GULF STREAM ?

D’un côté.

L’épisode de tempête sur les Alpes maritimes des 1er et 2 octobre a donc été intense, provoquant de nombreuses victimes et dégâts matériels.  Le 12 octobre encore, un village demeurait isolé. Une quinzaine auparavant, un « épisode cévenol » avait été plus intense « que d’habitude ». Tous les observateurs, officiels et privés, s’accordent pour enregistrer et constater que les dérèglements climatiques, généraux et locaux, non seulement s’intensifient gravement, provoquant de nombreuses nuisances là où jusqu’à dans les décennies passées nous les traversions sans trop de dommages, mais que leur fréquence s’accélère.

L’année 2020 n’a plus eu de saisons, tant pour le chaud que pour la pluie ou le froid ; une année déréglée. Le constat est identique dans de nombreux départements et régions.

Le phénomène est net, et largement documenté, sur la façade occidentale de la totalité de l’Europe semble-t-il.

De l’autre côté.

Tout le monde aura lu, ou au moins pris connaissance, ou entendu parlé par les médias, de l’impact du réchauffement climatique sur le Gulf Stream. En effet, avec la fonte des glaces, des glaciers européens (comptons l’Islande en Europe) et de ceux du Groenland (qui jusqu’à nouvel ordre est toujours lié au Danemark malgré les tentatives répétées des Etats-Unis pour se l’approprier), le taux de salinité baisse progressivement avec cet immense apport d’eau douce. Aucun rapport n’ose exposer le contraire ; tous sont là-dessus en cohérence.

Si les observations scientifiques continues le mettent en évidence, c’est bien que le phénomène est engagé depuis des décennies. C’est une réalité physico-chimique qui est instantanée et n’attend pas les rapports (s’il y a constat c’est déjà évidemment en cours).

Depuis des millénaires le Gulf Stream fait la boucle de l’Atlantique Nord, et remonte sur la façade occidentale de l’Europe les eaux réchauffées depuis l’équateur, d’où les climats tempérés dont nous bénéficions jusqu’au-delà de notre portion de cercle arctique. Ensuite, refroidi, il redescend, d’où les hivers autrement plus durs que les nôtres au Québec.

Or avec une salinité différente, la masse d’eau « chaude » du Gulf Stream s’enfonce. Les spécialistes depuis longtemps annoncent pour toute la façade occidentale de l’Europe une nouvelle ère glacière, comme il s’en est produit régulièrement dans les ères passées. Ce n’est pas par hasard qu’il a été mis en évidence que de nos ancêtres de l’âge de pierre ont longé la côte de la calotte depuis la Dordogne jusqu’aux Etats-Unis, participant ainsi au peuplement (qui n’est pas uniquement venu que du Détroit de Béring depuis l’Asie).

S’il n’y avait pas accélération des phases d’évolution de notre Mère la Terre, il serait plus aisé à la nature, dont les végétaux et animaux, dont les humains, de très progressivement s’adapter. Le problème est qu’il y a accélération des processus, dont du réchauffement, conséquence du fait anthropocène. Problème aggravé par les accélérations bien plus rapides que ne l’avaient prévu les observateurs scientifiques. Il y a accélérations des accélérations ; aussi il nous est bien plus difficile de nous adapter au changement.

Hypothèse … et conséquences

Peut-on comprendre, donc considérer, que les intensifications et accélérations de fréquence de nos dérèglements climatiques apparemment locaux (un Pays comme la France, et a fortiori une Région, relève du « local ») sont des conséquences du phénomène plus large d’enfoncement du Gulf Stream lié à la fonte des glaciers, lui-même lié au réchauffement climatique global ?

En conséquence, sommes-nous déjà entrés dans les prémices de la nouvelle ère glacière de la façade occidentale de l’Europe, avec toutes ses conséquences en matière de modes de vie, d’activités, d’habitats, d’aménagements ?

Si l’hypothèse est pertinente, alors il convient :

– de la travailler jusqu’au bout, sans censure de type politiquement correcte d’où qu’elle vienne, et sans délai puisque nous en aurions alors déjà tant perdu. Le temps perdu, ce sont des surcoûts lourds à terme.

– de traiter les populations en adultes, capables de recevoir l’information, partant de comprendre les participations à ce qui doit être engagé (modes de vie…).

Sauf à exprimer comme sous Louis XV : « après nous le déluge ». Mais alors que personne ne pleure quand le déluge arrive.

Mireille et Michel André Vallée        octobre 2020

ESSENCES

Le 19 septembre un troisième essai a été publié sur ce blog, annoncé deux jours avant.

Le titre en est Pourquoi ? Dynamiques de l’essence des commentS (avec un S majuscule à comment). Il complète les deux essais précédents Élargir notre conscience au Multivert publié en 2013, puis Passages vers l’Ère à Venir publié en 2019. Il ne fait que 69 pages, quand le premier en faisait 307 avec son complément de 2014, et le second 109 !

Les trois constituent un triptyque avec pour titre global Essences.

Mais son ambition en est encore plus folle, comme annoncé dés la page 2, puisqu’il s’agit de tenter de comprendre l’intention des dynamiques de l’essence au cœur même des matérialités-spiritualités qui constituent le Tout de ce qui existe.

Ce Tout, je l’appelle « Énergie infinie », le Sens des multiples commentS (d’où le S majuscule).  Nous sommes nombreux à voir qu’une majorité de nos maux de société, et/ou individuels, relèvent d’un délitement apparent de ce qui fait sens.

Aussi dans cet essai, je tente de nous approcher de ce qu’il en est au cœur de cette Énergie infinie, simultanément corpusculaire et vibratoire. Probablement plusieurs lecteurs vont croire que je parle là de Dieu, après tant d’autres, d’autant que j’y parle de l’âme. En rien, nous y restons fidèle à une âme de physicien et de sociologue ; d’autant que, tout comme dans les deux essais précédents, les religions y sont démontées et tout prosélytisme rejeté.

Par contre, je prends le risque encore un peu plus de me voir écarté par les matérialistes « purs et durs » tout autant que par les spiritualistes « purs et durs », puisqu’il y s’agit des paliers progressifs vers l’intrication à l’infini de la matière et de l’esprit. Encouragé par la continuité des avancées simultanées entre les regards, les représentations, tant des Femmes et Hommes de Connaissance depuis des millénaires que des physiciens quantiques et astrophysiciens depuis le début du XXème siècle dernier.

Ce risque m’importe peu, à 75 ans. Un de mes Maîtres de ce monde-ci, le regretté Renaud Sainsaulieu, me disait « Michel, pour se permettre de dire et écrire ce que l’on sait et pense il faut attendre patiemment d’avoir atteint un statut d’autorité académique, avant tu es contraint de faire semblant de suivre la doxa jusqu’alors dominante ». Je me contente de l’âge, et comme les anciens vikings de ce que ceux qui me connaissent un peu pourront dire de ce que j’aurai laissé après mon départ.

Dans cet essai,  en plein dans la rubrique mutation de civilisation de ce blog, inutile de redire ce qu’ont déjà écrit en mieux des Edgar Morin, Noam Chomsky, Naomi Klein, Yuval Noah Harari, Jean-Pierre Chevènement, Paul Jorion, Pablo Servigne, Hervé Kempf, Bernard Stiegler, Barbara Stiegler, … parmi les plus récents qui font vraiment concrètement de la prospective. Que les plus anciens qui les ont précédés, certains depuis des siècles, me pardonnent. Peut-être pourquoi l’essai ne fait que 69 pages ?

Je viens d’entendre le discours d’orientation générale sur l’État de l’Union de l’Europe de la nouvelle Présidente de la CE, Ursula von der Leyden. Enfin, l’intention officiellement annoncée de revenir sur cette règle absurde et paralysante de l’unanimité, l’intégration des réalités écologiques, le principe de fermeté envers tout État et partenaire extérieur allant jusqu’à l’ébauche des capacités à l’interventionnisme pour motifs éthiques, le rappel du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un fédéralisme qui fasse sens. Quelque part, elle me fait penser à l’avertissement de Sainsaulieu ; pourvu qu’elle ne soit pas lâchement poignardée dans le dos comme Spinoza. Un peu d’espoir donc ?

Michel André Vallée,            le 19 septembre 2020

QUE VA-T-IL SE PASSER ?

Nous sommes le vendredi 11 septembre à l’aube, … avant que le gouvernement français n’exprime un nouveau train de règles qui a pourtant été annoncé par le « conseil scientifique » comme devant être difficiles.

Dans le même temps, circule sur internet une pétition  « STOP à l’interdiction de porter les masques dans la rue », dans l’esprit stop de porter les masques en général.

De nouveau des manifestations des Gilets jaunes sont annoncées pour demain samedi, et sur plusieurs panels des médias habituellement relais du pouvoir en place plusieurs journalistes d’opinions reconnaissent que les »autorités » ont peur », dans l’incertitude de maîtriser la rentrée.

En parlant et écoutant les avis des gens autour de soi, on se rend bien compte qu’une moitié des français insistent pour porter ces masques et croient dans les pronostics des médecins pro-mesures de distanciation sociale, quand l’autre moitié dénonce ces mesures et la politique de confinement suivi de dé-confinement suivie de relance de mesures de confinement menées.

En fait les médecins eux-mêmes sont partagés, et les études et démonstrations des deux logiques opposées se multiplient.

Un collectif de médecins (appelons-les légitimistes) vient de demander officiellement au Conseil de l’Ordre d’engager contre le Professeur Raoult de Marseille une procédure de condamnation voire d’exclusion, quand plusieurs campagnes de défense de Raoult se mobilisent et mettent en place.

N’oublions pas que ce Conseil de l’Ordre, comme plusieurs autres du même type, ont été institués par le gouvernement Pétain, pendant l’occupation nazie, pour renforcer le contrôle de la société.

En fait, les clivages dominants ne sont effectivement plus entre droite et gauche, quand la droite traditionnelle intègre les orientations sociales de la gauche traditionnelle, souvent au-delà des positions participatives des ex-gaullistes de gauche, et quand la gauche traditionnelle est incapable de convenir d’une unité et se tire un skud dans le pied en niant les communautarismes contre l’avis devenu dominant de la population.

Toutes les cartes et tous les repères sont brouillés.

Et le ton monte, les gestes d’agressivité, d’incivilités, deviennent de plus en plus banaux et intenses. Les violences au quotidien, de plus en plus proches de l’acte gratuit, sont amplifiées en boucle par les médias de sensation, qui ressemblent de plus en plus aux tabloids anglais.

Il était sociologiquement devenu évident que la majorité de la population, qu’elle l’exprime en clair ou non, ne fait plus en rien confiance aux gouvernances. Ce sont dorénavant les « élites » instituées, les autorités académiques (dont médicales) qui sont clivées d’une proportion majoritaire de la population, y compris d’une part importante des élites au sens général du terme.

Dans la police et dans l’armée des mouvements de contestation circulent. La  « justice » est de plus en plus pointée, les pratiques vues comme permissives dénoncées.

Le ton continue à monter, de toutes parts ; ainsi un des leaders de l’écologie en France vient-il de publier, au Seuil s’il vous plait, Que crève le capitalisme ce sera lui ou nous. Articles, analyses, ouvrages, venant d’auteurs identifiés tant à ex-droite qu’à ex-centre qu’à ex-gauche, abondent dans le même sens depuis des années.

Ce qui se passe en France se passe aussi avec quelques variantes dans de nombreux autres Pays, quand les Étas-Unis sont en état de pré-guerre civile, que l’infâme Président en place soit réélu ou non, et où l’armée s’interroge pour intervenir.

La Turquie d’Erdogan s’en rapproche, la perte des villes d’Ankara et d’Istambul pour le Parti de ce dernier le menant à exacerber les pressions extérieures. Or la Turquie est la seconde armée de l’OTAN, sur l’avenir duquel la CE est partagée.

La révolte ouverte continue en Algérie et en Biélorussie, mais la guerre à l’est de l’Ukraine « discrètement » aussi (la Russie ne lâchera pas).

L’Afrique sub-saharienne continue de s’embraser. Et le Brésil …!

Etc … etc … etc …

Que va-il-se passer ? … Dans quels sens ?

S’il ne se passe rien, ou presque, nous continuons à aller tout droit vers « Le Successeur de pierre » du visionnaire Jean-Michel Truong (1999). Lisez-le vite si vous ne l’avez déjà fait.

Et ici et maintenant ? Arrêtez de dormir dans vos chaumières. Exprimez et débattez de ce que vous croyez vrai, juste, beau, partout où cela vous est possible. Le reste suivra alors peut-être.

Michel André Vallée

En guise de prospective géopolitique, humaniste, de civilisation … là août 2020

Je termine la lecture du dernier apport d’Edgar Morin, à 99 ans !, CHANGEONS DE VOIE les leçons du coronavirus (Denoël 2020). Le prendre tel quel.

Politiciens (au sens noble du terme et non dégradé comme trop souvent), scientifiques (ouverts à tous les possibles des avancées de connaissance et non bornés académiquement dans des boîtes déjà mortes ou conservateurs prosélytes d’un seul camp), philosophes (au-delà de vos querelles de clocher), ingénieurs et techniciens (qui développent des savoir-faire et être complets et non des tranches de compétences), artistes de tous les genres (du plus élitiste au plus populaire), gestionnaires (au service de tous les autres et non à leur direction-contrôle), agents et ouvriers de tous les services (publics et privés), agriculteurs qui nous nourrissent, hommes et femmes de toutes vies, … pour traverser au moins pire notre crise actuelle de civilisation, tout y est, en seulement 150 pages.

Il ne vous reste qu’à travailler avec votre cerveau et tout votre corps, vos savoir-faire, votre entregent, vos relations, votre curiosité, votre habileté, … pour trouver les développements et détails ailleurs. Ils ne manquent pas, tout ce qu’il est nécessaire de savoir est déjà disponible quelque part ; ce qui me met le plus en colère (tord de se laisser mettre en colère) est que tout est disponible et, qu’avec l’état dégradé de nos gouvernances complété de nos flemmes et peurs collectives, rien n’y fait … et nous laissons, nous croyant impuissants, nous enfoncer dans l’inadmissible.

Cependant, pages 144 et 145, Edgar nous propose les réalités de l’espérance possible, là, ici et maintenant. Il actualise aussi ce qu’est en 2020 l’humanisme.

Comme nous disions au CERES de ma jeunesse : Comprendre – Vouloir – Agir.

Comprendre, tout est disponible.

Vouloir : nous n’y sommes pas, loin de là, et grand est le risque de la désespérance. La coordination transversale entre toutes les initiatives quelle que soit l’orientation politique actuelle de leurs acteurs, est nécessaire SELON les traits de l’humanisme actualisé (et qui est et sera toujours en évolution) par Edgar.

Agir résulte de Vouloir, car tous les moyens et ressources sont encore disponibles … à condition de stopper drastiquement les gaspillages irresponsables actuels.

Simplement les complémentarités matérialités-spiritualités développées dans mes trois essais est absente, ce qui est normal vu l’objet de cet ouvrage d’Edgar, sauf qu’il y évoque plusieurs fois tout autant les connaissances d’intelligence et de liens avec la Nature des peuples premiers que les capacités non encore réveillées des Sapiens même les plus en pointe.

Aussi j’ose considérer que ces avancées sont encore en attente, et que des pans entiers de découvertes de l’existant continueront de passer aux connaissances « reçues ».

D’autant que, si nous élargissons la transparence globale sur nos diversités, quantités de réalités déjà identifiées mais masquées par nos gouvernances de peur de semer la panique partant le chaos sortiront au grand jour … par exemple la réduction depuis les années 90 de l’espérance de vie pour de plus en plus de populations (déjà cité dans MULTIVERT en 2013).

Michel André Vallée 10 août 2020

NON, … DONC OUI

Tant d’acteurs disent haut et fort que la sortie de confinement doit permettre un monde qui ne sera pas « comme hier, ni avant-hier »,  …alors nos propositions :

Non à tout absolutisme

Non à toute pensée unique, qui formate avec exclusivité

Non au néolibéralisme mondialisé

Non à tout Traité international, et à tout accord commercial international, à l’évidence déséquilibré en faveur d’une entité géopolitique aux dépends d’une autre

Non à l’UE de Maastricht, du Traité de Lisbonne, et au maintien de l’économie de marché dans sa Constitution

Non à la saturation spatiale tant à objet de recherche et d’observation  ou militaire

Non aux alliances militaires  de mise en dépendance d’une entité géopolitique par une autre (OTAN, Pacte de Varsovie …)

Non à l’armée exclusivement de métier

Non aux privilèges de castes

Non aux statuts et/ou charges transmissibles d’une génération à l’autre

Non à toute forme d’esclavage, évident ou masqué

Non à tout État religieux, à toute théocratie

Non au prosélytisme religieux

Non à l’exploitation outrancière de la nature

Non à l’ingénierie climatique

Non aux pesticides, et aux usages chimiques dégradant l’environnement et l’écosystème

Non au nucléaire en tant que ressource d’énergie, et au non-traitement massif de ses déchets ou à leur utilisation masquée

Non à toute dégradation gratuite de l’écosystème ou de biens

Non à toute forme de mafia comme État providence de substitution

Non à la maximisation de la rentabilité financière court terme

Non à l’acharnement dans la réduction des coûts

Non au démarchage commercial intrusif, dont téléphonique

Non à l’usage et au commerce des drogues dures et chimiques, sauf obligation médicale (dont lutte contre la douleur)

Non au gaspillage de ressources, des énergies

Non à la chasse pour le seul plaisir

Non à la chasse sous prétexte d’approvisionnement en aphrodisiaques

Non à la pêche industrielle qui ne tienne pas compte de l’équilibre des ressources, ou à la pêche sans consommation de l’intégralité de l’animal

Non à une médecine ignorante et fermée aux autres médecines connues et pratiquées sur cette planète

Non à la vaccination obligatoire, sauf pour certains Pays dont le système de santé reste déficient

Non à la négation et pire l’anéantissement de l’herboristerie, de l’homéopathie et de l’acupuncture

Non à toute autorité gratuite

Non à l’intolérance de ce qui est différent de ce que l’on apprécie

Non à l’académisme conservateur et stérilisant des enrichissements de pensée

Non au machisme

Non à l ‘individualisme systématique

Non à l’égalitarisme systématique

Non à l’aliénation de quiconque et à l’exploitation d’autrui

Non à la vulgarité ,… sauf en cas d’humour mode chansonnier, ou au besoin du théâtre

Non à la bigoterie, tout comme non à la pornographie d’aliénation

Non à la pédophilie

Non à tout ce qui abaisse, dégrade

Non aux manipulations d’autrui

Non à la lâcheté

Non au laisser-aller, à la veulerie

Non à la non-qualité dans le travail et dans les activités

Non à l’obsolescence programmée

Non à la persistance inutile, surtout si elle nuit à autrui et résulte de l’orgueil

Non à la tromperie

… partant

Oui à l’humanisme

Oui à la connaissance partagée des autres cultures de groupes humains, … et animaux

Oui à la responsabilité sociale vers le bien commun

Oui à un statut minimum de dignité pour quiconque

Oui à la propriété et gestion publique des activités d’utilité publique

Oui à l’économie au service de l’humain, du progrès social, de l’harmonie autant que possible avec l’écosystème, … et non l’inverse

Oui à des conditions strictes d’exercice du lobbying, limité à l’information de présentation

Oui à une Europe-État Fédérée intégrant les Régions-États porteuses de leur identité culturelle, totalement hors dépendance de tout autre entité géopolitique

Oui à l’armée complétant conscription et métier, pour notre entité géopolitique intégrée au plan de l’Europe

Oui aux activités de renseignement, sous contrôle régulier des instances supérieures de l’Assemblée des représentants du peuple et de l’État, sous conditions de confidentialité bien entendu.

Oui au respect des connaissances, à la recherche en toutes matières, et à leurs enseignements

Oui au livres et ouvrages imprimés, malgré le développement du numérique, et oui aux bibliothèques et musées  (mémoires, protection/éventuel black-out électrique)

Oui au respect des religions dans l’obligation du respect des autres religions

Oui à l’exemplarité des pratiques des croyances dans le respect de celle des autres croyances

Oui à la propriété de son logement pour tous

Oui à la chimie utile en médecine en l’absence de soins naturels disponibles

Oui au nucléaire de recherche et aux usages en médecine, en l’absence de possibilités naturelles

Oui au nucléaire militaire de défense, tant que nécessaire à la dissuasion

Oui à la protection des environnements par les sites industriels, puis à la reconstitution des sites au terme des exploitations industrielles

Oui à l’agriculture raisonnée, et/ou à l’agriculture écologique

Oui à la chasse raisonnée, dont pour se nourrir si nécessité

Oui à la pêche raisonnée, sans mettre en danger aucune espèce

Oui à la complémentarité et au nourrissage réciproques des différentes médecines connues et pratiquées sur cette planète

Oui au développement de l’homéopathie, de l’acupuncture, et de l’herboristerie

Oui à une médecine et une inspection du travail de qualité disposant des moyens d’exercer librement

Oui à l’égalité des chances et à l’ascenseur social, du plus humble au plus élevé

Oui au développement de la part collective dans l’éducation des enfants, compte tenu des connotations de tous les autres « oui »

Oui au développement des talents et dons de chacun

Oui à l’expression de soi, en soi et au service du bien commun

Oui au travail, et à l’effort qui ennoblissent

Oui à la musique, à toutes les musiques … sauf la musique-bruit

Oui à l’érotisme et à la circulation de désir dans les relations

Oui à tout ce qui grandi, magnifie

Oui à l’intelligence dans les relations avec autrui

Oui à la curiosité, à l’innovation, à la création

Oui au courage et à l’audace

Oui à l’authenticité, au respect de la vérité

Oui au respect de ses engagements, et à l’élégance de ses actes

Oui à l’autodiscipline

Oui à la générosité, et à l’hospitalité si nécessaire

Oui à savoir accepter et se satisfaire de ce que la vie nous donne

Oui au zèle et à l’application, à la qualité dans le travail et les activités

Oui à la persévérance, même dans les situations désespérées

Oui à assumer ses idées, engagements, actes et paroles

Oui aux coopérations de développement « vers le haut »

Oui à la négociation, si utile au dépassement des surcoûts d’un conflit non fondé

Oui à la beauté

 … une liste « à la Prévert » peut avoir du bon.

Mireille et Michel André Vallée                   26 avril 2020

Et oui, nous y sommes, … presque.

Le roman de science-fiction Le Successeur de pierre a été publié chez Denoël en 1999, et a obtenu en 2000 le Grand Prix de l’Imaginaire. Une métaphore frappante proche d’un dramatique devenir imaginable de nos deux sociétés, de dominance occidentale et de dominance chinoise. Il est certes bien moins connu que Solent Green ou Le Meilleur des Mondes, … mais il est utile de savoir que son auteur, Jean-Michel Truong, né en Alsace en 1950, d’abord enseignant-chercheur après des études de psychologie et de philosophie, a fondé la première société européenne d’intelligence artificielle (IA), avant de bien la revendre puis de s’installer en Chine comme conseiller d’entreprises de haute technologie.

Deux héros, un expert de l’informatique au top des meilleurs hackers, mais prisonnier comme presque tous de sa bulle dans l’une des cités pyramidales géantes où nous autres humains nous sommes laissé enfermer, … et un sauvageons libertaire, qui circule librement dans ce qu’il reste de la nature (au moins aussi dégradée que dans Solent Green), guerrier hyperdoué qui échappe aux razzias régulières des polices anti-dissidents, et qualifié de « terroriste ».

La large majorité des humains survivent donc dans ces bulles d’à peu près une pièce, super-équipée en terminaisons d’une gigantesque IA, laquelle répond aux besoins divers par des services dont la qualité est instantanément adaptée à la conformité des prestations de chacun à ses exigences. Pour la nourriture, facile à imaginer ; pour les rapports sexuels, le partenaire nécessaire se reconstitue dans la cellule le temps adéquat par téléportation (moins douloureux que dans Hypérion et Endymion de Dan Simmons).

Une élite restreinte vit, quant à elle, confortablement avec toutes les prestations 5 étoiles dans une zone assez vaste pour donner l’illusion des grands espaces et des saisons, donc non seulement hors sols comme nos gouvernances d’ici et maintenant, mais carrément déconnectée, totalement sécurisée. Celles et ceux-là ont compris, savent, « en sont », partageant une pensée unique qui ne se discute pas. Ceci pour la partie sous dominance occidentale.

Dans la partie sous dominance chinoise, la majorité des citoyens sont solidaires d’un système organisé sur un mode non confiné, chacun(e) disposant de bien plus de marges de manœuvre au quotidien, dans le respect du Dirigeant Premier, un Sage ancien qui a su préserver pour son peuple cette autonomie, donc dévoués au Parti. Là, pas besoin d’une élite hors sol, elle l’est de soi, chacun à sa place.

Le lecteur a déjà saisi les parallèles avec un état sociétal où nous en sommes … presque.

La planète est en train de se restructurer selon deux grands systèmes politiques et organisationnels ; il ne manque que quelques étapes pour que nous nous réveillons, déjà dedans sans plus y pouvoir mais … ou presque. Simplement, nous ne savons pas encore de quel côté va basculer l’Europe. Pour l’Afrique, les jeux en cours semblent indiquer l’Est.

Nous sommes déjà quasiment suivis à la trace, et bientôt serons équipés avec la prochaine génération de mobiles, distribués ou quasi-gratuits s’il le faut, par laquelle toutes communications et transactions devront passer.

Le confinement, nous sommes en train de l’expérimenter avec l’épisode Covid-19. Évidemment que les sociétés d’Intelligence aidées de systèmes algorithmes observent, enregistrent, nos façons de nous adapter, apparemment « pas si mal que cela ». Pas besoin d’immeubles géants comme dans le roman, le processus peut fonctionner tout aussi bien dans les maisons individuelles, si tous les logements sont suffisamment domotisés. En France, le Linky est un exemple parlant de pré-étape de cet état.

Une part non négligeable des populations trouve d’ailleurs un certain plaisir immédiat à être quasi intégralement « pris en charge » sans effort apparent, … devenue incapable de percevoir à quel point elle est mise en dépendance ; la « flemme » présente une potentialité redoutable pour les technocrates du haut du panier. La peur du non-sécuritaire justifiera la judiciarisation des organisations adéquates.

Quant à la zone sous dominance chinoise, la culture ancestrale partagée paradoxalement porte l’adhésion collective à un Parti unique. Cette orientation saura s’adapter et évoluer pour achever de construire un système spécifique distinct du système néolibéral opposé devenu totalitaire.

Kai-Fu Lee a publié en 2018 (2019 pour la traduction française) I.A. La plus grande mutation de l’histoire, aux Éditions « les arènes ». Clair, précisément instruit, sans appel. Il a travaillé dans les meilleures structures « américaines » avant d’être un des principaux développeurs de l’I.A. en Chine.

Hier soir, dans les dossiers du mardi de ARTE, trois documentaires qui actualisent là où nous en sommes de la reconnaissance faciale, des développements actuels et attendus de l’I.A., et de la haute fréquence de la finance par les robots traders. Celui sur l’I.A. est un peu « romantisé » quant aux illustrations. MAIS il nous informe que les systèmes I.A. en cours de perfectionnement sont déjà capables de se développer par eux-mêmes et que la marge d’autonomie qui nous reste à nous humains (aux plus doués et compétents des humains) est d’orienter dans le sens de nos éthiques leur « motivation » pour continuer.

Le principe de réalité nous dicte que si sur une chaîne de télévision grand public, « on » nous en parle, même sur ARTE, cela signifie que c’est déjà fait, … partant que nous ne pourrons faire autrement que d’en assumer les conséquences.

La flemme de changer, c’est fini, sauf à choisir de redevenir esclaves (ex-moujiks et manants, sans-dents ou riens de tous poils) ; l’effort permanent tant individuel que collectif est devenu incontournable si nous choisissons une nouvelle forme d’autonomie en coopération avec nos robots. Kai-Fu Lee a bien choisi dans son titre le mot « mutation », comme tous les penseurs qui voient loin, des Hawking, Morin, etc …Chaque mot est pesé, … et les robots ne rigolent pas.

Sujet inspiré par Mireille Vallée

Michel André vallée              22 avril 2020

Je me suis réveillée. dans le scénario du Successeur de pierre.

La perte de liberté de se déplacer, de choisir ses compagnons, qu’il n’est même plus possible de rencontrer en chair et en os, de penser et d’inventer, même d’imaginer…

La perte de pouvoir faire, créer, donner et recevoir d’un autre humain …

Sauf par ce que le système (les quelques-uns qui profitent), veut bien nous donner en fonction de SES désidératas et de SES intérêts.

Le système nous fera disparaître le jour où nous deviendrons inintéressants.

Mireille Vallée

Réinventons l’humanité ?

Le titre de cet article est à peine modifié du titre de l’article de Evelyne Pieiller, Réinventer l’humanité …, dans le Monde diplomatique de ce mois d’Avril 2020, N° 793.

Tous les mois, habituellement, Les Amis du Monde diplomatique se réunissent dans la plupart des villes de France et de nombreuses villes à l’étranger pour commenter entre eux plusieurs articles du mensuel, ou organiser des conférences-débat sur des thèmes majeurs d’actualité ou sensibles. Dans le contexte de confinement, le groupe des Pyrénées Orientales procède cette fois par e-mail. Ce commentaire d’un des articles est publié aussi sur le blog de Michel.

Introduction par le questionnement des liens, du lien, entre les humains et la nature, que comme certains savent je préfère nommer Nature (avec un N majuscule). Il s’agit de notre rupture entre nous, l’humain, et le reste du monde, de notre rupture avec l’intégralité complexe de l’écosystème. C’est le vrai problème N°1, avant même la surpopulation pb. N° 1 pour l’ONU. La rupture avec la nature, méga-problème que nous humains avons généré, tissé depuis plus d’un siècle par notre inconscience et notre enfoncement dans la priorisation de l’argent sous couvert d’économie, et l’asservissement de nos technologies au financier (laissant la portion congrue au progrès concret partagé pour le bien commun)..

Nous avons donc ouvert une nouvelle ère, l’anthropocène, la première ère de l’histoire de cette planète qui soit générée par l’Homme. L’accélération, l’intensification, la mondialité des dérèglements climatiques, … avec toutes ces catastrophe par l’eau et le feu, sont tels que toutes celles et tous ceux qui tentaient de dénier, faire l’autruche ou les trois singes, n’y peuvent plus mais. Les « soi-disant « dirigeants » au niveau des États qui essayent de contourner, et continuent le suicide collectif sous prétexte d’économie, sont coincés. Des corps sociaux entiers n’ont plus confiance en eux et n’écoutent plus quand « ils expliquent », une nouvelle forme de mouvement du haut rejoignant le mouvement du bas est en train de prendre forme. Aussi allons-nous connaître des « crises » politiques et sociales au moins aussi sévères sinon plus que celles déjà traversées, … et pourtant nous en avons vu !

Les mouvements et démarches se multiplient, qui remettent en cause la conception occidentale de la « maîtrise » par l’homme de cette planète. Occidentale en terme de civilisation, même si Russie, Chine, Indes, Iran et presque tous les autres en ont intégré une large part. Ces démarches donc encore très diverses, dispersées, pas encore connectées. Elles ont en commun de souligner l’importance des liens au sein du vivant, entre tous les états du vivant, et interpellent les conditions de possibilité d’un avenir en commun.

Il ne suffira plus de critiquer, sans trop toucher à son confort, l’Homo œconomicus, partant la pensée unique qui le « porte » (et en réalité de plus en plus au fil du XXème le retour financier d’investissement court terme), mais de comprendre, inventer (réinventer ?), instituer, une nouvelle constellation de valeurs. Le lecteur a compris qu’il s’agit des tissus de coopération entre tous les être qui, sur cette planète (et les autres quand nous nous y rendrons), conditionne les possibilités du vivant, tant nous humains que tous les autres : animaux, plantes, bactéries … et pour celles et ceux qui me connaissent un peu bien au-delà (réalités de tous les existants).

La prochaine constellation de valeurs devrait donc (pourrait ?) être fortement contrastée avec l’homme prométhéen, qui domine la Nature (quel orgueil), certain de sa supériorité. La compétence coopérative de l’humain est aussi présente dans le profil de l’Homme (femmes et hommes) que la loi du plus fort. Compte tenu de nos différences qui pourraient être autant de complémentarités, c’est la conjugaison dynamique des antagonismes et des synergies qui fait sortir des crises et avancer les projets, … SI dans le dépassement. Sinon, ce sont d’abord les surcoûts défensifs puis les chaos. Edgar Morin a déjà évoqué le risque de se retrouver dans une configuration Mad Max (et voyez dans quel état la nature y est représentée). Mais dans nos zones de non-droit nous y sommes presque, alors … !

Evelyne Pieiller rassemble les sources à partir desquelles la nature humaine se définie comme un ensemble de potentialités, … y compris génétiques pour les biologistes d’aujourd’hui.

Déjà Saint-Simon (1760-1825) avait proposé d’appliquer à la société, « corps organisé dont aucun organe ne peut survivre sans les autres (notons bien cela), les lois d’association et de coopération de l’organique (le corps humain). S’en décline la solidarité, d’où les principes de la protection sociale par l’État. Toutes les doxas socio-économiques qui nous tirent en sens contraire entrainent non seulement les humains (dont les tenants aveugles de ces doctrines) mais aussi la Nature, « droit dans le mur ». Cette pensée unique là, trop darwinienne, doit donc être placée au musée comme exemple à ne pas suivre.

Il existe un mouvement de pensée et d’action, identifiable depuis le XIXème siècle (ou alors bien bien bien avant), reformulé par Pierre Kropotkine (1842- 1921) et qui a failli bouleverser dans les années 60-90 les concepts de management tant public que privé après-guerre, mouvement donc proche des recherches d’aujourd’hui, celui de l’autogestion. « Pas de compétition (au sens de la seule loi du plus fort) c’est le mot d’ordre que nous donne le buisson, la forêt, la rivière, l’océan. Unissez-vous ! Pratiquez l’entraide ! »

En dépassement des coopérations importent les interrelations, les complémentarités des marginaux séquents, une tout autre vision  des couteuses oppositions : moi-l’autre-les autres ; rationnel-irrationnel-folie ; individu-groupe-société ; moderne-archaique-ancient ; matérialité-spiritualité-inconscient …

Mais, une question dialectique clé est posée : en quoi le respect de toutes les formes de vie et des interconnexions est-il, concrètement, émancipateur ?

Car la lutte contre l’injustice sociale, contre l’exploitation, contre l’aliénation, disparaît dans la célébration des interrelations .

Dans « Passages vers l’Ère à Venir », je développe ce constat en pointant les dangers des postures « bisounours » et la mode du « positivisme » aveugle.

Dans la forte résonance de ce qui monte, dans la critique sans se lasser (en évitant la mise de côté de toute réalité) de la pensée réduite à matérialiste  … il y a potentiel de dépassement.

Et la Nature en fait nous vient en aide ; l’actuelle pandémie planétaire du coronavirus Covid19 (après les cataclysmes précédents et avant les suivants) pourrait bien nous y contraindre, tous … et pour le coup à égalité (car nous allons tous de l’autre côté à poil sans un centime). Si nos « dirigeants » et leurs marionnettistes ne comprennent pas et ne callent pas, pour leur propre survie au moins, le prochain tsunami sera un peu plus dur, et ainsi de suite. Une étude récente ne montre-t-elle pas que la fonte du permafrost libère des bactéries depuis des lustres gelées endormies ?

Pourquoi ainsi ? Simplement (mais c’est très complexe en soi) car dans la nature, tout est étroitement intriqué, bien au-delà des capacités des « Sapiens ».

Vous avez dit « sapiens » ?

Ce N° du Diplo est le 793. En déclinaison de la science-tradition des Nombres, 793 donne 7 + 9 + 3 = 19 = 1 + 9 = 10 = 0+ 1 = 1. D’aucuns considèrent la lecture des Nombres comme une vaste blague, mais à tord si on se renseigne un peu. En effet la tradition en remonte aux plus anciennes sources orientales et méditerranéennes. Traditions certes gravement dévoyées à notre époque par de trop multiples charlatans qui pratiquent au pied levé sur un coin de table, … lesquels d’ailleurs ont plus conscience de jouer avec des chiffres que de prendre du recul en observant les Nombres. 

Le 1 vient donc là au second degré, mais décliné du 19 soient les Nombres du début et de la fin. Derrière les nombres, les mathématiques, où les sapiens sont loin d’avoir tout mis à jour.

Ce N° du Diplo est bien, à mes yeux, d’une exceptionnelle qualité au travers de tous ses articles.

Michel André Vallée  7 avril 2020

EN ÊTRE OU NE PAS EN ÊTRE … L’ORGUEIL DE LA CASTE QUI SE VOIT « SUPÉRIEURE »

Yanis Varoufakis en avait bien témoigné, aux débuts de l’expérience Tsipras en Grèce (qui a été promptement étouffée par la finance internationale avec la violence que l’on sait).  Lors d’un échange informel autour d’un pot dans un lobby de luxe avec « un qui en est », ledit quidam (de haut niveau) le lui avait expliqué : « vous avez fait une grave erreur en vous faisant élire car on en est ou on n’en est pas, … alors que vous n’en être pas » ; ce qui voulait dire : si vous voulez en être faites ce qu’il faut. Yanis Varoufakis, Conversations entre adultes Dans les coulisses secrètes de l’Europe, LLL (Les Liens qui Libèrent), 2017. Jusqu’à aujourd’hui il ne l’a pas encore fait, … constatons que Diem 25 n’arrive pas à décoller.

C’est ce que l’on retrouve dans le roman autobiographique présenté par François Busnel il y a quelques semaines dans son excellente émission « La Grande Librairie » : Vanessa Springora, Le consentement, Grasset, 2020. En effet, quasiment tout ce qui est « rapporté » dans le roman était exprimé à l’émission, sauf un trait fort.

Celles et ceux qui pratiquent ce type de mœurs se considèrent carrément supérieurs au commun des mortels, et leurs pratiques sexuelles relèvent d’un droit de caste, pour certains même le délire d’une forme d’art, … que tous les autres, qui « n’en sont pas », ne peuvent comprendre. Ou alors s’ils y avaient accès qui feraient cela avec vulgarité, sans élégance, … considération hautaine déniant la violence intrinsèque de leurs actes qui impactent leurs victimes à vie !

En conséquence en regard de ces manants et autres , discrétion, résidence à part sécurisées, omerta.

Il est loin le temps où un Gilles de Rais, compagnon d’armes par ailleurs de Jeanne d’Arc, était convaincu de ses crimes et condamné au supplice. Il est vrai que lui faisait exécuter ses jeunes victimes.

La population des « qui en sont » est tant impliquée (pas toutes et tous mais quand même) dans ces abus, que la mise en transparence des systèmes de pédophilie n’est pas pour demain.

Michel Onfray, qui présente aussi par ailleurs quelques failles (philosophiques), est dans le juste quand il pointe clairement la valorisation outrancière et absurde du divin marquis (de Sade) dans certains milieux intellectuels qui en France pendant plusieurs décennies ont tenu le haut du pavé.

Et, plus largement, l’abus sur les enfants touche par un autre biais des tranches bien plus vaste de population, avec l’inceste, oh combien répandu quoiqu’on en dénie, comme le mouvement d’orientation jungienne (et quelques autres) l’ont si nettement démonté ; là aussi, impact à vie sur les victimes.

Là, ce n’est pas « hors sol », c’est « hors éthique ». Encore beaucoup de travail.

Michel André Vallée              3 avril 2020

Ara i aqui, ici et maintenant

La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Toute activité, pendant donc cette vie si courte, est un moment unique qui ne se reproduira jamais à vivre au mieux de soi-même, mais aussi une confrontation aux réalités, qui résistent, dont nous pouvons toujours tirer apprentissage.

Ces apprentissages servent à aiguiser, adapter, réguler … nos capacités potentielles, donc à optimiser, voire maximiser, ce que nous pouvons réaliser autour de nous (impossible de s’ennuyer).

Alors ce moment d’une vie, la nôtre de minimicro atome parmi des mégamilliards d’autres, prends au moins à nos yeux tout son sens.

L’humilité juste est d’exprimer ce que l’on est, là parmi tous les autruis, certes ni plus, mais tout autant ni moins.

Publié ce matin 19/03/20 sur mon mur Facebook, en ce temps de confinement signe de mutation – Michel André Vallée

ON A MÊME MASQUÉ LES ÉTOILES

C’était en début 2019. Déjà 3000 satellites tournaient autour de la planète Terre.  Les gouvernements des principales puissances avaient plusieurs fois réussi à renoncer à la guerre des étoiles, en fait pas encore des étoiles, encore trop loin pour les humains (humains ?), mais de porte-missiles à têtes nucléaires placés en orbites. Mais dés 1986 un auteur de science-fiction visionnaire, Dan Simmons, dans Hypérion puis Endymion, avait décrit (un peu trop tôt) comment cela allait se passer plus tard.

En attendant que, comme l’avait annoncé le Grand astrophysicien Hawking, lesdits humains ( ?) soient obligés (pour un temps) d’abandonner cette Terre, plusieurs « grandes « multinationales », plus puissantes que les États, avaient, dès 2019, commencé avec des « projets » tels Starlink, à balancer en orbite des bouquets constellations de 240 satellites à la fois.

En 2020-22 ils ont ainsi tenté d’en installer 12000 !

Bien entendu, « ils » ont aussi mis en place des stations-orbitales poubelles pour récupérer le maximum de déchets d’objets spatiaux dérivants possibles, afin de tenter de limiter les collisions.

Même, un autre projet a déployé, à partir de plusieurs de ces constellations, des publicités géantes par regroupements coordonnés de nanoparticules au moyen d’algorithmes. Impossible de les éviter. Plusieurs espèces d’animaux sont devenues folles par pertes des repérages naturels traditionnels. Les humains ( ?) ont bien été obligés de se débrouiller avec ; bien fait pour eux !

Conséquences, la densification des objets en orbite a saturé la visibilité des étoiles, déjà atténuée par l’éclairage permanent de nuit des mégapoles, villes et grands axes de communication. Il a fallu adapter les programmes de recherche en astrophysique, retardant ainsi les préparations de transferts interstellaires.

Certains experts des projets type Starlink ont expliqués que les collisions étaient auto-régulables si on équipait les satellites de micro-moteurs auto-déclenchants. Mais les mathématiciens et informaticiens « à la botte » n’étaient pas alors d’accord entre eux pour reconnaître si les algoritmes de service en étaient capables. Pourtant les « progrès » accélérés en I.A. (Intelligence Artificielle) dés les années 15 avaient donnés des machines qui commençaient à être capables de s’auto-réparer et s’auto-programmer. Évident à partir du jour où l’une d’entre elles a battu le meilleur joueur de Go.

Question donc de responsabilité en assurances en cas de collision. Mais comme en 2020 il n’existait alors pas de droit international adapté, donc ce ne sont pas les entreprises « privées » qui payaient, mais les États, autrement dits leurs citoyens-contribuables. De toute façon ces derniers en moyenne payaient jusqu’à 60 % de leurs revenus en impositions quand les grandes multinationales « n’abandonnaient » que 5 % de leurs bénéfices, pratiquant à grande échelle la fraude fiscales au moyen des nombreuses zones ou petits États  de non-fiscalité.

Comment le phénomène a-t-il été « pondéré » ? Simple : par la généralisation sur toute la surface de la planète de la 5 G, qui a fait brutalement chuter les coûts apparents (mais ne parlons pas de l’impact sur l’écosystème des consommations électriques), donc supprimé une partie des « intérêts » du maillage satellites intégral.

Science-fiction à portée de main ? Mais non, débat entre experts sur France Culture le mardi 4 février 2020 vers 17-18 heures (à peine enrichi avec d’autres éléments et je m’en tiens là pour ne pas faire trop long).

Décidément, pas une semaine sans une information catastrophique ; nous sommes bien complètement entrés dans la mutation de civilisation ! Car allez empêcher ces délires technocratiques, quand les puissances financières donnent le « la » aux États ?

Michel André Vallée            5 février 2020