De « J’accuse » à « il y en a « vraiment » marre » !

Voltaire avait pris fait et cause, à ses frais (mais il en avait les moyens et habitait à côté de la frontière suisse) pour une femme qui ne le concernait en rien mais face à un pouvoir carrément décalé. Hugo s’est exilé tant que le « pouvoir » en place lui apparaissait illégitime ; il a écrit, lui grand bourgeois d’alors, « Les misérables », décrivant la vérité. Zola s’est décidé à prendre le risque de rester « juste », et a publié l’article de journal « J’accuse » ; il en est mort, assassiné, … peu avant « La grande boucherie ».

La nuit du 1er de l’an, l’église de Jean-Sébastien Bach à Leipzig a été vandalisée, des pierres fracassant des vitraux du XVème siècle : est-il besoin de commenter les symboles de cet acte inacceptable. D’autant que, outre être « non-politiquement correct » n’est-ce pas, je me mettrai en danger en appelant un chat …un chat.

Le même 1er  janvier, le soi-disant « Président » de la République française a élevé à la « dignité » d’officier de la légion d’honneur le Président de la filiale française de la première puissance financière « américaine » Blackrock : une ignominie, … mais qui ose, après sa visite à NY au siège de ce « Machin », montrer au grand jour au bon peuple de façon « décomplexée » un des marionnettistes de nos systèmes de gouvernance !

Le jour même où nous apprenons que le richissime Carlos Ghosn, qui avait eu l’outrance de fêter son anniversaire somptueusement à Versailles, gravement coupable, s’est exfiltré de la justice japonaise pour fêter le nouvel an au Liban, une ou un membre de l’actuel gouvernement français annonce sur une chaîne privée de télé que s’il vient en France il ne sera pas extradé !!!

Trois actes symboliques de ce qui ne devrait plus être supportable, qu’elles que soient les convictions et orientations politiques et culturelles des un(e)s et des autres.

Aujourd’hui, l’Espagne néo-franquiste va officialiser la destitution pour 18 mois du Président en exercice de la Catalogne, Quim Torra (Joaquim Torra i Pla), coupable d’avoir « refusé » de retirer de la balustrade du palais de la Generalitat à Barcelone une banderole dans le sens des droits fondamentaux européens ! C’est la caste qui a « assurée » le 155 qui continue, en même temps que les exactions auprès de milliers de citoyens dans leurs droits continuent. La justice européenne réhabilite « enfin » les élus indépendantistes d’un peuple qui s’est prononcé, … pffft, olé !

Certes, on me rétorque souvent qu’il s’en passe de bien pire sur notre petite planète depuis longtemps, au Brésil et maintenant en Bolivie (le Chili remet en cause le système néo-Pinochet), en Afriques, au Kurdistan, dans le traitement des animaux tant d’élevage que sauvages, … l’immobilisme face au climatique.

Mais TROP, C’EST TROP.

Le 15 novembre 2018, quelques jours avant l’épisode 1 des Gilets Jaunes, je publiais l’article « Une ébauche de 1789 … et/ou de 1905 ? ». Je n’en retire pas un mot. … Malheureusement, car il va y avoir beaucoup de casse, là où nous savons tout ce qu’il est nécessaire dans nos contextes de savoir. Pardon de me répéter.

Bon, allez, il est 8 Hs ce 3 janvier de l’an 2020, je vais consulter les infos …

Passion ou raison ?

Ainsi la Chef d’État de la Birmanie, Prix Nobel de la Paix, comparait devant le tribunal international de La Haye ! Pourquoi pas le Président actuel de la Turquie, qui massacre les kurdes impunément et que l’on a laissé faire campagne en Allemagne ? Pourquoi ne pas capturer les coupables de cette envergure et les juger devant les médias mondiaux, comme le Mossad a su le faire avec un Eichmann ? Quels marionnettistes sont derrière ?

Curieux de voir qu’elle va être sa défense. Crime contre l’humanité en extrême-Orient, mais à la demande d’un chef d’État d’Afrique. Au lieu d’être pour une instance internationale aussi symbolique dans le « juste », on s’accroche à la forme du juridictionnel, et on s’en prends aux « petits ». Ce qui manifeste un manque d’Être.

S’en prendrait-on au Président des États-Unis, ou au Président de la Chine ?

Non, c’est une question de pouvoir où la passion l’emporte sur la raison. Le crime des bouddhistes birmans serait d’éliminer une minorité musulmane. Alors, que les instances de cette planète capturent et jugent tous les dirigeants qui s’en prennent à une minorité sans défenses ! Car les questions de religion sont questions de pouvoir, et questions de passion. Le juridictionnel se prétend de « raison » mais ce n’est qu’une façade pour faire propre. Une fois de plus : Quels marionnettistes sont derrière ?

Nos jeunesses, qui « bougent » actuellement quasiment partout voulant un autre monde qui ne soit ni néolibéral mondialisé, ni islamiste, ni fasciste …, en pensent quoi, voient comment nos « systèmes » ? Ce sont eux qui seront aux manettes dans dix à vingt ans !

En attendant, ici et maintenant, il est possible à partir de cet acte de faire plusieurs constats :

  • au-delà de l’importance qui a de tous temps été évidente, le poids accordé dorénavant à l’Afrique, qui deviendra continent dominant avant la fin de ce siècle.
  • le fait que le bouddhisme (les bouddhismes) ne sont évidemment pas une philosophie mais une (des) religions ni plus ni moins que les autres, donc qui entrainent les passions. Ce qui est cohérent avec le décès cet été d’un Sogyal, monstre de passions ; chaque maladie étant toujours symbolique soit en interne soit en externe (épigénétiques), l’embolie pulmonaire de cet individu signe.
  • malgré le dévouement d’une partie de leurs membres, les instances internationales ne peuvent être « justes », et dépendent aussi de marionnettistes.

Michel André Vallée 11 décembre 2019

L’empire du Milieu N° 1 de l’Art mondial

La Chine première puissance mondiale du marche dé l’Art. C’était hier soir (07/08/19) un film documentaire ARTE en seconde partie de soirée. Pour la production artistique (peinture, sculpture, … à l’intérieur et en lieux publics, …) ET le marché international de l’Art, la Chine est venue à égalité et vient de dépasser les USA, … et ce sur tous les continents de notre planète. Les experts et responsables US en la matière n’y ont pas crû et fait toutes les vérifications, … et ç’est !

Le haut du panier du marché actuel des States ne s’appuierait que sur 2 signatures, les chinois sur 47, sans parler des milliers du reste des paniers. De plus, les réalisations présentées, certes modernes et engagées (évidemment) sont harmonieuses, parlantes … de mon regard s’entend.

La Chine, chez elle comme sur tous les continents, qui porte le Go (Sun Tzu) dans son ADN, applique ainsi aussi les recommandations de Macchiavel dans le Prince, … si heureusement mises en pratique comme on le voit à Florence (un des principaux musée vient d’être totalement remanié aussi y aller ou retourner).

En effet, l’Art est tout autant politique que poétique, il magnifie en géopolitique. Ainsi, non seulement par l’économie mais aussi par l’Art, l’Empire du Milieu « impose » au monde sa vision du Monde.

Et l’Europe, la vraie Europe … quoi et où … ?

Si, à partir de ce symbole fort, avec le recul, on considère l’ensemble des rapports de force entre la Chine et les USA, on comprend que les autorités “américaines” (quelle outrecuidance que de s’attribuer ce qualificatif) soient furieuses, … et pourtant … . Ce qui pourrait inquiéter, quand on observe le manque de maturité émotionnelle de trop de dirigeants des States, … c’est qu’un fou de rage appuie sur le bouton (en oubliant les sous-marins nucléaires d’attaque …) ; et alors il est à espérer que l’entourage du fou refuse la mise en œuvre, … tout comme il y a quelques temps un chef de poste avancé soviétique a eu la sagesse de nous éviter la déflagration !

Michel André Vallée Jeudi 8 août 2019

Semaine 26 (JUIN 2019) géopolitique

Au G 20 à Osaka, Trump et Xi Jinping se rencontrent à deux, hors des plénières. Trump revient sur ses déclarations et une partie de ses actes de guerre commerciale contre la Chine ! Les économies des deux pays seraient devenues trop intriquées >>> en fait c’est la Chine qui a réussi son jeu de Go économique sur les deux territoires, et échappe aux décisions yankees sur Huawei notamment, soit l’arme la plus efficace (même si elle pose ici en Europe des problèmes aux écologistes en matière de santé).
En Iran, Trump renonce à bombarder l’Iran malgré une fois de plus un montage grossier dont personne n’est dupe. L’Iran a pour alliée la Russie qui a pour alliée la Chine. La Russie a nettement posé ses piquets au Moyen Orient ; l’armada des States ne compte pas plus que cela. Et les nouveaux systèmes antimissiles russes, technologiquement plus avancés, ont stoppé les positionnements américains à l’Est de l’Europe.
En Amérique du Sud, un coup d’État militaire contre le gouvernement est déjoué au Vénézuela. On sait d’où viennent les coups d’ État militaires en Amériques centrales et du Sud. La Russie et la Chine ont de gros intérêts financiers au Vénézuela. Toujours en Amériques du sud, l’accord de libre échange est convenu entre la CE et le Mercosur (Brésil – Argentine – Uruguay – Paraguay) ; on peut ne pas aimer cet accord pour plusieurs raisons, mais du fait même l’Amérique du sud est un peu moins chasse gardée des States.
Aux États-Unis même, les États et les villes ont des marges de manœuvre telles que le refus de la Maison Blanche de s’engager sur le climatique rencontre la désobéissance affirmée de ces entités, donc la forte minorité réactionnaire ne contrôle pas son jeu de Go interne.
À suivre …

Une dictature douce et efficace ?

Hier soir, le dossier d’ARTE a été consacré à Tiananmen. Il y a trente ans, en juin 1989, les étudiants de Pékin, puis le peuple de Pékin, vite relayés par les étudiants et le peuple de toutes les grandes villes de tout le territoire de la Chine, ont failli réussir une Révolution vers un État et une Nation démocratiques quasi-utopique (au sens de Thomas More), à l’époque où le Grand Gorbatchev animait en Russie encore soviétique la Pérestroïka. La direction du Parti communiste chinois était divisée, a été sérieusement ébranlée et a failli négocier avec les représentants élus du mouvement, qui avaient eu la qualité de s’auto-organiser en si peu de temps. En effet la première vague de l’armée, envoyée pour « remettre de l’ordre », s’est retournée et a pactisé avec « son » peuple. Mais la section conservatrice de la direction du Parti l’a emportée, et a donné tous les pouvoirs a Deng Xiao Ping, qui a alors envoyé les forces d’élite et des soldats endoctrinés pour sortir du « chaos » et, au bout d’un mois et demi d’occupation, tirer à balles réelles pour nettoyer d’abord Pékin puis la place Tiananmen, puis exécuter ou emprisonner tous les animateurs saisis. Impossible d’évaluer le nombre de morts, estimé par recoupements des témoignages entre 1000 et 3000. Encore aujourd’hui il est impossible en Chine d’évoquer tout ce qui est lié à Tiananmen.

Excellents trois documentaires précis, deux de 55 minutes réalisés à partie des Tiananmen Papers, puis un de 55 minutes, inédit, sur l’engagement de l’une des premières figures d’animation du mouvement, Liu Xiaobo, revenu d’urgence des States à Pékin, puis qui a décidé deux fois de rester, avant de mourir après 9 ans d’emprisonnement, pendant lesquels il a écrit des caisses de manuscrits depuis disparues.

Voir et revoir ces trois documentaires, vivants et clairs,  … pour savoir et objectiver l’histoire.

Bon, qu’en est-il depuis ? Les gouvernements chinois ont verrouillé le système en ce qui concerne l’information tant totalement avec intelligence en interne qu’autant que possible en externe. Ils ont redouté par dessus tout que se reproduise en Chine ce qui est arrivé en Russie avec un Gorbatchev, donc que le Parti se délite et ne contrôle plus l’évolution du Pays. MAIS, comme chacun sait, Deng Xiao Ping, disposant alors de tous les pouvoirs, a ajusté la politique par « peu importe la couleur du chat pourvu qu’il attrape les souris, donc enrichissez-vous », vivez de plus en plus à l’aise en contrepartie de la privation de libertés nécessaire à la pérennité du système de pouvoir, capable de hisser tout le Pays, ses populations, à redevenir l’Empire du Milieu.

Xi Jinping, son successeur, continue cette gigantesque partie de jeu de Go, sur laquelle je reviendrai, en maîtrisant encore plus le système par la présidence à vie, et en dépassant le projet de redresser de son prédécesseur, par le projet affirmé à la face de cette planète d’être la première puissance mondiale. Ainsi l’humiliation profonde infligée des décennies fin du XIXème et début du XXème par les puissances occidentales d’alors, sera définitivement effacée donc dépassée.

Quiconque a eu affaire durablement avec des asiatiques sait d’abord qu’il est vital qu’ils ne perdent pas la face, ensuite que ce sont de durs travailleurs qui savent depuis des millénaires jouer le temps. Entre autre stratégie, les dirigeants chinois ont su encourager, développer, une large classe moyenne, sur un damier élargi où toutes les catégories ont leur place, à condition de rester loyale à la nature du système, du gigantesque clan. Personne n’a faim, tout le monde a sa maison ou son appartement, il voit ses moyens de vivre dignement progressivement s’améliorer, s’il tient son rôle selon ses capacités. Actuellement, est progressivement mis en place, selon un processus d’expérimentation, la pratique du « crédit social », où toutes les « bonnes » actions loyales donnent droit à des « bons » points, et où tous les actes décalés par rapport à l’éthique dominante (exemple traverser la rue hors des clous) retire des points. Plus on gagne de points, plus on dispose individuellement de degrés de liberté dans le cadre des règles collectives, … et l’État en est concrètement capable en utilisant systématiquement (pas de faille, ou si peu)  les progrès des nouvelles technologies, … caméras partout et algorithmes adéquats.

Pour tenir compte une nouvelle fois de la science fiction, dans le Successeur de Pierre, Jean-Michel Truong décrit nettement la différence entre l’horreur des conditionnements masqués à l’Occident, et la gestion plus intelligente et efficace (toujours le jeu de Go) en Extrême-Orient.

Ce qui s’est passé à Tiananmen pourrait bien se passer (évidemment un peu différemment) par chez nous. Ensuite ? Ce sera selon les systèmes de gouvernance que nous choisirons. Choisir ? Sans projet qui nous dépasse et nous meuve ?

Michel André Vallée     5 juin 2019

LA TRANSPARENCE … EST POSSIBLE, ELLE EXISTE.

Une des attentes, un des désirs, une des demandes marquantes de notre période de recherche de sens par certains, ou d’abandon et laissez couler par d’autres, ou de colère rentrée ou violente par d’autres encore, …, est bien la « transparence ».  Voir, savoir, comprendre, demander, exiger, goûter, en jouir, contrôler, en détenir le privilège, s’assurer …

Elle semble inatteignable, idéale, utopique, un espoir de fond derrière le cumul de constats de complexités croisées et intriquées croissantes. Impossible ? Une idée spiritualiste, voire poétique ?

Si souvent, moi-même, dans tant de débats ou d’échanges, j’ai opposé à cet appel de transparence le principe de réalité, un de mes leitmotivs.

D’autant plus que le contexte culturel, politique, sociologique, trop souvent (pas toujours) en déliquescence, est aux manipulations, batailles stériles entre « sachants », publicités abusives, mensonges politiques et techniques, intrusions diverses, fake news, … etc … au moins dans cette civilisation occidentale,…  et pour ce que nous pouvons en savoir voyons certes différemment mais guère mieux ailleurs. Même, de et dans tous les courants religieux sans exception, scandales et violences ressortent, ici et là.

Et bien j’avais tord. Nous disposons d’au moins un cas majeur, transnational, planétaire, de transparence concrète, assurée, validée. Et s’il en est un de cette dimension, il doit en être d’autres. Reconnaissons d’ailleurs qu’il en est des milliers de taille bien plus modeste au travers d’initiatives locales en de nombreux domaines, … même si elles ne font pas, « encore », le poids, pour que notre système aux abois bascule.

Ce cas fonctionne depuis 2006, soit 13 ans, et s’appelle Wikileaks. Je le connaissais mal. Mais par l’article de Juan Branco dans Le Monde diplomatique N° 782 de ce mai 2019, j’en ai découvert toute la qualité.

Wikileaks a été organisé par une équipe de militants autour de Julian Assange, australien de 48 ans. C’était jusqu’à il y a quelques semaines le réfugié politique le plus connu de la planète. Évidemment, l’équipe Wikileaks travaille au cœur d’un réseau hyperprofessionnel d’experts underground des technologies de l’information et de la communication, professionnels et organisés au point que les agences spécialisées des grandes puissances n’y peuvent mais ! Par exemple lorsque Wikileaks rend public l’arsenal numérique de la CIA, il désactive de facto l’ensemble des armes utilisées par l’Agence pour pirater ses cibles.

Ce que je ne savais pas et qui m’a frappé dans ce cas est que les centaines de milliers d’informations hautement sensibles rendues publiques soient toujours accompagnées des références sources d’origine, validées et vérifiables, ce qui est si rare. De plus, aucune de ces centaines de milliers d’informations n’est fausse, ce qui est unique. Nombreuses y sont les révélations qui démontent de façon nette, radicale, incontournable (et quelques soient les manœuvres juridictionnelles dilatoires) finalement inéluctables, les malversations et horreurs de nos systèmes de gouvernance.

Donc, et ce de façon moulte fois répétée, actualisée, sur des champs et dans des dimensions divers, LA TRANSPARENCE EST POSSIBLE, ELLE EXISTE.

L’impact a été et est encore tel que tout a été tenté pour réduire, discréditer cette structure, ses mandants dont certains sont emprisonnés, son leader. Assange a été accusé de quasiment tout au travers de campagnes de presse massives, sans preuves.

Avec le temps, des paramètres de contexte changent ; ainsi on sait que l’Équateur après le remplacement de son Président a permis l’arrestation d’Assange dans son ambassade de Londres, et que les USA demandent son extradition. Le prix de la trahison : 10,2 milliards d’euros, hauteur de chiffre significative.

On peut se demander d’ailleurs comment il est possible que ce héros soit encore en vie en état d’agir ? Peut-être simplement qu’un accident soudain ou une maladie terrassente serait trop clairement une signature ; mais il est vrai qu’il devient de plus en plus difficile de procéder ainsi « sans risque », comme le FSB russe le sait bien, les sections action d’autres Agences aussi.

Mais, qu’il advienne un « accident » ou non à Assange, le processus est lancé et fonctionne.

D’une part il convient de prendre cet homme, qui a tenu des années dans des conditions inhumaines, droit et fidèle à lui-même, comme un héros exemplaire.

D’autre part, et plus globalement pour nous ici, la transparence tant espérée, concrète, active, pas seulement idéal éthique, est possible et existe !

Observons sa forme, sa pratique, son style, ses conditions, sa qualité… alors sur le fond le sens de son éthique.

Michel André Vallée Mai 2019

Même les Rois des Dieux ne sont pas parfaits

Partage d’un regard certes local (France) et ponctuel (les mouvements sociaux en cours), mais est en soi une facette de bien des choses ; voici :

L’actuel Président de la République française va donc faire une déclaration présentée comme solennelle ce soir, visant à donner sa posture et ses choix de mesures à l’issue de ce qui a été présenté comme un « Grand débat ». Je fais un en-cart/ mon champ habituel de partages (sur Facebook) ici, AVANT ce soir, pour « partager » un commentaire sur un autre blog, suite à une analyse fine du cas Emmanuel Macron.

Voici :  » Selon les cas, l’ancrage à un ou des « dieux » est une métaphore ou une illusion, toujours un jeu de pouvoir. Les sympathisants de Brassens feront volontiers référence à Bacchus par exemple, mais même le sympathique prolixe Bernard Werber qui nous a pondu une trilogie « Les Dieux » s’est toujours bien gardé de s’y assimiler ; moi-même j’en apprécie quelques -unes et uns, sans les nommer ici. Mais ce Président de la République française, lui, s’est identifié à rien de moins que le suprême, Jupiter. Chacun pensera selon son système d’identification ce qu’il veut, pour ou contre un ou des dieux réels ou imaginaires, mais aucun Premier porteur de la Politique en France à ma connaissance n’a pris le risque de s’identifier à un « dieu » de ce rang ; même les Rois de l’Ancien Régime étaient certes oints mais simplement les relais avec le dieu des chrétiens (il en est d’ailleurs de nombreux autres au fil de l’histoire des civilisations de cette humanité). CAR dans l’inconscient collectif, tous savent que s’identifier à un grand Dieu brûle, c’est une démarche létale. Cet homme est en train de brûler, et, quoique fassent les maîtres des marionnettes rien n’y fera (à mon avis ils doivent déjà s’interroger sur le remplaçant).

Camarade analyste de renseignement, tu peux transmettre tel que : c’est tout bon. »

Complément de commentaire : balayant ce matin les avis sociétaux divers publiés sur internet, je constate par exemple que tant « les gaullistes libres » que ‘Reporterre » expriment sur ce fond exactement les mêmes analyses. Ce n’est pas la première fois dans les mois précédents qu’un tel phénomène sociéto-politique se produit.

Il est alors permis de penser que le regard de camps politiques si divers ne voie pas l’actuelle réalité telle qu’elle est à l’identique par hasard, foin de la manipulation communicationnelle d’État. Ce regard ne correspond pas à une opportunité politicienne de l’instant, mais au bon sens sur le fond. Il est possible que sous diverses formes il soit durable.

Les anglais, perte de repères ?

Ainsi le Parlement anglais, un des plus anciens d’Europe demeuré en exercice, bloque une issue négociée du Brexit ! Que se passe-t-il de spécifique à l’Angleterre, indépendamment du tsunami général d’entrée dans le chaos de cette civilisation occidentale (parmi quelques autres) ?

Probablement, pour comprendre, les autres européens du continent ont-ils besoin de remonter dans l’histoire jusqu’aux derniers Tudor. En effet ils ont posés l’identité anglaise moderne, spécifique au point de neutraliser les guerres de religion entre catholiques et protestants en inventant un rituel anglais mixte anglican ! Processus initié par Barbe bleue. Puis la grande reine « vierge » Elisabeth I a donné aux anglais, grâce à l’ingéniosité et au courage de son corsaire préféré, le constat de la possibilité de rester insulairement libre en écrasant en quelques jours la « Grande Armada » de l’orgueil castillan, sur mer avant même que celle-ci n’ai touché le sol. Prémices de l’Empire britannique sur mer qui en fera la première puissance mondiale jusqu’à la fin du XIXème.

En effet à partir d’Elisabeth I les anglais intègrent un paradigme identitaire et de gouvernance, une représentation collective de ce qu’ils sont à la différence de tous les autres, telle qu’ils savent toujours privilégier d’abord leur intérêt en affaiblissant les autres, en tirant des avantages économiques et stratégiques conséquents, concrets, pragmatiques. Je parle bien des anglais, et non des écossais (si Brave Heart et plus européens que bien d’autres aujourd’hui) ni des irlandais (« vous français les avez supportés 100 ans nous autres 500 ans » m’a expliqué un jour un confrère à Dublin). Il faut laisser aux anglais cette intelligence stratégique sachant tirer beaucoup de moyens réduits, d’où l’image de « perfide Albion » chez nous français qui prétendons (à tord) être un phare d’humanisme (autre débat).

Pragmatisme peut-être hérité de leurs lointains fondateurs vikings, lesquels derrière une image construite par les peureux, étaient d’abord des commerçants avant d’être de si bons guerriers ?

Avec cette Europe-ci qu’il est devenu évident qu’elle doit être radicalement transformée (à faire), les anglais ont été très doués, obtenant pour « avoir le privilège » d’y entrer des avantages financiers et commerciaux, sinon considérables (I want my money back), au moins privilégiés.

Et là, suite à une erreur d’appréciation tactile électorale d’un ancien Prime Minister, patatras, la classe dirigeante anglaise ne voit plus où tirer avantage consistant de la situation. Et elle se trouve face à une Europe qui (enfin) sait négocier, et exprime vers les anglais, déjà considérés comme à l’extérieur (mais ils l’ont toujours été dont sur l’impulsion des cousins d’outre-Atlantique), une fermeté que cette CE par ailleurs est incapable d’appliquer à l’intérieur (Hongrie, Pologne, Espagne …).

Et oui, la donne « mondialisée » a changé ce monde, les repères globaux sont pour le moins brouillés, … et il n’est plus possible de voir comment tirer avantage sur les autres, … mais en même temps pas question de convenir avec la CE une position correcte, n’est-il pas vrai !

À mes yeux, la posture des orangistes d’Irlande du Nord n’est qu’un épatant prétexte, qui masque le désarroi de l’establishment anglais. Seuls les probables futurs ex-contrebandiers, et les States qui ont intérêt à ce que l’Europe reste divisée et un marché soumis, y trouveront leur compte.

Allez un sourire : vu l’aura que nos dirigeant accordent au Maroc (qui a pourtant tout arabisé), il pourrait être joyeux de prendre modèle sur « la marche vers le sud », … et de faire de même à partir de l’Irlande du sud pour occuper l’Irlande du nord, et le prétexte saute. Mais c’est vrai que l’Europe du Nord est différente de l’Europe du Sud !

Lutte des classes, en France, version 2019

Cette note reprends une présentation hier soir (21/02/19) devant les Amis du Monde diplomatique de Perpignan, à partir de l’éditorial de Serge Halimi et Pierre Rimbert dans le N° 779 de ce mois de ce mensuel, dont il est utile pour comprendre de rappeler, d’une part qu’il est totalement indépendant dans sa publication du quotidien « Le Monde », d’autre part qu’il est le journal de langue française le plus lu sur le reste de cette planète.

Les deux premiers mots de l’article, et dont tout le reste se décline, sont  « LA PEUR ».

Cette peur bien connue des castes au pouvoir, observée dans tant de Pays et tant d’époques. de l’insurrection et de leur destitution. Sentiment cependant non éprouvé en France depuis plus d’un demi-siècle. Devant l’importance et les attitudes des premiers samedis des Gilets Jaunes (GJ), le soir du samedi 1er décembre Ruth Elkrief de BFMTV, déclare « L’urgent c’est que les gens rentrent chez eux » ! Nous sommes à mi-février plus de 3 mois après le Samedi 1, … et les GJ sont toujours là, même si leur composition et conscience politique partagée ont évoluées … évidemment, processus que l’histoire a souvent mis en évidence.

Si la plupart des grands groupes ont distribué des primes, obéissant à la voix du Maître, c’est qu’ils ont peur, jusqu’à se sentir menacés physiquement (actuation qui a d’ailleurs commencé à pointé le nez ici et là).

En 1936, Benoit Frachon a rappelé que les patrons ont « cédé sur tous les points ». MAIS, l’histoire montre que ceux qui ont eu peur ne pardonnent ni à ceux qui leur ont fait peur ni à ceux qui ont été témoins de leur peur ! « Ils » ont dés la Libération après 1945 investi sans limites, en sachant jouer de toutes les failles manifestées avec le temps, pour tout récupérer, 36 et les « acquis » du CNR.

L’histoire a montré que dans les instants de cristallisation sociale, de « lutte de classes sans fard », le marais (marigo) s’assèche, et chacun doit choisir son camp. Alors, même les plus policés « oublient les simagrées du vivre-ensemble ».

Saisis d’effroi ils perdent leur sang-froid (à l’évidence n’ont rien de l’honneur d’un Romain au sens de Michel Onfray dans Sagesse), et laissent tonner le canon comme par exemple en 1848, en 1871, et tant de fois ici et ailleurs depuis.

J’apprends dans cet éditorial que Gustave Flaubert à écrit « le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain » ! En cohérence avec cela l’actuel Luc Ferry le 7 janvier dernier considère la répression des Gilets jaunes trop indolente et demande aux « gardiens de la paix » « qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois » … contre « ces espèces de nervis, de salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers… » !D’ordinaire le champ du pouvoir se déploie en composantes distinctes et parfois concurrentes, cadre aimable déjà décrit par Jules Guesde en 1900, entre lesquelles s’opère une alternance calibrée de ceux qui vont « aux affaires ». MAIS si les choses bougent trop, les querelles doivent s’effacer devant l’urgence d’un front commun, … ce qui vient de se passer en France (mais aussi sous d’autres formes dans d’autres Pays d’Europe) face aux GJ : les porte-paroles qui par beau temps entretiennent l’apparence d’un pluralisme d’opinions se sont associés d’une même voix envers ces possédés, racistes, antisémites, homophobes, factieux, complotistes, ignares … « heureusement la police a sauvé la République contre les barbares et la racaille cagoulée ».

Du Figaro et du Point à EELV, au PS et à la CFDT , pilonnage des personnalités bienveillantes envers le mouvement dont le tord est de ne pas se montrer solidaire, donc d’attenter à la démocratie ! Au moyen d’une maintenant vieille ficelle : accentuer sur tout ce qui pourrait associer un porte-parole à un point de vue ayant été défendu un jour (pas forcément actuellement) par l’extrême droite.

Le dévoilement le plus net de ce que les éditorialistes appellent « le bloc bourgeois », qui forme le socle électoral de Emmanuel Macron, tombe avec l’article du Monde qui publie le 16-D le portrait d’une famille de GJ : en réaction surgit de partout un déferlement de tous horizons de propos explicitement haineux et « racistes « , … avant Noël ! « Chez ces gens-là, Madame … ce ne peut être que normal » !L‘éditorial prends du recul : le mouvement des GJ marque l’échec du projet de social-libéralisme né dans les années 80, … projet d’une République du centre « en finissant » (il faut « en finir ») des « convulsions idéologiques passées » par l’expulsion des classes populaires du débat public et des institutions politiques, … pour céder la place à la seule bourgeoisie « cultivée ». Évidemment « cultivée dans le bon sens », les autres « sens » (qui pourtant sont, nombreux et idéologiquement divers) n’ayant pas réussi à suffisamment « exister ».

Dés 1983, tournant de la rigueur, en 1990 troisième voie de Blair, Clinton et Schröder, la social-démocratie reléguant aux marges du jeu son socle populaire historique. En 2002, la grande grève de 1995 étant digérée, Strauss-Kahn explique que la « gauche doit  dorénavant reposer sur le groupe intermédiaire « avisé » attaché à l’économie de marché (sic)… car le groupe défavorisé se manifeste parfois dans la violence » ! Il suffit de ne s’occuper de ces populations qu’une fois tous les cinq ans aux élections. Jeu apparemment réussi : entre autres constats flagrants, le Paris de 2019 ressemble au Versailles de 1789.

Mais, le principe de réalités reste déterminant par rapport à la « pensée unique » hors sol : ce monde social décrit rétif à la formation (et donc responsable de son sort) resurgit sous l’Arc de Triomphe et les Champs Élysées, … d’où le 11 janvier, dans Le Figaro, la déploration d’une « rechute dans une forme primitive de lutte des classes ». Ce concept enterré avec le marxisme rejailli de la boîte, … sous la plume du Figaro, là où en croyant faire de la sociologie on l’avait réduit aux phénomènes de castes ! Alors qu’être vraiment sociologue implique de considérer tous les existants, toujours complexes, et se garder de se réduire ainsi au dichotomique.

Dans le même temps le projet parallèle de brouillage idéologique entre droite et gauche semble fonctionner. Dés la chute du mur de Berlin en 1989, il s’agit de repousser aux marges des extrêmes toute position mettant en cause « le cercle de la raison » libérale (pensée unique prétendant devenir dominante), selon une expression de Alain Minc. En cohérence, un Yves Montant  déclare et valorise sur les médias un virage net à 180 ° ! La manière de voir le monde, capitaliste ou socialiste, nationaliste ou internationaliste,  conservatrice ou émancipatrice, autoritaire ou démocratique … est « aseptisée » et remplacée par la dichotomie entre raisonnables et radicaux, ouverts et fermés, progressistes et populistes.

En effet cet hiver, ici et maintenant en France avec le mouvement des GJ, ni le rétablissement de l’ISF, ni le retour aux 90 Kms/H, ni le contrôle strict des frais des élus, ni le RIC, … ne remettent en cause les fondamentaux du capitalisme « adapté » : subordination des salariés dans l’entreprise, répartition fondamentale des revenus, caractère factice de la souveraineté populaire eu sein de l’UE et dans la mondialisation. … etc

Certes les mouvements apprennent en marchant, donc il peut y avoir sens à marquer la solidarité avec les GJ afin d’agir pour l’approfondissement de l’action dans le sens de la justice et de l’émancipation. MAIS la manœuvre en est à l’exploitation de la colère sociale pour profiter à l’extrême droite aux élections européennes. Le pouvoir en place en joue en faisant exagérer la portée de paroles et actes évidemment répréhensibles mais isolés, pour réduire la vie politique à un affrontement entre libéraux et populistes.

Cependant, le pouvoir en place est dans le paradoxe de ne disposer que d’une base sociale étroite pour mettre en œuvre les réformes structurelles restantes « promises », donc de devoir pratiquer un autoritarisme politique renforcé, … d’autant qu’il est manifestement « aux abois » talonné par la dramatisation croissante des scandales Benalla. Ses spin-doctors en communication manifestent du non-professionnalisme en demeurent, au cœur de cette « caste » repositionnée à « classe », hors sol. Alors ?

Nous vivons une tranche d’époque où les dirigeants actuels, formatés à des moules finalement demeurés archaïques derrière des apparences de modes sociologiques et un seul type de représentations des nouvelles technologies, cornaqués par des puissances financières qui demeurent derrière le rideau de la scène, se refusent à voir, d’autant plus qu’ils ont PEUR.

Puisque nous sommes ici à Perpignan, soit autant en France qu’en Catalogne, nous pouvons assister :

  • côté Sud à un pouvoir espagnol (en fait castillan) qui ne veut donc ne peut voir la détermination profondément ancrée du peuple catalan, pourtant plus libéral (mais au sens originel du XIXème siècle de libéral) qu’on ne le laisse paraître.
  • côté Nord à un pouvoir  « d’élite » toujours centralisé (devenu en fait mondialisé) qui ne veut donc ne peut voir que la majorité de la population « en a marre » au delà des seuils supportables, mais pourtant bien moins extrêmisteS qu’on ne le laisse paraître.

Le 15 novembre dernier, quelques jours avant le Samedi 1, je publiais sur mon mur Facebook un article intitulé « Une ébauche de 1789 … et/ou de 1905 ? ». Après 3 mois d’expériences des GJ et des réactions du « bloc bourgeois » (comme l’appellent Halimi et Rimbert), je maintiens mon pronostic. À savoir que le mouvement GJ va probablement être récupéré et réduit, MAIS que son vécu collectif reste, a enrichi et marqué les consciences, … Et, les réalités demeurant ce qu’elle sont, il faudra peu de temps pour qu’un autre mouvement plus structuré et ferme émerge (même s’il garde l’appellation GJ), se rapprochant effectivement un peu plus de contextes ayant des traits communs avec 1789 et/ou 1905 … et alors ! ?  La manipulation mondiale néo-libérale mise en œuvre depuis les années 50, accélérée avec les années 80, n’aura pas à se lamenter, elle aura été prévenue plusieurs années de suite … à Davos !

Michel André Vallée – 22 février 2019

Ils veulent la guerre

J’aurai dû ne pas être étonné, mais même avertis nous gardons des traces de naïveté tant que nous ne sommes pas complètement dégénérés.

Donc hier soir sur la plupart des chaines nos médias, à la botte ou dressant encore un petit peu la tête selon, ne parlaient que des menaces il semble très sérieuses (les armements sont déjà préparés) de Trump et Macron de frapper la Syrie (à plus ou moins haut niveau soit disant en fonction des renseignements encore en attente mais en réalité la décision sera politique) pour avoir trop dépassé la « ligne rouge » de l’usage des armes chimiques, et de la réaction de Poutine informant que des frappes de « l’Occident » (il se peut que la Grande Bretagne accompagne les States et la France) entraineraient immédiatement des réactions très graves ! Chacun sait que l’Iran marche dorénavant avec la Russie, et l’Arabie Saoudite et Israël avec les States. Occasion en prime de calmer « un peu » la Turquie !

Mais comment ces « dirigeants » peuvent-ils prendre à ce point « les gents » (la gent en català) pour des nuls prêts à gober n’importe quoi !

Depuis quand respecte-t-on à la lettre ses engagements en diplomatie, dont l’art dit tout autre chose ? Ce n’est pas par hasard qu’Obama n’a pas respecté sa parole de « ligne rouge » alors qu’elle a été de fait bafouée des dizaines de fois.

Non, cette tension ne peut que résulter des volontés du (des) deep power, côté occident des entités de pouvoir financier et militaro-industriel qui décident derrière les instances plus ou moins officielles de lobbying, de Bilderberg, etc.

Ne croyez pas que la France (pardon le Président Macron chef des armées) se couche sous les States de Trump ; ils sont tous deux directement dépendants des « relais » du deep power, le Président Macron étant un des dirigeants montants depuis longtemps identifié et mis en avant , alors que Trump qui en fait trop et de travers va être remplacé. Ne pas oublier que Emmanuel Macron a été le plus jeune des hommes à fort potentiel identifié à être invité à Bilderberg.

Comment, la guerre risque d’être achevée en Syrie, alors que c’est un terrain idéal, El Assad étant ce qu’il est (pire que son père), pour nourrir les investissements (dont chimiques) et réduire la population ! Comment, la Turquie fait des siennes en dérapant son Président étant pris par l’hubris du pouvoir ! 

Les occidentaux n’ont plus rien à faire en Syrie (il eu fallu intervenir fermement dés le début, trop tard) où c’est le triumvirat Russie – Iran – Turquie qui assure la transition, qu’importe !

Non, les « patrons » des deep power de l’Occident ne peuvent penser autrement le problème planétaire premier de la surpopulation que par la bonne vieille recette qui a tant de fois fait ses preuves de « bonnes guerres » (bien massacrantes comme l’a chanté le Grand Brassens). Ils sont incapables de « voir » d’autres modes de production et de consommation (dont l’efficacité a pourtant tant de fois été démontrée (en français par des Reeves, Kempf, Morin … et tant d’autres dans toutes les langues dont le russe et le chinois). Les russes ne pourront, alors même que leurs investissements militaires sont le 1/10ème des States, que ne pas laisser perdre leurs acquis dans la restauration de leur présence en Méditerranée, et les chinois et d’autres les appuieront à leur manière. Ne pas négliger les impacts de la guerre numérique ; il ne suffit pas d’avoir la plus grosse, c’est le cerveau (et parfois le cœur) qui commandent.

Michel Vallée – 11 avril 2018