Pourrions-nous décoller ?

Trois auteurs différents mais complémentaires en regard des questions de notre temps hier soir 11 septembre 2020 à l’émission La grande Librairie sur la 5, animée comme toujours par François Busnel. Préalable, au fil des émissions il est lisible que François Busnel, qui dresse quand même malgré ses efforts d’objectivation de temps à autres le bout de l’oreille, est d’orientation chrétienne. Cependant aucun prosélytisme, que de l’exemplarité de haute tenue, ce que nous sommes quelques-un(e)s à attendre de responsables en tant qu’animateurs d’une fonction collective. Cette précaution pour éviter toute réserve « orientée » à ce qui va suivre, en nos temps troublés.

Ces trois auteurs ont été Elisabeth Badinter à qui était dédiée l’émission pour plusieurs ouvrages, Pascal Picq pour Et l’évolution créa la femme chez Odile Jacob, et Cynthia Fleury pour Ci-gît l’amer chez Gallimard.

Tout le monde n’aime pas Elisabeth Badinter, pour diverses raisons qui appartiennent à chacun. MAIS, elle a tiré parti de l’échange initial avec François Busnel pour dire nettement ce qu’il est juste de comprendre et considérer quand à l’Islam en général et dans ses fondements, et à l’islamisme « en particulier » dans ses outrances criminelles considérant les niveaux de développement de nos civilisations, et dans nos États en regard du principe institutionnel de base de laïcité. L’intrusion dans nos systèmes éducatifs et nos personnels politiques va bien au-delà du tolérable, et elle a fort bien pointé les limites du concept de tolérance, … que notre société a lâchement négligées. En cela, elle rejoint le diagnostic d’un Lyautey en son temps ou d’un Safouan (2008), d’un Mahmoud Hussein (2013), d’un Benmaklouf (2015) plus récemment. Entre autres, nos voisins anglais avec les conséquences du communautarisme dont ils en sont arrivés à se mordre les doigts (les québécois aussi), et nos voisins allemands avec la pression de sa population turque, abondent les mêmes constats.

Soyons intellectuellement honnêtes, si nous comprenons enfin que le monde musulman gagnerait à revoir ses fondamentaux en intégrant les conséquences des évolutions (sans censure conservatrice) des Connaissances, nous devons agir de même envers toutes les obédiences chrétiennes quand à leurs propres fondamentaux ainsi qu’envers les pratiques prosélytes de plusieurs de leurs mouvements évangélistes, ainsi qu’envers les politiques extrémistes des ultra-religieux hébraïques, … pour les catholiques en particulier, tout semble tourner à notre époque autour des sexualités.

Au fil de cette émission hier, une sorte de nœud Moebius a été évoqué plusieurs fois autour de « l’amer », « la mère », « la mer ». Il se trouve que cela me parle, … mais c’est mon affaire.

Pascal Picq a recherché et capitalisé depuis des décennies sur les champs croisés de l’ethnologie, de l’anthropologie, de l’archéologie, de la paléoanthropo …. Là il a réalisé un travail transversal sur les évolutions des rapports de domination entre hommes et femmes, notamment en comparatif des principales filières dorénavant connues des grands singes (mais d’autres espèces animales aussi) et des humains (depuis tant Neandertal que Sapiens). Il en ressort que les origines et pratiques de domination ont relevées de tous les scénarios,… ce qui interpellera la plupart des idées reçues à la mode, … partant des mouvements devenus intolérants dont la violence actuellement s’exacerbe. Le vieu mythe de la domination masculine réaction à la domination des femmes détentrices du mystère de l’enfantement pourrait bien sauter.

Cynthia Fleury est psychiatre-psychanalyste à Sainte-Anne (où j’ai eu l’honneur étudiant de participer à des travaux dirigés par la Professeure Thérèse Lempérière), philosophe-politique et écrivaine. Dans ce dernier ouvrage, elle développe aux fins fonds tant de la sociologie que de la psychologie des profondeurs, la réalité du « ressentiment », tant donc chez presque tous les individus qu’au sein de presque tous les collectifs. Au-delà d’un sentiment apparent, il s’agit d’une structuration inconsciente (individus tout comme collectifs), qui émerge parfois par pics parfois en permanence, en permanence avec amertume et dans certains contextes avec force et violence. Cette amertume a pour objet et est dirigée contre des autruis (individus ou collectifs) mais aussi soit même, en regard de l’image « idéale » qui nous habite.

Cette géniale mise à l’évidence aide et aidera à comprendre bien des choses. À suivre donc.

Un trait commun, et qui oh combien importe, à ces trois présentations : s’en libérer et surtout le dépasser est très difficile, voire impossible ! Le palier de développement de conscientisation de l’actuelle humanité est encore insuffisant.

D’une part, si le quantique a commencé de bouleverser nos paradigmes avec le XXème, là nous passons de nouveau un palier. Ce sont toutes nos certitudes issues du XIXème, et les boites de classification côte à côte liées, qui sont devenues nettement caduques, sautent, et devraient bientôt être placées aux musées de ce qu’il convient de savoir pour dorénavant l’éviter. Newton a été utile et structurant, mais les évolutions de la nature impliquent son dépassement ; Lamarck est vengé, très tard certes … Einstein a eu des difficultés avec les ondes gravitationnelles, mais depuis le début du XXIème, c’est acquis … Freud a spolié quantités de ses soi-disantes découvertes à des anciens remontant à plusieurs millénaires, mais nombreux parmi ses successeurs (des Dolto, Groddeck, Winnicott, Marty, Tobie Nathan …) ont corrigé cette avancée et objectivés, quand C.G.Jung a ouvert les fondements de la complémentarité matérialités-spiritualités.

Autant de phares vers l’au-delà de la mutation en cours.

D’autre part, espérons simplement que la barbarie régressive qui prolifère actuellement en de multiples lieux et systèmes de cette planète ne nous étouffera pas et, si cela s’avérait, que nous laisserons des traces pour plus tard.

C’est bien d’ailleurs ce que me meut en cette dernière phase de cette vie-ci.

Michel André Vallée

DÉSOLÉ, L’HORREUR EST DÉJÀ LÀ

Documentaire terrible sur ARTE hier soir 7novembre à 22 H 25, avec pour titre : « Coup de chaud pour les rennes de Sibérie ». Derrière le titre, ce sont toutes les conséquences en cours sur l’écosystème telles qu’elles se révèlent crument là-bas qui sont présentées, sobrement, objectivement (confrontation avec d’autres sources correctes  diverses depuis déjà quelques temps), sans polémiques, un vrai documentaire, mais inédit. Bien entendu, les réalisateurs (allemands) n’y parlent pas que des rennes mais des populations, des autres animaux, des végétaux, des paysages, … et le film commence par les gigantesques fosses dans le sol du fait de la fonte du permafrost.

Nous comprenons mieux là pourquoi depuis quelques années « on » nous présente et propose de plus en plus des ossements dits préhistoriques … mais « on » ne nous commentait pas d’où ils venaient vraiment.

Nous apprécierons la protection totale des scientifiques japonais dans une des Républiques russe du centre contre les moustiques. Toutes les équipes d’intervention là-bas, dont en ethnologie et autres, le savent depuis des lustres, … mais avec l’humidification croissante des sols ils ne peuvent que se multiplier, … et bien évidemment vont saison par saison se déplacer !

Durs, mais visionnez, il nous est vital de savoir, y travailler, en débattre sans perdre de temps  ni enfermer les résultats dans des tiroirs, et agir à tous niveaux !

Pas d’illusion, ce ne sera que pour se préparer, pondérer, limiter la casse. En effet, les dégradations de cette nature de nos écosystèmes sont telles que même les clans conservateurs parmi les scientifiques reconnaissent maintenant que ces évolutions sont irréversibles, quand d’autres nous signalent objet après objet  l’accélération bien au-delà des pires prévisions.

Donc à la question « mais que va devenir tout ce qui existe là ? », la réponse est inéluctable : pour corriger les transformations de la nature en cours, c’est entre des décennies et des siècles, selon. Donc tout va disparaître en l’état, c’est plié. Simplement la matière va comme depuis toujours se transformer selon les lois physico-chimiques, … les êtres du monde du vivant passant par une transition « terre » (pour simplifier).

Un de mes enseignants dans les années 60 nous disait : « pas la peine d’aller au cinéma voir un film d’horreur, elle est chez le voisin d’à-côté » ; et bien là l’horreur n’est plus individuelle, ou in ter-individuelle … elle est globale au delà de systémique. Il y a des moments où on comprends la couleur noire de désespérance,  quand nos dirigeants savent tout ce qu’il conviendrait de faire depuis peu après-guerre et que, du fait de la domination de la cupidité court terme liée à la peur où sont entretenues les populations, … rien ne bouge !

AGIR ?

ET LE NIVEAU D’ÉDUCATION, BORDEL !

Puisque apparemment les États-Unis seraient encore pour quelques temps la première puissance mondiale (quand en fait la Chine l’est déjà comme une conférence publiée sur mon blog l’expose), tous les médias (internet, radios, télévisions, papiers) analysent ce qui s’y passe et tentent de percer le pourquoi du comment de ce qui nous étonne.

Nous sommes le samedi 7novembre 2020, à 3 Hs du matin, et quand le dépouillement de la Géorgie s’achève et que la « dynamique » des votes en Pennsylvanie demeure stable, il est devenu clair que le candidat démocrate Joe Biden ne pourra plus être rattrapé par le Président sortant républicain Donald Trump. J’ai passé une partie de la nuit à suivre les commentaires sur le complexe processus américain (quelle outrecuidance de s’appeler « américain » au déni de tous les autres) de dépouillement et d’élection par grands électeurs (soit une institution injuste et inégalitaire). Après l’écoute de N. experts et « citoyens  lambda » interviewés, un européen peut finir par comprendre. Et, en recoupant plusieurs sources, ressort un trait déterminant majeur des votes : le niveau d’éducation !

En effet, la scrutation attentive des résultats compté par compté au cœur de chaque État démontre que, contrairement aux idées reçues, D. Trump a gagné des voies dans les populations dites « de couleur » et dites « latinos », quand J. Biden a gagné des voies dans la population des « hommes blancs » !  Et ce en quantités suffisante pour contribuer à amener chacun des deux candidats à rassembler plus de 70 millions d’électeurs (du jamais vu qui dépasse même les scores d’Obama) et retourner les situations antérieures ; donc sans appel. Or, ce qui distingue au principal l’orientation des votes quad on descend le microscope au niveau des contextes des comptés, c’est le niveau d’éducation général ! Avec de tels effectifs, très probable qu’une analyse de combinaison des corrélations entre facteurs qui influent les votes, serait effectivement sans appel.

L’éducation  serait donc plus déterminante que tout autre facteur pour induire les personnes dont le niveau est faible à adhérer à un discours dit « populiste », outrancièrement martelé depuis des mois par le candidat-Président Trump, lequel est reconnu come « des nôtres » (quand à l’apparence soigneusement entretenue en oubliant son statut financier) ; plus déterminant encore que l’économie (mais à quel prix en regard de l’écosystème). C’est une méconnaissance qui a couté cher à « l’élite » démocrate, déjà il y a quatre ans !

Osons généraliser : il est devenu reçu que dans de plus en plus de Pays la dialectique dite « populiste » est retenue par de plus en plus de gens, quand ces derniers ne font plus confiance aux propos de la classe de l’establishment qui entoure les dirigeants, et quand les classes moyennes sont laminées. D’où les récriminations et manouvres de culpabilisations desdites classes dirigeantes.

MAIS, comment dénier plusieurs décennies de politiques de laxisme et de déni de la lente dégradation du niveau scolaire, puis universitaire (exceptés les privilèges des grandes écoles), de réduction de la diversité et complexité des connaissances à une doxa de pensée unique, de poltronnerie devant les dictatures de radicalisation dites « religieuses » croissante (qui toutes s’en prennent à la Connaissance) …

Inutile de continuer, ces quelques traits suffisent à resituer les cris d’alarme critiques exprimés depuis de nombreuses diverses sources ces dernières années. Les manifestations tout comme les Rapports ne manquent pas, trop souvent rejetés aux paniers, ou dispersés soit à coups de grenades de désencerclement soit avec la verroterie de quelques petits milliards …

Beaucoup de jeunes sont mobilisés aux States, qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont là où leurs ainés les ont menés. Mais dans tous les Pays, cette variable (la montée des jeunes) comptera de plus en plus face à une caste d’anciens devenus hors sol, décalés d’avec les nouvelles réalités systémiques, aveugles dans le confort de la consommation néo-libérale mondialisée et de TINA (There Is No Alternative). Dans ce contexte global de fin d’empire romain, les jeunes seraient-ils porteurs d’espoir ?

Puisqu’il est « elected », le nouveau Président aura tout intérêt à intégrer tout cela.

En attendant, versus chinois, rien n’est négligé en matière de niveau d’éducation, générale et en toutes disciplines, … mais pardon c’est vrai, ils savent jouer au Go dans le long terme.

Michel André Vallée

Il m’a immédiatement été demandé : pourquoi ce choix de photo ? Car il est toujours utile et nécessaire de prendre un peu de recul pour voir les choses simultanément en plein et en creux, et car l’iceberg n’est parait-il que 10 % de la réalité.

GULF STREAM ?

D’un côté.

L’épisode de tempête sur les Alpes maritimes des 1er et 2 octobre a donc été intense, provoquant de nombreuses victimes et dégâts matériels.  Le 12 octobre encore, un village demeurait isolé. Une quinzaine auparavant, un « épisode cévenol » avait été plus intense « que d’habitude ». Tous les observateurs, officiels et privés, s’accordent pour enregistrer et constater que les dérèglements climatiques, généraux et locaux, non seulement s’intensifient gravement, provoquant de nombreuses nuisances là où jusqu’à dans les décennies passées nous les traversions sans trop de dommages, mais que leur fréquence s’accélère.

L’année 2020 n’a plus eu de saisons, tant pour le chaud que pour la pluie ou le froid ; une année déréglée. Le constat est identique dans de nombreux départements et régions.

Le phénomène est net, et largement documenté, sur la façade occidentale de la totalité de l’Europe semble-t-il.

De l’autre côté.

Tout le monde aura lu, ou au moins pris connaissance, ou entendu parlé par les médias, de l’impact du réchauffement climatique sur le Gulf Stream. En effet, avec la fonte des glaces, des glaciers européens (comptons l’Islande en Europe) et de ceux du Groenland (qui jusqu’à nouvel ordre est toujours lié au Danemark malgré les tentatives répétées des Etats-Unis pour se l’approprier), le taux de salinité baisse progressivement avec cet immense apport d’eau douce. Aucun rapport n’ose exposer le contraire ; tous sont là-dessus en cohérence.

Si les observations scientifiques continues le mettent en évidence, c’est bien que le phénomène est engagé depuis des décennies. C’est une réalité physico-chimique qui est instantanée et n’attend pas les rapports (s’il y a constat c’est déjà évidemment en cours).

Depuis des millénaires le Gulf Stream fait la boucle de l’Atlantique Nord, et remonte sur la façade occidentale de l’Europe les eaux réchauffées depuis l’équateur, d’où les climats tempérés dont nous bénéficions jusqu’au-delà de notre portion de cercle arctique. Ensuite, refroidi, il redescend, d’où les hivers autrement plus durs que les nôtres au Québec.

Or avec une salinité différente, la masse d’eau « chaude » du Gulf Stream s’enfonce. Les spécialistes depuis longtemps annoncent pour toute la façade occidentale de l’Europe une nouvelle ère glacière, comme il s’en est produit régulièrement dans les ères passées. Ce n’est pas par hasard qu’il a été mis en évidence que de nos ancêtres de l’âge de pierre ont longé la côte de la calotte depuis la Dordogne jusqu’aux Etats-Unis, participant ainsi au peuplement (qui n’est pas uniquement venu que du Détroit de Béring depuis l’Asie).

S’il n’y avait pas accélération des phases d’évolution de notre Mère la Terre, il serait plus aisé à la nature, dont les végétaux et animaux, dont les humains, de très progressivement s’adapter. Le problème est qu’il y a accélération des processus, dont du réchauffement, conséquence du fait anthropocène. Problème aggravé par les accélérations bien plus rapides que ne l’avaient prévu les observateurs scientifiques. Il y a accélérations des accélérations ; aussi il nous est bien plus difficile de nous adapter au changement.

Hypothèse … et conséquences

Peut-on comprendre, donc considérer, que les intensifications et accélérations de fréquence de nos dérèglements climatiques apparemment locaux (un Pays comme la France, et a fortiori une Région, relève du « local ») sont des conséquences du phénomène plus large d’enfoncement du Gulf Stream lié à la fonte des glaciers, lui-même lié au réchauffement climatique global ?

En conséquence, sommes-nous déjà entrés dans les prémices de la nouvelle ère glacière de la façade occidentale de l’Europe, avec toutes ses conséquences en matière de modes de vie, d’activités, d’habitats, d’aménagements ?

Si l’hypothèse est pertinente, alors il convient :

– de la travailler jusqu’au bout, sans censure de type politiquement correcte d’où qu’elle vienne, et sans délai puisque nous en aurions alors déjà tant perdu. Le temps perdu, ce sont des surcoûts lourds à terme.

– de traiter les populations en adultes, capables de recevoir l’information, partant de comprendre les participations à ce qui doit être engagé (modes de vie…).

Sauf à exprimer comme sous Louis XV : « après nous le déluge ». Mais alors que personne ne pleure quand le déluge arrive.

Mireille et Michel André Vallée        octobre 2020

L’homo sapiens … – 300000 ans et non plus – 200000 ans

Hier samedi 10 octobre sur ARTE à 20 H50, documentaire de 2020. De nouvelles recherches sur un site du Maroc, rendues possibles par les avancées en techniques de datation, puis le travail de vérification en corrélation avec d’autres recherches sur toute l’Afrique, a mis en évidence qu’homo sapiens est présent à – 300000 ans ! D’où une cohérence enfin validée avec la présence, aussi sur toute l’Afrique et ailleurs, d’outils taillés caractéristiques de Sapiens.

Les théories jusqu’alors « généralement » admises sont donc à revoir à plus d’un titre.… ce qui arrive sans cesse en sciences d’une discipline à l’autre, comme chacun sait et peut de plus en plus souvent le constater. C’est aussi un des traits de l’accélération globale de nos systèmes.

Donc, entre autres révisions de nos connaissances, l’affirmation une fois de plus que Sapiens et Néandertal ont cohabité bien plus longtemps que d’aucuns se sont refusés longtemps à l’admettre. On se voit objecter que la proportion de gènes communs est très faible ; argument absurde quand on sait que les humains et les porcs ont 95 % de gènes en commun. Un seul peut tout changer, … et leurs mutations résultent de l’épigénétique, soit l’impact des transformations extérieures, environnementales.

Mais quand même, quel orgueil que de tenter de nier ces croisements, quand il est aisé de constater que chaque espèce, chaque race, développe des capacités que les autres ne connaissent pas ou maîtrisent moins. D’autres regards sur les liens au sein de la nature s’imposent.

Objectivons … objectivons …

Tous les deux ans ?

Hier soir 2 octobre 2020 il pouvait être possible, selon le temps qu’il fait et l’emplacement sur cette planète Terre, de voir côte à côte la Lune et Mars. Compte tenu du parcours habituel de Mars, cela nous arrive tous les deux ans. Chacune et chacun y imaginera la symbolique qui lui convient.

Mais notre vision serait très différente depuis un autre emplacement dans l’espace ( celui du mode de perception actuellement le plus partagé par les humains), ou une autre posture dans l’un des multiples espace-temps disponibles à l’infini.

Toute pensée unique a quelque chose de « ein folk, ein reich, ein führer », ou encore de « Allah akhbar », ou tout autre système exclusif de pensée, qui ne peut alors que s’illusionner s’imposer aux autres. Ce phénomène sociologique et/ou culturel est d’ailleurs humain, puisque des humains y croient et le pratiquent. C’est le résultat d’une éducation réduite liée à l’intolérance envers toutes les relativités, et autres facteurs combinés …, mais cela existe. Cette soupe là est toujours moteur de violences.

Les amishs, … qui parait-il « refuseraient » de façon absolue la 5 G, sans discernement entre ses dangers déjà avérés pour l’homéostasie humaine (et animale) ou l’accélération de l’éclatement du tissu social, et ce qu’elle ouvre et ouvrira comme possibilités de maîtrises complexes, … sont donc eux aussi violents malgré l’apparence qu’ils tiennent à donner. La violence des amishs tient dans la fermeture à l’expérience de tant de réalités à portée des humains pendant une vie donnée. La violence de la 5 G tient et tiendra, comme pour toute technologie, dans l’immaturité éthique et pratique caractéristique du niveau moyen de conscience de trop d’humains.

Mais, toute pensée unique n’est toujours qu’une mini parcelle de la Connaissance, et n’est pas humaniste.

Michel André Vallée (date en tête du billet).

ESSENCES

Le 19 septembre un troisième essai a été publié sur ce blog, annoncé deux jours avant.

Le titre en est Pourquoi ? Dynamiques de l’essence des commentS (avec un S majuscule à comment). Il complète les deux essais précédents Élargir notre conscience au Multivert publié en 2013, puis Passages vers l’Ère à Venir publié en 2019. Il ne fait que 69 pages, quand le premier en faisait 307 avec son complément de 2014, et le second 109 !

Les trois constituent un triptyque avec pour titre global Essences.

Mais son ambition en est encore plus folle, comme annoncé dés la page 2, puisqu’il s’agit de tenter de comprendre l’intention des dynamiques de l’essence au cœur même des matérialités-spiritualités qui constituent le Tout de ce qui existe.

Ce Tout, je l’appelle « Énergie infinie », le Sens des multiples commentS (d’où le S majuscule).  Nous sommes nombreux à voir qu’une majorité de nos maux de société, et/ou individuels, relèvent d’un délitement apparent de ce qui fait sens.

Aussi dans cet essai, je tente de nous approcher de ce qu’il en est au cœur de cette Énergie infinie, simultanément corpusculaire et vibratoire. Probablement plusieurs lecteurs vont croire que je parle là de Dieu, après tant d’autres, d’autant que j’y parle de l’âme. En rien, nous y restons fidèle à une âme de physicien et de sociologue ; d’autant que, tout comme dans les deux essais précédents, les religions y sont démontées et tout prosélytisme rejeté.

Par contre, je prends le risque encore un peu plus de me voir écarté par les matérialistes « purs et durs » tout autant que par les spiritualistes « purs et durs », puisqu’il y s’agit des paliers progressifs vers l’intrication à l’infini de la matière et de l’esprit. Encouragé par la continuité des avancées simultanées entre les regards, les représentations, tant des Femmes et Hommes de Connaissance depuis des millénaires que des physiciens quantiques et astrophysiciens depuis le début du XXème siècle dernier.

Ce risque m’importe peu, à 75 ans. Un de mes Maîtres de ce monde-ci, le regretté Renaud Sainsaulieu, me disait « Michel, pour se permettre de dire et écrire ce que l’on sait et pense il faut attendre patiemment d’avoir atteint un statut d’autorité académique, avant tu es contraint de faire semblant de suivre la doxa jusqu’alors dominante ». Je me contente de l’âge, et comme les anciens vikings de ce que ceux qui me connaissent un peu pourront dire de ce que j’aurai laissé après mon départ.

Dans cet essai,  en plein dans la rubrique mutation de civilisation de ce blog, inutile de redire ce qu’ont déjà écrit en mieux des Edgar Morin, Noam Chomsky, Naomi Klein, Yuval Noah Harari, Jean-Pierre Chevènement, Paul Jorion, Pablo Servigne, Hervé Kempf, Bernard Stiegler, Barbara Stiegler, … parmi les plus récents qui font vraiment concrètement de la prospective. Que les plus anciens qui les ont précédés, certains depuis des siècles, me pardonnent. Peut-être pourquoi l’essai ne fait que 69 pages ?

Je viens d’entendre le discours d’orientation générale sur l’État de l’Union de l’Europe de la nouvelle Présidente de la CE, Ursula von der Leyden. Enfin, l’intention officiellement annoncée de revenir sur cette règle absurde et paralysante de l’unanimité, l’intégration des réalités écologiques, le principe de fermeté envers tout État et partenaire extérieur allant jusqu’à l’ébauche des capacités à l’interventionnisme pour motifs éthiques, le rappel du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un fédéralisme qui fasse sens. Quelque part, elle me fait penser à l’avertissement de Sainsaulieu ; pourvu qu’elle ne soit pas lâchement poignardée dans le dos comme Spinoza. Un peu d’espoir donc ?

Michel André Vallée,            le 19 septembre 2020

L’ESTACA EN 2020

La chanson L’estaca, a été composée par Lluis Llach en 1968. 1968 !

L’estaca, c’est le pieu, auquel nous sommes tous attachés, toutes et tous, nous femmes et hommes du peuple.

D’abord symbole de la lutte contre l’oppression franquiste, elle est devenue  symbole de lutte pour la liberté.

Pour les catalans presque un second hymne, de portée globale.

Ce combat  est sans répit, les mains sont écorchées par les efforts incessants. Il perdure de génération en génération, jusqu’à ce que nous nous libérions tous.

Siset dit clairement que seule l’unité, partant l’action commune, permet et permettra d’en venir à bout.

Unité veut dire que nous sommes différents, pensons différemment, mais que l’objectif commun, l’indépendance, est prioritaire, unique devant tous les autres.

Foin des jeux politiques, auxquels certains se laissent entrainer derrière des prétextes tactiques, … parce que ce serait trop long d’attendre les bonnes places ?

Oui, … « ella es mes ampla i mes gran », car le franquisme est toujours présent, même pas masqué en Espagne :

  1. Beaucoup ont participé au 155, les nuits et les jours de prison et d’exil se cumulent, … et le système en place croit gagner du temps, prisonnier de ses propres contradictions.
  2. L’UE n’assure que le service minimum, et n’exige pas de l’Espagne qu’elle respecte tout simplement les droits, … droits actuels et droits plusieurs fois centenaires. UE, car les peuples des Pays d’Europe, c’est autre chose, nombreux ceux qui ne se sont pas couchés sous les exigences judiciarisées absurdes d’un autre temps.

… l’estaca de 2020, c’est le néo-libéralisme mondialisé, géré par les marionnettistes du Deep power de la finance internationale.

L’estaca, en 2020, bien au-delà de la gouvernance d’Espagne qui demeure réactionnaire, et se refuse à voir combien elle bénéficierait plus du commerce avec une Catalogne indépendante et non plus colonie, bien au-delà de la CE qui n’ose pas affirmer ici et face au monde entier ses valeurs … supposées,

Les analyses, rapports, propositions, venant de tous les Pays, et de l’ONU, abondent, … mais rien ne semble y faire.

Alors unité prioritaire, … estirem fort d’un côté et de l’autre pour la renverser cette estaca :

  1. conscience
  2. à la fois tolérance de nos différences et fermeté dans l’objectif
  3. solidarité
  4. se battre pour gagner

La Catalogne indépendante contribuera à la future Europe, humaniste, sociale, laïque, de niveau d’éducation élevé, de justice. Europe fédérée des peuples conscients de « fer pais » !

Michel André Vallée            11 septembre 2020, jour anniversaire de la Diada.

QUE VA-T-IL SE PASSER ?

Nous sommes le vendredi 11 septembre à l’aube, … avant que le gouvernement français n’exprime un nouveau train de règles qui a pourtant été annoncé par le « conseil scientifique » comme devant être difficiles.

Dans le même temps, circule sur internet une pétition  « STOP à l’interdiction de porter les masques dans la rue », dans l’esprit stop de porter les masques en général.

De nouveau des manifestations des Gilets jaunes sont annoncées pour demain samedi, et sur plusieurs panels des médias habituellement relais du pouvoir en place plusieurs journalistes d’opinions reconnaissent que les »autorités » ont peur », dans l’incertitude de maîtriser la rentrée.

En parlant et écoutant les avis des gens autour de soi, on se rend bien compte qu’une moitié des français insistent pour porter ces masques et croient dans les pronostics des médecins pro-mesures de distanciation sociale, quand l’autre moitié dénonce ces mesures et la politique de confinement suivi de dé-confinement suivie de relance de mesures de confinement menées.

En fait les médecins eux-mêmes sont partagés, et les études et démonstrations des deux logiques opposées se multiplient.

Un collectif de médecins (appelons-les légitimistes) vient de demander officiellement au Conseil de l’Ordre d’engager contre le Professeur Raoult de Marseille une procédure de condamnation voire d’exclusion, quand plusieurs campagnes de défense de Raoult se mobilisent et mettent en place.

N’oublions pas que ce Conseil de l’Ordre, comme plusieurs autres du même type, ont été institués par le gouvernement Pétain, pendant l’occupation nazie, pour renforcer le contrôle de la société.

En fait, les clivages dominants ne sont effectivement plus entre droite et gauche, quand la droite traditionnelle intègre les orientations sociales de la gauche traditionnelle, souvent au-delà des positions participatives des ex-gaullistes de gauche, et quand la gauche traditionnelle est incapable de convenir d’une unité et se tire un skud dans le pied en niant les communautarismes contre l’avis devenu dominant de la population.

Toutes les cartes et tous les repères sont brouillés.

Et le ton monte, les gestes d’agressivité, d’incivilités, deviennent de plus en plus banaux et intenses. Les violences au quotidien, de plus en plus proches de l’acte gratuit, sont amplifiées en boucle par les médias de sensation, qui ressemblent de plus en plus aux tabloids anglais.

Il était sociologiquement devenu évident que la majorité de la population, qu’elle l’exprime en clair ou non, ne fait plus en rien confiance aux gouvernances. Ce sont dorénavant les « élites » instituées, les autorités académiques (dont médicales) qui sont clivées d’une proportion majoritaire de la population, y compris d’une part importante des élites au sens général du terme.

Dans la police et dans l’armée des mouvements de contestation circulent. La  « justice » est de plus en plus pointée, les pratiques vues comme permissives dénoncées.

Le ton continue à monter, de toutes parts ; ainsi un des leaders de l’écologie en France vient-il de publier, au Seuil s’il vous plait, Que crève le capitalisme ce sera lui ou nous. Articles, analyses, ouvrages, venant d’auteurs identifiés tant à ex-droite qu’à ex-centre qu’à ex-gauche, abondent dans le même sens depuis des années.

Ce qui se passe en France se passe aussi avec quelques variantes dans de nombreux autres Pays, quand les Étas-Unis sont en état de pré-guerre civile, que l’infâme Président en place soit réélu ou non, et où l’armée s’interroge pour intervenir.

La Turquie d’Erdogan s’en rapproche, la perte des villes d’Ankara et d’Istambul pour le Parti de ce dernier le menant à exacerber les pressions extérieures. Or la Turquie est la seconde armée de l’OTAN, sur l’avenir duquel la CE est partagée.

La révolte ouverte continue en Algérie et en Biélorussie, mais la guerre à l’est de l’Ukraine « discrètement » aussi (la Russie ne lâchera pas).

L’Afrique sub-saharienne continue de s’embraser. Et le Brésil …!

Etc … etc … etc …

Que va-il-se passer ? … Dans quels sens ?

S’il ne se passe rien, ou presque, nous continuons à aller tout droit vers « Le Successeur de pierre » du visionnaire Jean-Michel Truong (1999). Lisez-le vite si vous ne l’avez déjà fait.

Et ici et maintenant ? Arrêtez de dormir dans vos chaumières. Exprimez et débattez de ce que vous croyez vrai, juste, beau, partout où cela vous est possible. Le reste suivra alors peut-être.

Michel André Vallée

LA SERP

En catalan, « la serp » veut dire « le serpent ». Facile à deviner en langue française. Mais à propos du serpent, je viens d’en entendre une pas triste.

On sait que  les fans d’astronomie suivent au fil de l’an le défilé des signes du zodiaque dans les ciels de nos nuits étoilées.

C’est en les dessinant dans le ciel, du doigt et sans besoin de laser comme les « amateurs » d’aujourd’hui, que notre regretté ami Hawking a séduit sa fiancée.

Et bien, il y a, au fil de notre splendide voie lactée, treize signes du zodiaque identifiés par nos très anciens, et non douze !

Et devinez quel est le treizième signe ? Le serpentaire, soit le serpent ! Rien que cela, s’il vous plait.

On devine qu’elle culture réductrice  a amené nos astrologues (et non plus astronomes) à mettre de côté le serpent, une culture Du Livre bien évidemment, réductrice comme toutes les cultures Du Livre, réductrices non seulement en regard des humains conscients, mais aussi envers l’inconscient collectif, mais aussi envers l’intégralité de la Nature.

Cachez ce sein que je ne saurai voir, quand à la si expressive peinture des « origines du monde », … censurée absolue, tabou total, verboten. Le diable ? … n’existe pas circulez il n’y a rien à voir. Il ne faut pas faire peur aux enfants, ni aux adultes considérés comme des enfants ? Absurde, et criminel en regard au moins de la Connaissance et bien plus…

En cohérence d’une telle historique et cosmique dénégation, bien entendu aussi la glorification du nombre douze, en place du nombre treize.

Bien voyons, en numérologie, forme dégradée de l’antique gémiatrie, douze donne trois, nombre de la croissance (de deux parents vient un enfant, etc …), quand treize donne quatre, le nombre des limites de la planète Terre. Ainsi que Marie-Louise von Frantz, qui a continué avec tant de talent et d’authenticité l’œuvre de C.G. Jung, l’explique si bien.

Sauf que la croissance sans freins (et la consommation non régulée qui va avec), sans réalisme ni responsabilité en regard des ressources de notre Mère la Terre, justement en ce début du XXIème siècle, période de mutation, nous  a menée droit « dans le mur ». Et nous ne disposons pas des capacités « d’aller ailleurs ». C’est ici notre maison commune.

Mais le serpent, mes ami(e)s, nous le portons toutes et tous en nous. Rappelez-vous, notre premier cerveau est le cerveau reptilien, là derrière, au sommet de la colonne vertébrale. Qui plus est, c’est cette zone qui nous permet de voir, de « voir ».

Serpent, tu es de la Nature, tu es de nous, tu es évidemment de notre inconscient à tous (et toutes) !

Beau ciel dégagé à celles et ceux qui montent sur des sites sans pollution lumineuse pour admirer les étoiles.

Michel André Vallée 20 août 2020