Ce que sont nos OMBRES, ce qui les détermine. Quoi faire les connaissant mieux ?

Avec ce quatrième essai, nous tentons de faire émerger un peu plus une partie de l’iceberg. Dés 2013, avec l’essai Multivert (préparé au fil des dix années précédentes), nous avons accompagné (peut-être complété) d’autres auteurs dans la mise en évidence que nous étions déjà entrés dans une mutation de l’actuelle civilisation. Entre 2013 et 2020, sont identifiés des « Passages » dans l’intrication de divers espaces-temps, puis est dégagée une perspective de « Comment » jouer notre rôle dans les dynamiques d’évolution en cours.

« Ombres individuelles et collectives » se base sur une tentative d’identification et objectivation du maximum de natures et formes de nos ombres, même celles qui se cachent derrière ce que nous considérons « lumières », pour aller plus loin dans les capacités d’AGIR. Nous aurons amené notre constat d’être créateurs, dans le pire comme dans le meilleur. Il aura été nécessaire et utile de mettre en surface ce qui est en creux.

La bibliographie, riche de plus de 250 unités, y est plus destinée à orienter où chercher des informations qu’à « faire référence ». Pour limiter le texte à de l’ordre de 200 pages, style sur le mode « oral écrit » (sauf les nombreuses citations) voire « bullet style » (comme on dit en langage européen), donc ne pas s’attendre à l’écriture académique du premier essai Multivert.

L’introduction (pages 2 à 7) rappelle l’objectif de pondérer, dépasser, la crise de sens au cœur de ce qui se passe, en élargissant notre conscience des ombres. La première partie (pages 8 à 38) dresse un tableau de la diversité des champs des ombres, dont une sélection de cas emblématiques connus. En seconde partie (pages 39 à 163) analyse des dynamiques, derrière l’apparence d’un déroulé à la Prévert. Chemin risqué de haute montagne où toutes les violences sont centrales, … bien entendu en ne se laissant pas aller à l’effet spectacle.
Enfin, (pages 164 à 206), « Vers quoi aller » de la vertu première de l’objectivation (avec ses relativités) aux fenêtres de tir de l’espoir. Non-conclusion dans l’objectif global.

Dernière phrase : «  L’entrée dans le prochain paradigme de civilisation ne peut être que révolutionnaire ».

Michel André Vallée
20 novembre 2022, quand l’écriture a été réalisée de la publication de « Pourquoi? » à juin 2022.

L’INCOMPRÉHENSIBLE DÉNI DES CONNAISSANCES

Dans la même période où nous traversons une mutation de civilisation, nous réalisons des avancées spectaculaires de nos connaissances tant en astrophysique qu’en biologie, qu’en technologies ainsi que dans la plupart des disciplines …. des manifestations des trous noirs et l’hypothèse qu’ils renferment d’autres mondes, à la pré-industrialisation des moteurs à hydrogène, en passant par de nouveaux paliers dans les ramifications de nos états de conscience, et tant d’autres …

MAIS, notre genre humain continue majoritairement souvent (et sur des sujets clés) d’agir en déni de l’état de ces connaissances.

Un exemple macroscopique, avec le vivant sue cette planète. Nous autres du vivant, humains compris, avons besoin de l’énergie, de la chaleur, de la lumière, émises par la gigantesque (à notre échelle) étoile qu’est le Soleil , … ainsi que, pour assurer les cycles de vie, des équilibres saisonniers dépendant du parcours spécifique de la Terre autour de ce Soleil, ET aussi, parmi les équilibres dynamiques sidéraux des multiples autres corps célestes, … ce des millions de fois depuis des lustres. Lequel système solaire régule en permanence sa situation dynamique parmi des milliards d’autres systèmes.
Ce vivant est naturellement fragile, depuis toujours, comme dorénavant tant d’observateurs (sachants ou gens « ordinaires ») et d’Instituts (dans la majorité des Pays partant baignant dans des cultures diverses), ne cessent de le démontrer depuis au moins le milieu du XXème siècle,
Plusieurs des ex-extinctions sont maintenant identifiées. Le fait anthropocène est passé de l’état de proposition d’hypothèse à certitude scientifique, et seuls une partie des courants de pensée socio-économique le dénient encore.
Cette immensité infinie de réalité cosmique, une telle complexité loin d’être totalement décryptée mais qui tient depuis bien avant que le vivant ne se développe sur cette planète … pour voir que la majorité de nos « dirigeants » (pourtant suffisamment informés) et une majorité relative des populations, choisissent de « passer le temps » comme si tout allait continuer « d’aller bien », partant entrainent tout le vivant dans les pratiques contraires à tout ce que pourtant nous savons !
Les minorités, individus et Institutions, qui s’évertuent à alerter ne sont pas écoutés, sauf à la marge pour faire joli, à la limite du politiquement correct. Ou sont discriminés, voire exécutés.

Un exemple qui touche individus et collectifs au quotidien, avec les politiques de santé face aux vagues de COVID. Depuis la fin du XIXème, avec les travaux de Koch et Pasteur, nous connaissons les effets des vaccins et en avons les pratiques, avec les réserves quand aux efficacités relatives et effets secondaires et les conditions d’expérimentations préalables et d’utilisations. Nous avons depuis des décennies expérimentés et traversés plusieurs épidémies de virus, et disposons des centres et compétences de leurs manipulations. Ce champ relève effectivement de la santé publique et de la coordination internationale, partant du respect des évolutions de connaissances en ces matières.
Or, dans les politiques de santé mis en œuvre dans nombre de Pays, pour faire face au développement puis variants de la pandémie COVID, avec maintenant en octobre 2022 quasiment deux ans d’expériences et d’observations, force est de constater : que les démarches de confinement n’ont pas été efficaces (ils n’empêchent pas la résurgence de vagues de variants) et ont entrainé des coûts socio-culturels et économiques considérables (ainsi en Chine) ; que les vaccins confectionnés en urgence n’ont pas passés les épreuves d’expérimentations indispensables, partant que les vaccins à ARNm entrainent des effets secondaires invalidants voire mortels pour des populations croissantes avec le temps (statistiques publiques comme privées de sources variées de presque tous les Pays permettant analyses et synthèses contradictoires) ; que les politiques de santé menées par les divers Pays sont divergentes, souvent dans le désordre parfois même « au doigt mouillé » et sans coordination scientifique reconnue par l’ensemble de la communauté scientifique.


Et pourtant, dés le début, la communauté scientifique et les Agences de santé disposaient de traitements longuement connus et validés, permettant de faire face aisément à moindres coûts (évitant d’enfoncer plus les déficits publics). Mais « on » a préféré, tant au plan de plusieurs gouvernements qu’à celui des « masses » manipulées par les systèmes d’information de masse, diaboliser les meilleurs experts et praticiens, allant jusqu’au disciplinaire. « Le premier qui dit la vérité …… ».
Cependant, concernant cet exemple « au quotidien », aux USA la guerre entre clans pour et contre fait rage et risque d’emporter les responsables actuels de la politique fédérale de santé, la Chine qui a opté pour le confinement radical systématique ne s’en sort pas, la Suède qui a suivi l’état des connaissances et pratiqué l’immunité collective complété par la responsabilité sur les gestes de précaution maîtrise les vagues COVID, le Danemark et l’Autriche et même Israël ont fait marche arrière-toute, l’Inde nous donne l’exemple de l’efficacité d’autres médecines,… etc.

L’objet n’est pas dans ce billet d’ajouter à « théorie du complot » contre « théorie du complot » inverse, … mais de rester atterré par la mise de côté, en dépit de toute évidence, des connaissances que pourtant nous maitrisons ?

Bien entendu, nous sommes nombreux, du fait de nos multiples observations, expériences, travaux, à apporter des explications à ce phénomène récurrent de déni des connaissances, de tous temps et en tous lieux. Ces explications remontent tant aux savoirs et mythologies anciennes qu’aux dernières avancées en psychosociologie et neurosciences (entre autres disciplines).

MAIS QUAND MÊME, en conscience, en éthique, individuelles et collectives, sur le fond, en soi,… un tel déni, les humains disposant en permanence (presque tous aujourd’hui avec les moyens actuels de communication) des savoirs utiles et nécessaires, … et malgré les pressions des puissances des pétroliers, du militaro-industriel, des pharmaceutiques, …QUE LES HUMAINS SE PERMETTENT UN TEL DÉNI RESTE INCOMPRÉHENSIBLE.

Michel André Vallée 13 octobre 2022

Un sage : Aurélien Barrau

Une amie vient de me passer un interview d’un astrophysicien français, dont chacun pourra aisément trouver plusieurs interventions sur le net, MAIS pas exclusivement d’astrophysique. Celui-ci, en l’occurrence sur France inter (pourquoi pas ?), est centré sur un thème, sinon le thème majeur de notre temps, soit non pas le climatique, mais globalement l’effondrement du vivant, … qui englobe le thème climatique tout comme le thème surpopulation, … entre autres « urgences » avancées par nos autorités, nos médias …

Aurélien Barrau intervient comme un citoyen du monde, certes très informé car curieux au bout du bout, et mettant en pratique le sens critique global qui devrait être enseigné à tous nos jeunes.

Ce billet pour vous encourager, ami lecteur, à consacrer une demi-heure en vous rendant sur le lien :  » https://youtu.be/94IxSYo5wtM « , car cet homme-là arrive à poser nettement, en si peu de temps, la globalité de la problématique de notre temps, ici et maintenant. Il est rarissime que je me trouve en accord à 100 % avec une position méta de cette qualité, et l’essentiel y est bien mieux exprimé que je ne le pourrais.

Bien entendu, puisque nos autorités diverses sont en retard avec les mesures qui auraient dû être prises depuis les alertes telles celles du club de Rome il y a plus d’un demi-siècle, et que, avec la complicité confortable (pour encore quelques temps) des populations qui se croient privilégiées, le constat global, méta, est bien au-delà de dramatique, les mesures encore envisageables, tant qu’il nous est encore possible, sont radicalement révolutionnaires. Cette fois, TINA (There Is No Alternative) prend du sens, ce qui ici et maintenant manque le plus.

Aurélien Barrau et ses amis se présentent comme ouvreurs de pensée, une pensée du déraillement des actuelles doxa « en vigueur », pensée se déclinant par une refondation radicale de nos valeurs.

Ouvrage avec pour titre  » Il faut une révolution politique, poétique et philosophique » (Éditions Zulma). Certains dressent immédiatement le sourcil en lisant « poétique » ! Et oui, … mais allez écouter comme il l’entend. D’autant que la révolution proposée met de côté les stratégies et pratiques de non-violence, malheureusement certes , mais trop tard, principe de réalité. La reconstruction nécessaire, immédiatement, ne peut être que radicale. Face aux dénis et atermoiements, absurdes en regard de l’état des connaissances, la brutalité est inévitable ; certes douloureuse mais faute de quoi nous continuons tout droits aveugles volontaires dans une extermination massive.

Les avancées en physiques font parties « évidemment » du tableau , notamment la réalités des « multivers », soit la coexistence intriquée de plusieurs univers aux lois d’espace-temps différentes, derrière l’apparence de notre univers, … qui pourrait d’ailleurs être en recomposition en cours quelque part au cœur d’un gigantesque « trou noir ».

Mais en attendant, ici et maintenant, Aurélien Barrau inclut dans la radicalité de la reconstruction une toute nouvelle Constitutionnalité politique. Du concret.

Au travail, hauts les cœurs, et fort l’honneur.

Michel André Vallée 7 juillet 2022

Quand même ravi de trouver là des éléments de réponse au prochain ouvrage, probablement d’ici la fin de cette année 2022, sur le thème « Ombres, individuelles et collectives ». Un peu d’oxygène fait du bien.

TRISTES PROSPECTIVES EN CETTE FIN 2021

Le premier problème majeur de l’ONU était et reste la surpopulation mondiale, toutes les autres préoccupations au plan planétaire, dont la question climatique, en sont fortement impactées.

Réguler la population ? Depuis Dresde et le Vietnam, l’usage du napalm est rejeté, et depuis Hiroshima et Nagasaki et les grands « incidents » de centrales nucléaires (États-Unis, URSS, Japon), l’usage de la bombe atomique (au-delà de la menace) de même. Les génocides (indiens des Amériques massacrés par les européens immigrés, populations déplacées sous Staline, arméniens par les turcs, …) restent encore plus ou moins déniés. Les « bonnes guerres », bien qu’elles se soient relayées en permanence ici et là malgré l’apparence de paix suivant 1945 en Europe (de l’Ouest), ne payent plus assez, … surtout si les guerres se pratiquent de plus en plus par technologies « de pointe » et de moins en moins avec des hommes de chairs. Les politiques de contrôle de natalité génèrent à terme des déséquilibres ingérables. Alors ?

Cela fait quelques décennies que des chercheurs stratèges annoncent les risques de pandémies, locales ou mondiales. Plusieurs pandémies ont eu lieu récemment, avec des risques sanitaires sérieux, par exemple en Afrique, « épatant » terrain d’expérimentation. Mais là encore insuffisamment fulgurantes pour « traiter » la question surpopulation.

Or voici, depuis novembre 2019, venant il semble de Chine, une série de lignées de Coronavirus qui pourraient faire l’affaire.
Après deux ans d’expérience, constats sanitaires et statistiques tant officiels que scientifiques off montrent que sa dangerosité est toute relative, … si les systèmes de santé étaient capables d’assurer en soins intensifs spécifiques les formes graves. Si la doxa en gouvernance publique de réduction des coûts n’était pas devenue un paradigme dit « systémique » de management dans la plupart des Pays de type Occident, et si les traitements connus et validés de longue date avaient été recommandés et facilités par les autorités sanitaires, … les stratégies de confinement de populations et de vaccinations de masse, sur le point de devenir obligatoires, n’auraient pas même été envisagées.

Mais la conjugaison de plusieurs facteurs ont détourné les choix politiques des castes « dirigeantes » actuelles des mesures qui auraient autrement déjà permis l’immunisation collective naturelle adaptée :
– un régime de gouvernance en RPC qui ne peut tolérer donc permettre une remise en cause exprimée au plan international. Seules les remises en cause internes à la Chine, mesurées, sont autorisées, afin d’en tirer enseignement.
– la peur de la mort, même limitée à une courte minorité (en regard d’autres sinistres), inférieure à 0,1 % des populations et sans rien à voir avec les grandes vraies pandémies de l’histoire. Cette peur est perçue comme intolérable par des occidentaux habitués, depuis « les trente glorieuses », au confort sans efforts, diminués que nous sommes devenus au rejet de supporter la souffrance. Peur de la mort liée à une « mode » culturelle d’illusion de devoir toujours, individuellement, se sentir et paraître en bonne santé générale, dans le déni des réalités des dures conditions de la vraie vie. Individuellement, … sauf qu’une majorité se comportent sur un mode conformiste obéissant à une vision dualiste et non complexe des réalités.
– une baisse du niveau moyen de culture générale, générée par des politiques d’éducation de nivellement par le bas, partant l’insuffisance de préparation au sens critique d’une majorité des gens, … facilitant l’endoctrinement d’une pensée unique néolibérale mondialisée et la fabrication du consentement.
– la puissance de pression des lobbys des grands Groupes pharmaceutiques, des Grandes multinationales des datas, des consortiums de Haute finance … sur les gouvernements des soi-disantes grandes puissances d’Occident, et de leurs aires d’influence… ce qui n’est pas le cas pour la Chine, la Russie, les Indes (qui peuvent encore se permettre de décider de leurs politiques).

Depuis novembre 2021, de sources officielles (site de la DREES en semaine 45), tant pour le repérage des nouveaux cas de personnes atteintes du Virus, que pour les hospitalisations, puis les admissions en soins intensifs, enfin les décès, la courbe des personnes étant à l’origine déjà vaccinées dépasse celle des non-vaccinés !
Ce suivi officiel est cohérent avec les observations d’autres sources tout aussi sérieuses, scientifiques et/ou de journalisme d’investigation de qualité. Nous rejetons les évidentes fake news aux sources douteuses.
Dans le même temps, la courbe des effets secondaires suite aux injections des vaccins à ARNm validés en Occident, dont des formes graves et des décès, est croissante, quelque soit l’âge et la présence ou non de co-morbidités préalables. D’ailleurs la seule réserve que les « autorités » admettent est bien que ces nouveaux « vaccins » ne présentent pas le recul des vaccins type Pasteur-Koch traditionnels, … au point d’obliger ceux qui se font vacciner à signer une décharge (ce qui devrait hors peur et avec sens critique mettre en éveil) !

Aussi la pandémie des lignées de Coronavirus (l’Omicron n’est pas de la même lignée que les Deltas), malgré sa très marginale dangerosité, s’avèrerait efficace pour répondre à la « nécessité » de réduire la surpopulation.
Après deux ans d’incertitudes et d’errements, ce constat s’avère explicite, de fait, courant 2021, notamment à son dernier trimestre. Nous avons été quelques-uns à prévoir ce contexte chaotique, sur plusieurs champs, et l’annoncer autour de nous, auprès de médias, dans certains milieux scientifiques, culturels ou associatifs, dés 2017, et ce au terme d’observations croisées et croissantes remontant aux prémices de la crise (qui n’était pas que financière) de 2008, soit dés les années 1995 !
Cela passe donc par une pandémie, … qui se faisant masque par insuffisance critique de trop de médias les autres dysfonctionnements, pourtant plus lourds.

Il est dorénavant connu que nous vivons un passage de palier, d’intensification de dysfonctionnements de plus en plus chaotiques en de multiples domaines, dans la mutation de civilisation en cours. Si nous osions une métaphore alchimique, nous pourrions parler d’entrée dans l’œuvre au noir.
Il est évident à tout observateur ayant un peu de bouteille des réalités socio-économiques et culturelles que, sans cette pandémie qui constitue une formidable aubaine pour les gouvernements néolibéraux mondialisés actuellement aux manettes, des explosions-implosions socio-politiques se seraient déjà produites. C’est d’ailleurs ce qui a été exposé en plénière à Davos (vitrine de la Trilatérale et de Bilderberg) plusieurs années de suite. Nos gouvernements en sont réduits à louvoyer, et jusqu’à déformer gravement les informations disponibles, au moins pour ne pas se déjuger.
Les populations des Pays d’Occidents se sont scindées entre oligarchies et reste de la population, les élites sont partagées entre d’une part soumis à la pensée unique s’accrochant aux « responsabilités » et les autres (dont certains se trouvent contraints d’imiter Galilée). Sur les questions des vaccinations, les collectifs (familles, associations, clubs divers …) en sont presque à l’état des relations lors de l’affaire Dreyfus.

C’était un vrai plaisir sur la fin du XXème siècle de voir des progrès dans les objectivations de l’histoire, … mais tristement, depuis, dans trop de cas en ce début du XXIème des tentatives de re-écrire manipulent dans l’omission et le mensonge cette histoire.
Si l’honnête homme reste dans un recul critique, il pourrait presque diagnostiquer que nous serions aux premières batailles d’une nouvelle guerre de Trente ans. Premières batailles car il y a déjà des morts par assassinats, des territoires « occupés », …La guerre de Trente Ans qui a ravagée des zones entières de l’Europe a été une guerre de religions. Celle qui s’ouvre est aussi une guerre de religions, entre :
– les néo-libéraux alliés aux islamo-gauchistes wokistes, quoi qu’en disent la main sur le cœur les ténors de ces « courants ».
– les conservateurs de progrès alliés aux tenants de valeurs humanistes, et aux libertés fondamentales pour lesquelles nos anciens se sont sacrifiés.

L’histoire de Sir Basil Zaharoff, « Le diable qui parle toutes les langues » (2021), tend à démontrer que l’argent l’emporte toujours. Avec cette phase 2021-2 de notre mutation de civilisation, cette « vérité » populaire va-t-elle aussi muter ou une fois de plus se répéter ?

Michel André Vallée Décembre 2021, juste avant Noël.

Billet complémentaire : Les chinois, la Chine, l’emportent.

Évidemment que la Chine s’est réveillée, comme l’avait « vu » Alain Peyrefitte (1973), ministre de Charles de Gaulle. La Chine a traversée le temps de son œuvre au noir avec sa révolution rouge maoïste, a leurré les « américains » par son entrée dans l’OMC, a déjà effacée son humiliation par les « puissances » de l’Occident de la fin du XIXème siècle, et consolide son rang de première puissance cette fois de toute la planète. Car elle est alliée de la Russie repoussée par la CE, a posée les routes de la soie en Asie et en Europe, maîtrise les avancées en 5G et 6G et plusieurs autres technologies essentielles, a pris sa place dans l’espace, etc.
Profitant de la pandémie de Covids avec une main de fer qui ne tremble pas sur son propre territoire, consolidant son autonomie par la reprise en main de son immense marché intérieur, elle assiste (probablement avec un fin sourire) à une Europe qui se déchire, abandonne ses valeurs, se délite. Europe soumise aux Bigs multinationales dont de Finances, et aux States qui ne supportent pas de perdre la prééminence gendarme du monde (quelle outrecuidance, pourtant auteure de multiples opérations telle Condor), …. USA qui fait tout pour reconstituer l’ennemi utile URSS qu’elle a elle-même détruit. Ce jour, si les USA, après n’avoir pas respectés la promesse de dissoudre l’OTAN en parallèle à la dissolution du Pacte de Varsovie, attaquent à l’est de l’Europe en 2022 -3, ils ne disposent pas en fait du rapport de force pour vaincre, et leur image (après le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan …) achèvera d’en être détruite à jamais. La Chine l’aura alors emporté. Il est à ce jour douteux que l’Europe aura posée sa place parmi les géants d’influence.

Pourquoi nos manipulateurs de manettes n’ont-ils pas l’intelligence de voir cela ? Pourquoi ne veulent-ils pas se rappeler que la Chine a toujours eu, depuis trois millénaires, une civilisation en avance sur celles de l’Occident ? Pourquoi ne prennent-ils pas les décisions, dont Constitutionnelles, nécessaire pour pouvoir parler d’égal à égal ?

La gigantesque partie de Go décrite dans une conférence donnée à Perpignan en novembre 2019 (disponible sur le blog « arcencielxcristal.com »), ressemble de plus en plus au terme de la fameuse partie décrite par Yasunari KAWABATA (« Le Maître ou le Tournoi de Go » – Albin Michel-1975), … sauf que cette fois ce sont les blancs qui l’emportent et non les noirs. Traditionnellement, les blancs sont attribués au Maître et les noirs à l’apprenti (appelé un jour à dépasser le Maître).

Bonnes fêtes de Noël, foin de se réduire à un fade « de fin d’année » comme un vil processus de soumission nous y incite depuis quelques temps. Et que ces moments se vivent entre amis ou en familles autant que vous en déciderez vous-mêmes, … à condition quand même d’assurer les « gestes barrière » puisque ces derniers sont effectivement encore nécessaires tant que l’immunité collective n’est pas constatée.
Ce 21 décembre, la plus longue nuit de l’année au-delà de laquelle les jours recommencent à grandir … mythe de l’éternel retour.

Le naufrage de « Si… »

Ce matin, sur une chaine radio de la doxa actuellement dominante (que je ne nomme pas tant le danger dans notre système de plus en plus américanisé est de se retrouver judiciarisé), tristesse d’entendre à une heure de forte écoute un éditorialiste présenté comme « de haut niveau », un « sachant » reconnu d’aujourd’hui, développer une attaque (au-delà bien plus violente qu’une simple critique) du « si «  beau poème de R. Kipling : « Si., « .

L’attaque : L’intégralité de ce texte, tous ses éléments, sont discriminants, démotivant pour les jeunes, … pourquoi ? En effet tous incite à œuvrer, s’engager « vers le haut ». Partant nuisibles pour « ces pauvres petits », enfants-rois, auquel il ne faut surtout pas demander d’efforts.

Bien entendu, si l’éducateur, l’enseignant, le parent qui assume son rôle de parent, note avec justesse (donc justice) de 0 à 20, il donne des repères sur une échelle pour progresser. Mais si par malheur le « maître » ramène tout le monde à 3 ou 5 sur 20, et que tous s’en félicitent, alors l’enfant ou l’adolescent introjecte cette évaluation, adoubement, de la façon dont il a travaillé, même pas travaillé, accepté de répondre à une demande exprimée sans aucune autorité qui puisse lui donner un cadrage aidant.

« Si…, », de Kipling, place certes sur tous les traits des choses de la vie la barre au maximum. Scandale, élitisme d’un occidental d’un temps révolu et qu’il convient d’effacer.

Alors que « Si » propose au jeune, à son fils, ou sa fille selon, d’aller « vers le haut », de mobiliser ses ressources pour donner, quoiqu’il arrive, le meilleur de lui-même.Sur ce chemin ouvert sont de nombreux paliers, sur lesquels chacun a sa place selon sa nature, son essence, ses capacités, ses handicaps, ses forces.

Celle ou celui qui peuvent être le plus heureux sont celui ou celle qui a été motivé pour réaliser l’optimal de ce qu’il porte, condition pour apporter à la société dont il participe sa juste part. C’est une question de mérite, de réaliser ce que chacune, chacun, détient en réserve, et d’atteindre la joie, … vécu intime psychosomatique qu’il est possible de partager avec ses proches.

Ce n’est pas là une question de blanc, hétérosexuel, privilégié, et que sais-le ? Car j’ai rencontré et œuvré avec des femmes et des hommes de toutes couleurs (oui, toutes les couleurs de peau présentes sur cette Terre) et de toutes origines sociales ; de celles et ceux qui tendent au meilleur, y aspirent, il en existe partout. Le devoir des parents, éducateurs, instituteurs, est de les accompagner au mieux, quelque soit leur potentiel, … et non de contribuer à l’ignoble gaspillage humain et social des politiques de lissage « en bas ».

Le paradigme suicidaire des politiques « par le bas » (qui suppose bien entendu pour une fausse élite de se ménager la facilité de manipuler), … nous sommes plus nombreux qu’il n’y parait à ne pas en vouloir (I’am not the only one); cette doxa de dégradation est une erreur civilisationnelle à éradiquer (même si cela prendra un peu de temps).

HAUTS LES CŒURS

Michel André Vallée 30 novembre 2011

LUMIÈRES DU KRONDRAAI

Le Krondraai est un massif au panorama doux, stable au travers des âges, situé à une cinquantaine de kms de Johannesburg, en Afrique du Sud, au cœur d’une large zone d’intenses recherches archéologiques. Là, le paléoanthropologue français José Braga et son équipe de chercheurs ont découvert bien plus que le fameux « chainon manquant » des années 70, la mise en évidence scientifique des filières d’humanoïdes entre le temps des Australopithèques et celui des Homos, soit la plage jusqu’alors encore masquée (je préfère à « noire ») entre 2 et 3 millions d’ans en arrière !

C’était hier soir 25 novembre 2021 sur France 5, un documentaire de cette année. Récit du travail pour mettre (remettre) à jour les ossements de deux enfants côte à côte, l’un humain, l’autre paranthrope, soit notre hominidé le plus proche, la datation donnant de l’ordre de 2,5 millions d’années ; les récents ancêtres de – 15000, puis – 45000, etc, semblent maintenant bien plus proches, … Que dire alors de nos civilisations successives (notamment quand la notre actuelle est en mutation dans sa première phase de dégradations) !

Ce processus de découvertes va se poursuivre, grâce notamment aux comparaisons de sites dans leurs histoires en géologie ; remarquable ! Mais aussi en utilisant les plus récentes techniques d’analyses et de recomposition d’images : le futur contribue à éclairer le passé, … Nos absurdités monstrueuses actuelles (par ex en santé et en regard du climatique) n’ échapperont pa à cet éclairement. Nous sortons encore plus des hypothèses et doutes sur les origines de l’humanité ; de même plus tard (même si cela s’avérera trop tard pour nous) serons mis à jour les preuves de nos magistrales erreurs civilisationnelles.
Ne parlons même pas des enjeux politiques locaux, … minimicro moments.

Vraiment, revoir, replay. Aussi, pour ne pas répéter moins bien qu’eux les considérations de ces équipes et scientifique, et de la « communauté » d’habitude si chatouilleuse mais qui ne peut que valider et encourager à suivre, quelques remarques.

José Braga s’est obstiné, au terme de l’observation attentive des sites, sur l’investissement des recherches, … LÀ. Il en a eu l’intime intuition et conviction. Cette intuition, elle n’est pas venu comme cela, au débotté, sans effort, … mais bien entendu au terme d’une longue formation pluridisciplinaire, du recoupement éclairé de champs de données et pratiques de recherches, … complémentaires. Éloge du temps long, … mais aussi des réelles compétences, soit du mérite, partant de la méritocratie, … Foin des modes faussement égalitaristes qui mènent « vers le bas », au lieu de choisir le «vers le haut » au service de tous.
Et quand une des membres de l’équipe, œuvrant avec précaution dans l’humilité de l’esprit de cette recherche, s’est trouvée à l’approche d’une pièce clé, il l’a laissée continuer elle même, MAIS sous sa présence et son conseil, pour finalement lui en laisser-reconnaître la « paternité ».

La mise en évidence du caractère « humain » de l’un des ensembles d’ossements ne s’avère pertinente que parcequ’il s’agit de petits enfants et de bébés, ET de l’impact de la façon dont les « petits » ont été élevés et nourris. Témoin donc de l’importance de la créativité de ces humains, du fait même de la réalité de l’épigénétique (quoique encore contestée par divers conservateurs ?). Les passations de paliers dans l’évolution ne peuvent que fortement dépendre de ces traits d’innovation dans l’environnement, qui ne seront qu’ensuite reproduit quasi-systématiquement par les ADN et leurs relais ARN. Notre monde étant désormais multipolaire, les avancées dans une zone bloquées par un système politique donné, ressortiront naturellement ailleurs, … puisque telle est la réalité qui d’une façon ou autre toujours est révélée un jour. Tant pis pour les retards pris par l’humanité, … puisque « après nous le déluge »., « profitons ».

La progression non vers le paranthrope mais vers l’humain n’est pas une question de grandeur de la boîte crânienne, partant du cerveau. Ce n ‘est pas la taille du cerveau qui fait la différence ! Tout un pan d’orgueil fondé sur l’apparence qui s’effondre ! Constat en cohérence avec la mise en évidence en neurosciences que ce sont la multiplication et complexité des systèmes, à nos yeux infiniment petits, qui comptent. Plusieurs milliards de cellules selon des connexions quasi-infiniment complexes et en permanence en adaptations, ouvrent les capacités d’évolutions. Même réalité qu’en physique la complexité dans l’infiniment petit du quantique. Osons alors affirmer que les passerelles avec les fondements en physiques subtiles, en lien avec la prise en compte des synchronicités, etc, vont devenir viaducs avec de prochaines découvertes. Ce n’est pas le corpusculaire qui meut, c’est le vibratoire.

Les lumières venant du Krondraai continuent à éclairer les ombres, après et avec tant d’autres de l’infiniment grand à l’infiniment petit, du plus ancien au plus prospectif, … soit en ne regardant par du mauvais bout de la lorgnette, en ne se limitant pas à l’apparence du confort de l’immédiat, en tenant compte de toutes les connaissances disponibles et toujours dans le doute critique envers toute pensée unique, là ici et maintenant mais au sein du temps long, en ne surestimant pas notre petite personne. Peut-être joyeux de découvertes de cette qualité.

Cerveau humain, prospective à partir d’aujourd’hui ? Lisez « Face à ecaf avec son cerveau », de Stanislas Dehaene.

Michel André Vallée 26 novembre 2021

OÙ TROUVER L’ESPOIR ?

Mardi 26 octobre 2021 en soirée, la chaine franco-allemande ARTE donne trois dossiers remarquables et exceptionnels, le premier sur Big Pharma, les deux suivants sur le lobby climatosceptique puis la géopolitiques du climat. Soit ce qui a été mis en œuvre depuis un demi-siècle, à tous niveaux, pour contrer les prises de conscience collectives et individuelles du changement climatique global. Nous savons que ces deux thèmes sont emblématiques des affres de notre temps en pleine mutation de civilisation, tous les autres champs présentant une intensité d’enjeux comparable. Où trouver espoir ?

Dossiers remarquables, car les systèmes, volontairement structurés, de subversion et manipulation des réalités, y sont clairement démontés, sans appel. Pour les grands groupes pharmaceutiques, bien évidemment le lobbying et l’achat d’une majorité d’acteurs tant internationaux que nationaux qu’associatifs et qu’individuels. La surévaluation démente des prix en regard des coûts réels, rendue possible par les appropriations abusives mais « légales », permet cet investissement massif de corruptions sur la longue durée. Les grands noms des firmes sont cités, preuves écrites et filmées à l’appui. Et, si un propriétaire d’un produit ayant surévalué de 5000 % un médicament indispensable, sous prétexte que « la demande ne réduisait pas », avec un cynisme qu’il faut visionner pour comprendre «  l’avidité », s’est trouvé aux USA piégé comme Capone et emprisonné, c’est bien du fait d’avoir choisi de faire cavalier seul, et non d’avoir fait système avec les grands groupes. Pour ces derniers, l’illustration d’un Le Carré dans « La constance du jardinier » continue d’être pertinente.

Pour les traitements incriminés, de fait dangereux souvent mortels, il a donc fallu de 30 à 50 ans de bataille homériques, des investissements collectifs intenses de toute une vie, pour enfin nettoyer mais après des milliers de victimes, comme pour l’histoire de l’amiante ! Une telle durée d’impunité car ces Big Pharma financent des Instituts dont la mission est d’argumenter le doute tant auprès des « autorités » que des publics ; une stratégie efficace en sachant en prendre le temps. Excellente démonstration par une Naomi Oreskes, parmi d’autres héros de cette trempe, témoignage dans son ouvrage « Les marchands de doute ».
Bien entendu, le doute vise d’abord les véritables scientifiques, puis les autorités concernées, avant de subvertir les publics, d’où au passage la confirmation de l’utilité des publications « avec comités de lecture ». Mais sans renoncer ni minimiser aux autres publications et médias qui permettent de lancer et promouvoir les alertes.

Concernant le lobby climatosceptique et la géopolitique du climat, les systèmes et stratégies mis en place pour freiner, bloquer, contourner, réorienter, la prise de conscience des autorités et publics est démontée aussi nettement. Il existe bien depuis des décennies une organisation structurée des multinationales des énergies fossiles, au moins en Occident. Là aussi les principales compagnies sont citées ainsi que quelques exemples des Instituts à mission de subversion, mais, là non plus, pas les noms des responsables de fond, au cœur du « Deep power ». Sauf que ce qui est démontré, c’est bien que au moins depuis un demi-siècle l’investissement de la stratégie du doute est collectivement concertée et financée ; il n’est plus possible alors d’évoquer, en ces domaines, le complotisme. Les vrais complotistes, ce sont eux et leurs marionnettes politiques et administratives, … quand il ressort que curieusement les schémas de lobbying sont les mêmes pour les Big Pharma que pour les climatosceptiques !
On trouvera dans ces dossiers les références de l’Action Plan de l’API (un des clubs de ces structures) de 1992, repris dans la Déclaration de Leipzig (à vos replays), … sachant que cette longue démarche organisée a été initiée dés les années 50 !

« Simplement », 30 à 50 ans ont été « gagnés » pour maximiser les profits tant que l’état de conscience des masses, et de leurs représentants « élus », les rendent encore possibles. L’avidité. Peut-être même plus que 50 ans si la 26ème COP climatique, qui se réunit dans quelques jours à Glasgow, ne donne que des déclarations d’intentions sans clauses d’obligation drastiques à effet immédiat.

Pendant ces 30-50 ans, l’état de la planète Terre, qui pouvait encore éviter les dégradations trop irréversibles de l’anthropocène, a empiré de telle sorte que les humains qui l’habitent ne peuvent plus que limiter tout ce à quoi nous avons assisté ces dernières années : pollutions de l’intégralité des terres, eaux, et airs, fonte des glaciers, inondations, intensité et généralisation des feux, pollutions et dégradations des alimentations… et apparitions et intensifications des pathologies, dont les maladies à virus. À ce propos, le 3ème film propose un lien entre dégradation continue des environnements et série des pandémies (H1N1, les Covids …).

Tout cela est connu de celles et ceux qui acceptent de voir et savoir. On ne compte plus les recherches, analyses, travaux de synthèse sur chaque discipline ou croisées inter-disciplines, et ce dans toutes les langues principales, venant de cultures diverses et contrastées. Une recherche posée ouvre accès à abondance de données.

Mais quant on sait le sort réservé dans presque tous les Pays aux scientifiques qui ne se couchent pas sous une doxa ou pensée unique, par exemple de nombreux épidémiologistes (mais trop sont désormais « récupérés »), aux journalistes d’investigation compétents et intellectuellement honnêtes, aux courageux lanceurs d’alerte en tous lieux et systèmes … on s’étonne que de tels dossiers puissent sortir sur une chaine aussi connue et reconnue ? Je m’en ouvrais à un ami debout et respectueux d’autrui et de la nature, qui rappelle que seule une minorité regarde ARTE et parmi lesquels ceux qui savent déjà tout cela, et que, même si nous sommes quelques centaines de milliers probablement en Europe :
– d’une part nous comptons alors pour peanut, quand la société de consommation fonctionne sur des dizaines de millions.
– d’autre part le matraquage de désinformation de masse, lié à l’anti-éducation au sens critique assurée par l’éducation générale, a généré une écoute paradoxalement » retournée » de ce type de contenu = qui tentent d’œuvrer à diffuser les avancées de connaissance partant remettent en cause les habitudes confortables du grand nombre sont les complotistes … !
– partant que permettre la diffusion de tels documents non seulement ne présente aucun danger pour le système dominant d’aliénation-exploitation, mais au contraire accrédite l’état apparent de liberté démocratique (vous voyez bien …) ! Le Malin est malin.

Ainsi une fois de plus dans ces dossiers comme dans tant d’autres travaux et ouvrages sérieux ces dernières années (disponibles aisément sur les réseaux et les bibliothèques) est démontré que les démocraties occidentales sont devenues incapables de répondre aux besoins de justice et de promotion de l’excellence pour le plus grand nombre, de régulation des complexités, d’investissements éclairés inter-disciplinaires pour l’avenir, d’équité à la fois intelligente et ferme, d’éthique humaniste …

Nous avons urgemment et impérativement besoin de modifier radicalement nos Institutions et nos codes de Droits (donc les Devoirs), d’y éradiquer toutes formes de pensée unique, dont bien entendu tous les terrorismes par la pratique zéro tolérance (il n’est plus temps de pédagogies douces progressives), … partant de renouveler la totalité de la caste soi-disante d’élite, de booster une véritable méritocratie. Les outrances sociétales des « wokismes » importés des States , qui accentuent les dégradations de nos mœurs et multiplient les clivages alors que nous avons besoin d’engagements solidaires, sont à juste titre déjà dénoncées et il importe là-dessus de réorienter les médias (et certains centres universitaires) … Tout cela et tant d’autres changements de salubrité, car ils constituent le contexte (« contexte » n’est pas rien tous les « communicants » vous le diront) de politiques publiques de reconstruction de nos autonomies « locales » en tous domaines, dont la réindustrialisation, la qualité de l’alimentaire … . Afin que soient appliqués immédiatement dans les « nouvelles » orientations politiques les enseignements à tirer du désastre écosystèmique.

Oui, l’Europe, encore pour quelques temps le plus important des marchés, sa seule force actuellement (mais gaspillée par la mondialisation et ses propres divisions) pourrait utiliser ce pouvoir potentiel pour donner l’exemple, avec fermeté en posant ses conditions. Pour ce faire, une Défense commune intégrée d’une Fédération des Régions-Nations, totalement libre et autonome vers l’Ouest comme vers l’Est (même si l’Europe va de l’Atlantique à l’Oural), et les Renseignements intégrés qui vont avec, est indispensable. Pas de pouvoir sans Armée puissante. Une refonte de la Constitution de cette Europe, limitée dans un premier temps aux seuls Pays qui s’y reconnaissent et engagent vraiment, est donc immédiatement nécessaire. Alors, ses peuples pourraient y adhérer, et valideraient par une série de référendums (qui ne sauraient être trahis).

Dans le cas du petit Pays qu’est devenu la France (actuellement du 15ème au 40ème rang plus ou moins selon les critères), mais qui ne compte encore que par ses sous-marins nucléaires d’attaque et son domaine maritime, plus un peu d’agro-alimentaire (mais il faut de suite complètement tout y revoir), d’aérospatiale et de tourisme de luxe …, comment là dans l’immédiat voter en 2022 ?

En regard de tout ce que nous savons, et sachant que nul ne peut être parfait, que chaque camp doit par réalisme accepter et même un temps intégrer quelques traits contraire à ses idées et intérêts, le meilleur candidat (terme qui comprend candidate foin des risques de l’écriture inclusive) s’engagera sur, comme on dit en recherche opérationnelle, le « MiniMax ». C’est le « minimum des maximum » sur l’ensemble des besoins, soit une tentative « par le haut », et non le désastreux lissage par le bas de « MaxiMin » = le maximum des minimum. En effet le lissage par le bas, par appréhension bisounours « politiquement correcte » de ce qui déplairait, est une des causes principales de notre situation d’aujourd’hui chez les politiques actuels. Celle ou celui que nous élirons devrait porter un sabre de feu et de sagesse.

Par exemple, il conviendrait, en toutes disciplines, de tenir compte de l’intégralité du message d’une Dolto = les droits ne valent que comme résultants de devoirs. Soit re trouver le sens de l’effort, … d’autant qu’il y a tant à faire, sur tous les champs.
Pour toute connaissance, utiliser tous les possibles tant des traditions que des avancées en connaissance. Ainsi en médecine (la santé individuelle et publique étant une des priorités), puisque nous vivons l’actuelle mutation de civilisation au travers des pandémies de virus, utiliser conjointement les médecines traditionnelles, occidentales modernes dont les plus avancées, chinoises, indiennes, des peuples premiers. Bien entendu, à l’évidence les principes actifs et leurs dérivés devraient appartenir au bien commun, en aucun cas à une personne ou institution.

Illusions de rêves ? NON. Pour trouver l’espoir les critères clés demeurent le vrai, le beau, le juste … pour toutes les priorités ; les éventuelles excentricités (il faut bien rire et danser) dans tout le reste …

Mercredi 27 au soir, toujours sur ARTE, le film qui raconte dans le détail le chemin de combattant du Dr. Irène Frachon, lanceur d’alerte dans l’affaire du Médiator. Illustration adaptée de ce que ci-dessus. Respect et Honneur, ainsi qu’à ceux qui l’ont accompagnés, à Brest, au Québec, « taupe » à la CNAM …, selon le premier principe éthique médical de base : « Primum non nocere » (en premier lieu ne pas nuire).

Michel André Vallée 28 octobre 2021
publié sur le blog « arcencielxcristal.com » et sur le mur Facebook

PÉTROLE / VERTU ???

Le 21 septembre 2021 en soirée, dossier étonnant sur ARTE – documentaire/histoire : « Pétrole, une histoire de pouvoir », de 2020, par Andreas Sawall, en deux volets suivis de « Coup de poker sur l’essence », de 2018, par Jean Crépu. À vos replays , ne le regretterez pas.

L’histoire au travers de ces trois documents porte du premier puit de pétrole en Pennsylvanie au milieu du XIXème à nos jours, l’ensemble constituant trois heures d’un formidable effort d’objectivation, avantages et inconvénients, pourquois et comments. Bien entendu les machines consommant pétrole ou essence ont considérablement évoluées dans l’amélioration de leur rendement et la réduction de leurs coûts, MAIS en partant du constat initial que 50 litres de pétrole dégagent autant d’énergie que le travail de 1000 hommes en une journée, … d’où immédiatement la ruée sur le pétrole, l’or noir, à une époque où démarre l’accélération de l’industrialisation et où va être inventée l’automobile, … d’où l’explosion (moteurs à explosion) du couple infernal « pétrole-automobile » !Puisque, en 2021 et depuis quelques années, le genre humain devient progressivement conscient de l’impact qu’ il a eu et a, par sa « gestion du progrès » sur les cycles mêmes d’évolution de notre planète, le temps de l’anthropocène, … ces trois documentaires sur ARTE font clairement ressortir les impacts lourds de l’extraction, du transport, de la transformation, de l’exploitation du pétrole (des pétroles) dans cette écrasante responsabilité.

Des pétroles, car l’histoire « du » pétrole met en évidence qu’assez régulièrement, tous les trente ans en moyenne, géologues, exploitants et économistes déclarent que le pic de ressources est atteint avant disparition annoncée, mais de « nouvelles » techniques de recherche et d’extraction effacent ces prospectives de déclin, aussi la projection à terme des quantités disponibles semble sans fin, à hauteur de la demande (pudiquement appelée « besoins »), toujours exponentielle. Il est des pétroles d’origines et de qualité diverses, … la dernière variante étant l’extraction des gaz de schistes, drastiquement destructrice pour l’environnement tant en profondeur qu’en surface, mais que les USA ont relancé, quoiqu’il en coûte pour les habitants et environnements, …en vue de redevenir indépendants de quiconque, et se donner la chance de tenter de demeurer la première puissance mondiale. Tant pis donc pour les populations lambdas et autres « riens », ni pour l’accroissement mortelle des pollutions directes et indirectes.

Il est aisé de démontrer que les produits et usages des dérivés des pétroles saturent notre mode de vie, public et privé, où que ce soit, … mais fait sobrement, nettement, non polémique. Très difficile évidemment d’imaginer notre société sans produits dérivés des pétroles, … sauf à considérer un mode de vie encore plus sobre que celui des amischs ! Ce serait un choc civilisationnel profond, … lourdement impactant , … et pourtant !
Par les déchets à toutes les phases du processus, les pollutions sont destructrices et irrémédiables pour longtemps ; seuls les déchets du nucléaire présentent mais à plus long terme de pires inconvénients.

Aux débuts de l’histoire des pétroles, des fortunes considérables ont été rapidement accumulées. Plusieurs personnes et clans prenant habilement l’avantage. La Compagnie Standard Oil a rapidement pris de dessus, montée et dirigée par John Davison Rockefeller, premier milliardaire. À son zénith, sa fortune correspondait quand même à l’équivalent de quatre fois celle de Bill Gates aujourd’hui ! Les intérêts pour la nouvelle caste du pétrole sont tels que très vite les grands propriétaires du secteur ont été et demeurent oh combien membres de la classe dominante que nous sommes quelques-un(e)s à appeler le Deep power, avec les grands décideurs financiers, ceux du militaro-industriel, les patrons des clubs de grandes multinationales dont les Big Pharma … Là sont les vrais « marionnettistes » qui décident des parcours de leurs marionnettes, nos chefs d’État (au moins en « Occident ») ; des Institutions telles Bilderberg n’en étant que les relais d’animation.
Au moins du temps des débuts des Rockefeller & al, cette richesse, et les pouvoirs quasi absolus liés, correspondait-elle encore en dominante à de l’économie réelle. À nos débuts de XXIème, la financiarisation a mise de côté l’économie réelle et ne correspond que peu à quelque chose de concret. Moyennent quoi le pouvoir réel n’est plus que le fait des grands financiers. Les médias « à la botte » assurent l’habillage du système pour nos populations, dont les éducations générales ont été délestées des apports utiles au sens critique.

La clé du succès des usages des pétroles ? Les trois documentaires la donnent en clair à plusieurs reprises. Simplement, la vie quotidienne est devenue plus confortable, à des prix de plus en plus « démocratisés », dans le cadre d’une consommation de plaisirs faciles copiant plus ou moins la « valorisée » american way of life. Disparition, depuis l’illusion de paix de l’après-guerre, de la nécessité de l’effort pour survivre puis vivre puis gaspiller sans penser à compter.
Dans de telles conditions, qui mènent à des modes de vie sans efforts et sans travail, allant même récemment jusqu’à l’idée d’un « revenu » gratuit pour tous qui entretienne les consommations de masse, … la valeur de l’effort, l’exigence de qualité … sont devenues risibles. L’expérience sur plusieurs décennies, assez pour passer deux générations, font que même le souvenir en a disparu. La vie facile liée à l’apparente abondance a fait disparaître pour une majorité des « citoyens » en Occident », et de plus en plus en Chine, le sens de la VERTU. D’où en Chine d’ailleurs la montée des systèmes de « crédit social », puisque ce peuple vit en dominance le sens collectif quand notre civilisation est devenue en dominante individualiste ; mais obéissance au conformisme n’est pas vertu.

Courtes vues, car tel n’est pas le contexte d’autres populations, en Afrique, en Indes, en Amérique du Sud … et aussi au cœur même des civilisations dites développées. Courte vue, faiblesse de l’esprit critique, réduction et manipulations des informations de masse diffusées …

Ces puissances, ces pouvoirs, liés au pétrole, continuent en fait de générer en permanence des guerres, des assassinats, et des pratiques d’hypocrisie institutionnelle … à un point que seuls les « initiés », celles et ceux « qui en sont », peuvent imaginer. Par exemple (mais il en est d’autres), l’un des documentaires met en évidence qu’au plus fort des conflits entre Israël et Pays arabes, Israël a été en permanence alimentée en pétrole venant d’Iran et d’Irak, par intermédiaires masqués (l’homme « aux manettes » vivant comme un chef d’État). L’autonomie énergétique et la richesse liée des vrais décideurs, … d’abord. Les valeurs et idéologies, … de l’habillage.

Quand même, engagés dans l’actuelle phase de mutation de civilisation, « les lignes bougent ».
Il est en effet de plus en plus difficile et couteux d’extraire en profondeur surtout au large, et surtout dans des climats difficiles.Ces travaux en profondeur dans la croûte de notre planète comportent des risques ; souvent les pratiques de l’ingénierie climatiques et prospective (et de l’espace) ont le visage de l’apprenti sorcier.
La prise de conscience de l’état de nos écosystèmes et du climatique, leurs accélérations et urgences, arrivent à toucher « les masses », et la pratique quasi généralisée du net réduisent (à la marge certes) la possibilité de faire n’importe quoi. Quoique, avec le temps des politiques « décomplexés » ?

Un État, autonome dans ses capacités potentielles de ressources, la Russie, fait preuve d’une grande prudence, n’est jamais entré dans l’OPEP, observe, régule, et contrôle toute opposition animée et financée « de l’extérieur » sur son territoire.
Autre exemple de sagesse avec la Norvège, qui se trouve satisfaite de son niveau de développement, et gèle l’exploitation de ses ressources pétrolières. Il est vrai que le niveau d’éducation moyen de sa population est élevé (facteur premier).

Le cas de la France est particulier, puisque la poursuite de la politique gaulliste en matière d’énergie a menée ce Pays à disposer du taux de fourniture en énergie par le nucléaire le plus élevé. Mais c’est reculer pour mieux sauter, puisque les « sachants » ne savent toujours pas comment traiter les déchets qui demeurent hautement polluants et dangereux pour le vivant à long terme, … et que (comme les experts indépendants tels ceux du CRIIRAD le démontrent) « on » ne sait toujours pas démonter les centrales hors d’âge !

Plusieurs facteurs lourds vont changer la donne :
> le refus de plus en plus d’États « pauvres » à servir de dépotoirs à déchets, dont une vaste part résultent du pétrole. Plus le refus de nouveaux « continents » de déchets principalement plastiques tel celui au milieu du Pacifique.
> les pandémies en court et à venir, qui vont contribuer à réduire les populations, soit directement soit indirectement par les effets des politiques de santé, résolvant ainsi le premier problème de l’ONU (donc de l’OMS), d’où baisse des « besoins » en pétrole.
> comme évoqué plus haut, la tendance à la baisse du retour d’investissement du fait des surcoûts d’exploitation (plusieurs causes conjuguées).
> le passage à l’état adulte d’une jeunesse qui, avec des variantes selon les cultures, semble porter des paradigmes de projets de civilisation fortement décalés de ceux des générations actuellement aux manettes. Rien à voir avec ce que nous avons rêvés ou rejetés (deux faces de la même pièce) en 1968 !

Par principe de réalité, le changement radical de nos contextes d’environnement de vie est tel que nous allons de nouveau devoir toutes et tous nous confronter à la matière (la Nature), … qui résiste. Réalité portant de nouveau l’obligation de l’effort (que de nombreuses autres populations n’ont jamais perdues), partant de nouvelles formes de VERTUS.

Sans tant de pétrole et sa financiarisation …, d’où de nouvelles donnes géopolitiques.

Michel André Vallée 23 septembre 2021

DES RÉFÉRENCES DE L’ÉTAT DE DÉGRADATION

Plusieurs commentaires au billet « Vers une révolution-réaction » (blog «  arcencielxcristal.com «  et mur Facebook et diffusion internet) du 28/07/21 m’amènent à publier cette longue liste d’ouvrages qui font références, certains plus ou moins polémiques mais tous objectivés. Probablement l’équivalent doit exister en langue anglaise, en langue allemande, en d’autres langues. Voici :
« Totalement inhumaine », de Jean-Michel Truong -2001
« Effondrement », de Jared Diamond – 2006
« La voie pour l’avenir de l’humanité », de Edgar Morin -2011, suivi de « Changeons de voie les leçons du coronavirus » en 2020
« La cause humaine », de Patrick Viveret -2012
« S’approprier les clés de la mutation », de Christine Marsan – 2013
« Fin de l’Occident naissance du monde », de Hervé Kempf -2013, suivi de « Tout est prêt pour que tout empire » en 2017 et « Que crève le capitalisme » en 2020
« Comment tout peut s’effondrer », de Pablo Servigne et Raphael Stevens – 2015
« Le dernier qui s’en va éteint la lumière », de Jean Jorion -2016
« Un défi de civilisation », de Jean-Pierre Chevènement -2016
« L’Âge de la régression », Dir. Heinrich Geiselberger -2017
« Qu’appelle-t-on panser ? L’immense régression », de Bernard Stiegler -2018, suivi de « La leçon de Greta Thunberg » en 2020
« L’humanité en péril Virons de bord, toute ! » de Fred Vargas – 2019
« Crépuscule », de Juan Branco -2019
« 21 leçons pour le XXIème siècle », de Yuval Noah Harari -2018
« Il faut s’adapter sur un nouvel impératif politique », de Barbara Stiegler -2019
« Sommes-nous encore en démocratie ? »; de Natacha Polony -2021
Que l’on me pardonne ceux que je ne connais pas. Je ne cite pas non plus dans ce billet ceux d’avant 2000, … et pourtant les premières alertes remontent aux années 60.

Quand à l’aspect cartésianisme, deux autres ouvrages, plus anciens et déjà cités plusieurs fois dans mes papiers, se complètent :
« L’erreur de Descartes », d’Antonio Damasio. Consulter les autres travaux de Damasio et de sa lignée de recherche en neuro-sciences.
« Rêves d’hier et d’aujourd’hui », de Marie-Louise von Frantz, fidèle de Carl Gustav Jung, qui a franchi le pont (arc-en-ciel ?) entre le monde académique validé par la communauté scientifique et les « mondes du double » appelés par les anthropologues et ethnologues « chamanismes » depuis Mircea Éliade, Régis Boyer, tant d’autres, et que j’ai appelé avec d’autres « monde des femmes et hommes de connaissance ». Jung, prophète de son temps, s’était abstenu alors de franchir ce Rubicon afin de préserver la reconnaissance scientifique, pourtant validée avec le physicien prix Nobel Wolfgang Pauli, et ne pas repousser celles et ceux qui allaient travailler sur ses apports. Depuis d’une part Jung a permis à ses descendants de publier « Le livre rouge », d’autre part la pensée quantique s’est développée et continue aujourd’hui bien au-delà, quand les pratiques chamaniques ancestrales sont entrées ces quinze-vingt dernières années dans le champ des expérimentations scientifiques par divers travaux de neuro-sciences (« La diagonale de la joie » de Corine Sombrun- 2021).
Ceci n’est pas une critique contre Descartes bien entendu, sachant d’autant plus à sa décharge que dans la révolution culturelle d’alors mieux valait être prudent en regard des procès des autorités politiques et culturelles : Giordano Bruno a quand même été brûlé vif à Rome ! « On » brule encore aujourd’hui en France des Montagnier, et « on » a jeté en asile psychiatrique un Fourtillan !
Quel dommage que le séminaire dirigé par le Professeur Joêl Thomas, sur imagination et neurosciences, à l’Université de Perpignan, n ‘ai pu être mené à terme du fait d’évènements.

En 2006 a eu lieu une conférence internationale du European Network for Workplace Health Promotion à Linz (Autriche). J’avais préparé un papier sur les premiers signes de réduction de l’espérance de vie depuis les années 1995 dans certains secteurs professionnels et liés plus généralement à l’état de stress. J’ai du être remplacé. Ce papier a disparu ! Considérons que le Covid et ses variants actuellement font le job …

Michel André Vallée 29 juillet 2021

VERS UNE RÉVOLUTION – RÉACTION ?

Ainsi dans l’émission connue « C… dans l’air » de lundi 26/07/21, on apprend que d’après des sondages « sérieux » 35% des français seraient contre le passe sanitaire et l’obligation de vaccination quand 53 % seraient pour ! Quand « on » considère que cette émission sous couvert de débats « objectivés » tente de passer ce que la bien-pensance au pouvoir souhaite que nous « comprenions », … « on » peut entendre que 35 % , quand même, ce n’est pas rien.
Un tiers de la population française, en soi, représente la proportion suffisante et nécessaire pour entraîner un renversement, au-delà du seuil de base de 5 % de militants engagés indispensables à toute révolution. En effet, simplement, un tiers ç’est un convaincu qui parle à un autre indécis quand le troisième reste indifférent et de toute façon regarde ailleurs (les résultats à 70 % sont toujours considérés comme victoire indéniable … s’il s’agit de l’ensemble de la population !).

Or dans la crise/politique de santé actuelle, ce tiers correspond, bonus-malus, à des gens conscients des raisons de leur » réaction ». Ils sont conscients, notamment, du refus de se voir injecter des produits dont les effets secondaires sont méconnus, potentiellement dangereux pour une proportion de vaccinés au vu du cumul (par déjà dizaines de milliers) des effets secondaires graves, soit de servir de cobayes à Big Pharma (ainsi que me l’on expliqués plusieurs médecins parmi les pour et les contre). Voire pour une partie ils sont au courant des travaux de scientifiques et médecins de renom qui démontrent, de plus en plus nombreux, la dangerosité et/ou l’inefficacité des ARNm et de leurs protéines spikes, alors que des traitements par médicaments validés de longue date auraient été adaptés, oh combien moins coûteux, et que nous ne subirions alors collectivement pas les vagues de variants.
Celles et ceux de de ce tiers sont de plus conscients de la restriction sans précédent des droits et garanties fondamentales de notre société pour lesquels nos anciens se sont battus et sacrifiés depuis deux siècles d’histoire de la France, et à d’autres périodes pour d’autres Pays.

Par contre les 53 autres % soient gardent confiance dans les gouvernements actuels, politiques avec autorités médicales. Soit ils se sont laissés manipulés par l’exploitation de la peur de la mort (absurde en regard de l’analyse comparée par périodes des chiffres entre pathologies et Pays), soient ils sont victimes de leur attachement ou même addiction à la consommation « démocratisées» ou de luxe apparent. Avec un peu de recul historique, beaucoup parmi eux qui ne peuvent se passer de loisirs immédiats et ont renoncés depuis des décennies à l’effort soutenu ressemblent aux « bœufs » tels que les qualifiait le Général. Il convient de penser cependant au fait que beaucoup sont dans la méconnaissance de l’ensemble des données scientifiques disponibles en la matière, données pour le moins particulièrement variées.
Qu’ils en soient conscients ou non, les arguments tronqués rabâchés chaque jour (par exemple sur les chaînes d’information continue souvent avec violence et culpabilisation), par une partie du corps médical demeurant soumise à un Ordre issu du pétainisme, a beau jeu. Cette part du corps médical reste bloquée dans les « principes » de la médecine occidentale soi-disante « cartésienne » partant dans la prescription chimique, et ne veut rien entendre des riches apports de l’ensemble des champs des autres médecines (issues des cultures telles chinoises et indiennes ou biologie russe, de l’homéopathie, même de l’herboristerie, bref de l’entretien préventif des terrains, … jusqu’aux vaccins dans la tradition des Koch et Pasteur … !).

Mais d’où vient donc la violence culpabilisatrice sur les plateaux des médias de forte audience ? … de quoi a-t’on peur vraiment ? Je ne peux là que me répéter en recommandant la lecture de l’intégralité de l’excellent dossier « Vous avez dit complot ? » du Monde diplomatique N° 735 de Juin 2015 ! Ce dossier démonte, exemples pertinents à l’appui, les procès d’intention retournés de « complotisme, … de plus trop souvent dédaigneux (à tord).

L’argument de la responsabilité collective qui l’emporte sur la liberté individuelle porte, certes, mais à condition qu’il soit intégralement porteur de sens, ce qui est loin d’être le cas des affirmations péremptoires non ou trop partiellement fondées et contradictoires de manière trop répétitive depuis fin 2019 : une vraie débandade visant visiblement à imposer « avant que l’on sache ». Calcul dangereux pour leurs auteurs et conseillers car de toute façon la réalité ne pourra que ressortir au grand jour, … mais plus ou moins tard.
Par contre, le double argument de nos fondamentaux institutionnels historiques d’une part, et de l’insuffisance potentiellement létale de validation des « nouveaux » vaccins d’autre part, devraient l’emporter en toute logique, … autant que possible non émotionnelle.

Ainsi nous vivons une fracture profonde de plus des populations constituant le peuple français, quand tant de fractures nous sapent et réduisent déjà. Ne nous leurrons pas , même celles et ceux qui cèdent aux conditions du passe sanitaire par calcul et confort ou soumission savent qu’ils le font contraints. Cela aura des conséquences sociétales et politiques.

Stratégiquement, les 35 % conscients et actifs devraient agir la réaction populaire nécessaire quand les 53 % semblent majoritairement faire suiveurs (poussés par quelques hurleurs). Il est possible que la réaction déjà émergée se développe car les intérêts supérieurs de la Nation sont en jeu.
Ne parlons même plus de la situation économique, … nous savons tous que nous mettrons longtemps à en payer cher la restauration de la gabegie. Parlons du redressement de l’état de dégradation et de soumission où notre civilisation s’est laissée descendre.
Les renseignements fonctionnent, partant les pouvoirs actuellement en place savent parfaitement que le corps social, qui a perdu confiance en ses « gouvernements » et la partie de la soi-disante« élite » soumise, vit un état pré-insurrectionnel. Nous en sommes toujours, et pas seulement en France (« but l’am not the only one »), à un état pré-1789 ou pré-1905, … comme je l’expliquais dans un billet du 15 novembre 2018 (Facebook et le blog « arcencielxcristal.com «). Les Gilets jaunes ont constitués la première vague, les anti-passe sanitaire constituent la seconde vague …

Nous savons qu’une partie de l’armée (d’active et en retraite) et des forces de polices attend qu’un vrai leader se lève pour « retourner les crosses ». Ce leader pourrait émerger d’orientations culturo-politiques très différentes (ce qui importera peu s’il existe). Cependant, en l’état en France, l’extrême-gauche s’est disqualifiée (alors que tout le reste de son programme était largement apprécié y compris à l’extrême-droite)) depuis le « droit du sol » posé à Marseille; dans le même temps la « gauche de gouvernement » traditionnelle continue de sombrer, seuls quelques individus ressortent. Un des traits forts encore dénié est, quitte à être pointé (fondé ou non) de raciste, que la démographie est trop déstabilisée par les émigrations du Sud, quand les précédentes venant de Pologne, Italie, Espagne, Portugal, Indochine, ont été assimilées. « Au-dessus », l’Europe qui continue de se coucher sous les États-Unis n’apparaît plus pour une majorité d’européens comme un phare d’espérance ; TINA (le there is no alternative de Thatcher + Reagan & al) couplé au technocratisme hors-sol l’ont coulés. Personnellement, ce me sera une des plus lourde déception de cette vie-ci.

En France (ainsi que plusieurs autres Pays), un épisode autoritaire ferme apparaît aujourd’hui incontournable. Il viendra de la réaction à l’autoritarisme outré actuel, et aura des effets révolutionnaires, avec ses espérances de sortir des dégradations tout comme avec ses coûts.
Bien de la casse sera alors inévitable, toutes et tous nous vivrons les pleurs et les grincements de dents.

Aussi, soyons assez nombreux à tout faire pour préserver et actualiser nos traditions humanistes et sociales.
Nous sommes nombreux à avoir honte de l’état du monde que nous laissons à nos enfants et petits-enfants, de l’usage « vers le bas » que nous avons fait des soi-disantes « 30 glorieuses », des « consentements » qu‘une majorité aveuglée par la consommation vulgarisée a imposé à ceux qui recherchaient, au contraire, à exprimer les richesses de l’humain.
Tout cela est devenu insupportable, et il ne reste plus grand chose à perdre. On m’a déjà objecté que c’est bien autre chose dans une « vraie » guerre : ce n’est en aucun cas une raison pour détruire ce qui a été construit, laborieusement et/ou passionnément … et régresser.

Autrement dit, il convient effectivement de se préparer à traverser des temps durs et difficiles.
Développons nos capacités au mieux de leurs dimensions potentielles, dont perceptives et intuitives, pour limiter les casses des grands enjeux actuels, d’abord les dérèglements climatiques (qui trouvent aussi une partie de leurs causes dans le consumérisme effréné de masse).

Sur un autre plan au premier abord hors sujet, mais en fait inséré-masqué et parmi les prioritaires car un autre risque de dissociation des populations se dessine, développons-enrichissons nos potentialités encore inexploitées afin de nous tenir à hauteur d’équilibrer les développements, quand déshumanisés, des IA (Intelligence Artificielle), … et au contraire en tirer ouvertures et non pas esclavages.

Pour traverser le « dur », multiplions l’organisation d’interconnexions entre les multiples initiatives « éclairées ». Assurons les solidarités de nos diverses proximités.

Dans l’immédiat, puisque l’on supporte nettement moins bien les variants du Covid que la grippe espagnole ou le VIH, l’immunité collective recherchée résultera d’une saine et équilibrée alimentation, la plus naturelle et la moins industrialisée possible, comprenant une juste proportion de légumes, dans une hygiène de vie tonifiante (qui alors supporte aisément les débordements festifs seulement de temps à autres) soit au moins une pratique sportive, dans l’attention à réduire le plus possible l’exposition aux facteurs de stress (qui alors supporte aisément les évènements où il est utile de tout mobiliser en urgence), dans la pratique d’une médecine plurielle et ouverte à toutes les connaissances disponibles sur cette planète en l’état (afin d’y trouver les préventions et thérapies adaptées à chaque cas chacun étant unique), … dans l’encouragement de notre société à développer systématiquement les niveaux d’éducation générale (induit et affine le sens critique partagé).
Politiquement (au sens noble de politique), cette pandémie mondiale justifie une fois de plus la nécessité urgente de refondre tant la Constitution française que la Constitution européenne. Celles et ceux qui « lacheront prise » pour faciliter ce processus s’honoreront.

En l’occurrence, la sagesse des anciens, pour ma part je la lis dans la combinaison de La Boétie, Voltaire et Victor Hugo … d’où mes options quand aux Covids. En matière de sagesse, en langue française, Edgar Morin qui vient de cumuler ses 100 ans, nous a proposé ces toutes dernières années les orientations politiques, réalistes car complexes.

Michel André Vallée 28 juillet 2021