vargas (qui est une femme), en ayant commis un certain nombre, mais un essai-cri de prospective immédiate, d’un ici et maintenant qui dure depuis au moins le regretté candidat à la Présidence de la République française René Dumont (qui avait quand même retenu la confiance de 5 % en un temps où l’abstention n’était encore qu’un phénomène sociétal négligeable), mais essai-cri dont l’acuité est croissante depuis lors, pour avoir là, mi-2020, dépassé les seuils critiques.

Le titre de cet essai court (316 pages pour la seconde version augmentée) est « L’humanité en péril – Virons de bord, toute ! », Flammarion, 2019 puis 2020.

Ce billet pour en recommander chaudement la lecture, séance tenante, par exemple ce mois d’août prochain.

Fred Vargas développe l’état de notre écosystème et de notre socioéconomie, avec un réalisme sans appel, exposant chaque facette au terme d’études intensives. Et, au fil des exposés de notre état, propose des actes à la portée de chacun et tous, ayant constaté l’inaction quasi-totale de nos dirigeants de toutes les actuelles puissances nationales et internationales. Les climato-sceptiques tout comme les collapsologues y sont dépassés. Pas de discours qui tournent en rond, face à l’évidence de l’urgence sans délais, pas de contre-analyses aveuglantes, pas d’envolées hors-sol utopiques, … que des faits et des raisonnement sans fards.

Et surtout, surtout, un discours simple, direct, non-académique, volontairement à la portée de tous ; j’ai testé.

L’objectif est à l’évidence que le maximum de gens, en toutes langues, soient touchés et se décident eux-mêmes à agir, individuellement dans leur vie quotidienne, et collectivement dans leurs engagements, … puisque nos gouvernances n’agissent pas, stagnent, alors qu’elles savent tout (ce n’est pas là du complotisme, nous sommes maintenant nombreux à savoir « qu’ils » savent).

Dans la dédicace à mes enfants, à qui j’offre ce livre : – que du concret, – de la volonté, – des sources croisées (= objectiver), – que de l’authentique (valeur primordiale).

En effet, s’il en était besoin, 517 sources de qualité repertoriées (soit en fait bien plus).

Les dernières phrases : « … si rien ne change d’ici 2025, date butoir ultime, s’ils reculent encore devant l’inévitable (ce qui me paraît hautement probable), alors la révolte légitime des peuples pour sauver la vie de leurs enfants pourrait bien être dévastatrice. Cette révolte, je l’appelle de mes vœux et je l’espère massive et mondiale. Portant alors au pouvoir des hommes et des femmes pleinement impliqués et déterminés ».

Avant une telle attitude, pardon de me répéter, que du concret, et des pistes d’actions faisables.

Michel André Vallée 25 juillet 2020

EN-DEÇA DE ÊTRE DANS LE MUR

Ainsi hier en France le second tour des élections municipales a mis en évidence un apparent tsunami des candidatures « vertes ». De grandes villes importantes sont conservées ou prises : Marseille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Besançon, Grenoble … et il est possible d’y compter Paris où ni les candidates LR et encore moins LREM ne sont passées. À Lille la candidature écologiste n’a pas réussie que de 200 voies.

Il ne s’agit pas ici de dénigrer ce résultat, il convient de s’en réjouir quand le premier problème mondial tout comme ici en France est le climatique et les dégradations de nos écosystèmes. L’ex-candidat à la présidentielle Dumont s’en réjouit probablement aussi là où il est.

MAIS il aura fallu que nous soyons effectivement « dans le mur » pour obtenir la levée de cette vague politique, toutes les études sérieuses confirment l’état de destruction et pollutions de nos environnements (quoi que tendent de prétendre les contre-feux faussement scientifiques orchestrés à grands frais par les marionnettistes). Plus, il aura fallu attendre que les populations aient le nez dedans en constatant les tempêtes, les inondations, les feux gigantesques, une calotte arctique à 40 °, … et les dérangements des confinements réponses au Covid-19 faute d’autonomie de matériels et de bras pour faire face.

C’est le résultat de plusieurs facteurs conjugués : l’individualisation (chef d’œuvre amer des marionnettistes), de la chute d’esprit critique liée à la baisse des niveaux d’éducation, de l’attitude de flemme qui en résulte pour de trop importantes tranches de population.

Donc les nouveaux élus écologistes ont de véritables écuries d’Augias devant eux, et vont devoir convaincre des alliés pour se retrousser les manches, avec tout autant de fermeté et détermination que de pédagogie (exigeante). Que la force soit avec eux.

Quand on constate que dans le sud de la France tous les toits ne soient pas des récepteurs de l’énergie solaire, et que les automobiles achetées roulent de plus en plus à l’uranium (électricité) et non à l’hydrogène !

MAIS le titre de ce billet commence par « en-deçà ». Effectivement car le plus important résultat de ces élections municipales, qui sont en fait pré-présidentielles (quoiqu’en prétende une porte-parole de gouvernement qui nous fait honte), c’est une abstention de 60 % !!! Un désastre démocratique.

Que pensent et voudraient vraiment ces 60 % de femmes et hommes qui ne se sont pas déplacées ? Je ne vais pas ici développer les commentaires que ne vont pas manquer de faire les médias français et étrangers. J’ai déjà en divers lieux dit et écrit que les plafonds de verre et de plomb ont sauté ces récentes années, … et là va arriver le réel tsunami politique.

Michel André Vallée            29 juin 2020

Les gouttes d’eau … et le balancier

Le coronavirus est donc le seau d’eau qui a fait commencer à se renverser l’outre. Seau d’eau car une pandémie mondiale représente quand même autre chose que « la goutte d’eau » qui fait déborder le vase ; … et l’outre car la forme souple qui s’affaisse est une image-métaphore qui correspond mieux à ce qui se passe que celle d’un vase rigide.

De toutes orientations politiques « on » convient que l’après ne sera pas comme l’avant. Le spectacle affligeant des gens qui se ruent dès la fin partielle du confinement, sans protection alors que le danger sanitaire est effectivement toujours là, dans les magasins et sur les terrasses, pourrait bien changer lorsqu’ils constateront les effets fort possibles de la dépression économique qui va immédiatement suivre, en fait qui est déjà là mais masquée par les mesures financières gouvernementales. On ne balayera pas d’un coup de baguette magique des décennies de réduction acharnée des coûts et des services publics contre tout bon sens. Mais la baisse de sens critique résultant des erreurs éducatives dans le confort du tout immédiat sans effort font, tristement, qu’une masse importante de gens ne réaliseront que dos au mur.

Le seau d’eau, donc une pandémie, mais une autre goutte d’eau s’ajoute, un meurtre inqualifiable qui devrait être jugé avec fermeté comme « homicide volontaire » (avec toutes les conséquences), celui du noir George Floyd. « Goutte d’eau » est une image, symbolique, car un seul homme est en effet un de plus après des centaines de milliers d’autres, pratiqués consciemment au cœur d’une culture pire qu’inique. Et cet événement, effectivement comme le relèvent les commentateurs, s’ajoute aux autres graves dysfonctionnements, réveillant de part ce surpoids d’inégalités les consciences aux Etats-Unis, puis dans d’autres Pays, dont en France.

Il est bien possible que la conjonction, certains y verraient synchronicité, d’évènements soient suffisante pour amener le balancier à modifier sa trajectoire et repartir dans une nouvelle direction. Nous sommes nombreux à avoir observé, tant dans les milieux scientifiques, que socio-économiques, que plusieurs traditions ésotériques, à chaque fois en plusieurs domaines, … que tous ont annoncé une année 2020 de changement radicaux, au delà de crises, impactant le système encore dominant. Les rapports et études, de fond ou de sensibilisation, se multiplient au point qu’il est devenu impossible de même parcourir tout ce qui est publié, en toutes langues. 2020 est et sera une année pivot.

En conséquences, certes avec résistances et réticences, les paysages politiques se modifient, … et il n’est pas évident que les propositions des acteurs issus de ces recompositions, mêmes si correctement objectivées et construites, satisfassent aux attentes et exigences des populations.

Tout ce mouvement est naturel en période longue de mutation de civilisation.

MAIS ne comptons pas que les clans de marionnettistes, ceux qui dans l’ombre de leurs fortunes et qui détiennent les « vrais » pouvoirs, se laissent dépouiller de ce qu’ils ont mis tant d’années à s’approprier, à consolider, avant de l’imposer dans la jouissance du « décomplexé » à tous les autres. Celles et ceux-là, non seulement « en sont » mais règnent au-dessus de celles et ceux qui sont reconnus à « en être », leurs affidés.

Les marionnettistes payent une partie de « ceux qui savent », assez grassement pour que ces derniers n’aient pas envie de rejoindre le commun. Les autres « sachants » sont laissés à leurs travaux tant qu’ils ne menacent pas l’ordre du système, jouant ainsi le faire-valoir ; les sanctions et pressions tombent dés que les fortunes et pouvoirs liés se considèrent touchés.

Ce Deep power est à pensée unique, et ne peut selon son ADN que réagir violemment,  spectaculairement afin d’imposer, pour défendre son statut et ses intérêts.

Il va donc, car cette fois le cumul des gouttes va faire changer d’orientation le balancier, se passer quelque chose, qui impactera lourdement de grandes masses de gens.

Il s’agira de savoir l’identifier, le qualifier correctement, vouloir et agir.

Michel André Vallée               3 juin 2020 (nous n’en sommes qu’au milieu de l’année).

LE MEILLEUR … OU LE PIRE ?

Cet article (ou billet ?) complète « Non, … donc Oui » publié il y a quelques jours. Nous sommes donc début Mai 2020, en plein parcours international du Covid-19, qui a saturé les « grands »canaux d’information publique dans une majorité de Pays et en tout cas dans ce que l’on appelle Occident. Nous sommes pour ce qui concerne la France à quelques jours du début annoncé du processus de de-confinement, … puisque l’erreur majeure du confinement général plutôt que du testage et quarantaine systématiques a été commise (mais le « gouvernement » en place a bien menacé de reporter si la population-enfant ne se comporte pas « sans bavures »).

Aussi les scénarios  et analyses diffusés dans la majorité des médias publics et privés se multiplient chaque jour, venant de toutes les orientations politiques et tous les courants de pensée. De quoi saturer les mémoires d’un ordinateur lambda. La très sérieuse revue de prospective en langue française « Futuribles » ne vient-elle pas de titrer son N° 436 de  Mai-Juin « Transition écologique : état d’urgence, Covid-19 : esquisses de scénarios » ?

L’argent étant considéré comme « le nerf de la guerre », et les finances (et financements de tous styles) étant le sang de l’économie, actuellement les extrêmes vont de, …« on the one hand » une remise en état des acquis socio-économiques du CNR enrichis de la radicalité absolue dans la mise en œuvre des Accords de Paris sur l’écosystème, … à « on the other hand » le lobbying intense auprès des gouvernances tant de la CE que de l’Élysée pour un néolibéralisme encore plus mondialisé (en fait occidentalisé) libéré de toutes contraintes et contrôles réglementaires en tous domaines plus un moratoire sans précision de durée sur toutes protections  de l’environnement et une totale liberté d’investissement et désinvestissement ! Ouf … quelle phrase !

Au moins dans les presses occidentales, une partie des auteurs affirment que, après l’épreuve mondiale de ce Coronavirus où « rien ne pourra plus être comme avant », … une prise de conscience de l’évidence de sauver la planète, de remplacer les énergies fossiles par les énergies vertes, reconstruire des politiques sociales de la demande, de solidarités sans hypocrisie ni artifices, etc …, est de plus en plus partagée. Les gouvernements ne pourraient faire autrement ! Ce serait LE MEILLEUR.

Dans le même temps, une proportion importante des populations rêvent d’abord de revenir à l’aisance apparente de « comme avant », quand « tout » (illusion par ignorance de ce qu’est « tout ») était disponible de suite sans effort, à petit prix réduits rendus possibles par l’obsolescence programmée et les flux tendus sans stocks, ne considérant comme réaliste et faisable qu’un mélange de dolce vita populaire et d’american way of life, laissant aux « pauvres » et aux immigrés le soin d’assurer les tâches « rebutantes », comptant sur l’automatisation et le numérique pour passer à côté des efforts mentaux, … .

Cette populations là, adepte du « système D » et laissant aux autres « naïfs » le soin de se mouiller à leur place, … ne se rend pas compte à quel point elle fait le jeu des milliardaires de tous nos Pays (des États-Unis à la Chine en passant un peu par l’Europe), qui s’engraissent jusqu’à des gouffres d’inégalités comme jamais (bien au-delà de ceux de l’Ancien Régime) en ponctionnant quelques euros sur chaque acte de consommation multiplié par les milliards de « pratiquants » de la « société du spectacle ».

C’est là ni le meilleur ni le pire, mais c’est faire nettement « mieux » que la période « du pain et des jeux » décadente de l’Empire romain. Sauf que les romains s’appuyaient sur une économie de l’esclavage, … quand nos « pratiquants » d’aujourd’hui sont les esclaves ( inconscients de l’être).

Bien entendu que les marionnettistes de nos gouvernances actuelles comptent sur cet état sociologique de fait, aidés par une communication adéquate, pour repartir « comme avant » sur une croissance planétairement suicidaire, ayant simplement lâché quelques verroteries.

Leur plus efficace support consiste dans l’individualisation dans le petit plaisir, le petit confort, et la réassurance qu’ils ont installés patiemment depuis les années 50, investissant discrètement mais intelligemment pour « récupérer », ce que les « partageux » leur avaient « emprunté ».

Alors ? Comment éviter le PIRE du suicide collectif dans les aveuglements des pensées uniques. Il est une option stratégique, certes très risquée, qui s’appelle « politique du PIRE ».

En effet, quand nos ancêtres, en 1789 en France, en 1905 puis 1917 en Russie, et tant d’autres Pays et contextes et dates d’autres types de révolutions politiques, se sont-ils engagés massivement ? Quand ils n’avaient plus rien, faim, et n’en pouvaient plus. La politique du pire consisterait alors à ne plus choisir des dirigeants politiques « contre » ce que les médias à la botte du pouvoir en place désignent comme « à contre courant de il n’y a pas d’autre alternative ». Car, si les plafonds de verre ou de plomb sautent, … alors toutes et tous seront placés devant leurs responsabilités et leurs actes, il n’y aura plus de prééminence d’une prétendue pensée unique, et se seront dégagés de nouveaux degrés de liberté.

Cette UE dirigée par cette CE n’a-t-elle pas profondément trahie les espérances de la Grande Europe de progrès humaniste et civilisationnel ? La politique du pire consisterait à éradiquer cette UE-CE pour repartir de quasi-zéro.

Quasi-zéro quand à l’apparence de forme car cette Europe là, en l’état, reste quand même le premier marché mondial, car les compétences disponibles sont encore de premier plan en quantité, car les infrastructures existent,  … Ses réserves de gaz en France sont épuisées, et de pétrole au large de la Norvège proches de leur terme, … mais les énergies de la nouvelle génération sont connues (dont l’hydrogène testée en grandeur réelle en Islande), et rapidement disponibles si la puissance publique à mettre en place en privilégie l’investissement, son autonomie alimentaire est possible si les agricultures raisonnées et écologiques sont volontairement valorisées et privilégiées par un pouvoir fort indépendant des lobbies, etc … tout cela est archi-connu, … et porté par des orientations politiques contrastées.

Cette politique du pire serait-elle vraiment PIRE ?

Somme-nous si dégénérés que nous serions devenus incapables de prendre des risques ?

Si nous prenons vraiment du recul, nous nous rappelons que nous traversons une période de mutation de civilisation, et c’est à cette aune qu’il serait juste, beau, et efficace, de choisir, en s’y engageant, d’investir notre énergie de vie. Nous avons à réapprendre à voir haut et loin.

Jeunes gens écœurés de l’autorité gratuite, agriculteurs isolés, agents publics devenus incapables de supporter la négation  de vos actes, … ne gaspillez plus vos vies par désespérance en vous suicidant, non seulement ne vous contentez-plus de vous indigner, … BATTEZ-VOUS, ainsi vous vivrez le SENS que vous recherchiez.

Michel André Vallée              6 mai 2020