Merci Fred Vargas … oui, virez de bord, toute !

Ce n’est pas un roman policier, Fred Vargas (qui est une femme), en ayant commis un certain nombre, mais un essai-cri de prospective immédiate, d’un ici et maintenant qui dure depuis au moins le regretté candidat à la Présidence de la République française René Dumont (qui avait quand même retenu la confiance de 5 % en un temps où l’abstention n’était encore qu’un phénomène sociétal négligeable), mais essai-cri dont l’acuité est croissante depuis lors, pour avoir là, mi-2020, dépassé les seuils critiques.

Le titre de cet essai court (316 pages pour la seconde version augmentée) est « L’humanité en péril – Virons de bord, toute ! », Flammarion, 2019 puis 2020.

Ce billet pour en recommander chaudement la lecture, séance tenante, par exemple ce mois d’août prochain.

Fred Vargas développe l’état de notre écosystème et de notre socioéconomie, avec un réalisme sans appel, exposant chaque facette au terme d’études intensives. Et, au fil des exposés de notre état, propose des actes à la portée de chacun et tous, ayant constaté l’inaction quasi-totale de nos dirigeants de toutes les actuelles puissances nationales et internationales. Les climato-sceptiques tout comme les collapsologues y sont dépassés. Pas de discours qui tournent en rond, face à l’évidence de l’urgence sans délais, pas de contre-analyses aveuglantes, pas d’envolées hors-sol utopiques, … que des faits et des raisonnement sans fards.

Et surtout, surtout, un discours simple, direct, non-académique, volontairement à la portée de tous ; j’ai testé.

L’objectif est à l’évidence que le maximum de gens, en toutes langues, soient touchés et se décident eux-mêmes à agir, individuellement dans leur vie quotidienne, et collectivement dans leurs engagements, … puisque nos gouvernances n’agissent pas, stagnent, alors qu’elles savent tout (ce n’est pas là du complotisme, nous sommes maintenant nombreux à savoir « qu’ils » savent).

Dans la dédicace à mes enfants, à qui j’offre ce livre : – que du concret, – de la volonté, – des sources croisées (= objectiver), – que de l’authentique (valeur primordiale).

En effet, s’il en était besoin, 517 sources de qualité repertoriées (soit en fait bien plus).

Les dernières phrases : « … si rien ne change d’ici 2025, date butoir ultime, s’ils reculent encore devant l’inévitable (ce qui me paraît hautement probable), alors la révolte légitime des peuples pour sauver la vie de leurs enfants pourrait bien être dévastatrice. Cette révolte, je l’appelle de mes vœux et je l’espère massive et mondiale. Portant alors au pouvoir des hommes et des femmes pleinement impliqués et déterminés ».

Avant une telle attitude, pardon de me répéter, que du concret, et des pistes d’actions faisables.

Michel André Vallée 25 juillet 2020

EN-DEÇA DE ÊTRE DANS LE MUR

Ainsi hier en France le second tour des élections municipales a mis en évidence un apparent tsunami des candidatures « vertes ». De grandes villes importantes sont conservées ou prises : Marseille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Besançon, Grenoble … et il est possible d’y compter Paris où ni les candidates LR et encore moins LREM ne sont passées. À Lille la candidature écologiste n’a pas réussie que de 200 voies.

Il ne s’agit pas ici de dénigrer ce résultat, il convient de s’en réjouir quand le premier problème mondial tout comme ici en France est le climatique et les dégradations de nos écosystèmes. L’ex-candidat à la présidentielle Dumont s’en réjouit probablement aussi là où il est.

MAIS il aura fallu que nous soyons effectivement « dans le mur » pour obtenir la levée de cette vague politique, toutes les études sérieuses confirment l’état de destruction et pollutions de nos environnements (quoi que tendent de prétendre les contre-feux faussement scientifiques orchestrés à grands frais par les marionnettistes). Plus, il aura fallu attendre que les populations aient le nez dedans en constatant les tempêtes, les inondations, les feux gigantesques, une calotte arctique à 40 °, … et les dérangements des confinements réponses au Covid-19 faute d’autonomie de matériels et de bras pour faire face.

C’est le résultat de plusieurs facteurs conjugués : l’individualisation (chef d’œuvre amer des marionnettistes), de la chute d’esprit critique liée à la baisse des niveaux d’éducation, de l’attitude de flemme qui en résulte pour de trop importantes tranches de population.

Donc les nouveaux élus écologistes ont de véritables écuries d’Augias devant eux, et vont devoir convaincre des alliés pour se retrousser les manches, avec tout autant de fermeté et détermination que de pédagogie (exigeante). Que la force soit avec eux.

Quand on constate que dans le sud de la France tous les toits ne soient pas des récepteurs de l’énergie solaire, et que les automobiles achetées roulent de plus en plus à l’uranium (électricité) et non à l’hydrogène !

MAIS le titre de ce billet commence par « en-deçà ». Effectivement car le plus important résultat de ces élections municipales, qui sont en fait pré-présidentielles (quoiqu’en prétende une porte-parole de gouvernement qui nous fait honte), c’est une abstention de 60 % !!! Un désastre démocratique.

Que pensent et voudraient vraiment ces 60 % de femmes et hommes qui ne se sont pas déplacées ? Je ne vais pas ici développer les commentaires que ne vont pas manquer de faire les médias français et étrangers. J’ai déjà en divers lieux dit et écrit que les plafonds de verre et de plomb ont sauté ces récentes années, … et là va arriver le réel tsunami politique.

Michel André Vallée            29 juin 2020

Les gouttes d’eau … et le balancier

Le coronavirus est donc le seau d’eau qui a fait commencer à se renverser l’outre. Seau d’eau car une pandémie mondiale représente quand même autre chose que « la goutte d’eau » qui fait déborder le vase ; … et l’outre car la forme souple qui s’affaisse est une image-métaphore qui correspond mieux à ce qui se passe que celle d’un vase rigide.

De toutes orientations politiques « on » convient que l’après ne sera pas comme l’avant. Le spectacle affligeant des gens qui se ruent dès la fin partielle du confinement, sans protection alors que le danger sanitaire est effectivement toujours là, dans les magasins et sur les terrasses, pourrait bien changer lorsqu’ils constateront les effets fort possibles de la dépression économique qui va immédiatement suivre, en fait qui est déjà là mais masquée par les mesures financières gouvernementales. On ne balayera pas d’un coup de baguette magique des décennies de réduction acharnée des coûts et des services publics contre tout bon sens. Mais la baisse de sens critique résultant des erreurs éducatives dans le confort du tout immédiat sans effort font, tristement, qu’une masse importante de gens ne réaliseront que dos au mur.

Le seau d’eau, donc une pandémie, mais une autre goutte d’eau s’ajoute, un meurtre inqualifiable qui devrait être jugé avec fermeté comme « homicide volontaire » (avec toutes les conséquences), celui du noir George Floyd. « Goutte d’eau » est une image, symbolique, car un seul homme est en effet un de plus après des centaines de milliers d’autres, pratiqués consciemment au cœur d’une culture pire qu’inique. Et cet événement, effectivement comme le relèvent les commentateurs, s’ajoute aux autres graves dysfonctionnements, réveillant de part ce surpoids d’inégalités les consciences aux Etats-Unis, puis dans d’autres Pays, dont en France.

Il est bien possible que la conjonction, certains y verraient synchronicité, d’évènements soient suffisante pour amener le balancier à modifier sa trajectoire et repartir dans une nouvelle direction. Nous sommes nombreux à avoir observé, tant dans les milieux scientifiques, que socio-économiques, que plusieurs traditions ésotériques, à chaque fois en plusieurs domaines, … que tous ont annoncé une année 2020 de changement radicaux, au delà de crises, impactant le système encore dominant. Les rapports et études, de fond ou de sensibilisation, se multiplient au point qu’il est devenu impossible de même parcourir tout ce qui est publié, en toutes langues. 2020 est et sera une année pivot.

En conséquences, certes avec résistances et réticences, les paysages politiques se modifient, … et il n’est pas évident que les propositions des acteurs issus de ces recompositions, mêmes si correctement objectivées et construites, satisfassent aux attentes et exigences des populations.

Tout ce mouvement est naturel en période longue de mutation de civilisation.

MAIS ne comptons pas que les clans de marionnettistes, ceux qui dans l’ombre de leurs fortunes et qui détiennent les « vrais » pouvoirs, se laissent dépouiller de ce qu’ils ont mis tant d’années à s’approprier, à consolider, avant de l’imposer dans la jouissance du « décomplexé » à tous les autres. Celles et ceux-là, non seulement « en sont » mais règnent au-dessus de celles et ceux qui sont reconnus à « en être », leurs affidés.

Les marionnettistes payent une partie de « ceux qui savent », assez grassement pour que ces derniers n’aient pas envie de rejoindre le commun. Les autres « sachants » sont laissés à leurs travaux tant qu’ils ne menacent pas l’ordre du système, jouant ainsi le faire-valoir ; les sanctions et pressions tombent dés que les fortunes et pouvoirs liés se considèrent touchés.

Ce Deep power est à pensée unique, et ne peut selon son ADN que réagir violemment,  spectaculairement afin d’imposer, pour défendre son statut et ses intérêts.

Il va donc, car cette fois le cumul des gouttes va faire changer d’orientation le balancier, se passer quelque chose, qui impactera lourdement de grandes masses de gens.

Il s’agira de savoir l’identifier, le qualifier correctement, vouloir et agir.

Michel André Vallée               3 juin 2020 (nous n’en sommes qu’au milieu de l’année).

LE MEILLEUR … OU LE PIRE ?

Cet article (ou billet ?) complète « Non, … donc Oui » publié il y a quelques jours. Nous sommes donc début Mai 2020, en plein parcours international du Covid-19, qui a saturé les « grands »canaux d’information publique dans une majorité de Pays et en tout cas dans ce que l’on appelle Occident. Nous sommes pour ce qui concerne la France à quelques jours du début annoncé du processus de de-confinement, … puisque l’erreur majeure du confinement général plutôt que du testage et quarantaine systématiques a été commise (mais le « gouvernement » en place a bien menacé de reporter si la population-enfant ne se comporte pas « sans bavures »).

Aussi les scénarios  et analyses diffusés dans la majorité des médias publics et privés se multiplient chaque jour, venant de toutes les orientations politiques et tous les courants de pensée. De quoi saturer les mémoires d’un ordinateur lambda. La très sérieuse revue de prospective en langue française « Futuribles » ne vient-elle pas de titrer son N° 436 de  Mai-Juin « Transition écologique : état d’urgence, Covid-19 : esquisses de scénarios » ?

L’argent étant considéré comme « le nerf de la guerre », et les finances (et financements de tous styles) étant le sang de l’économie, actuellement les extrêmes vont de, …« on the one hand » une remise en état des acquis socio-économiques du CNR enrichis de la radicalité absolue dans la mise en œuvre des Accords de Paris sur l’écosystème, … à « on the other hand » le lobbying intense auprès des gouvernances tant de la CE que de l’Élysée pour un néolibéralisme encore plus mondialisé (en fait occidentalisé) libéré de toutes contraintes et contrôles réglementaires en tous domaines plus un moratoire sans précision de durée sur toutes protections  de l’environnement et une totale liberté d’investissement et désinvestissement ! Ouf … quelle phrase !

Au moins dans les presses occidentales, une partie des auteurs affirment que, après l’épreuve mondiale de ce Coronavirus où « rien ne pourra plus être comme avant », … une prise de conscience de l’évidence de sauver la planète, de remplacer les énergies fossiles par les énergies vertes, reconstruire des politiques sociales de la demande, de solidarités sans hypocrisie ni artifices, etc …, est de plus en plus partagée. Les gouvernements ne pourraient faire autrement ! Ce serait LE MEILLEUR.

Dans le même temps, une proportion importante des populations rêvent d’abord de revenir à l’aisance apparente de « comme avant », quand « tout » (illusion par ignorance de ce qu’est « tout ») était disponible de suite sans effort, à petit prix réduits rendus possibles par l’obsolescence programmée et les flux tendus sans stocks, ne considérant comme réaliste et faisable qu’un mélange de dolce vita populaire et d’american way of life, laissant aux « pauvres » et aux immigrés le soin d’assurer les tâches « rebutantes », comptant sur l’automatisation et le numérique pour passer à côté des efforts mentaux, … .

Cette populations là, adepte du « système D » et laissant aux autres « naïfs » le soin de se mouiller à leur place, … ne se rend pas compte à quel point elle fait le jeu des milliardaires de tous nos Pays (des États-Unis à la Chine en passant un peu par l’Europe), qui s’engraissent jusqu’à des gouffres d’inégalités comme jamais (bien au-delà de ceux de l’Ancien Régime) en ponctionnant quelques euros sur chaque acte de consommation multiplié par les milliards de « pratiquants » de la « société du spectacle ».

C’est là ni le meilleur ni le pire, mais c’est faire nettement « mieux » que la période « du pain et des jeux » décadente de l’Empire romain. Sauf que les romains s’appuyaient sur une économie de l’esclavage, … quand nos « pratiquants » d’aujourd’hui sont les esclaves ( inconscients de l’être).

Bien entendu que les marionnettistes de nos gouvernances actuelles comptent sur cet état sociologique de fait, aidés par une communication adéquate, pour repartir « comme avant » sur une croissance planétairement suicidaire, ayant simplement lâché quelques verroteries.

Leur plus efficace support consiste dans l’individualisation dans le petit plaisir, le petit confort, et la réassurance qu’ils ont installés patiemment depuis les années 50, investissant discrètement mais intelligemment pour « récupérer », ce que les « partageux » leur avaient « emprunté ».

Alors ? Comment éviter le PIRE du suicide collectif dans les aveuglements des pensées uniques. Il est une option stratégique, certes très risquée, qui s’appelle « politique du PIRE ».

En effet, quand nos ancêtres, en 1789 en France, en 1905 puis 1917 en Russie, et tant d’autres Pays et contextes et dates d’autres types de révolutions politiques, se sont-ils engagés massivement ? Quand ils n’avaient plus rien, faim, et n’en pouvaient plus. La politique du pire consisterait alors à ne plus choisir des dirigeants politiques « contre » ce que les médias à la botte du pouvoir en place désignent comme « à contre courant de il n’y a pas d’autre alternative ». Car, si les plafonds de verre ou de plomb sautent, … alors toutes et tous seront placés devant leurs responsabilités et leurs actes, il n’y aura plus de prééminence d’une prétendue pensée unique, et se seront dégagés de nouveaux degrés de liberté.

Cette UE dirigée par cette CE n’a-t-elle pas profondément trahie les espérances de la Grande Europe de progrès humaniste et civilisationnel ? La politique du pire consisterait à éradiquer cette UE-CE pour repartir de quasi-zéro.

Quasi-zéro quand à l’apparence de forme car cette Europe là, en l’état, reste quand même le premier marché mondial, car les compétences disponibles sont encore de premier plan en quantité, car les infrastructures existent,  … Ses réserves de gaz en France sont épuisées, et de pétrole au large de la Norvège proches de leur terme, … mais les énergies de la nouvelle génération sont connues (dont l’hydrogène testée en grandeur réelle en Islande), et rapidement disponibles si la puissance publique à mettre en place en privilégie l’investissement, son autonomie alimentaire est possible si les agricultures raisonnées et écologiques sont volontairement valorisées et privilégiées par un pouvoir fort indépendant des lobbies, etc … tout cela est archi-connu, … et porté par des orientations politiques contrastées.

Cette politique du pire serait-elle vraiment PIRE ?

Somme-nous si dégénérés que nous serions devenus incapables de prendre des risques ?

Si nous prenons vraiment du recul, nous nous rappelons que nous traversons une période de mutation de civilisation, et c’est à cette aune qu’il serait juste, beau, et efficace, de choisir, en s’y engageant, d’investir notre énergie de vie. Nous avons à réapprendre à voir haut et loin.

Jeunes gens écœurés de l’autorité gratuite, agriculteurs isolés, agents publics devenus incapables de supporter la négation  de vos actes, … ne gaspillez plus vos vies par désespérance en vous suicidant, non seulement ne vous contentez-plus de vous indigner, … BATTEZ-VOUS, ainsi vous vivrez le SENS que vous recherchiez.

Michel André Vallée              6 mai 2020

Délire géopolitique

Chine et Etats-Unis Le choc du XXIè siècle, thème auquel est consacré le N° spécial 170 pour avril 2020 de Manière de Voir, revue du Monde diplomatique. Comme à l’accoutumée pour d’autres thèmes, Manière de Voir fait un tour instructif et actualisé de cette grande question géopolitique, majeure puisqu’il s’agit d’une redistribution pour longtemps des pouvoirs sur cette planète.

Redistribution pour longtemps, à une période où tout s’accélère, une étude d’astrophysique récente constatant jusqu’à une accélération du temps cosmique ? Au moins jusqu’à ce que l’Afrique ne « s’éveille » à son tour (allusion au fameux titre de Alain Peyrefitte concernant la Chine) et redistribue les cartes, mais c’est pour un peu plus tard. Sauf que justement les Etats-Unis essaient d’y remplacer les deux vieux Empires de la Grande-Bretagne et de la France, … mais que c’est la Chine qui dans un habile jeu de Go qui voie loin remporte la mise pion à pion. Les chinois certes y placent les nouveaux États africains en dépendance relative, mais investissent dans des infrastructures de développement, pour des décennies, y créent des compétences, passent des accords durables, quand les « américains »  ne laissent toujours au terme d’une période d’exploitation-aliénation, que des sites abandonnés derrière eux, tout y étant épuisé (ce qu’ils font d’ailleurs aussi habituellement sur leur propre territoire, après avoir mené sur les « peuples premiers » un des génocides les plus « réussis » de l’histoire de l’humanité !).

Choc du XXIè siècle, pour reprendre le concept développé par Naomi Klein, vison du « choc » juste puisque la mondialisation basée sur les marchés (et non sur les développements des peuples et des nations) selon les principes de l’OMC « si bien » promus par Pascal Lamy & al, est nettement ces dernières années mise en échec. Deux ensembles de domination dorénavant semblent se structurer : la Chine n’a pas achevé de retrouver son statut d’Empire du Milieu et a annoncée en clair son ambition de tenir la place principale, quand les États-Unis porteurs du néolibéralisme ne connaissent que la stratégie du choc. Nombreuses sont les études de sages et/ou d’experts qui développent sous tous les aspects tout cela. Toutes les grandes Centrales de renseignement travaillent en permanence à l’analyse et la prospective des divers scénarios possibles.

Et l’Europe ? Cette vieille Europe qui a envoyé aux Amériques les « surplus » de tous les peuples de ses nations et mis sous le joug les civilisations précédentes, puis a imposé à la Chine, pourtant toujours en avance depuis trois millénaires, l’humiliation écrasante que l’on sait dont cette dernière est en train d’achever de se relever. Se faisant d’ailleurs, cette si belle Europe a généré l’empire des drogues, à partir de l’opium, comme la série documentaire Histoire du trafic de drogue diffusée en mars dernier par ARTE l’a si clairement montré. Cette Europe a essayé après guerre de se refaire une jeunesse, par la construction de l’UE, … mais a échoué à profiter de l’opportunité de repartir à zéro devant tout reconstruire : enterrement de la Communauté Européenne de Défense, dépendance des States avec les engagements dans l’OTAN, traité mortifère de Maastricht, référence en bonne place de l’économie de marché dans ses textes fondamentaux, échec de l’opportunité d’une avancée Fédérale non-alignée (tentée en son temps par un Tito) avec l’implosion du soviétisme et la chute du Mur, trahison des référendums de plusieurs de ses peuples (dont ceux de France) par le Traité de Lisbonne, … j’en passe. Un Président américain disait à juste titre : L’Europe, quel N° de téléphone ? L’UE est devenue, seule puissance (elle est toujours le premier marché mondial) à respecter les principes de libre-échange et à renoncer au protectionnisme, une passoire. Ses soi-disant « élites » ont été, patiemment au fil des décennies car on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre, formatées à la mondialisation néo-libérale et à la pensée unique apprise à la Trilatérale et Bilderberg. L’infernal couple Thatcher-Reagan a accéléré le processus, jusqu’à la récente période « décomplexée » avec le début du XXIème. Il y a longtemps qu’un haut fonctionnaire français, sous le pseudonyme de Casamayor, a pré-décrit par plusieurs romans-documentaires le pouvoir des lobbies et des grandes multinationales sur des soi-disant « dirigeants » politiques, pouvoir tel que notre CE s’est carrément couchée sous leur influence. Le CETA après le TAFTA est rejeté par la porte, ils rentrent pas la fenêtre. Ce qui n’empêche pas la même CE de reprendre, discrètement, une attitude néo-colonialiste en passant quantité d’accords de libre-échange bilatéraux déséquilibrés avec l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Pourtant, cette situation des Pays de l’UE est ressentie douloureusement par une proportion de plus en plus importante des populations. Les « élites » qui ne se sont pas laisser embrigader dénoncent cet état des choses. Mais les entreprises contrôlant la majorité des médias grand public font tout pour dénier, remplacer, modifier … bref manipuler l’information, en plus d’assurer la version moderne de « du pain et des jeux ». Ce bras armé de la majorité des pouvoirs actuellement en place « explique » ce que la « masse » doit savoir et comprendre. La dégradation en est à tel point que les anciennes recettes dignes d’un Goebbels sont de plus en plus ostensiblement utilisées. Néanmoins on ne contrôle quand même pas aussi aisément une large classe moyenne cultivée et des population qui aspirent à sortir des stress et mieux vivre, … à l’heure où au delà du transistor, la toile serrée d’internet met à disposition de tous non pas tout (loin de là) mais tant de choses, et permet tant de « partages ». Aussi, au sein de cette vieille Europe la contestation est croissante, déborde les minorités que le système tolère, d’où une situation d’incertitude et un fort risque d’instabilité systémique. Les Centrales de renseignement le suivent et le savent très bien : partant les « dirigeants » en sont informés.

Arrive le Coronavirus Covid-19, qui ne tue pas plus de monde que des pandémies antérieures, mais freine les économies jusqu’à reconnaître début Avril en arriver au niveau de la grande dépression de 1929. Tous (presque) les acteurs déclarent que la sortie ne peut être de revenir à l’état d’hier, ni même d’avant-hier. Il est évident et reçu que le système est en bout de course, et que là est l’opportunité d’une refondation en tous domaines. Cela se passerait donc en 2020 !

Aussi, les deux puissances en « choc » étant les États-Unis et la Chine, l’UE (et non l’Europe car la vraie Europe va de l’Atlantique à l’Oural) a la possibilité de se libérer des dominations outre-Atlantique, et de ne pas passer à côté de l’opportunité de s’affirmer cette fois comme nouvelle puissance d’un monde multipolaire en redéfinition. C’est une restructuration allant jusqu’aux fondamentaux de l’éthique, utile et nécessaire, qui là serait possible.

D’un côté les États-Unis sont en crise et fortement affaiblis. Cela fait des décennies que de grands penseurs et économistes américains eux-mêmes décrivent la dégénérescence de cette Fédération (en quoi la Californie ressemble-t-elle au Texas ou à New-York ?). Cet État a toujours exploité les autres, et éliminé les opposants à sa manière de voir. Son fantasme d’american way of life consomme l’équivalent de dix planètes aux dépends de tous les autres. Pour la plupart les p’tis gars (bien sur beaucoup sont morts) qui sont venus en 44 n’étaient pas les fils de riches mais de pauvres et de noirs (comme plus tard au Vietnam), et le Plan Marshall n’était pas gratuit mais une réédition du Cheval de Troie.

De l’autre côté, la Chine n’est pas seule, mais au Milieu d’un ensemble qui comprend la Russie et une dizaine d’autres États en coopérations sur la longue durée. La Révolution est proche d’être apaisée, et l’importance de la croissance des classes moyennes est telle que les régimes ne peuvent qu’évoluer, dans le cadre d’une tout autre mondialisation indéniable qui se dessinera « autrement ». Une des références de la Chine : la sagesse, dont l’expression en organisation par le confucianisme est au cœur de son inconscient collectif. L’investissement gigantesque dans les nouvelles routes de la soie, piloté dans une vison long terme, dresse le prochain tissage. La Chine sait négocier, pratiquant depuis toujours le jeu de Go, quand les américains ne peuvent l’emporter aux échecs sur les russes qu’au moyen d’artifices méprisables (partie de Reykjavík). La Chine et ses alliés vont eux-aussi tirer enseignements de leur apprentissage de la pandémie Covid-19. Déjà la toile de liens entre Chine, alliés de la Russie, Europe, Afrique, … existe et se développe.

Entre les deux (avant que l’Afrique ne s’éveille), l’Europe, si elle savait faire sa Révolution dans une Fédération des Régions-États riches chacun de leur culture, détient encore les potentialités de tenir sa place, spécifique. Il suffirait de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et de développer ou réactualiser toutes les capacités tant culturelles qu’économiques, scientifiques, artistiques, de qualités humanistes et sociales  … en tant de disciplines. Y procéder en coopérations de complémentarités dans son nouveau cadre global interne. Il faudrait le faire nettement, avec force, en mutualisant nos moyens de connaissances et de défense. L’option de la laïcité, dans la diversité respectée des convictions, serait à affirmer en tant que ciment spécifique. Nous sommes sortis des guerres de religion, et de la guerre religion/État du début du XXème, et devons dépasser clairement et fermement l’actuelle offensive islamiste. Si un des États actuels de l’UE n’en était pas d’accord, qu’il en soit immédiatement possible, avec simplicité. 

Au moment où j’écris cet article, Marianne dans son N° 1205 du 17 au 23 avril publie États-Unis grosse déprime ou grande dépression. Comme je l’ai indiqué dans une conférence donnée en novembre dernier La Chine devenue première puissance mondiale … en pratiquant le jeu de Go, à quoi servent dix porte-avions avec leurs armadas, au temps des sous-marins nucléaires d’attaque, des dernières générations de missiles, … et surtout de l’Intelligence Artificielle !

Délire géopolitique, vraiment ? Nous savons ne plus avoir un seul mois à perdre en regard des enjeux éco-systèmiques. Le re-dessin (re-dessein) des puissances, partant des pouvoirs, doit avoir lieu ici et maintenant.

Michel André Vallée 18 avril 2020

LUTTE CONTRE LA DROGUE ET RÉVOLUTION

Hier soir 26 mars, comme chaque jeudi, ARTE a donné quelques épisodes d’une série scandinave. Cette note non pour vanter ces séries, … même si les romans et films scandinaves sont le plus souvent rigoureux sans peur de montrer ce dont est capable l’humain, quasiment des documentaires. Rien de bisounours et eau de rose.

Non, cette note car à un moment, dans le film, le cap d’une filière du tronçon Espagne-Danemark de fournitures de drogues trouve un nouveau « client » (un distributeur) qui lui passe marché de une tonne par semaine : UNE TONNE PAR SEMAINE ! À la question : « comment écoules-tu tout cela » l’autre répond : « Danemark + Suède du Sud + un peu de Nord de l’Allemagne ».

En fait, tout à fait réaliste, et à l’image du « marché » global de l’Europe, … et je ne parle pas de certains « ailleurs ».

C’est l’état du « marché », que le système socio-économique et culturel actuel a amené, souvent avec la complicité clientéliste et intéressée de clans discrets de nos autorités.

Perte des anciens repères de valeur (dont celles du travail), diminution du niveau moyen de sens critique, généralisation des états permanents de stress lié aux dégradations des conditions de vie et de la pensée unique qui s’est installée, logique dominante de marché et de l’argent roi facile et rapide, …

Une remarque en parallèle. Suite à l’attitude de « communication » qui se veut guerrière dans le discours face au Covid-19, les résultats des sondages auprès des français oscillent dérégulés et aléatoires entre des extrêmes contradictoires. Les français semblent ne pas savoir ce qu’ils pensent et veulent.

Pas étonnant quand une majorité des classes moyennes et qualifiées d’« inférieures », autrement dit les manants, les moujiks,  « karchérisables », les « sans dents », les « riens » et autres « ploucs », … tient à maintenir les petites habitudes de confort et de plaisir facile sans efforts, … et rêve là pendant le confinement de revenir « comme avant ». Cet avant pourtant tant critiqué (largement instruit à juste titre) il y a encore peu. Bien trop de jeunes et moins jeunes, dans ce contexte, constituent le solide marché de la drogue. Il faut oublier les réalités, et tenir dans le peu que l’on a, par tout ce qui est virtuel (dont la drogue au quotidien).

Un Pays a-t-il réussi à s’en sortir ? Oui, la Chine.

Comment la drogue s’était introduite en Chine ? Par l’exécrable conquête impérialiste des puissances occidentales au fil du XIXème siècle, n’hésitant pas aux canonnades quand le pouvoir chinois d’alors s’était révolté.

Comment la Chine et les chinois se sont libérés : par la Révolution, en fait deux révolutions.

D’abord le tissage des liens entre le mouvement du bas et le mouvement du haut, emmené par Sun Yat Sen. Puis, lorsque le régime de Tchang Kai-chek a failli, par la seconde révolution finalement menée par Mao Zedong, avec tous ses dramatiques aléas, puis Deng Xiaoping, puis actuellement Xi Jinping. Qu’on se rappelle le roman « La condition humaine »  en 1933 d’André Malraux, avant qu’il ne s’engage dans la guerre civile d’Espagne en 36-37 avant d’écrire « l’Espoir ». Plus d’un demi-siècle et trois guerres civiles pour y arriver ! Mais ils y sont parvenus.

Et, si on porte son regard loin dans l’histoire sur au moins trois millénaires, finalement, il y a lieu de constater que la Chine a toujours été en avance sur l’Occident.

J’en tire là pour l’instant en conclusion qu’une Révolution de fond nous est nécessaire, et qu’un pouvoir fort est utile pendant un certain temps. Tous ceux qui en ont la stature ont été obligés de dire (et faire) que l’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Le prochain se structurera-t-il donc autour de l’écosystème, du climatique, de la réduction au minimum incompressible de l’énergie fossile, de la priorité de l’humain et de la nature sur l’économie financière, d’un usage raisonné de l’Intelligence Artificielle, d’une éthique humaniste ?

Les stratégies saines vont « vers le haut », et hissent « vers le haut » ce qui pèse lourd « vers le bas ». Puisse l’expérience partagée du coronavirus Covid-19, goutte d’eau qui fait déborder l’outre en période de mutation de civilisation, faire exploser les plafonds de plomb et les plafonds de verre.

Michel André vallée              27 mars 2020

DU TEMPS POUR LIRE

Confinement qui risque fort d’être prolongé et durer, soit, outre travailler son jardin pour ceux qui en ont et faire à la maison les petits travaux qui attendaient, écouter de la musique, méditer, être plus présent à son prochain …, du temps pour lire.

Au sortir qui arrivera de toute façon, il y aura un avant et un après. Les gouvernances et les fainéants de confort qui pensent à « comme avant » sont dans l’absurdité, donc il est utile de mieux comprendre ce qui en est des dysfonctionnements de notre système.

Je vous propose un choix de lectures :

Jean-Michel Truong, Le Successeur de pierre, Denoël Folio SF, 1999

Edgar Morin, La voie Pour l’avenir de l’humanité, Fayard, 2011

Naomi Klein, Tout peut changer  Capitalisme & changement climatique, Actes Sud Lux, 2015

Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer, Seuil, 2015

Paul Jorion, Se débarrasser du capitalisme est une question de Survie, Fayard, 2017

Heinrich Geiselberger (sous la direction de), L’Âge de la Régression, Premier Parallèle, 2017

Bernard Stiegler, Qu’appelle-t-on panser ? 1. L’immense régression, LLL, 2018

Yuval Noah Harari, 21 leçons pour le XXIe siècle, Albin Michel, 2018

Vicent Partal, Nou homenatge a Catalunya, ara llibres, 2018

Joseph E. Stiglitz, Peuple, Pouvoir & Profits Le capitalisme à l’heure de l’exaspération sociale, LLL, 2019

Xavier Deulonder i Camins, I si Hitler hagués guanyat le guerra ? El mon de Fatherland, Libres de l’Inde, 2019

Barbara Stiegler, « Il faut s »adapter » Sur un nouvel impératif politique, Gallimard, 2019

Bernard Stiegler, Qu’appelle-t-on panser ? 2. Le leçon de Greta Thunberg, LLL, 2020

Michel André Vallée, Passages vers l’Ère à Venir, sur internet par blog «  arcencielxcristal.com « (WordPress), 2019

… avec tout cela, le tour est fait de la question. Le premier n’est pas un essai mais un roman de science-fiction … mais si pertinent !

(Michel André Vallée mars 2020)

De « J’accuse » à « il y en a « vraiment » marre » !

Voltaire avait pris fait et cause, à ses frais (mais il en avait les moyens et habitait à côté de la frontière suisse) pour une femme qui ne le concernait en rien mais face à un pouvoir carrément décalé. Hugo s’est exilé tant que le « pouvoir » en place lui apparaissait illégitime ; il a écrit, lui grand bourgeois d’alors, « Les misérables », décrivant la vérité. Zola s’est décidé à prendre le risque de rester « juste », et a publié l’article de journal « J’accuse » ; il en est mort, assassiné, … peu avant « La grande boucherie ».

La nuit du 1er de l’an, l’église de Jean-Sébastien Bach à Leipzig a été vandalisée, des pierres fracassant des vitraux du XVème siècle : est-il besoin de commenter les symboles de cet acte inacceptable. D’autant que, outre être « non-politiquement correct » n’est-ce pas, je me mettrai en danger en appelant un chat …un chat.

Le même 1er  janvier, le soi-disant « Président » de la République française a élevé à la « dignité » d’officier de la légion d’honneur le Président de la filiale française de la première puissance financière « américaine » Blackrock : une ignominie, … mais qui ose, après sa visite à NY au siège de ce « Machin », montrer au grand jour au bon peuple de façon « décomplexée » un des marionnettistes de nos systèmes de gouvernance !

Le jour même où nous apprenons que le richissime Carlos Ghosn, qui avait eu l’outrance de fêter son anniversaire somptueusement à Versailles, gravement coupable, s’est exfiltré de la justice japonaise pour fêter le nouvel an au Liban, une ou un membre de l’actuel gouvernement français annonce sur une chaîne privée de télé que s’il vient en France il ne sera pas extradé !!!

Trois actes symboliques de ce qui ne devrait plus être supportable, qu’elles que soient les convictions et orientations politiques et culturelles des un(e)s et des autres.

Aujourd’hui, l’Espagne néo-franquiste va officialiser la destitution pour 18 mois du Président en exercice de la Catalogne, Quim Torra (Joaquim Torra i Pla), coupable d’avoir « refusé » de retirer de la balustrade du palais de la Generalitat à Barcelone une banderole dans le sens des droits fondamentaux européens ! C’est la caste qui a « assurée » le 155 qui continue, en même temps que les exactions auprès de milliers de citoyens dans leurs droits continuent. La justice européenne réhabilite « enfin » les élus indépendantistes d’un peuple qui s’est prononcé, … pffft, olé !

Certes, on me rétorque souvent qu’il s’en passe de bien pire sur notre petite planète depuis longtemps, au Brésil et maintenant en Bolivie (le Chili remet en cause le système néo-Pinochet), en Afriques, au Kurdistan, dans le traitement des animaux tant d’élevage que sauvages, … l’immobilisme face au climatique.

Mais TROP, C’EST TROP.

Le 15 novembre 2018, quelques jours avant l’épisode 1 des Gilets Jaunes, je publiais l’article « Une ébauche de 1789 … et/ou de 1905 ? ». Je n’en retire pas un mot. … Malheureusement, car il va y avoir beaucoup de casse, là où nous savons tout ce qu’il est nécessaire dans nos contextes de savoir. Pardon de me répéter.

Bon, allez, il est 8 Hs ce 3 janvier de l’an 2020, je vais consulter les infos …

Passion ou raison ?

Ainsi la Chef d’État de la Birmanie, Prix Nobel de la Paix, comparait devant le tribunal international de La Haye ! Pourquoi pas le Président actuel de la Turquie, qui massacre les kurdes impunément et que l’on a laissé faire campagne en Allemagne ? Pourquoi ne pas capturer les coupables de cette envergure et les juger devant les médias mondiaux, comme le Mossad a su le faire avec un Eichmann ? Quels marionnettistes sont derrière ?

Curieux de voir qu’elle va être sa défense. Crime contre l’humanité en extrême-Orient, mais à la demande d’un chef d’État d’Afrique. Au lieu d’être pour une instance internationale aussi symbolique dans le « juste », on s’accroche à la forme du juridictionnel, et on s’en prends aux « petits ». Ce qui manifeste un manque d’Être.

S’en prendrait-on au Président des États-Unis, ou au Président de la Chine ?

Non, c’est une question de pouvoir où la passion l’emporte sur la raison. Le crime des bouddhistes birmans serait d’éliminer une minorité musulmane. Alors, que les instances de cette planète capturent et jugent tous les dirigeants qui s’en prennent à une minorité sans défenses ! Car les questions de religion sont questions de pouvoir, et questions de passion. Le juridictionnel se prétend de « raison » mais ce n’est qu’une façade pour faire propre. Une fois de plus : Quels marionnettistes sont derrière ?

Nos jeunesses, qui « bougent » actuellement quasiment partout voulant un autre monde qui ne soit ni néolibéral mondialisé, ni islamiste, ni fasciste …, en pensent quoi, voient comment nos « systèmes » ? Ce sont eux qui seront aux manettes dans dix à vingt ans !

En attendant, ici et maintenant, il est possible à partir de cet acte de faire plusieurs constats :

  • au-delà de l’importance qui a de tous temps été évidente, le poids accordé dorénavant à l’Afrique, qui deviendra continent dominant avant la fin de ce siècle.
  • le fait que le bouddhisme (les bouddhismes) ne sont évidemment pas une philosophie mais une (des) religions ni plus ni moins que les autres, donc qui entrainent les passions. Ce qui est cohérent avec le décès cet été d’un Sogyal, monstre de passions ; chaque maladie étant toujours symbolique soit en interne soit en externe (épigénétiques), l’embolie pulmonaire de cet individu signe.
  • malgré le dévouement d’une partie de leurs membres, les instances internationales ne peuvent être « justes », et dépendent aussi de marionnettistes.

Michel André Vallée 11 décembre 2019

L’empire du Milieu N° 1 de l’Art mondial

La Chine première puissance mondiale du marche dé l’Art. C’était hier soir (07/08/19) un film documentaire ARTE en seconde partie de soirée. Pour la production artistique (peinture, sculpture, … à l’intérieur et en lieux publics, …) ET le marché international de l’Art, la Chine est venue à égalité et vient de dépasser les USA, … et ce sur tous les continents de notre planète. Les experts et responsables US en la matière n’y ont pas crû et fait toutes les vérifications, … et ç’est !

Le haut du panier du marché actuel des States ne s’appuierait que sur 2 signatures, les chinois sur 47, sans parler des milliers du reste des paniers. De plus, les réalisations présentées, certes modernes et engagées (évidemment) sont harmonieuses, parlantes … de mon regard s’entend.

La Chine, chez elle comme sur tous les continents, qui porte le Go (Sun Tzu) dans son ADN, applique ainsi aussi les recommandations de Macchiavel dans le Prince, … si heureusement mises en pratique comme on le voit à Florence (un des principaux musée vient d’être totalement remanié aussi y aller ou retourner).

En effet, l’Art est tout autant politique que poétique, il magnifie en géopolitique. Ainsi, non seulement par l’économie mais aussi par l’Art, l’Empire du Milieu « impose » au monde sa vision du Monde.

Et l’Europe, la vraie Europe … quoi et où … ?

Si, à partir de ce symbole fort, avec le recul, on considère l’ensemble des rapports de force entre la Chine et les USA, on comprend que les autorités “américaines” (quelle outrecuidance que de s’attribuer ce qualificatif) soient furieuses, … et pourtant … . Ce qui pourrait inquiéter, quand on observe le manque de maturité émotionnelle de trop de dirigeants des States, … c’est qu’un fou de rage appuie sur le bouton (en oubliant les sous-marins nucléaires d’attaque …) ; et alors il est à espérer que l’entourage du fou refuse la mise en œuvre, … tout comme il y a quelques temps un chef de poste avancé soviétique a eu la sagesse de nous éviter la déflagration !

Michel André Vallée Jeudi 8 août 2019